24 janvier 1905 : Maurice Rouvier est nommé président du conseil, Jean-Baptiste Bienvenu-Martin est ministre de l'Instruction publique et des Cultes.
Le 9 février 1905, présentation par le nouveau président du Conseil, Maurice Rouvier, d’un nouveau projet du Gouvernement, soutenu par Jean-Baptiste Bienvenu-Martin, qui reprend l'essentiel du texte initial de la commission des « trente-trois ». Après de nouvelles discussions, le 4 mars un accord intervient sur le texte soumis au Parlement.
10 février 1905 : la Chambre des députés vote l'ouverture du débat sur la séparation.
4 mars 1905 : Aristide Briand, député de la Loire depuis 1902, dépose le rapport n° 2302 de la commission des « Trente-trois » relative à la séparation des Églises et de l'État.
21 mars 1905 : première séance publique consacrée à la loi de Séparation. La séance est présidée par Paul Doumer. Les députés repoussent une motion de procédure visant à ajourner le débat.
28 mars 1905 : condamnation par les cardinaux des associations cultuelles créées par le projet adopté par la Chambre des députés qualifiées de « tentative formellement schismatique » car « organisées en dehors de toute autorité des évêques et des curés ».
3 juillet 1905 : après 48 séances de discussion, adoption par la Chambre des députés du projet de loi de séparation des Églises et de l'État, par 341 voix contre 233 (voir la Table des matières des débats de la Chambre des députés 1902-1906).
30 octobre 1905 : dépôt sur le bureau du Sénat, par Maxime Lecomte, du rapport sur le projet de loi adopté par la Chambre des députés relatif à la séparation des Églises et de l'État
9 novembre 1905 : début de la discussion au Sénat, siégeant en session extraordinaire, sous la présidence d'Armand Fallières.
6 décembre 1905 : vote conforme du Sénat par 181 voix contre 102.
9 décembre 1905 : promulgation de la loi concernant la séparation des Églises et de l’État (Journal officiel du 11 décembre 1905) dont la date d’entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 1906. La loi affirme la neutralité de l'État dans les questions religieuses. L'article 2 met fin au régime des cultes reconnus et subventionnés par le budget de l'État. La liberté de conscience et la liberté collective de pratiquer une religion sans entraves sont garanties par la loi.
24 décembre 1905 : grand « banquet de la Séparation ».


