France-Haïti
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Les groupes d’amitié de l’Assemblée nationale regroupent les députés qui ont un intérêt particulier pour un pays étranger. Leur but premier est de tisser des liens entre parlementaires français et étrangers ; ils sont également des acteurs de la politique étrangère de la France et des instruments du rayonnement international de l’Assemblée nationale.
Leur agrément par le Bureau de l’Assemblée est obligatoire et soumis à conditions. Lorsqu’il n’est pas possible de créer un groupe d’amitié avec un État internationalement reconnu, le Bureau peut agréer un groupe d’études à vocation internationale.
Les réunions de travail constituent le cœur de l’activité des groupes d’amitié. Il s’agit essentiellement d’auditions ou de rencontres avec des personnalités étrangères ou françaises, liées au pays partenaire, telles que des parlementaires, des membres de l’exécutif du pays partenaire, des diplomates, des chercheurs, des directeurs d’associations ou d’entreprises.
Les groupes d’amitié organisent également des missions auprès du parlement homologue et des réceptions de délégations parlementaires étrangères. Ces missions et réceptions doivent avoir été préalablement autorisées par le Bureau de l’Assemblée nationale, qui fixe leur programme annuel.
Le fonctionnement des groupes d’amitié est régi par la Charte des groupes d’amitié et groupes d’études à vocation internationale, adoptée par le Bureau de l’Assemblée nationale le 10 décembre 2025.
Le groupe d’amitié France-Haïti, présidé par Gabrielle Cathala (LFI-NFP, Val d’Oise), a reçu en audition Mme Anne Savinel-Barras, présidente d’Amnesty International France, accompagnée de M. Boris Tremoureux, chargé de plaidoyer au service des relations extérieures. Les échanges ont porté sur le rapport d’Amnesty International intitulé « Je ne suis qu’une enfant, pourquoi cela m’est-il arrivé ? », Haïti : l’offensive des gangs contre l’enfance et publié en 2025. Les participants ont évoqué les violences subies par les enfants haïtiens, la situation sociale des Haïtiens et le contrôle d’une partie du pays par les gangs alors que des élections doivent avoir prochainement lieu. Ils se sont interrogés sur les possibilités d’intervention de la communauté internationale.
Le groupe d’amitié France-Haïti, présidé par Gabrielle Cathala (LFI, Val-d’Oise), a reçu des représentants de l’Agence française de développement (AFD).
Les échanges ont porté sur l’aide française à Haïti dans un contexte de grande insécurité. La discussion a été orientée vers les questions budgétaires et de financement des projets en cours, comme la situation de l’hôpital de Port-au-Prince, l’avancement du projet d’entraide médicale internationale « Ti Mama » et le travail effectué en lien avec les ONG locales. Les défis liés à la faiblesse des maîtrises d’ouvrage et à la nécessité de s’adapter pour maintenir un lien avec les populations et contribuer à l’État de droit ont aussi été abordés.