Séance unique : Questions orales sans débat
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Pas-de-Calais (14ème circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Intervention en séance publique
M. Albert Facon appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur la question de la contribution pour l'aide juridique. L'article 54 de la loi n° 2011-900 du 29 juillet 2011 de finances rectificatives pour 2011 crée une contribution pour l'aide juridique d'un montant de 35 euros par instance introduite en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ou par instance introduite devant une juridiction administrative. Or ces procédures, créées initialement pour permettre aux justiciables un accès plus simple au juge, sans le recours à un avocat, sont déjà utilisées en majorité (90 % selon l'association nationale des juges d'instance) par les professionnels et, notamment, par les établissements financiers pour attraire devant les tribunaux les consommateurs en incident de paiement. La contribution de 35 euros adresse un signal très négatif pour les consommateurs, en érigeant un obstacle supplémentaire à l'accès au juge. En raison du faible montant, pour certains litiges de consommation (cas d'un DVD non livré par exemple), la contribution risque de dissuader un grand nombre de personnes d'agir en justice. Elle pourrait donc encourager le développement de pratiques abusives chez certains professionnels, puisque leurs clients n'auront pas d'intérêt à ester en justice. C'est pourquoi il conviendrait de prévoir une exonération de cette contribution pour les particuliers agissant en justice contre des professionnels. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la réponseM. Albert Facon appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation très dégradée de l'enseignement de l'histoire et de la géographie au collège. Dans le cycle central (cinquième et quatrième) qui couvre en histoire une période allant de Charlemagne à 1914, la réduction de l'horaire d'histoire à une heure hebdomadaire contraint les enseignants à sacrifier des questions entières, dont celles portant notamment sur l'histoire nationale. Le retour à l'horaire précédent, soit une heure et quart par semaine, permettrait de remédier en partie à cette situation. En effet, il lui rappelle que ces disciplines sont porteuses de culture générale, permettent de se situer dans l'espace et dans le temps et sont le vecteur indispensable à toute société démocratique valorisant la tolérance et le respect envers autrui comme envers la société et l'État républicain. C'est pourquoi il lui demande d'augmenter le volume horaire de l'histoire géographie au collège, notamment dans les classes de cinquième et quatrième.
Voir la questionM. Albert Facon appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation très dégradée de l'enseignement de l'histoire et de la géographie dans le second degré de l'enseignement scolaire. À la rentrée 2012, plus de la moitié des élèves de terminale de l'enseignement général des lycées, ceux de la filière scientifique, n'auront plus d'enseignement obligatoire d'histoire et de géographie. Cette mesure suscite l'incompréhension de l'Association des professeurs d'histoire et de géographie (APGH). Ces disciplines sont porteuses de culture générale, permettent de se situer dans l'espace et dans le temps et sont le vecteur indispensable à toute société démocratique valorisant la tolérance et le respect envers autrui comme envers la société et l'État républicain. Par ailleurs, la réforme des lycées telle qu'elle a été faite, conduit à rendre impossible la mise en application des programmes d'histoire géographie dans les classes de première puisque les nouveaux programmes concentrent en une seule année des contenus répartis auparavant sur deux années (première et terminale). Il lui demande donc quelles mesures il compte prendre afin de rendre à ces matières la place qui doit être la leur au sein de l'éducation nationale.
Voir la questionM. Albert Facon appelle l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la politique de la ville sur l'inquiétude des missions locales du Nord-Pas-de-Calais devant la mise en oeuvre du plan « Espoirs banlieues ». Dans cette région, l'annonce de ce plan avait suscité un espoir de réponses supplémentaires pour la jeunesse. 111 000 jeunes sont accompagnés par le réseau des missions locales, dont plus de 22 000 issus des quartiers ZUS. Pour mettre en place le plan « Espoir banlieues », l'État a lancé un appel d'offres national le 31 mars 2008, permettant à des opérateurs privés de se positionner sur le coeur de métier des missions locales : l'accompagnement à l'emploi durable de plus de 6 mois, à la qualification ou à la création d'entreprise de 45 000 jeunes issus des quartiers « CUCS » (contrat urbain de cohésion sociale). L'État attend, en effet, du futur opérateur les mêmes missions que celles décrites dans les protocoles 2000 et 2005 des missions locales. Ces missions ont été validées par les financeurs des missions locales ; elles sont décrites dans la circulaire CIVIS et déclinées dans les conventions pluriannuelles d'objectifs conclues avec les missions locales, pour 2008, par l'État. Le contenu de cet appel d'offres ne peut donc qu'inquiéter et interpeller les élus des missions locales. Il faut préciser que, pour cet appel d'offre, les autres financeurs des missions locales : Communes, Conseils généraux, Conseil régional n'ont pas été consultés alors que leurs élus sont fortement impliqués dans les quartiers notamment ceux des ZUS. Or, cet appel d'offres concerne 7 700 jeunes pour la région Nord-Pas-de-Calais sur 3 ans ; le réseau des missions locales était tout à fait capable, en liaison avec le service public de l'emploi de prendre en charge le suivi de cette nouvelle mesure. Bon nombre de questions se posent. Un jeune dans un parcours CIVIS, dans le même quartier peut bénéficier au maximum de 900 €, un jeune en contrat d'autonomie dans le cadre du « Plan banlieues » pourra bénéficier de 1 800 €. Comment faire comprendre cette différence de traitement aux jeunes ? Les enveloppes du fonds d'insertion pour les jeunes ont fortement diminué, voire disparu entre 2005 et 2007 : comment alors justifier cette nouvelle mesure ? D'autre part, de nombreuses missions locales sont en grande difficulté financière ou de trésorerie. Certaines doivent envisager (ou l'ont déjà fait) de licencier des membres de leur personnel : comment leur faire accepter que des financements soient accordés à des opérateurs nouveaux, d'autant plus que ces mêmes opérateurs ne pourront, en tout état de cause, mener leur action qu'avec l'appui des missions locales présentes dans les quartiers depuis de nombreuses années (notamment pour les prescriptions vers les formations qualifiantes du programme de formation du Conseil régional). L'association régionale des missions locales émet un avis très réservé sur ce « nouveau » plan qui ne paraît pas correspondre à une réalité de terrain. C'est moins d'une nouvelle mesure (l'accompagnement étant déjà réalisé par les missions locales) que d'un engagement plus fort des entreprises, dont les missions locales ont besoin pour réussir l'accès à l'emploi des jeunes de ces quartiers en zone sensible. Le réseau aurait apprécié une action plus forte de l'État dans cette direction, d'autant que sur la forme, les missions locales et l'association régionale des missions locales ne sont pas en mesure de répondre à cet appel d'offres. Le risque de marginalisation des missions locales, alors même qu'elles disposent de compétences et de savoir-faire spécifiques et reconnus, existe. C'est pourquoi, il lui demande de lui indiquer si elle entend prendre des dispositions pour optimiser les dispositifs existants, solliciter l'expertise des structures en place depuis longtemps dans les quartiers et renforcer la concertation plutôt que de créer de la concurrence sur un territoire.
Voir la réponseM. Albert Facon appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la situation préoccupante des paysans indiens qui réclament leurs droits à la terre et aux ressources naturelles. Bien que le Premier ministre indien ait annoncé une importante réforme agraire en 2007 et que des textes législatifs en ce sens ont été adoptés, il apparaît que ces initiatives n'aient pas encore abouties et que les conversions et accaparements des terres agricoles et des forêts se poursuivent privant ainsi les paysans indiens d'un accès équitable à leur terre. En Inde, le mouvement Ekta Parishad refuse de baisser les bras et intensifie son combat. Il lance une marche d'un an à travers le pays. Cette première marche aboutira au Jan Satyagraha, la marche pour la justice. En octobre 2012, 100 000 indiennes et indiens réclameront un accès équitable à la terre pour toutes et tous. Ce mouvement est soutenu par de nombreuses organisations humanitaires pour faire entendre la voix des sans-terre au Gouvernement indien et défendre la souveraineté alimentaire pour tous. Il lui demande sa position sur le sujet.
Voir la réponseM. Albert Facon appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les problèmes de la myofasciite à macrophage, maladie qui résulterait de l'utilisation de l'aluminium comme adjuvant dans la fabrication de nombreux vaccins. Les présomptions de toxicité de cet adjuvant sont aujourd'hui fortement étayées et il n'est plus possible de les ignorer. Selon l'association d'entraide aux maladies de la myofasciite à macrophage, il existerait des alternatives à l'utilisation de l'aluminium totalement inoffensives pour l'organisme humain. La liste des vaccins utilisant cet adjuvant dont la nocivité est mise en cause est longue et leur utilisation induit aujourd'hui un sentiment d'inquiétude parmi les patients, car le doute persiste. Ainsi, actuellement, en l'absence de recherche à long terme sur l'impact de l'aluminium vaccinal sur la santé, il serait bienvenu devant les risques encourus de prendre les bonnes décisions afin de ne pas mettre en danger la santé publique. Aussi il lui demande et mettre en oeuvre un financement nécessaire à la recherche afin d'évaluer les risques réels et de proscrire les vaccins utilisant l'aluminium comme adjuvant : le doute doit bénéficier au patient.
Voir la réponseM. Albert Facon attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur les problèmes de la myofasciite à macrophage, maladie qui résulterait de l'utilisation de l'aluminium comme adjuvant dans la fabrication de nombreux vaccins. Les présomptions de toxicité de cet adjuvant sont aujourd'hui fortement étayées et il n'est plus possible de les ignorer. Selon l'association d'entraide aux maladies de la myofasciite à macrophage, il existerait des alternatives à l'utilisation de l'aluminium totalement inoffensives pour l'organisme humain. La liste des vaccins utilisant cet adjuvant est longue et leur utilisation induit aujourd'hui un sentiment d'inquiétude car le doute persiste. Ainsi, actuellement, en l'absence de recherche à long terme sur l'impact de l'aluminium vaccinal sur la santé, il serait bienvenu devant les risques encourus de prendre les bonnes décisions afin de ne pas mettre en danger la santé publique. Aussi il lui demande et mettre en oeuvre un financement nécessaire à la recherche afin d'évaluer les risques réels et de proscrire les vaccins utilisant l'aluminium comme adjuvant : le doute doit bénéficier au patient.
Voir la réponseM. Albert Facon appelle l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur les conséquences de la baisse des moyens accordés à la lutte contre les exclusions, en particulier dans le champ de l'hébergement. Les structures d'accueil d'urgence et d'hébergement voient chaque année le nombre de personnes accueillies croître et ce dans un contexte de crise économique et d'aggravation des inégalités. Alors que les lois du 5 mars 2007 et du 25 mars 2009 garantissent l'inconditionnalité, la continuité de l'hébergement ainsi que le droit au logement opposable, le fonctionnement des structures d'accueil et d'hébergement, l'accompagnement social et professionnel des publics en situation de grande précarité sont fortement remis en cause, tandis que l'offre de logement est encore largement insuffisante. La publication des rapports d'orientation budgétaire fait état dans toutes les régions d'une baisse des moyens financiers allant de 0,23 % à 20,11 %, de décisions unilatérales de fermetures de places, d'arrêt de dispositifs tout à fait inacceptables. Dans le Nord-Pas-de-Calais, cela se traduit par : 13 % de moins pour les accueils d'urgence, 40 % de moins pour les centre d'adaptation à la vie active, 55 % de moins pour les points d'accueil et d'écoute jeunes, des dotations de CHRS d'insertion reconduites à l'identique depuis 2009 (donc une baisse cumulée de près de 9 %). Ce qui représente une baisse de 1,5 million d'euros, 2 100 personnes exclues des dispositifs et 115 emplois en moins. De nombreuses associations sollicitent : une vraie reconnaissance du travail de l'ensemble des acteurs qui accueillent, accompagnent, hébergent les personnes en difficulté ; le gel des transferts de moyens entre les dispositifs, en attendant la définition d'une véritable politique du « logement d'abord » ; la revalorisation immédiate de l'enveloppe régionale permettant de poursuivre les actions engagées, de couvrir les besoins au moins à hauteur de l'exécuté 2010. Aussi, il souhaite donc connaître les mesures qui seront prises pour faire face à une telle situation.
Voir la réponseM. Albert Facon appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les difficultés que rencontre depuis trois ans le secteur de la lutte contre les exclusions et en particulier le champ de l'hébergement. Ces dernières années, on a assisté à une forte augmentation du nombre de personnes accueillies et sans solution d'hébergement dans un contexte de crise économique et d'aggravation des inégalités. Ces personnes sont de plus en plus jeunes et doivent faire face à des problématiques de plus en plus complexes. Parallèlement, le secteur subit une restructuration accélérée, sans méthode, ni vision, qui conduit à supprimer des places d'hébergement ou à limiter les solutions d'accompagnement sous couvert de privilégier l'accès direct au logement alors que les parcs locatifs privés et publics sont aujourd'hui saturés. Depuis trois ans, les associations doivent également faire face à des baisses répétées des financements. Alors que les lois du 5 mars 2007 et du 25 mars 2009 garantissent l'inconditionnalité et la continuité de l'hébergement ainsi que le droit au logement opposable, le fonctionnement des structures d'accueil et d'hébergement et l'accompagnement social et professionnel des publics en situation de grande précarité sont fortement remis en cause, tandis que l'offre de logement est encore largement insuffisante. La publication des rapports d'orientation budgétaires fait état dans toutes les régions d'une baisse de moyens financiers allant de - 0,23 % à - 20,11 %, de décisions unilatérales de fermetures de places, d'arrêt de dispositifs tout à fait inacceptables. Dans la région Nord-Pas-de-Calais, ces mesures représentent une baisse de 1,5 million d'euros, 2 100 personnes exclues des dispositifs et 115 emplois en moins. Face à cela, les associations actrices de l'hébergement social souhaitent une vraie reconnaissance de leur travail, le gel des transferts de moyens entre les dispositifs et une revalorisation immédiate de l'enveloppe régionale permettant de poursuivre les actions engagées et de couvrir les besoins au moins à hauteur de ce qui a été exécuté en 2010. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre afin que soit assuré le droit à l'hébergement, à l'accueil inconditionnel et à la continuité des prises en charge.
Voir la réponseM. Albert Facon appelle l'attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur l'extension des mesures de réparation aux pupilles de la Nation de tous les conflits. À l'issue de la publication des décrets n° 2000-657 du 13 juillet 2003 et n° 2004-7511 du 27 juillet 2004, une Commission nationale de concertation s'est vue confier la mission de rédiger un projet de décret unique pour étendre l'indemnisation à l'ensemble des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre qui n'avaient pas bénéficié des précédentes mesures. Ce décret, s'il comportait en effet une mesure de réparation pour tous les pupilles de la Nation, orphelins de guerre de tous les conflits, mettrait fin aux différences de traitement des deux décrets de 2000 et 2004 qui n'indemnisent que certaines catégories. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer à quelle date est envisagée la parution de ce décret.
Voir la questionM. Albert Facon appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les baisses drastiques du budget consacrés aux maisons de l'emploi (MDE). En effet, le budget 2012 prévoit une nouvelle réduction de 34 % du financement de l'État des MDE. Créées en 2005 sur la base d'expérimentations menées dans les années 1990, les maisons de l'emploi sont des outils de politique territoriales de l'emploi initiées par les collectivités locales de premier niveau, communes et intercommunalités. Cette nouvelle baisse des moyens de l'État est préoccupante. L'utilité des maisons de l'emploi a pourtant été démontrée pour travailler en collaboration avec les élus locaux afin d'ajuster les politiques publiques de l'emploi aux dynamiques particulières du territoire, rassembler les moyens et faire reculer le chômage, en favorisant l'adaptation de l'emploi aux besoins des entreprises et des opportunités locales. Il lui demande de lui indiquer les intentions du Gouvernement sur l'avenir aujourd'hui menacé des maisons de l'emploi.
Voir la questionM. Albert Facon appelle l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur l'accès au logement ainsi que sur les conditions de sortie des locataires. Alors que les locataires du secteur privé ont le taux d'effort le plus important pour se loger, l'UFC-Que choisir région Nord-Pas-de-Calais a rendu publique une enquête alarmante. Cette enquête visait à connaître les modalités pratiques d'accès à la location, vérifier la conformité des agences à leurs obligations légales, et apprécier le service offert au candidat à la location. Le constat est sans appel. Ainsi en matière d'informations, les agences ne jouent toujours pas le jeu de la transparence. Bien qu'obligatoires, de nombreuses informations ne sont pas affichées par les agences. Ainsi, dans 6 cas sur 26, les honoraires n'étaient pas affichés ou pas visibles de l'extérieur. De même, près de trois mois après l'entrée en vigueur de l'obligation légale d'affichage de l'étiquette énergétique, seulement 50 % des agences respectent la loi. De plus, dans 70 % des cas, les agences n'ont pas hésité à demander pour la constitution du dossier des documents strictement interdits : attestation de l'employeur, autorisation de prélèvement automatique, chèque de réservation de logement, copie de relevé de compte... Enfin, alors que l'essentiel des services proposés par l'agence sont principalement au profit du bailleur, les honoraires acquittés par les locataires sont prohibitifs : en moyenne, un mois de loyer, hors charges ! Or selon une interprétation stricte de la loi par les tribunaux, notamment la cour d'appel de Grenoble dans un arrêt de 2004, le locataire ne doit à l'agence que la seule rédaction de l'acte. Au-delà de l'accès, le logement locatif pose également problème aux locataires principalement en raison des conditions d'élaboration des états des lieux et bien évidemment des conditions de restitution de dépôt de garantie. Au vu de ce constat, il semble donc opportun que des mesures législatives et réglementaires simplifient l'accès au logement ainsi que les conditions de sortie des locataires, notamment via une limitation des honoraires des agences immobilières pour les locataires à la seule rédaction du bail, une meilleure information sur les états des lieux, ainsi que le placement sur un fonds des dépôts de garantie pour dégager des intérêts servant à la solidarité nationale en matière de logement. En conséquence, il lui demande les mesures qu'il entend mettre en oeuvre pour remédier aux dysfonctionnements constatés et pour simplifier l'accès au logement et les conditions de sortie des locataires.
Voir la réponseM. Albert Facon appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé. Le 3 novembre 2011, le conseil d'administration de l'AHNAC (Association hospitalière Nord-Artois cliniques) a voté, sur préconisation de l'administrateur provisoire de l'inspection générale des affaires sociales, un plan d'actions qui viserait à permettre un rééquilibrage financier du groupe. Pour ce faire, il a été décidé de transférer les services de médecine spécialisés de la polyclinique de Hénin-Beaumont vers celle du Riaumont à Liévin. Sous couvert d'une centralisation des services lourds, la polyclinique d'Hénin-Beaumont perdrait trois services de proximité très importants tels que la cardiologie, la pneumologie et la médecine interne au profit de la mutation d'un seul service et de son chirurgien provenant d'un autre établissement. Ainsi amputée, la polyclinique deviendrait purement chirurgicale et, faute de recours à des spécialistes médicaux, apporterait certainement moins de sécurité aux patients. Construit il y a seulement quatorze ans, cet établissement est devenu, grâce à la qualité de ses soins et de son personnel une référence régionale. Il était prévu que le service de radiologie soit doté d'un nouveau scanner et d'une IRM. Tous les services fonctionnaient en parfaite coopération et complémentarité avec de nombreux services extérieurs tels que le laboratoire d'analyses biologiques du service minier, le service de réadaptation fonctionnelle d'Oignies, le centre hospitalier de Charlon avec échanges bilatéraux et bien d'autres partenaires. Il ne paraît pas logique d'imaginer un seul pôle médical AHNAC à Liévin sachant qu'une offre concurrentielle existe à moins de 4 km sur la commune de Lens. Compte tenu de la géographie des lieux, la polyclinique de Hénin-Beaumont est actuellement le principal acteur pour la prise en charge du secteur non libéral d'un bassin d'une population de 150 000 habitants. Le service des urgences enregistre plus de 27 000 entrées par an, dont une grande part relève de la médecine et qu'il existe encore des anciens mineurs dans le bassin minier et qu'ils sont âgés, silicosés, et ont d'importants problèmes de mobilité. Et comme pour tant d'autres malades du secteur l'accès au cardiologue ou au pneumologue se faisait dans cette polyclinique proche de chez eux. L'incompréhension est totale et on peut logiquement se poser la question de savoir si cet administrateur aux ordres de l'ARS et donc de l'État a bien mesuré l'impact induit sur le secteur d'une telle décision. Alors que la polyclinique fonctionne bien, le secteur sera privé de cette proximité de soins autrefois louée. Dans l'intérêt de la population, il lui demande d'intervenir personnellement pour que ces transferts ne se fassent pas.
Voir la réponse publiée le 09 décembre 2011Intervention en réunion de commission
Mercredi 30 novembre 2011 - Séance de 9 heures 30
M. Albert Facon attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé, sur les problèmes de santé pouvant être induits par l'utilisation du nonylphenol dans l'industrie textile étrangère. Ce composant organique, synthétique, qui appartient à la famille des alkyphénols est connu pour sa toxicité. Alors qu'en Europe le recours au nonylphénol est interdit depuis 2003 il continue à être utilisé comme agent surfactant dans la filière textile à l'étranger et plus particulièrement en Chine. Ainsi, la fabrication de vêtements, chaussures voire autres produits (produits d'entretien, shampoings) n'est soumise à aucune règle de fabrication dans ces pays et leur commercialisation en France est permise malgré les risques décriés. La nocivité du nonylphénol est connue, non seulement pour les perturbations endocriniennes qu'elle engendre chez l'homme mais aussi pour les dégâts environnementaux produits par la libération de ce composant dans les eaux de lavage. Un processus de pollution s'enclenche ainsi via les cours d'eaux empoisonnant la flore et la vie marine. Il est avéré, qu'avec son activité oestrogène le nonylphénol imite les hormones sexuelles et entraîne la féminisation des poissons. Des accroissements de risque de cancer chez la souris ont également été constatés. Qu'en est-il chez l'être humain, ces produits, aux prix attractifs envahissent le marché français et sont régulièrement consommés par les plus jeunes. Il me semble juste, devant les doutes émis par les scientifiques, d'appliquer le principe de précaution en exigeant pour tout produit importé, que la fabrication soit conforme aux normes européennes. Aussi il lui demande quelle est la position du Gouvernement en la matière.
Voir la questionM. Albert Facon indique à Mme la secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, chargée de la jeunesse et de la vie associative, qu'au-delà de la polémique menée autour des contrats précaires tous statuts confondus des accompagnants scolaires, il attire son attention sur les situations difficiles, voire bouleversantes, induites par cet état de fait sur l'enfant et son entourage. Alors qu'il est important de garder à l'esprit le caractère humain de ces emplois, les liens qu'il a été nécessaire de tisser avec ces enfants posant des problèmes d'adaptation, force est de constater que les conditions mises en oeuvre pour cette nécessaire intégration sont loin d'être optimales. La précarité de ces fonctions qui devraient être pérennisées nous renvoie l'image d'un Gouvernement qui se contente d'une prise en charge du handicap balbutiante. L'engagement de ces accompagnants est loin d'être valorisé et c'est parfois sans état d'âme qu'il est sacrifié, par nécessité de service, avant même la fin de l'année scolaire. Il s'ensuit sur le terrain des réajustements pédagogiques, psychologiques pas forcément bénéfiques au suivi de l'enfant. Il serait intéressant d'avoir l'avis d'un psychologue sur l'impact produit par ces parcours saccadés. Il dénonce ces situations éprouvantes parce que de nombreux courriers lui sont adressés. Les médias s'en emparent et sa circonscription est loin d'être épargnée. Aussi il lui demande à quand est renvoyée une prise en charge valorisante du handicap, stable, pérenne et non pas ponctuée comme aujourd'hui de ruptures blessantes pour le salarié, l'enfant et sa famille, à quand une politique efficace qui considère le handicap comme une priorité et non comme pourvoyeur d'emplois précaires.
Voir la réponse publiée le 20 mai 2011M. Albert Facon attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. Pour faciliter la scolarisation des enfants présentant un handicap ou un trouble de santé invalidant, l'État, en matière de réponse aux besoins d'accompagnement scolaire, a mis en place le dispositif des auxiliaires de vie scolaire individualisés. Ces temps d'aide ont permis d'élargir sensiblement les possibilités d'accueil de ces enfants. Ces personnels sont formés au suivi de l'enfant handicapé contrairement aux emplois de vie scolaire. Or, il s'avère, depuis les décisions restrictives du Président de la République et de son Gouvernement dans ses réformes de l'éducation nationale (alors que lui-même en son temps prônait dans ce cas particulier la nécessité d'une meilleure prise en charge du handicap), que le dispositif de mise en place des AVSI s'est fragilisé. Les heures d'aide individualisée allouées par les maisons départementales des personnes handicapées sont loin d'être respectées, et ce malgré un avis médical. Ces états de fait ne font qu'accentuer le désarroi des familles déjà très éprouvées par le handicap de leur enfant. Il s'ensuit pour elles, un vrai parcours du combattant. L'éducation nationale entreprend un travail de colmatage visant à trouver des solutions de remplacement par les EVS, qui n'ont pas la formation souhaitée et dont le sort risque d'être malmené par une sérieuse diminution d'effectifs. Il lui rappelle que devant ces restrictions souhaitées par l'État, c'est aussi la prise en charge de l'enfant handicapé en milieu scolaire qui en souffre, ce qui a conduit de nombreuses familles de sa circonscription à le solliciter. Là, c'est une suppression de poste d'enseignant spécialisé en braille qui affecte 30 enfants par la non reconduite de ce poste. Ailleurs, c'est une restriction des heures d'aide individuelle, ou encore leur non application. Ou encore, la mise en attente de matériel spécifique qui ne peut pas être livré faute de moyens et la liste n'est pas exhaustive... Certains problèmes ne sont toujours pas résolus et quand ils le sont, c'est grâce à la ténacité des parents. La loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits, des chances et la citoyenneté des enfants en état de handicap est bafouée. La maladie invalidante de ces enfants les stigmatise déjà bien assez pour ne pas, en plus, subir les caprices des réformes. Il lui demande quelles mesures urgentes vont être prises pour pallier ces manques.
Voir la réponse publiée le 10 décembre 2010M. Albert Facon rappelle à M. le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique que la fusion de l'ANPE et de l'ASSEDIC a été concrétisée il y a un an par la mise en place du Pôle emploi. Cette nouvelle structure censée simplifier les démarches des demandeurs d'emploi connaît aujourd'hui de graves dysfonctionnements, dossiers égarés, tension liée au changement d'organisation, indemnisations retardées, etc. La bonne volonté du personnel ne suffit pas à pallier les manquements malheureusement constatés. La sérénité nécessaire au bon suivi des dossiers leur fait cruellement défaut. Pire, alors qu'une stabilité du personnel est nécessaire au bon fonctionnement de ces guichets uniques (surtout lorsque l'on sait que le chiffre du chômage vient d'exploser), les CDD recrutés pour le renfort du personnel en place viennent d'apprendre, dans le département du Pas-de-Calais, que leur contrat ne serait pas renouvelé. Ils redeviendront donc eux-mêmes des chômeurs. Son prédécesseur préférait faire traiter les dossiers des demandeurs d'emploi moyennant contribution par des sociétés privées plutôt que garder un personnel recruté à cet effet. Bon nombre d'employés ont des portefeuilles beaucoup trop importants à gérer ; ce constat ne peut qu'accentuer la pression ainsi accumulée. Comme il peut le constater, l'atmosphère n'est guère propice à une bonne résolution des problèmes des personnes en quête d'emploi. Les aberrations se multiplient tout autant que les intervenants, alors que certains demandeurs d'emploi sont dans la détresse ; les entretiens par souci de productivité sont parfois chronométrés comme peuvent l'être les communications téléphoniques lorsque les personnes ont la chance d'être entendues. Le manque de personnel sous-entend malheureusement un manque de temps nécessaire à la résolution des problèmes et les demandeurs d'emploi déjà en difficulté en subissent les conséquences. Il lui demande quelles mesures il va prendre pour mettre fin très rapidement à cette situation catastrophique.
Voir la réponse publiée le 09 juin 2010M. Albert Facon rappelle à M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville que le statut d'auto-entrepreneur permet à des personnes de créer leur propre entreprise en simplifiant les formalités administratives et en limitant les risques financiers. Il est vrai que ce statut connaît un succès depuis sa création le 1er janvier 2009, surtout pour les demandeurs d'emploi qui sont de plus en plus nombreux. Cependant, un an après, il connaît d'ores et déjà de graves dérives sociales. En effet, il est parfois utilisé comme moyen de substitution au contrat de travail chez certaines PME qui n'hésitent plus à imposer à des personnes de travailler pour eux sous le statut d'auto-entrepreneur au lieu de les embaucher. Cela permet aux entreprises de bénéficier des services d'un salarié sans les risques liés à un contrat de travail. Elles ne paieront ni charges, ni primes et leurs démarches administratives seront facilitées. Le salarié ou plutôt l'auto-entrepreneur, lui, perd beaucoup. Bien évidemment il va bénéficier des avantages d'un indépendant, mais il va surtout connaître une privation d'avantages sociaux telle que les cotisations chômages, les congés payés, etc. Pire, en cas de non-renouvellement de ses « prestations », l'auto-entrepreneur ne touchera pas les indemnités chômages et/ou de licenciement. Ce statut est du « pain béni » pour des entreprises peu scrupuleuses, qui gagnent la compétence d'un salarié, sans prendre en charge les coûts obligatoires tels que les charges patronales, etc. Enfin, elles peuvent mettre unilatéralement fin à la prestation de l'auto-entrepreneur sans pénalités financières. Nous voilà donc devant un nouveau genre de salariés, qui se retrouvent avec des avantages sociaux proches du néant ! C'est pourquoi il lui demande ce qu'il compte faire pour arrêter très rapidement cette dérive.
Voir la réponse publiée le 26 février 2010Assemblée nationale
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