Fabrication de la liasse

Amendement n°1644

Déposé le vendredi 15 mai 2026
En traitement
Photo de madame la députée Delphine Lingemann

Delphine Lingemann

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Photo de monsieur le député Hubert Ott

Hubert Ott

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Photo de monsieur le député Romain Daubié

Romain Daubié

Membre du groupe Les Démocrates

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Sous réserve de son traitement par les services de l'Assemblée nationale et de sa recevabilité

Supprimer l’alinéa 12.

Exposé sommaire

A titre principal, l’article L 230-5-1 du code rural créé par la loi EGALIM afin de favoriser un
approvisionnement minimal en restauration collective de 50% de produits officiellement reconnus
par les pouvoirs publics durables ou de qualité, dont au moins 20% de produits issus de l’agriculture
biologique. Il s’agit en particulier des produits Label rouge, AOP, IGP, AB issus de l’ensemble des
territoires.
L’alinéa 12 prévoit de faire bénéficier de ce dispositif des produits « bénéficiant d’une marque
collective qui repose sur une charte ou sur un cahier des charges validé garantissant des exigences
relatives à la qualité des produits, à leurs conditions de production ou à la préservation de
l’environnement ».
Les marques collectives, qu’elles soient extranationales, nationales, régionales ou locales ne sont
pas par elles-mêmes en situation de garantir la qualité des produits ni leur durabilité. La provenance
d’un territoire particulier, qu’il soit de montagne, d’un bocage ou du littoral ne fonde en aucun cas
la qualité ou la durabilité des produits.
Cette nouvelle catégorie va permettre l’intégration à l’objectif EGALIM de produits sans garantie ni
de qualité ni de durabilité. Décrire des conditions de production ne garantit en rien leur niveau de
qualité ou de durabilité. Cela se fera avec un recul évident des produits sous AOP, IGP ou Label
Rouge et issus de l’Agriculture biologique.
Il n’y aucun organisme en situation de valider le contenu des cahiers des charges de ces marques
collectives et de vérifier qu’elles s’imposent un niveau d’exigence équivalent aux signes officiels de
qualité encadré par l’Etat ou l’Union Européenne. La loi organiserait ici une concurrence déloyale à
l’égard des SIQO et encouragerait à la production de contrefaçons sous marques collectives.
Outre le dévoiement du dispositif initial, cet ajout va rendre la loi totalement illisible. Pour
l’ensemble de ces raisons, cet alinéa doit être supprimé.
Cet amendement a été travaillé avec la Confédération Générale du Roquefort.

Cet amendement a été travaillé avec l'Interprofession AOP Saint-Nectaire.