Fabrication de la liasse

Amendement n°I-CF897

Déposé le dimanche 4 octobre 2026
Discuté
Rejeté
(vendredi 9 octobre 2026)
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François Jolivet

Membre du groupe Horizons & Indépendants

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Photo de monsieur le député Henri Alfandari

Henri Alfandari

Membre du groupe Horizons & Indépendants

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I. – L’article L. 213‑11‑12‑1 du code de l’environnement est abrogé.

II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Exposé sommaire

Cet amendement propose de modifier les modalités calendaires de versement de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) aux agences de l’eau. Il est donc sans impact budgétaire puisqu’il ne modifie en rien le montant total de la redevance pour pollutions diffuses.

Il permet la suppression de l’obligation de verser un acompte de 40 % du montant de la redevance due au titre des ventes de l’année précédente, afin que le montant de la redevance soit versé à l’agence de l’eau après avoir été effectivement collecté auprès des assujettis.

Actuellement, l’acompte est calculé en fonction des taxes appliquées sur les ventes réalisées au cours de l’année précédente et ne reflète pas les montants collectés compte tenu des ventes de l’année en cours. Surtout que ces dernières années, les changements de pratiques, les aléas climatiques et l’interdiction de substances actives, etc., ont conduit à faire varier les volumes vendus d’une année à l’autre. En conséquence, les entreprises de négoce reversent un montant supérieur qui ne correspond pas au montant de la redevance finale collectée auprès des utilisateurs. Le paiement de cet acompte, calculé sur la base des années antérieures, a pour conséquence d’amputer la trésorerie des entreprises en charge de la collecte de cette redevance, puisqu’elles doivent avancer la trésorerie correspondant aux montants non encore perçus. Cette situation est d’autant plus préoccupante dans le contexte actuel de la remontée des taux de la RPD et de l’augmentation du risque d’impayés supporté par les entreprises de négoce.

Par exemple, un négociant ayant collecté 100 000 € de redevance pour pollutions diffuses l’année précédente doit verser un acompte de 40 000 € au titre de l’année suivante. Si ses ventes diminuent et qu’il ne collecte finalement que 70 000 €, il aura dû avancer 40 000 € avant d’avoir encaissé l’intégralité de la redevance correspondante.

C’est une mesure de simplification administrative pour les entreprises collectant la redevance (notamment les négoces agricoles, distributeurs d’agrofourniture auprès des agriculteurs) auprès des assujettis (les agriculteurs) pour le compte de l’agence de l’eau en charge de la gestion de cette redevance.

Le présent amendement est issu d’une proposition de NégoA, Fédération des entreprises du négoce agricole.