1905 : l’aboutissement d’un long processus

Dès le début de la Révolution, en août 1789, l’Assemblée constituante pose les principes de la liberté de conscience et de la liberté d’opinion : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la loi. » (article X de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen).

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La loi du 9 décembre 1905

Le 4 mars 1905, Aristide Briand, rapporteur d’une commission spéciale composée de trente-trois membres, présente à la Chambre une proposition d’apaisement, modérée et équilibrée. Le texte de synthèse est adopté par la Chambre (3 juillet) puis par le Sénat (6 décembre). La loi est promulguée le 9 décembre 1905.

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L’après 1905

La laïcité sera affirmée tant dans la Constitution d’octobre 1946 que dans celle d’octobre 1958, disposant l’une puis l’autre que « la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

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Repères chronologiques


Les jalons historiques

1516 : signature du Concordat de Bologne entre François Ier et le pape Léon X ; cet accord diplomatique fixe les droits respectifs de l'Eglise catholique et de l'Etat monarchique qui limite l'intervention du pape dans l'Eglise de France (gallicanisme).

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Le débat parlementaire durant l'année 1905

24 janvier 1905 : Maurice Rouvier est nommé président du conseil, Jean-Baptiste Bienvenu-Martin est ministre de l'Instruction publique et des Cultes. 

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La crise des Inventaires

Février 1906 : L'application de la loi de Séparation donne lieu à de violents incidents à Paris et dans plusieurs départements au moment où l'administration procède aux inventaires des biens cultuels et demande l'ouverture des tabernacles. La loi de Séparation est condamnée, le 11 février 1906, par le pape Pie X dans son encyclique Vehementer nos qui critique les associations cultuelles et la compétence du Conseil d'Etat en matière de contestations relatives aux biens réclamés par plusieurs associations.;

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Les prolongements modernes

1919 : l'Alsace (départements du Bas-Rhin et Haut-Rhin) et la Moselle, sous contrôle allemand en 1905, redevenus territoires français obtiennent de conserver leur statut concordataire dont l'application est précisée par les lois du 17 octobre 1919 et 1er juin 1924. 

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Comptes rendus des débats à la Chambre des députés