Étapes de lecture
Dépôt à l'Assemblée nationale
Mercredi 24 juillet 2019
Première lecture à l'Assemblée nationale
Mercredi 24 juillet 2019
Texte adopté ✅
Première lecture au Sénat
Mercredi 16 octobre 2019
Texte adopté ✅
Deuxième lecture à l'Assemblée nationale
Mercredi 5 février 2020
Texte adopté ✅
Deuxième lecture au Sénat
Lundi 3 août 2020
Texte adopté ✅
Commission Mixte Paritaire
Jeudi 4 février 2021
Désaccord
Nouvelle lecture à l'Assemblée nationale
Jeudi 4 février 2021
Texte adopté ✅
Nouvelle lecture au Sénat
Jeudi 10 juin 2021
Texte rejeté ❌
Lecture définitive à l'Assemblée nationale
Jeudi 24 juin 2021
Texte adopté ✅
Conseil constitutionnel
Vendredi 2 juillet 2021
Conforme
Promulgation de la loi
Lundi 2 août 2021
Dépôt à l'Assemblée nationale
Mercredi 24 juillet 2019 (15e législature)
  • Projet de loi relatif à la bioéthique, n° 2187, déposé le mercredi 24 juillet 2019.
    Mise en ligne : mercredi 24 juillet 2019 à 18h40
  • Extrait du compte rendu du Conseil des ministres du 24 juillet 2019

    La garde des sceaux, ministre de la justice, la ministre des solidarités et de la santé et la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ont présenté un projet de loi relatif à la bioéthique.  La révision périodique de la loi de bioéthique, voulue par le législateur, permet de débattre à intervalles réguliers des enjeux éthiques liés aux avancées de la médecine et de la biologie.  Le comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé a lancé des états généraux de la bioéthique en janvier 2018 et a remis un rapport de synthèse le 5 juin 2018.  D’autres travaux importants ont été rendus publics par la suite : étude du Conseil d’État, avis du comité consultatif national d’éthique, évaluation de l’application de la loi de bioéthique par l’office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, rapport de la mission d’information mise en place à l’Assemblée nationale. Ces travaux se sont appuyés sur plusieurs centaines d’auditions. C’est à partir de ces travaux préparatoires que le Gouvernement a préparé ce projet de loi.  Cette révision des lois de bioéthique s’inscrit dans un contexte de sauts technologiques inédits, auxquels s’ajoutent des attentes sociétales fortes.  Pour y répondre, le projet de loi, en trente-deux articles regroupés en sept titres, propose une évolution de notre cadre bioéthique fondée sur un équilibre entre le respect de la dignité de la personne humaine, le libre choix de chacun et la solidarité entre tous.  Le projet de loi vise à élargir l’accès aux technologies déjà disponibles en matière de procréation, sans renoncer à leur encadrement : accès à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples de femmes et les femmes non mariées, autoconservation des gamètes pour les femmes comme pour les hommes.  Les enfants nés de dons bénéficieront également à l’avenir de nouveaux droits, dont celui d’accéder, à leur majorité, à l’identité du donneur de gamètes, rendue possible par la création d’une commission dédiée et d’une base de données centralisée et sécurisée, gérée par l’agence de la biomédecine.  En revanche, le respect des principes fondateurs de notre droit bioéthique que sont le respect de la dignité humaine et la non marchandisation du corps humain, conduit à maintenir l’interdiction de la gestation pour autrui.  La filiation des enfants nés d’une PMA dans un couple de femmes sera sécurisée par un nouveau mode de filiation fondé sur une déclaration anticipée de volonté. Elle permettra aux deux membres du couple de devenir ensemble, dès la naissance, les parents de l’enfant né de l’assistance médicale à la procréation à laquelle elles auront consenti ensemble.  La filiation ainsi établie aura la même portée et les mêmes effets que la filiation dite « charnelle » ou la filiation adoptive.  Le projet promeut également la solidarité entre les personnes, notamment par le don d’organes ou de cellules souches hématopoïétiques, sans renoncer au respect et à la protection des droits individuels. Il accompagne la diffusion de nouveaux progrès scientifiques et technologiques (intelligence artificielle, neurosciences).  Il traduit la volonté du Gouvernement de soutenir une recherche libre et responsable, au service de la santé humaine, en levant certains verrous juridiques et en supprimant des contraintes infondées, en particulier pour la recherche sur les cellules souches. Dans le même temps, les valeurs éthiques françaises en matière de recherche sont réaffirmées, comme l’interdiction de créer des embryons à des fins de recherche et l’interdiction de modifier le patrimoine génétique d’un embryon destiné à naître.  Le projet de loi vise à poursuivre l’amélioration de la qualité et de la sécurité des pratiques concernées par le champ bioéthique. De nombreuses mesures encadrent la réalisation d’examens de génétique et la transmission des résultats. Il permet enfin d’installer une gouvernance bioéthique adaptée au rythme des avancées des sciences et des techniques en élargissant les missions du comité consultatif national d’éthique des sciences de la vie et de la santé, notamment pour prendre en compte tous les impacts des innovations sur la santé.  

Première lecture à l'Assemblée nationale
Mercredi 24 juillet 2019 (15e législature)
Première lecture au Sénat
Mercredi 16 octobre 2019
Deuxième lecture à l'Assemblée nationale
Mercredi 5 février 2020 (15e législature)
Deuxième lecture au Sénat
Lundi 3 août 2020
Commission Mixte Paritaire
Jeudi 4 février 2021
Désaccord
Nouvelle lecture à l'Assemblée nationale
Jeudi 4 février 2021 (15e législature)
Nouvelle lecture au Sénat
Jeudi 10 juin 2021
Lecture définitive à l'Assemblée nationale
Jeudi 24 juin 2021 (15e législature)
Conseil constitutionnel
Vendredi 2 juillet 2021
Conforme
Promulgation de la loi
Lundi 2 août 2021
  • Baromètre de l'application des lois