Fabrication de la liasse
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Marie Lebec

Membre du groupe Ensemble pour la République

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Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant le coût d’opportunité que représenterait, pour les finances publiques et la politique industrielle nationale, l’immobilisation de plusieurs milliards d’euros dans la nationalisation d’ArcelorMittal France.

Ce rapport examine notamment :

1° Les ressources publiques qui devraient être mobilisées pour financer l’acquisition des actions, les frais de restructuration éventuels, ainsi que les coûts associés aux contentieux ou compensations potentiels ;

2° Les investissements industriels et environnementaux qui ne pourraient être réalisés du fait de cette immobilisation financière, en particulier en matière de décarbonation de la sidérurgie, de modernisation des sites industriels, de transition énergétique et d’innovation technologique ;

3° L’impact de la nationalisation sur la trajectoire des finances publiques, incluant les conséquences sur la dette, le déficit et la notation souveraine de la France ;

Ce rapport peut faire l’objet d’un débat sans vote dans chacune des deux assemblées.

Exposé sommaire

La nationalisation d’ArcelorMittal France nécessiterait de mobiliser plusieurs milliards d’euros d’argent public, alors même que l’État doit déjà financer des investissements massifs dans la décarbonation industrielle, le développement de l’hydrogène, la compétitivité énergétique et la souveraineté industrielle.

Comme le rappellent les éléments du contexte, la sidérurgie française et européenne fait face à une crise structurelle, avec des surcapacités mondiales estimées à plus de 600 Mt, des coûts énergétiques élevés et des technologies de décarbonation encore très coûteuses. Immobiliser des ressources budgétaires considérables dans une opération de nationalisation réduirait mécaniquement la capacité de l’État à financer ces priorités, pourtant essentielles à la pérennité de la filière.