La coopération interparlementaire a pour objet de développer les échanges d'informations et les relations de travail entre l'Assemblée nationale et les Parlements des différents pays du monde. Elle permet aussi de répondre aux sollicitations émanant de nouvelles démocraties qui souhaitent bénéficier de l'expérience parlementaire de notre pays pour organiser leur propre Parlement et assurer son fonctionnement ; il s'agit donc, par un appui technique répondant aux besoins des assemblées intéressées, de conforter l'institution parlementaire.

La demande est multiple et sans cesse croissante. Si, à l'origine, l'Assemblée nationale était saisie de sollicitations ponctuelles, l'avènement de nouvelles démocraties dans la plupart des régions du monde, se traduisant notamment par l'élection d'assemblées pluralistes, a conduit à la fois au renforcement d'une coopération directe entre assemblées et à la multiplication du nombre des intervenants. Pour s'adapter aux besoins, la coopération prend différentes formes : visites de travail de députés étrangers, stages de fonctionnaires parlementaires étrangers, organisation de séminaires en France ou à l'étranger, pour un ou plusieurs Parlements, missions d'évaluation ou d'appui technique, sur place, auprès des assemblées parlementaires étrangères.

La coopération interparlementaire s'exerce aussi bien dans un cadre bilatéral que dans le cadre de programmes de l'Union européenne - notamment des jumelages institutionnels -, ou encore en liaison avec des institutions internationales comme le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ou des organismes publics ou privés, un effort important étant accompli pour assurer le suivi des opérations et une coordination satisfaisante entre les différents programmes mis en œuvre.