Commission des affaires étrangères : audition d'Alain Juppé, ministre des affaires étrangères
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Commission des affaires étrangères : audition d'Alain Juppé, ministre des affaires étrangères
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M. Didier Julia alerte Mme la ministre auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de l'apprentissage et de la formation professionnelle, que dans les administrations et autres organismes parapublics les marchés de formation étaient gérés par des responsables qui achetaient, dans un même secteur (management, bureautique, sécurité..) à plusieurs organismes de formation. Depuis la réforme des marchés publics, cette tâche est confiée aux acheteurs, les responsables de formation leur confiant leurs besoins. Ces acheteurs ont la possibilité de lancer une procédure en un ou plusieurs lots. La méconnaissance du marché les conduit souvent à faire des lots qui ne peuvent être traités que par des cabinets importants. D'autre part, si le responsable de formation traitait avec plusieurs cabinets dans un même secteur, l'acheteur lui impose de traiter avec un organisme qui doit savoir tout faire. Quelques exemples : lorsqu'un organisme public fait un lot comportant du management et du coaching, sachant qu'il y a 450 coachs accrédités en France (source Les Échos), le marché ne peut être conclu que par un organisme qui dispose des programmes de formation et des coachs, ce qui limite à quelques organismes en France la concurrence. Lorsque le lot comporte diverses formations concernant l'efficacité professionnelle et une formation sur la gestion des emplois et des compétences, le candidat qui se verra attribuer le marché sera obligatoirement un généraliste travaillant dans les ressources humaines et l'efficacité. Lorsque dans un marché qui doit se dérouler à 90 % à Paris, il est demandé à l'organisme d'avoir 6 implantations en province, se trouvent exclus de fait les organismes qui n'ont qu'une implantation à Paris. La mise en place des ces lots va à l'encontre de l'intérêt général puisque les spécialistes qui sont plus petits et souvent moins chers et de meilleure qualité que les grands cabinets généralistes sont exclus de ces marchés auxquels ils participaient antérieurement. Ainsi de nombreuses administrations sont obligées de traiter avec un seul organisme qui voit ses parts de marché augmentées au détriment des organismes de formation spécialisés et souvent plus compétents. Ces derniers perdent ainsi leurs clients. Ne serait-il pas possible, pour permettre la survie des spécialistes, d'augmenter le nombre de lots ou de demander, au-dessus d'un certain montant, la création de lots multi-attributaires. Cette dernière solution permettrait au responsable de formation de choisir le fournisseur le plus adapté parmi les mieux-disants du marché public. Elle permettrait aussi aux cabinets spécialisés de ne pas être évincés.
Voir la questionM. Didier Julia attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur L'article L. 1111-3 du code de santé publique remplaçant (11 août 2011) le « prix d'achat » par le « prix de vente » dans l'information fournie au patient, des prothèses dentaires posées par les chirurgiens-dentistes, qui modifie la qualification de l'acte médical et constitue de ce fait une activité commerciale contraire au code de la santé publique. De plus, le rapport de la Cour des comptes (8 septembre 2010) constatant que « [...] le développement des importations de prothèses dentaires induit un phénomène de rente profitant de manière très inégale aux professionnels de santé concernés » contraire par ailleurs au code de santé publique qui interdit d'avoir des intérêts dans une prescription, l'Association perspectives dentaires propose que la facture du laboratoire soit directement payée par le patient au prothésiste dentaire. Le patient étant en possession de la facture du fabricant, les éléments de traçabilité également notifiés dans cet article du CSP seraient clairement et sans ambiguïté mis en application de fait. Cette mesure n'entamerait en rien les honoraires prothétiques dus aux praticiens. La loi définissant qu'un devis type sera défini par décret à compter du 1er janvier 2012, il lui demande s'il ne serait pas opportun d'y ajouter également cette mesure de transparence réclamée également par les patients assurés sociaux, et lui demande donc de bien vouloir faire respecter dans les meilleurs délais la législation française en la matière.
Voir la questionM. Didier Julia attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les graves inquiétudes d'une partie des habitants des départements de la Seine-et-Marne et de l'Essonne devant un projet modificatif de la circulation aérienne qui entraîne un allongement du temps de vol, donc une augmentation de kérosène et d'émission de CO2, des nuisances nouvelles et incontestables pour tous les habitants, situés notamment dans le périmètre d'un parc naturel régional, sans pour autant supprimer la gêne actuelle des décollages pour les populations de l'aéroport d'Orly. Ils s'étonnent que ce projet ait été mené sans aucune concertation alors qu'il entraîne des conséquences en totale contradiction avec les objectifs fixés par la Loi du Grenelle 2 qui prône la mise en oeuvre d'une gouvernance écologique. Il lui demande s'il lui est possible d'apaiser les inquiétudes suscitées par ce nouveau plan de circulation aérienne. Il lui demande enfin s'il ne serait pas souhaitable de prévoir dans le cadre des documents généraux d'urbanisme les tracés de circulation aérienne, de la même façon que l'on programme les réseaux routiers et les réseaux ferrés afin que les élus puissent en tenir compte dans leur projet d'urbanisation et pour la mise en oeuvre de mesures de protection des populations.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 12 octobre 2011 - Séance de 9 h 30
M. Didier Julia alerte Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la loi n° 2010-1563, notamment sur son article 76 concernant la réforme des collectivités locales. À la suite de cet article les syndicats mixtes des parcs naturels régionaux se trouveraient dans l'impossibilité de mobiliser un autofinancement minimum de 20 % sur les opérations en investissement dont ils sont maîtres d'ouvrage. L'application de cette disposition, à échéance du 1er janvier 2012, les met dans la plus grande précarité et menace la mise en oeuvre de leurs missions. Les syndicats mixtes des parcs naturels régionaux présentent des spécificités importantes introduites par le code de l'environnement. Ils sont constitués par obligation du code de l'environnement (article L. 333-3) pour assurer la gestion et l'aménagement d'un parc naturel régional. Ils regroupent régions, départements, communes et parfois les EPCI, et d'autres établissements publics du territoire classé. Ils ont des obligations au regard du code de l'environnement : leurs missions sont attribuées par décret du Premier ministre, pour douze ans, et sont liées à la mise en oeuvre d'une charte. Ces obligations entraînent la réalisation d'études et d'opérations d'investissement dont ils ont la maîtrise d'ouvrage. Ils ne bénéficient ni d'une fiscalité propre, ni d'un transfert de moyens de la part des collectivités membres (n’ayant pas de compétences transférées), ni de dotations d'État, telles que la DGF ou la DGE. Ils ne bénéficient d'aucune ressource propre d'investissement. Leurs opérations d'investissement sont, jusqu'à présent, financées en totalité sur des subventions publiques, en application du décret du 11 décembre 2000, art. 1er, alinéa C. En conséquence, afin d'éviter un blocage dans la gestion des parcs naturels régionaux, il lui demande de veiller à ce que le décret d'application de la loi n° 2010-1563 sur la réforme des collectivités locales maintienne la dérogation pour les opérations d'investissement conduites sous sa maîtrise d'ouvrage, telle qu'elle avait été prévue par le législateur dans le décret du 11 décembre 2000, art. 1er alinéa C.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mardi 4 octobre 2011 - Séance de 16 h 45
M. Didier Julia rappelle à M. le ministre des affaires étrangères et européennes ses questions écrites du 16 septembre 2008 et 26 mai 2009 sur les difficultés que rencontrent les étrangers pour obtenir un permis de conduire français en échange du certificat d'authenticité du permis de conduire étranger. Les autorités consulaires affirment que les préfectures, notamment les wilayas en Algérie, ne respectent pas les délais prévus pour délivrer le certificat d'authenticité. Dans sa réponse du 26 janvier 2010, il avait fait état d'un manque de diligence des autorités locales qui affirment que les autorités consulaires françaises ne les ont jamais saisies ; elles en fournissent même des attestations et répondent immédiatement aux avocats des particuliers qui les ont saisis directement. Il voudrait connaître les résultats de l'étude interministérielle qui a été prescrite, et à laquelle il participe, afin d'accélérer la procédure d'échange de permis de conduire en y apportant toutes les garanties d'authenticité.
Voir la réponseM. Didier Julia appelle l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur la nécessité de poursuivre la réforme des études de masso-kinésithérapie. Le Ministre a annoncé qu'un futur diplôme d'État en masso-kinésithérapie ferait l'objet d'une reconnaissance publique au cours du premier trimestre 2011. Les représentants de la profession demandent notamment d'étaler le temps de formation professionnelle sur 4 années professionnelles post-sélection, afin que les étudiants intègrent pleinement les savoirs et les compétences nécessaires à une pratique professionnelle réactualisée ; d'établir une sélection homogène par une première année universitaire commune aux études de santé ; d'attribuer un niveau master au diplôme d'État en masso-kinésithérapie; de mettre en place une réelle politique de recherche dans le domaine de la rééducation dans laquelle les kinésithérapeutes joueront pleinement leur rôle et pourront s'exprimer au travers d'une filière doctorale alimentant les besoins des IFMK et des universités. Il lui demande dans quels délais elle envisage de prendre les mesures permettant de garantir la qualité des futurs professionnels et d'assurer une formation efficiente aux futurs masseurs-kinésithérapeutes.
Voir la réponseM. Didier Julia rappelle à M. le ministre de la culture et de la communication que la Convention du patrimoine mondial de l'Unesco, qui s'est tenue d'octobre à novembre 1972, assigne à chacun des États l'obligation" d'identifier, de protéger et de transmettre aux générations futures tout patrimoine culturel "se trouvant sur son territoire. Or il lui signale que tous les objets de grande valeur mis en vente en France, soit à l'occasion de ventes volontaires (notamment par les commissaires-priseurs), soit dans les galeries, ne comportent généralement aucune indication sur leur provenance. Le Conseil national des ventes volontaires qui régit les règles éthiques des commissaires-priseurs n'a jamais imposé l'identification des objets à partir de leur provenance. Il en résulte que la France est devenue l'une des plaques tournantes mondiales pour le marché mondial des objets volés, notamment pour les antiquités irakiennes ou iraniennes dont le commerce s'est développé ces dernières années. Il lui demande s’il ne lui paraît pas urgent de prescrire une obligation pour toutes les ventes en France d'objets culturels de valeur d'en indiquer l'origine et la provenance géographique précise. Notre pays pourrait ainsi redresser son image mondiale dans le commerce des oeuvres d'art.
Voir la questionM. Didier Julia rappelle à M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, que la Convention du patrimoine mondial de l'Unesco, qui s'est tenue d'octobre à novembre 1972, a assigné à chacun des États l'obligation " d'identifier, de protéger et de transmettre aux générations futures tout patrimoine culturel " se trouvant sur son territoire. Or il lui signale que tous les objets de grande valeur mis en vente en France, soit à l'occasion de ventes volontaires (notamment par les commissaires priseurs), soit dans les galeries, ne comportent généralement aucune indication sur leur provenance. Le Conseil national des ventes volontaires qui régit les règles éthiques des commissaires priseurs n'a jamais imposé l'identification des objets à partir de leur provenance. Il en résulte que la France est devenue l'une des plaques tournantes mondiales pour le marché mondial des objets volés, notamment pour les antiquités irakiennes ou iraniennes dont le commerce s'est développé ces dernières années. Il lui demande s’il ne lui paraît pas urgent de prescrire une obligation de traçabilité pour toutes les ventes en France d'objets culturels de valeur en indiquant leur origine et leur provenance géographique précise. Notre pays pourrait ainsi redresser son image mondiale dans le commerce des oeuvres d'art.
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Mardi 5 juillet 2011 - Séance de 17 h 30
M. Didier Julia rappelle à Mme la secrétaire d'État auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, les nombreux avertissements donnés par la presse, relayés à la télévision par le Président du Conseil économique, social et environnemental, concernant le traitement des personnes sous tutelle, victimes souvent de spoliation. En effet certaines de ces personnes fragiles sont victimes de tuteurs qui vendent leurs biens sans leur autorisation. Ceux-ci maîtrisent le quotidien et l'avenir de ces personnes âgées, mais aussi de jeunes atteints de maladie d'Alzheimer ou de handicap. C'est ainsi que les maisons de certaines personnes âgées se trouvent vendues sans leur accord. Or, pour réaliser les contrôles prévus par la loi afin de s'assurer de l'intégrité des tuteurs, la justice ne dispose que de 80 juges à temps plein, soit plus de 5 000 dossiers pour un seul magistrat. Il lui demande si, dans le cadre du projet de loi sur la dépendance, elle envisage d'intégrer le dossier du contrôle des tutelles et de définir les principes d'une tutelle conforme aux principes de rigueur, de transparence et d’humanité.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 8 juin 2011 - Séance de 16 heures 15
Intervention en réunion de commission
Mercredi 8 juin 2011 - Séance de 8 heures 45
M. Didier Julia attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le fait qu'un grand nombre de collectivités territoriales ont noué, depuis la loi du 25 janvier 2007, des partenariats de coopération décentralisée, hors pays de l'OCDE, principalement avec des pays subsahariens. Il en résulte que les sommes mises à la charge des contribuables de ces collectivités deviennent de plus en plus importantes. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser le total des sommes qui ont été affectées à cet effet par ces collectivités territoriales pendant l'année 2009. Il souhaiterait également savoir si ces actions se sont limitées à des financements sous la forme de subventions, ou si la collectivité a participé directement comme maître d'ouvrage ou à un autre titre, à la réalisation du projet et, si, en retour, elle a retiré un avantage quelconque de cette coopération qui pourrait justifier un intérêt public local.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mardi 7 juin 2011 - Séance de 17 h 00
Intervention en réunion de commission
Mercredi 25 mai 2011 - Séance de 9 h 45
M. Didier Julia attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur les contraventions qui font l'objet d'une verbalisation de 90 euros pour avoir roulé à 51 km/heure au lieu de 50 Km/heure. Ce prix forfaitaire paraît disproportionné par rapport à l'automobiliste qui paie la même somme pour un excès de vitesse supérieur de 5 km/h. Il lui demande si un système progressif de diminution de l'amende ne pourrait pas être instauré pour les petits excès de vitesse ne dépassant pas les 5 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, entre 51 à 55.
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Mercredi 4 mai 2011 - Séance de 17 h 00
M. Didier Julia appelle l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la famille sur le cas d'une mère de famille dont le salaire s'élève à un peu plus de 1 000 euros mensuels avec un loyer légèrement supérieur à 500 euros, sans compter les charges de chauffage, d'électricité..., et qui se voit pratiquement supprimer l'aide au logement pour le motif que son fils, majeur et demeurant au domicile familial, vient de trouver un travail rémunéré à 1 000 euros mensuels. Il est évident, qu'avec 1 000 euros mensuels de revenus, son fils n'a pas les moyens de se loger. Or l'article 1235 du code civil fait obligation naturelle des parents d'aider financièrement leur enfant tant qu'il ne peut subvenir à ses besoins, même après la majorité. La Cour de cassation a même jugé qu'il y a une obligation naturelle des parents d'héberger gratuitement leurs enfants jeunes travailleurs salariés. Il lui demande si, du fait même de l'obligation où se trouve la mère d'héberger gratuitement son enfant, il ne lui paraît pas souhaitable et même nécessaire, dans la conjoncture économique actuelle, que la caisse d'allocations familiales ne prenne pas en compte pour le calcul de l'aide au logement les revenus temporaires d'un jeune qui commence à travailler et dont les ressources ne lui permettent pas de s'assumer tout seul.
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