- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi de M. Thomas Lam et plusieurs de ses collègues visant à simplifier la gestion de la commande publique par les acheteurs publics et les opérateurs économiques (2491)., n° 2605-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
- Code concerné : Code de la commande publique
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
L’article L. 2122‑1 du code de la commande publique est ainsi modifié :
1° Après le mot : « préalables » ; sont insérés les mots : « lorsque sa valeur estimée est inférieure à 100 000 € hors taxes » ;
2° Les mots : « ou de sa valeur estimée » sont supprimés ;
3° Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « L’acheteur veille à choisir une offre pertinente, à faire une bonne utilisation des deniers publics et à ne pas contracter systématiquement avec un même opérateur économique lorsqu’il existe une pluralité d’offres susceptibles de répondre au besoin. »
Cet amendement propose de porter le seuil de dispense de procédure de publicité et de mise en concurrence préalable à 100 000 euros HT. Si le récent relèvement de ce seuil, de 40 000 à 60 000 euros HT, a permis d’alléger les contraintes pour les acheteurs publics, il reste insuffisant pour simplifier et fluidifier l’accès à la commande publique.
Augmenter ce seuil à 100 000 euros HT permettrait de poursuivre cette dynamique en :
- Réduisant la complexité des démarches pour les petits marchés ;
- Facilitant l’accès des PME à la commande publique en limitant les barrières administratives ;
- Adaptant les obligations procédurales à l’ampleur des marchés concernés.
Cette évolution s’inscrit dans un cadre européen qui laisse une marge de manœuvre aux États membres. Le seuil européen est fixé à 143 000 euros HT. Certains États, comme l’Italie, ont déjà relevé leurs seuils à un niveau comparable.