1ère séance : Questions au gouvernement; Dépôt du rapport annuell de la cour des comptes; Résorption de l'emploi précaire dans la fonction publique
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Gironde (8ème circonscription)
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Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Mardi 7 février 2012 - Séance de 14 heures 45
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Mercredi 1er février 2012 - Séance de 10 heures
M. François Deluga interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur l'état d'avancement des démarches et travaux visant à la restriction, voire à l'interdiction de l'utilisation de l'irgarol dans la composition des peintures "antifouling". Le 7 décembre 2010, dans sa question orale n° 1195, il attirait déjà l'attention du Gouvernement sur la présence croissante d'irgarol dans le bassin d'Arcachon et sur la menace qu'elle représentait pour la qualité des eaux et l'ostréiculture. Sur la base de résultats d'analyses scientifiques incontestables et au nom du principe de précaution, il avait alors demandé de bien vouloir interdire la commercialisation et l'utilisation de ce biocide dans la composition des peintures antisalissure. La sauvegarde de la profession ostréicole, particulièrement fragilisée depuis plusieurs années et en prise avec la récurrence des mortalités des jeunes huîtres - mortalité évaluée à plus de 65 % cette année encore - nécessite en effet des politiques fortes de protection de la qualité de l'eau, à commencer par la suppression des molécules indésirables dans l'eau. Dans sa réponse, elle reconnaissait que cette substance était bien suspectée de menacer le phytoplancton et d'induire des perturbations endocriniennes chez les huîtres. Tout en rappelant que l'utilisation de l'irgarol dépendait d'une directive communautaire, elle indiquait trois pistes d'investigation et initiatives intéressantes susceptibles d'aboutir à un contrôle et à une restriction du biocide. La première s'appuyait sur l'examen à l'échelle communautaire des résultats des tests complémentaires réalisés par la société CIBA à la demande des autorités néerlandaises et sur l'expertise concomitante de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail. En second lieu, avaient été évoqués le positionnement de la société BASF, tendant à défendre l'utilisation exclusive de l'irgarol pour le carénage des gros navires et l'intention du Gouvernement d'imposer par voie réglementaire un étiquetage obligatoire et prescriptif en ce sens si ladite société ne concrétisait pas elle-même cette orientation. Enfin, il était envisagé d'inclure l'irgarol dans la liste annexée à la directive cadre de la loi sur l'eau énumérant les substances devant faire l'objet d'un suivi dans l'eau et le cas échéant, un programme de réduction. Aussi, il lui demande bien vouloir lui faire part de l'état d'avancement de chacun de ces points et, surtout lui indiquer si l'ensemble de ces démarches sont en voie d'aboutir à la restriction, voire à l'interdiction de l'utilisation de l'irgarol dans la composition des peintures "antifouling".
Voir la questionM. François Deluga attire l'attention de M. le ministre de la fonction publique sur les conséquences de l'instauration d'un jour de carence dans la fonction publique pour les agents porteurs de maladies chroniques, dont le traitement nécessite un arrêt de travail périodique. Dans son article 105, la loi de finances pour 2012 instaure une journée de carence pour les personnels de la fonction publique en arrêt maladie. Cette nouvelle disposition est particulièrement pénalisante et inacceptable pour les personnes atteintes de maladies chroniques, qui sont dans l'obligation d'être arrêtées quelques jours chaque mois pour suivre un traitement médical et éventuellement en supporter les effets secondaires invalidants. Ces interruptions pourraient correspondre à 12 jours non payés, soit à la moitié d'une rémunération mensuelle. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement entend déroger à cette journée de carence en faveur des agents publics concernés.
Voir la questionM. François Deluga attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur la contribution pour l'aide juridique introduite par l'article 54 de la loi de finances rectificative pour 2011. Celui crée en effet une contribution pour l'aide juridique d'un montant de 35 euros par instance introduite en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ou par instance introduite devant une juridiction administrative. Cette contribution revient à limiter l'accès au droit des justiciables et, plus particulièrement, risque de dissuader un grand nombre de personnes d'agir en justice dans le cas de petits litiges de consommation dont les montants sont faibles. Les associations de consommateurs craignent ainsi que cette disposition n'encourage le développement de pratiques abusives chez certains professionnels. C'est pourquoi il conviendrait de prévoir une exonération de cette contribution pour les particuliers agissant en justice contre des professionnels. Aussi, il demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement sur ce sujet.
Voir la réponseM. François Deluga attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur le changement de nature des visas des jeunes au pair. Désormais, les jeunes au pair non ressortissants de l'Union européenne ne bénéficient plus de visa « étudiant »; ils ne peuvent être accueillis en France qu'avec un visa « visiteur ». Les agences de l'UFAAP émettent de fortes inquiétudes quant à cette évolution, aux conséquences dramatiques pour leur activité, mais également pour les familles françaises qu'il sera difficile de satisfaire avec le trop faible nombre de candidats européens. Surtout elles considèrent que ce type de visa n'est pas adapté aux conditions de séjour et obligations de ces jeunes étrangers. En effet, le visa visiteur ne nécessite pas un accord de placement alors que celui-ci est primordial car il régit les conditions d'accueil. Il n'autorise pas le porteur du visa à travailler, or les jeunes au pair doivent effectuer un service de 5 heures maximum par jour en participant aux tâches ménagères et à la garde des enfants, ce pour quoi ils doivent verser des cotisations à l'URSSAF. Par ailleurs, un visa visiteur n'implique pas d'inscription à des cours de français alors que les cours d'apprentissage de la langue sont obligatoires, conformément à l'accord du conseil européen du 24 novembre 1969 et aux accords de placement signés par les DIRECCTE. Enfin, la taxe de l'Office français de l'immigration et de l'intégration relative à un visa visiteur s'élève à 340 euros contre 55 euros pour un visa étudiant et représente de fait une somme substantielle équivalente à plus d'un mois d'argent de poche des jeunes au pair. Ce nouveau cadre pourrait être un véritable coup de frein au séjour au pair qui vise un but avant tout culturel, qui est source d'enrichissement mutuel et participe à la promotion de la langue et de la culture française. Aussi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les motivations d'une telle évolution et étudier les conditions de mise en place d'un cadre adapté au statut très spécifique des jeunes au pair.
Voir la réponseM. François Deluga attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les victimes d'accidents médicamenteux et plus particulièrement celles atteintes d'effets neurologiques graves ou de maladies auto-immunes. Ces réactions graves et irréversibles, quand elles n'entraînent pas la mort (30 % de décès) se traduisent par des handicaps très importants pour les victimes et des charges financières pour leurs familles. Les victimes d'accidents médicamenteux rencontrent toujours de graves problèmes de prise en charge et de suivi du risque. Actuellement, dans le domaine du médicament et sur le plan juridique, si elles veulent prétendre à une indemnisation de leur préjudice de la part de la firme pharmaceutique commercialisant le vaccin, elles doivent prouver le lien de causalité scientifique de leur maladie avec le vaccin suspecté et prouver la défectuosité du produit sur son propre organisme. Cette preuve est absolument impossible à apporter pour un simple particulier. Depuis la loi du 29 juillet 2011, l'accès à l'indemnisation est désormais possible mais pour les seules victimes du Médiator, ce qui crée une inégalité de traitement inacceptable entre les victimes. Afin de venir en aide aux personnes victimes des effets secondaires graves et de les représenter dans les instances de santé publique, l'association REVAHB (association de loi 1901 créée en 1997 et agréée par le ministère de la santé comme représentative des usagers du système de santé) propose la mise en oeuvre d'une véritable réforme du système de la gestion du risque. Elle défend notamment la création d'une fondation de recherche sur les accidents médicamenteux, d'un fonds spécial d'indemnisation et de prise en charge des victimes d'accidents médicamenteux graves mais également la mise en place d'une politique d'amélioration de la gestion du risque sanitaire. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la réponseM. François Deluga attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la nécessaire amélioration de la reconnaissance professionnelle et de la formation des sages-femmes. Le domaine d'intervention des sages-femmes s'est étoffé de nouvelles compétences suite à la loi portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST) du 21 juillet 2009. Les sages-femmes et étudiants sages-femmes déplorent que ce nouveau cadre de pratique ne se soit pas traduit par une amélioration de leurs conditions de travail et de leur formation, pourtant indispensable à l'accompagnement de qualité et la prise en charge sécuritaire de la femme enceinte, de la jeune mère et du nouveau-né. Pour cela, les futures professionnelles notamment représentées par l'association nationale des étudiants sages-femmes se mobilisent pour une meilleure reconnaissance de leur travail. Ils demandent l'intégration à l'université des écoles de sages-femmes de manière autonome, la création d'un statut hospitalo-universitaire des sages-femmes enseignants, le retour à l'État de la compétence de formation, la création d'un statut semblable au statut de praticien hospitalier pour les sages-femmes fonctionnaires, la revalorisation salariale et de la cotation des actes auprès de la sécurité sociale. Par ailleurs, dans le cadre du passage au système LMD, ils attendent la publication de l'arrêté instituant la deuxième et troisième année des études maïeutiques. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire part des mesures qu'il envisage de prendre pour répondre à ces attentes.
Voir la réponseM. François Deluga attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les vives inquiétudes des orthophonistes suite à l'annonce de la réforme de la formation initiale de la profession. Le 27 octobre 2011, dans le cadre des travaux sur la réingénierie des diplômes paramédicaux et leur universitarisation, les ministères du travail et de l'enseignement supérieur informaient les orthophonistes d'une double reconnaissance ayant pour conséquence le démantèlement de la profession : la formation généraliste reconnue au niveau master 1 et la formation en orthophonie avancée reconnue au niveau master 2. Alors que toutes les composantes de la profession ont oeuvré unanimement à la reconnaissance d'une formation de qualité, toujours attentives à ce que l'offre de soins soit identique sur tout le territoire et accessible au plus grand nombre, cette proposition gouvernementale ne satisfait en rien les orthophonistes. Si elle venait à se concrétiser, elle aboutirait à la scission de la profession et aurait des conséquences fort dommageables en termes de temps de formation, d'accès à la recherche, de mobilité des professionnels en Europe et dans le monde et surtout d'offre de soins orthophoniques de qualité à proximité des patients. C'est pourquoi les orthophonistes demandent la reconnaissance de la formation initiale de l'ensemble des orthophonistes au niveau master. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il entend prendre cette demande en considération.
Voir la questionM. François Deluga attire l'attention de M. le ministre de la fonction publique sur la situation des fonctionnaires de catégorie C lauréats de l'examen professionnel de rédacteur territorial. En effet, aux termes de l'article 3 du décret n° 95-25 modifié du 10 janvier 1995, les fonctionnaires de catégorie C inscrits sur une liste d'aptitude au grade de rédacteur, établie au titre de la promotion interne après examen professionnel, peuvent être recrutés dans le cadre d'emplois des rédacteurs territoriaux, pendant une période de cinq ans à compter du 1er décembre 2006. Ce dispositif a créé une très forte attente chez les personnels territoriaux. La période de cinq années arrive très prochainement à son terme. Or, dans son rapport du 29 septembre 2010, le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale avait souhaité que des mesures réglementaires soient très rapidement prises afin que les lauréats de ces examens professionnels puissent conserver le bénéfice de leur réussite à l'examen professionnel après l'échéance du 1er décembre 2011. Dans la mesure où l'allongement du délai de bénéfice de l'examen appartient au pouvoir réglementaire, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il entend prendre rapidement de telles dispositions et ainsi permettre aux agents territoriaux lauréats de l'examen professionnel de poursuivre leur carrière professionnelle sans avoir l'impression d'avoir été trompés.
Voir la questionM. François Deluga attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les fortes attentes des sylviculteurs aquitains, qui, à bout de souffle, renouvellent leur appel à l'État et plaident en faveur d'une politique forestière leur offrant de véritables perspectives. La question de l'assurance reste une préoccupation majeure et la fiscalité forestière est à reconsidérer afin d'encourager l'investissement et garantir les risques. Les interrogations demeurent également sur l'accompagnement financier des sylviculteurs dans leurs opérations de reboisement en 2012. Les professionnels de la forêt attendent ainsi des réponses concrètes et chiffrées quant à la prolongation du plan chablis sur les deux prochaines années, afin de répondre à leurs obligations légales. Par ailleurs, localement, ils déplorent de ne pas être entendus par les services de l'État dans la lutte phytosanitaire qu'ils mènent contre les scolytes et les chenilles processionnaires, dont l'attaque cumulée a ravagé 30 000 hectares.
M. François Deluga attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les conséquences de l'augmentation de la taxe de la Société pour la perception de la rémunération équitable (SPRE) sur l'activité des 830 coopératives scolaires de Gironde. Dans le cadre de nombreuses actions menées dans la continuité pédagogique de l'école publique, la plupart des coopératives scolaires des écoles maternelles et primaires girondines organise une ou plusieurs fois par an des manifestations, au cours desquelles sont joués des morceaux musicaux. L'Office central de la coopération à l'école (OCCE) qui regroupe ces coopératives invite, conformément à la loi, ses structures locales à effectuer des déclarations relatives aux droits des auteurs auprès de la SACEM et de la SPRE. Association d'éducation populaire, l'OCCE bénéficie s'agissant de la SACEM, de la mise en place d'un forfait « kermesse » au niveau national, auquel vient s'ajouter la participation à la SPRE. Si les tarifs de la SACEM ont augmenté raisonnablement ces dernières années, la rémunération de la SPRE est passée de 18 % des droits SACEM en 2009 à 45,5 % en 2011 avec une facturation minimale de 45 € HT. Concrètement, chaque coopérative scolaire doit ainsi verser plus de 100 € de taxe par manifestation organisée. Les coopératives scolaires et l'OCCE sont particulièrement inquiètes de cette évolution à la hausse et considèrent que dans ces conditions de nombreux établissements ne seront plus en capacité financière d'organiser des fêtes scolaires, avec toutes les implications que cela aura au niveau des élèves et du rayonnement de l'école publique. Aussi, compte tenu du rôle majeur des coopératives scolaires dans le champ périscolaire et notamment dans le domaine artistique, il lui demande les mesures qu'il entend prendre pour apporter une réponse concrète à cette situation particulière.
Voir la réponseM. François Deluga attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le non-renouvellement des emplois d'aide administrative à la direction d'école. Depuis la dernière rentrée scolaire, de nombreux postes d'employés de vie scolaire recrutés dans le cadre de contrats aidés pour assister les directeurs d'écoles disparaissent. Le protocole d'accord signé en 2006 avec le ministère de l'éducation nationale avait pourtant favorisé concrètement l'accomplissement du travail de la direction d'école. Les directeurs d'écoles et les équipes enseignantes sont en effet unanimes sur l'utilité de ces postes, qui recouvrent de multiples tâches indispensables au bon fonctionnement des établissements. Cette aide s'est révélée d'autant plus nécessaire que les demandes institutionnelles n'ont cessé de se multiplier et de complexifier les missions des directeurs. Pour le SE-UNSA, signataire du protocole, ces non renouvellements s'apparentent à une rupture unilatérale de cet accord et renvoient au chômage ces personnels déjà en situation précaire. Il serait ainsi souhaitable que les 500 millions d'euros qui vont être débloqués en faveur de l'emploi aidé puissent bénéficier à l'éducation nationale, principal employeur de ces personnels, afin de conserver le bon fonctionnement des écoles et maintenir la qualité du service public. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il entend mettre à profit ces crédits pour permettre le recrutement de nouveaux emplois aidés dans les écoles et favoriser l'aide administrative à la direction d'école.
Voir la réponseM. François Deluga attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur les conditions de ressources ouvrant droit à pension de réversion. Selon les articles L. 353-1 et L. 353-3 du code de la sécurité sociale, pour pouvoir prétendre à une pension de réversion du régime général, le conjoint ou l'ex-conjoint de l'assuré décédé doit justifier que ses ressources personnelles ou celles du ménage n'excèdent pas le plafond de ressources autorisé. Or, en prenant en considération tous les revenus des conjoints survivants, au-delà de leur salaire ou de leur propre pension de retraite, et en y incluant notamment toutes les ressources personnelles qui permettent à des familles aux revenus modestes ou moyens d'améliorer quelque peu leur niveau de vie, le Gouvernement a transformé la pension de réversion en une allocation différentielle, alors que c'est bien de droits acquis dont il s'agit. Cette large base de calcul exclut même nombre de personnes veuves, sans fortune, du droit à la réversion, dont les évolutions législatives et fiscales récentes tendent encore et par ailleurs à réduire la portée. En 2009 notamment, le Gouvernement a durci les conditions d'accès à la réversion en rétablissant un seuil d'âge, fixé à 55 ans, alors que la loi Fillon sur les retraites de 2003 prévoyait pourtant la suppression de cette condition au 1er janvier 2011. À ces éléments s'ajoutent la suppression des 20 % d'abattement fiscal qui a modifié le revenu fiscal de référence et la prochaine disparition de l'allocation veuvage. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend prendre des dispositions qui aillent dans le sens d'un juste droit à la réversion en faveur des conjoints survivants.
Voir la réponseM. François Deluga attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les lourdes conséquences de la récente crise sanitaire causée par la contamination à la bactérie escherichia coli sur l'activité des producteurs de fruits et légumes d'Aquitaine. Cet épisode entraîne en effet les producteurs de plusieurs légumes incriminés dans une crise dont ils ne sont pas responsables et plus largement jette la suspicion sur l'ensemble des fruits et légumes avec de probables répercussions sur la consommation. Comme beaucoup de leurs collègues européens, les agriculteurs aquitains sont touchés et doivent en assumer les conséquences économiques et médiatiques. En Aquitaine, 80 hectares de serres de tomates et 15 hectares de concombres sont concernés, soit une centaine d'entreprises et 800 salariés dont l'emploi est menacé, ainsi qu'un tissu plus diffus de producteurs de salades et autres légumes verts. Ces professionnels sont particulièrement inquiets constatant que les premières déclarations rassurantes du ministère de l'agriculture assurant la compensation intégrale des pertes ne seraient pas totalement suivies d'effet et qu'un tiers seulement des conséquences financières de la crise est à ce jour budgétisé. En effet, les fruits et légumes qui représentent à peine plus de 3 % des dépenses agricoles alors qu'ils créent 17 % de la valeur, ne peuvent supporter les conséquences de cet aléa. Aussi, il lui demande de lui assurer que ce préjudice sera intégralement réparé.
Voir la réponseM. François Deluga attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur l'accès au logement et les conditions de sortie des locataires. Alors que les locataires du secteur privé ont le taux d'effort le plus important pour se loger (23 % contre 20 % pour les accédants à la propriété et 18 % pour le logement social), l'UFC-Que choisir de Gironde a rendu publique une enquête alarmante. Cette enquête visait à connaître les modalités pratiques d'accès à la location, vérifier la conformité des agences à leurs obligations légales et apprécier le service offert au candidat à la location. Le constat est sans appel. Ainsi, en matière d'information, les agences ne jouent toujours pas le jeu de la transparence. Bien qu'obligatoires, de nombreuses informations ne sont pas affichées par les agences, tels les honoraires, l'étiquette énergétique. Par ailleurs, dans tous les cas, les agences n'ont pas hésité à demander pour la constitution du dossier des documents strictement interdits. Enfin, alors que l'essentiel des services proposés par l'agence sont principalement au profit du bailleur, les honoraires acquittés par les locataires sont prohibitifs : en moyenne, 1 mois de loyer, hors charges. Dans le même sens, l'enquête révèle que les conditions de sortie d'un logement locatif posent également problème aux occupants, principalement en raison des conditions d'élaboration des états de lieux et de restitution de dépôt de garantie. Aussi, au vu de ce constat, il lui demande les mesures qu'il entend mettre en oeuvre pour remédier aux dérives des agences immobilières et les initiatives que le Gouvernement envisage de prendre pour simplifier l'accès au logement et les conditions de sortie des locataires.
Voir la réponseM. François Deluga interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le financement de l'aménagement immédiat et à plus long terme de l'A 660 et de la route nationale 250 dans l'agglomération du sud du bassin d'Arcachon. Une étude conduite localement propose à la fois des travaux provisoires immédiats et, à moyen terme, des aménagements définitifs pour sécuriser et fluidifier cet axe très encombré. Ainsi, d'une part, sont prévus immédiatement l'aménagement de deux tourne-à-droite pour chacun des ronds-points de Césarée et de la Hume à Gujan-Mestras et la création d'un passage inférieur dit « Bissérié » à La Teste-de-Buch pour un montant total de 1,58 million d'euros HT. D'autre part et à moyen terme, les aménagements permanents consistent à remplacer les trois giratoires de Césarée, de La Hume, situé sur la partie autoroutière, et de Bonneval par des échangeurs et à mettre la RN 250 en deux fois deux voies autoroutières entre l'échangeur de la Hume et celui du Pyla pour un coût total de 24,1 millions d'euros HT. Ces travaux relevant de la compétence exclusive de l'État, il lui demande de bien vouloir lui confirmer que les travaux d'aménagement immédiats seront financés avant l'été 2011 et lui demande l'engagement de l'État pour financer les aménagements définitifs.
Voir la réponse publiée le 01 avril 2011M. François Deluga attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la présence croissante d'Irgarol dans le Bassin d'Arcachon et sur la menace qu'elle représente pour la qualité des eaux et l'ostréiculture. La fin du test dit « de la souris » est une victoire pour l'ostréiculture du Bassin d'Arcachon. Mais elle ne doit pas faire oublier que c'est aujourd'hui le manque de naissain et la mortalité massive des jeunes huîtres qui mettent en danger toute l'ostréiculture et que pour sauvegarder la profession, il faut poursuivre les politiques de protection de la qualité des eaux. En 2009, les analyses réalisées par le réseau de recherche littorale aquitain dans le cadre du programme de recherche ASCOBAR, ont mis en évidence la présence de molécules indésirables dans l'eau et surtout d'Irgarol dans les huîtres du bassin d'Arcachon. L'Irgarol est un biocide pesticide algicide puissant, intégré dans les peintures antifouling utilisées pour protéger les coques des navires et agressif pour la flore marine. Son effet toxique sur la diatomée marine, qui joue un rôle primordial dans la vie des écosystèmes marins à l'origine de la chaîne alimentaire de nombreuses espèces, dont les huîtres, est particulièrement prégnant et à redouter dans les milieux où l'eau est peu renouvelée. Or, si l'irgarol est peu présent dans les huîtres du secteur océanique, il est en revanche très fortement détecté en zone interne, dans les huîtres du bassin même, et en croissance permanente depuis plusieurs années durant la période estivale. De fait, la commercialisation de ce composé pose question, et ce depuis plusieurs années déjà. Aujourd'hui, au nom du principe de précaution, l'interdiction de l'irgarol comme composé des peintures antisalissure devient une évidence.
Voir la réponse publiée le 08 décembre 2010M. François Deluga attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la situation alarmante du lycée d'enseignement général et technologique agricole de Bazas en Gironde, qui est une parfaite illustration du contexte général très défavorable à l'enseignement agricole public, aux mérites pourtant unanimement reconnus et au taux d'insertion professionnelle tout à fait remarquable. Cette année encore à Bazas, le lycée agricole a relevé une diminution des effectifs, du fait de la contractualisation imposée par le ministère, et le non-renouvellement de six postes dans les services administratifs et logistiques. Aujourd'hui, l'établissement est réellement en danger. Après une baisse en 2009 et bien que maintenu à un niveau stable en 2010, le niveau de la dotation globale horaire fragilise la situation de nombreux professeurs et ne permet pas de faire face aux exigences des nouveaux programmes décidés par l'État. Dans le champ administratif également, 2,7 postes équivalent temps plein seront encore supprimés en septembre prochain. Par ailleurs, l'inquiétude est grande quant à la pérennisation ou au développement de certaines filières ou sections dans l'établissement. La direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt a répondu par une fin de non-recevoir à la demande d'ouverture d'une section élevage du cheval, alors que le lycée renforce depuis 30 ans la dimension professionnelle de ses formations dans ce domaine. Certes elle autorise l'établissement à proposer des modules d'adaptation professionnelle de la filière équine, mais sans dotation d'heures correspondante. Or le volume horaire global encore non affecté est quasi nul, le lycée n'ayant déjà pas suffisamment d'heures pour l'enseignement de la langue vivante 2 et devant abonder les matières techniques du nouveau baccalauréat professionnel. Également, l'ouverture à la rentrée 2010 d'une classe de première bac professionnel « forêt » reste encore incertaine. Aussi, il lui demande ce qu'il compte faire pour améliorer la situation de ce lycée d'enseignement général et technologique agricole.
Voir la réponse publiée le 12 mai 2010Assemblée nationale
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