Commission des affaires économiques : Audition de M. Jean-Paul Herteman, Pdg de Safran
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M. Pierre Lasbordes attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur les disparités de traitement des administrés d'un département à l'autre. Ainsi, comme l'indique le rapport de la commission des finances de l'Assemblée nationale sur l'administration générale et territoriale de l'État, le département de l'Essonne, par exemple, fait partie des départements pour lesquels les services préfectoraux sont les moins rapides en matière de délivrance des titres. D'autre part, il a été constaté la mise en oeuvre de logiciels informatiques inachevés et insuffisamment testés dans les préfectures, ce qui a entraîné une perte d'efficacité au moins dans les premiers temps de leur mise en place. En particulier, le passage au logiciel Chorus a ainsi eu pour conséquence un doublement du temps de gestion dans certaines administrations préfectorales. Il lui demande donc quelles sont les mesures qu'il entend prendre afin de remédier à ces disparités et de mieux préparer les services préfectoraux à l'arrivée des nouveaux supports informatiques.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur le mode de calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE). Un grand nombre de très petites entreprises (TPE) sont souvent domiciliées dans la résidence principale du gérant, lequel s'acquitte déjà de sa taxe foncière, en qualité de propriétaire de sa résidence principale. Il souhaite qu'il lui précise sur quels critères l'administration fiscale se fonde pour calculer la taxe foncière et la contribution foncière des entreprises, afin d'éviter une double imposition.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 21 décembre 2011 - Séance de 10 heures
M. Pierre Lasbordes attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur le montant de la cotisation foncière des entreprises (CFE). En effet, suite à la mise en place de cette nouvelle cotisation en remplacement de la taxe professionnelle, de nombreux commerçants, artisans et petites entreprises ont constaté en cette fin d'année une hausse de leur cotisation en comparaison des années précédentes. Il en résulte un grand sentiment d'incompréhension de la part des intéressés et de réelles difficultés à appréhender les modalités de calcul de cette nouvelle taxe. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui préciser quelles sont les bases d'imposition retenues ainsi que les mesures permettant de limiter la hausse de ces prélèvements.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l'évolution des soins dentaires dressée par la Cour des comptes, dans son rapport 2009 sur la sécurité sociale. Dans son rapport, la juridiction note, qu'en raison notamment des dépassements d'honoraires dans ce secteur, l'accès aux soins n'est pas garanti pour toute la population. Elle s'inquiète également de la pratique par certains médecins de la requalification des actes remboursables en actes hors nomenclature. Aussi, la Cour propose plusieurs pistes de réflexion : elle appelle notamment à un renforcement de la transparence des tarifs ou, à défaut, à la fixation de plafonds. D'autre part, la juridiction financière recommande l'optimisation de l'usage des cabinets dentaires de l'assurance maladie afin de répondre aux difficultés d'accès aux soins. Il souhaite connaître son avis sur l'ensemble de ces propositions.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la famille et de la solidarité sur l'accès à l'allocation aux adultes handicapés (AAH) pour les personnes atteintes d'un taux de handicap situé entre 50 et 79 %. En effet, conformément au nouvel article L. 821-2 du code de la sécurité sociale, le handicap subi doit désormais entraîner une « restriction substantielle et durable pour l'accès à l'emploi ». Cependant, il semblerait que le décret prévu par la loi pour définir cette nouvelle notion soit toujours en attente de publication. Par conséquent, ce sont toujours les anciennes dispositions, contenues dans le décret D. 821-1 qui sont actuellement applicables. Or celui-ci, disposant qu'il fallait être « dans l'impossibilité de se procurer un emploi » pour accéder à l'allocation, est beaucoup plus restrictif. Aussi, il lui demande de préciser dans quel délai sera publié le décret d'application afin de répondre aux besoins et attentes des personnes souffrant de handicap.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur les conditions d'accès à l'interruption volontaire de grossesse notamment au sein du département de l'Essonne. En effet, les services publics qui assurent la majeure partie des interruptions de grossesses non désirées du département sont actuellement en situation tendue et il leur serait de plus en plus difficile d'assurer, selon le planning familial du département, plus de la moitié des demandes qui leur sont faites. Cette situation entraîne des délais d'attente importants pour les femmes souhaitant interrompre leur grossesse. Bien que celles-ci soient accueillies, informées et orientées correctement par les centres de planning familial du département, un nombre important d'entre elles seraient ensuite orientées soit vers des hôpitaux de Paris, dans lesquels les délais d'attente sont également assez longs, soit vers des structures privées au sein desquelles le tiers payant n'est pas accepté et les mineurs non prises en charge. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quelles sont les mesures qu'elle entend prendre afin d'améliorer la prise en charge des femmes demandant une interruption volontaire de grossesse.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la famille et de la solidarité sur la situation des personnes handicapées. En effet, en vertu de la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, des avancées majeures ont été adoptées en faveur des droits fondamentaux des personnes en situation de handicap dont notamment le droit à la compensation. Ainsi, la personne handicapée a droit à la compensation des conséquences de son handicap, quels que soient l'origine et la nature de celui-ci. En vertu de ce principe, il a été décidé de mettre en place un plan personnalisé de compensation (PPC) permettant de couvrir les besoins humains et financiers. Or les associations représentantes des personnes handicapées ont exprimé de vives inquiétudes quant à la pérennité de cette disposition. D'autre part, elles ont également exprimé leur souhait de création d'un revenu d'existence personnel égal au SMIC brut pour les personnes ne pouvant ou plus travailler du fait de leur déficience. Il lui demande donc quelles sont les mesures qu'elle entend prendre afin de répondre à ces préoccupations et demandes.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée des aînés sur les propositions exprimées par l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) concernant la lutte contre la maltraitrance. Cette association préconise notamment de réorganiser énergiquement les systèmes des contrôles pour les concentrer sur les établissements suspects en mettant fin aux vérifications tatillonnes dans les établissements qui fonctionnent bien. Il lui demande donc de bien vouloir lui faire connaître sa position à ce sujet.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur les conditions d'attribution de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) versées aux personnes étrangères ayant obtenu un titre de séjour. L'ASPA, versée par la caisse nationale d'assurance vieillesse, est une allocation unique, créée en remplacement des différentes prestations qui composaient le minimum vieillesse jusqu'au 31 décembre 2005. Le montant de l'ASPA représente un peu plus de 700 euros par mois. À l'exception du citoyen de l'Union européenne, de l'espace économique européen ou de quelques situations particulières relevant de la réglementation européenne, le demandeur étranger, titulaire d'un titre de séjour en règle, a l'obligation de séjourner plus de 6 mois en France, au cours de l'année civile de versement de l'allocation. Compte tenu des efforts supplémentaires qui leur sont demandés dans le cadre de la réforme des retraites, nombreux sont nos compatriotes qui s'émeuvent des avantages sociaux consentis aux non nationaux résidant sur notre territoire et qui n'ont pas travaillé, ni cotisé en France pour obtenir des droits à la retraite ou une allocation vieillesse de substitution. Dans un souci de bonne gestion des comptes publics, il souhaite savoir si le Gouvernement compte redéfinir les conditions d'attribution de l'ASPA aux étrangers de l'Union européenne détenteurs d'un titre de séjour.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie au sujet du régime fiscal des artisans et des commerçants. En 2010, le rapport de Madame Longuet sur les professionnels libéraux préconisait le rapprochement du régimes fiscal qui leur est propre (BNC - Bénéfices Non Commerciaux) avec celui des artisans (BIC - Bénéfices Industriels et Commerciaux). Actuellement, les professionnels libéraux déterminent le montant de leur bénéfice imposable par la différence entre les recettes qu'ils ont encaissés et les dépenses qu'ils ont réellement payées. Ce régime, très simple, est parfaitement adapté aux très petites entreprises. Les artisans et les commerçants ne peuvent cependant pas disposer de ce système. Il souhaite savoir selon quelles modalités un rapprochement entre les deux régimes fiscaux pourrait être envisagées.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État au sujet de la taxe professionnelle. La récente disparition de la taxe professionnelle a eu pour principal objectif d'améliorer la compétitivité des entreprises françaises. Il faut cependant souligner que des collectivités territoriales ont fortement augmenté certains impôts, tels la « taxe annuelle sur les bureaux ». Cette taxe a triplé dans certaines régions entre 2010 et 2011, obligeant la majorité des PME à renégocier leurs baux commerciaux. Compte tenu de cette forte augmentation des taxes qui pénalise fortement la trésorerie des TPE et PME françaises, et supprime le bénéfice de la suppression de la taxe professionnelle, il souhaite connaître quelles mesures il entend prendre pour remédier à cette situation.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 7 décembre 2011 - Séance de 10 heures
M. Pierre Lasbordes attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, au sujet des prescriptions émises par des médecins exerçant habituellement hors de l'Union européenne. Selon l'usage, les pharmaciens français devraient refuser la vente des médicaments prescrits par ces médecins et orienter le patient vers un médecin autorisé. En cas d'urgence, l'intérêt immédiat de la santé du patient est une priorité ; la délivrance des médicaments est alors admise. Afin de lutter contre les fraudes et les trafics de médicaments, il souhaite savoir si une codification de cette pratique est envisagée.
Voir la questionM. Pierre Lasbordes attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur les suites à donner au rapport que le coordinateur du programme national des soins palliatifs 2008 - 2012, a remis au Président de la République le 6 juin 2011, sur le développement des soins palliatifs dans notre pays. Il apparaît, en effet, clairement que les ambitions initiales en la matière sont encore loin d'être atteintes et que de gros efforts restent encore à accomplir. Le rapport pointe l'inégale répartition de l'offre de soins, un manque d'effectifs dans les structures et des crédits alloués mais affectés à d'autres usages. La France compte au total 107 unités de soins palliatifs et chaque région en a, désormais, au moins une ; mais pour 100 000 habitants, le taux d'équipements en lits varie de 0,4 à 4,8 et les unités sont concentrées dans cinq régions qui comptent 71 % des lits alors qu'elles ne représentent que 48 % de la population. En revanche, les régions Pays-de-la-Loire, Basse et Haute-Normandie, Poitou-Charentes, Centre et Bourgogne sont sous-dotées. Résultat, dans certains départements, il n'y a toujours pas d'unité de soins palliatifs. De plus, l'insuffisance de moyens de fonctionnement est d'autant plus regrettable que les financements ont été dégagés. Pour les 353 équipes mobiles, plus de 100 millions d'euros sont dégagés chaque année. Mais, selon le comité de suivi, il semble que des sommes allouées soient amputées, soit par les Agences régionales de santé, soit par les hôpitaux, et destinées à d'autres objectifs comme la réduction des déficits. Dans certaines régions, cette captation pourrait concerner de 15 % à 23 % des crédits. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'elle entend prendre afin de remédier aux dysfonctionnements constatés et d'accélérer la mise en oeuvre du plan national de développement des soins palliatifs.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur le délai de prescription fiscale de certaines entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés (IS). Depuis juin 2010, les entreprises unipersonnelles, soumises à l'impôt sur les sociétés dont l'associé unique est une personne physique, ont la possibilité en adhérant à un centre de gestion agréé (pour les professions commerciales artisanales et agricoles) ou à une association agréée (pour les professions libérales), de bénéficier de la réduction du délai de prescription fiscale de trois à deux ans. Il souhaite savoir si le Gouvernement envisage d'étendre ce nouveau délai de prescription aux SASU (sociétés par actions simplifiées unipersonnelles) et aux SARL (sociétés à responsabilité limitée), et le prie de bien vouloir lui préciser quelles en seraient les conditions.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur la réception tardive de contraventions, à la suite d'infraction constatée du code de la route. Des délais de près de six mois ont été constatés entre la réalisation de l'infraction et la réception de l'avis de contravention, ce qui peut être particulièrement préjudiciable pour les auteurs d'infraction souhaitant contester la validité du procès-verbal. Il lui demande de lui indiquer si la mise en place du procès-verbal électronique permettra de limiter les réceptions tardives de contraventions au code de la route.
Voir la réponseM. Pierre Lasbordes appelle l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication au sujet du prochain « musée français de la photographie ». Depuis de nombreuses années, les habitants de la cinquième circonscription de l'Essonne souhaitent voir se construire sur la commune de Bièvres le prochain « musée français de la photographie ». Ce musée, riche d'une collection de matériels photographiques unique en Europe, rassemblée par un Biévrois qui en a fait don au conseil général de l'Essonne sous la condition expresse qu'il réalise un nouveau musée à Bièvres, a obtenu le label « musée de France », ce qui est une marque de reconnaissance. De nombreuses difficultés en ont retardé la création à Bièvres. Il rappelle que le dernier contrat de projet « État-région » a accordé huit millions d'euros de crédit à la réalisation du nouveau musée « à Bièvres » et non « en Essonne », comme il a été mentionné dans le plan « musée en région 2011-2013 », publié par le ministère de la culture et de la communication. Compte tenu de ces éléments, il souhaite que le ministère de la culture et de la communication puisse prendre fermement position dans ce dossier, en confirmant que Bièvres accueillera le prochain musée français de la photographie.
Voir la réponse publiée le 18 mai 2011M. Pierre Lasbordes attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du développement de la région capitale sur l'établissement public de Paris-Saclay, instauré par la loi du 3 juin 2010 relative au Grand Paris. Celui-ci réalisera des opérations d'aménagement, en accord avec les représentants de l'État, de l'université, de la recherche, du monde de l'entreprise ainsi qu'avec des élus locaux, réunis au sein d'un conseil d'administration composé de 21 membres, réparti en 4 collèges. Il souhaite qu'il l'informe sur l'identité des personnalités qui siégeront au sein du conseil d'administration de l'établissement public de Paris-Saclay et selon quelles modalités celles-ci seront sélectionnées. Enfin, il souhaite qu'il lui précise également quelles seront les prochaines étapes concernant l'aménagement du plateau de Saclay, notamment dans les domaines du transport et de la rénovation de la zone de Courtaboeuf.
Voir la réponse publiée le 25 juin 2010Assemblée nationale
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