- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, adopté par le Sénat, après engagement de la procédure accélérée, portant transposition de l’avenant n°3 du 25 février 2026 au protocole d’accord du 10 novembre 2023 relatif à l’assurance chômage (n°2619)., n° 2633-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (2ème assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« II. – Les dispositions du présent article entrent en vigueur lorsque l’opérateur mentionné à l’article L. 5312‑1 du code du travail justifie d’un taux de conformité à la loi des offres collectées en application du 1° du même article de 99 %. ».
Cet amendement du groupe La France insoumise vise à conditionner l'application du présent article à un contrôle de la légalité des offres d'emploi collectées par France Travail.
En juillet 2024, la CGT et le Comité National des Travailleurs Privés d'Emploi et Précaires révélaient que 55% des offres d'emploi collectées par France Travail étaient mensongères. En septembre 2025, que plus de 2 offres sur 3 sont illégales.
Près de 90 % des offres illégales proviennent des plateformes privées agrégeant des offres et qui publient sur le site Pôle Emploi : la politique dite de « transparence du marché du travail » a conduit l’opérateur à diffuser les offres hébergées sur des
sites internet partenaires, le dessaisissant du contrôle de contenu.
L'opérateur continue de diffuser des offres manifestement illégales, hébergées sur des sites partenaires tenues par des sociétés privées à but lucratif.
D'ailleurs, l'organisme de France Travail organise des partenariats avec le site privé Linkedin qui transfère directement les offres d'emploi de son site vers la base de données de France Travail, sans aucune vérification.
Dans ce cadre, une politique de réduction des droits des assurés sociaux qui se fonde exclusivement sur leur stigmatisation ne peut entrer en vigueur. Avant d'accuser les demandeurs d'emplois et plus particulièrement ceux issus d'une rupture conventionnelle individuelle de contourner de la loi, France Travail doit s'appliquer le respect de la légalité.
Aussi, par cet amendement notre groupe entend lever une des barrières importantes à l’emploi, et prendre en compte le temps perdu par les privés d’emploi dans le tri d’offre illégales ou mensongères.