Fabrication de la liasse

Amendement n°II-CF832

Déposé le vendredi 16 octobre 2026
Discuté
Adopté
(mercredi 21 octobre 2026)
Photo de monsieur le député Auguste Evrard

Auguste Evrard

Agit en tant que rapporteur

Membre du groupe Rassemblement National

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Photo de monsieur le député Peio Dufau

Peio Dufau

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Photo de monsieur le député Gérard Leseul

Gérard Leseul

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Photo de monsieur le député Fabrice Barusseau

Fabrice Barusseau

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Photo de monsieur le député Stéphane Delautrette

Stéphane Delautrette

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Photo de monsieur le député Romain Eskenazi

Romain Eskenazi

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Photo de monsieur le député Denis Fégné

Denis Fégné

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Photo de madame la députée Chantal Jourdan

Chantal Jourdan

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Photo de monsieur le député Fabrice Roussel

Fabrice Roussel

Membre du groupe Socialistes et apparentés

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Modifier ainsi les autorisations d'engagement et les crédits de paiement :

(en euros)
Programmes+-
Infrastructures et services de transports200 000 0000
Mer, pêche et aquaculture00
Paysages, eau et biodiversité00
Expertise, information géographique et météorologie00
Prévention des risques00
Énergie, climat et après-mines00
Service public de l'énergie0200 000 000
Conduite et pilotage des politiques de l'écologie, du développement et de la mobilité durables00
Fonds d'accélération de la transition écologique dans les territoires00
Sûreté nucléaire et radioprotection00
Ecologie – mise en extinction du plan de relance00
Forêt00
TOTAUX200 000 000200 000 000
SOLDE0
Exposé sommaire

Cet amendement de la commission du Développement durable et de l’aménagement du territoire vise à financer les 200 premiers millions de la

nécessaire régénération des infrastructures de fret ferroviaire.

Depuis 1998, les transports sont les premiers contributeurs aux émissions nationales de gaz à effet

de serre (GES).

En 2023, ils sont responsables de 34 % du total des émissions de GES nationales ([32]). Le

transport routier est à l’origine de 94 % des émissions de GES du secteur des transports. La majorité

des émissions de GES des transports proviennent des voitures particulières qui en représentent 53 %

en 2023.

Le secteur des transports est par ailleurs le seul secteur où les émissions ont continué à progresser

depuis 1990. Entre 1990 et 2023, le niveau des émissions de GES des transports a augmenté de

2,8 % tandis que les émissions de l’ensemble des autres secteurs diminuaient de 41 %.

Le transport ferroviaire ne représente que 0,3 % des émissions de GES nationales. Contrairement

aux autres modes de transports notamment routiers et aériens, le mode ferroviaire génère même des

externalités positives comme le rappelle l’ART : « il permet de transporter des marchandises ou des

voyageurs de manière sûre, efficace sur le plan énergétique et avec une emprise au sol limitée.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) indique que le transport ferroviaire est près de 6 fois

plus efficace énergétiquement que les transports routier et aérien au regard de l’énergie finale

consommée pour le transport de marchandises. De plus, dans un pays comme la France où le mix

électrique est largement décarboné, le train constitue le mode de transport le moins émetteur de

CO2

Malgré les objectifs affichés par la France en terme de report modal, en dix ans, la part modale du

fret ferroviaire a stagné jusqu’en 2022 par rapport au niveau de 2014, puis a enregistré un recul en

2023 en passant sous le seuil de 9 % de part modale.

Pour se développer, le fret ferroviaire a besoin d’infrastructures modernes et efficaces.

Selon le programme d’investissement Ulysse Fret, les besoins en régénération des installations

existantes sur la période 2023‑2032 sont les suivants :

– lignes capillaires : 700 millions d’euros ;

– voies de services : 717 millions d’euros ;

– installations de tri : 118 millions d’euros ;

– installations terminales embranchées :

200 millions d’euros.

Soit un besoin de régénération évalué à 1,7 milliard d’euros.

Pour le volet modernisation, le programme Ulysse Fret a chiffré les besoins suivants sur la même

période :

– l’augmentation de la capacité en ligne : 982 millions d’euros ;

– le rehaussement des gabarits pour le transport ferroviaire de semi-remorques : 530 millions

d’euros.

– l’augmentation de la capacité des terminaux existants et la création de nouveaux terminaux : 1

milliard d’euros

– le développement de système numérique : 199 millions d’euros.

Soit 2,7 milliards d’euros.

Le programme d’investissement Ulysse Fret a chiffré à 4 milliards d’euros d’investissements sur 10

ans, dont 1/3 pour la régénération des infrastructures de fret et 2/3 pour leur modernisation et

développement, afin d’atteindre l’objectif de doublement de la part modale du fret.

Sur ces 4 milliards d’euros, 2 milliards d’euros seront apportés par l’État dans le cadre des CPER.

Cet amendement propose donc, pour enclencher la dynamique de financement des 2 milliards

restant en 10 ans, de financer les 200 premiers millions nécessaires à la régénération et à la

modernisation des infrastructures de fret ferroviaire.

Ainsi, le présent amendement :

– abonde à hauteur de 200 millions d’euros en autorisations d’engagement et crédits de paiement

l’action 30 « Infrastructure ferroviaire » du programme 203 « Infrastructures et service de transports » ;

– minore de 200 millions d’euros l’action 9 « Soutien aux énergies renouvelables électriques en métropole continentale » du programme 345 « Service public de l’énergie ».

Cette proposition de mouvement de crédits est uniquement formelle, afin de respecter les règles budgétaires. Nous demandons ainsi au Gouvernement de lever le gage.