- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi de Mme Aurélie Trouvé et plusieurs de ses collègues visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (1950)., n° 2123-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport étudiant les différents scénarios d’ouverture du capital d’ArcelorMittal aux salariés via des attribution d’actions gratuites ainsi que l’impact potentiel de ces scénarios sur le partage de la valeur, la gouvernance, la pérennité des sites industriels et l’emploi.
Plutôt que de recourir à une nationalisation intégrale d’ArcelorMittal France, il apparaît nécessaire d’examiner des dispositifs alternatifs de partage de la valeur et de gouvernance, en particulier l’ouverture du capital aux salariés par l’attribution gratuite d’actions (AGA). Cette mesure viendrait en soutient à la mesure du contre-budget 2026 proposé par Marine Le Pen et le Rassemblement National, consistant pour l’État d’acheter des « Golden Share » pour contrôler les décisions d’ArcelorMittal sans que cette dernière soit nationalisée.
En plus de l’achat par l’État de « Golden Share » ainsi proposé par le Rassemblement National, l’attribution gratuite d’actions aux salariés est un outil déjà connu du droit français, qui permet de mieux associer les salariés aux performances et aux décisions de l’entreprise. Une montée au capital de cet actionnariat salarié pourrait contribuer à stabiliser le capital, à favoriser une vision de long terme, et à faire des salariés de véritables co-décisionnaires. Elle constituerait une voie intermédiaire entre un capital totalement privé, concentré entre quelques mains, et une propriété intégralement étatique.
Il est donc proposé de demander au Gouvernement la remise d’un rapport au Parlement, dans un délai déterminé, analysant les différents scénarios d’ouverture du capital d’ArcelorMittal France aux salariés via des AGA mais également l’impact potentiel de ces scénarios sur le partage de la valeur, la gouvernance, la pérennité des sites industriels et l’emploi.