Mission accidents et prévention routière : audition de M. Jean-Luc Nevache
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Mission accidents et prévention routière : audition de M. Jean-Luc Nevache
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M. Gilbert Le Bris attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les mesures d'urgence prises pour compenser les pertes des producteurs de fruits et légumes, à la suite de l'épidémie de la bactérie escherichia coli. Une aide européenne exceptionnelle a été accordée pour la période du 26 mai 2011 au 30 juin 2011. Cependant, au regard de l'importance de cette filière en France, il semble que la répartition ne se soit pas faite d'une manière équitable face aux volumes de production. En effet, la France a perçu une aide de 1,6 millions d'euros, soit 0,7 % du total des aides européennes. Par contre, la Pologne dont la production de tomates ne représente que 1,7 % de la production européenne a obtenu 21 % de l'enveloppe européenne (soit plus de 50 % de sa production annuelle de tomates) pour un mois d'indemnisation. Face à cela, il lui demande si le Gouvernement compte s'assurer du respect de l'égalité en ce qui concerne la répartition de l'enveloppe européenne et le cas échéant les mesures destinées à soutenir les producteurs de fruits et légumes.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur les suites judiciaires de l'arrestation, par le navire espagnol Galicia, de sept pirates après l'attaque du catamaran Tribal kat. Cette intervention effectuée dans le cadre de l'opération européenne Atalante a permis ces arrestations et le transfert à la justice française, via la frégate « Surcouf » de ces pirates soupçonnés du meurtre de M. Colombo. Cette nouvelle attaque fait suite à d'autres commises par le passé et pour lesquelles des arrestations ont également été possibles. Aussi il lui demande pour quelle raison les suspects arrêtés suite aux attaques du Ponant, du Carré d'as et du Tanit en 2008 et 2009, et qui se trouvent toujours à la disposition de la justice, n'ont pas, à ce jour, encore été jugés.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la reconnaissance de la formation initiale au niveau du grade de master pour l'ensemble des orthophonistes. En effet, une proposition ministérielle en date du 28 octobre 2011suscite de nombreuses inquiétudes. Contrairement à l'avis exprimé par les représentants de cette profession qui souhaite un cursus de formation commun à tous les orthophonistes, elle vise à créer un premier niveau en master 1, formation généraliste pour des orthophonistes en 4 ans et une possibilité de poursuite en master 2 pour un nombre limité d'étudiants qui deviendraient « orthophonistes-praticiens » dans des champs de pratique « avancées » telles que les soins des patients victimes d'accidents vasculaires cérébraux, atteints de la maladie d'Alzheimer, de la maladie de Parkinson, les personnes aphasiques, les enfants sourds, les patients atteints de troubles de déglutition, de problèmes de voix et les personnes laryngectomisées. Face à une fragmentation de cette profession dont les conséquences seront pour les patients une diminution de l'offre de soins orthophonistes de qualité et afin d'assurer un égal accès aux soins pour tous sur l'ensemble du territoire, il lui demande d'envisager véritablement le niveau master 2 comme niveau unique de formation initiale pour les orthophonistes.
Voir la questionM. Gilbert Le Bris attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur l'augmentation de la fréquence des expulsions arbitraires de résidents dans les EHPAD (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et les conséquences pour ces personnes âgées complètement désorientées. En effet, ces expulsions sont le plus souvent liées à des conflits entre l'établissement et les membres de la famille alors que le résident a respecté le règlement de fonctionnement. La source de conflits est la plupart du temps liée à des dysfonctionnements dus en partie à des restrictions budgétaires de l'État ne permettant plus à l'établissement de se doter d'un personnel soignant en nombre suffisant. Afin d'éviter les risques de dégradation psychique, affective ou physique, il est indispensable que de telles pratiques maltraitantes soient contrôlées et qu'une réglementation claire encadre les décisions d'expulsions ou de transfert à travers notamment les contrats de séjour et la suppression de clauses non justifiées. Il souhaite donc savoir si le Gouvernement compte proposer à tous les gestionnaires un contrat de séjour type excluant les clauses illicites dénoncées par la commission des clauses abusives.
Voir la questionM. Gilbert Le Bris attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur la question de la contribution pour l'aide juridique. L'article 54 de la loi n° 2011-900 du 29 juillet 2011 de finances rectificatives pour 2011 crée une contribution pour l'aide juridique d'un montant de 35 euros par instance introduite en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ou par instance introduite devant une juridiction administrative. Or ces procédures sont déjà utilisées en majorité par les professionnels, et notamment par les établissements financiers pour attraire devant les tribunaux les consommateurs en incident de paiement. La contribution de 35 euros adresse un signal très négatif pour les consommateurs, en érigeant un obstacle supplémentaire à l'accès au juge. Par ailleurs, en raison du faible montant de certains litiges de consommation, la contribution risque de dissuader un grand nombre de personnes d'agir en justice et ainsi encourager le développement de pratiques abusives chez certains professionnels. C'est pourquoi il conviendrait de prévoir une exonération de cette contribution pour les particuliers agissant en justice contre des professionnels. Aussi il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer ses intentions sur ce sujet.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur la modification de procédures concernant les conditions d'accueils des jeunes gens au pair qui viennent d'un pays hors UE. Depuis quelques semaines, ils sont soumis à une augmentation de la taxe OFII de près de 500 %. En effet, en remplacement de la taxe liée au visa « étudiant » fixé à 55 euros, les jeunes reçoivent désormais un visa « visiteur » dont le montant de la taxe est de 340 euros. Cette disposition en matière de changement de visa et de taxe est dramatique pour tous ces jeunes passionnés de francophonie. Ils ne correspondent pas au statut de visiteurs puisqu'ils suivent des cours de français obligatoires dans le cadre de leur placement en famille et viennent en France avec des contrats d'accueil validés par les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (DIRECCTE). La langue française, dont l'apprentissage est en perdition dans le monde, a besoin d'être défendue. De plus, les familles d'accueil françaises souffriront aussi directement de cette nouvelle disposition par la diminution des candidats postulant au programme d'échange culturel au pair. Aussi il lui demande quelles sont les mesures que le Gouvernement envisage pour contribuer au développement de ce mode d'accueil dans notre pays et lever de telles hypothèques financières.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la réglementation en vigueur concernant l'indemnisation d'un marin victime d'un accident de travail maritime. En effet, suite à un accident de travail maritime, si un marin est déclaré inapte à la navigation et au travail et qu'il ne réunit pas les conditions pour bénéficier d'une pension de retraite anticipée (PRA), ses ayants-droit, en cas de décès non imputable à l'accident, ne pourront prétendre à une pension de réversion sur cette rente. Par souci d'équité, il serait normal qu'en parallèle avec ce qui est admis en cas de pension invalidité maladie (PIM), les périodes, pendant lesquelles le marin a bénéficié d'une pension d'invalidité accident (PIA), donnent droit à validation sur la Caisse de retraite des marins. Il lui demande des précisions quant aux mesures que le Gouvernement pourrait envisager sur ce sujet.
Voir la questionM. Gilbert Le Bris attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les attentes des pensionnés de la marine marchande. Le 1er janvier 2010, il a été accordé des améliorations aux personnes veuves rattachées au régime général de la sécurité sociale et de la mutualité sociale agricole. Les pensionnés de la marine marchande réclament que les mêmes conditions soient accordées aux veuves de marins dont le total des revenus n'atteint pas, comme mentionné dans les décrets n° 2009-788 et n° 2009-789 du 23 juin 2009, la somme de 824,15 euros. Il attire donc son attention sur ces attentes et lui demande les mesures qui sont envisagées à ce sujet.
Voir la questionM. Gilbert Le Bris attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur un processus diplomatique en cours visant à remettre en cause la convention d'Oslo d'interdiction des armes à sous-munitions. La convention d'Oslo constitue une grande victoire pour l'élimination de ces armes qui tuent principalement des civils et entravent le développement des pays affectés. En créant une norme juridique qui interdit toute utilisation, transfert, stockage et production d'armes à sous-munitions, les 111 pays signataires, dont la France, ont permis de faire sensiblement progresser le droit international humanitaire. Mais aujourd'hui, certains États non parties à la convention souhaitent la création d'une norme juridique moins contraignante (protocole VI), se cantonnant à une interdiction des sous-munitions les plus anciennes, toutes les autres étant autorisées soit pendant une longue période de transition, soit indéfiniment. C'est un protocole qui légitimerait donc l'utilisation de ces armes et qui autoriserait ce que la convention d'Oslo interdit actuellement. Aussi il souhaiterait connaître les mesures qu'envisage le Gouvernement pour éviter une telle régression.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris interroge M. le ministre des sports sur la situation actuelle de la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT). Alors qu'une convention d'objectifs et de moyens lie la FSGT au ministère des sports, celui-ci semble la remettre en cause au motif que la FSGT demande à avertir ses licenciés, comme l'impose la législation française, avant de transmettre au ministère ses fichiers de licenciés qui lui ont été demandés en mai 2011 dans le cadre de la civi-conditionnalité. Cette décision entraîne également un blocage du solde de la subvention attendue soit 237 000 €. Si l'on peut comprendre la démarche du ministère qui souhaite réaliser des diagnostics territoriaux de manière à ajuster l'offre et la demande sportives, il ne semble pas acceptable de ne pas respecter la décision de cette association qui, après sollicitation de la CNIL, entend respecter la législation en vigueur et le choix de ses licenciés. Un délai de consultation des licenciés aurait du être prévu. De plus, on ne peut ignorer que la Fédération sportive et gymnique du travail, qui compte près de 265 000 adhérents, oeuvre depuis plus d'un siècle pour le développement de pratiques d'activités physiques et sportives accessibles à tous. Aussi, il demande la position du Gouvernement sur la situation de la FSGT ainsi que les mesures envisagées.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les victimes d'accidents médicamenteux et, plus particulièrement, celles atteintes d'effets graves neurologiques et autres maladies auto-immunes. Ces réactions graves et irréversibles entraînent 30 % de décès et des handicaps importants pour les familles, sans oublier les difficultés financières pour les malades et leur entourage. Ces victimes se heurtent à des problèmes de prise en charge et de suivi du risque. En effet, ces effets secondaires graves, bien que signalés dans les fiches Vidal des vaccins anti-hépatite B concernés et même, parfois, repris dans les notices du produit, ne sont pas considérés comme une crise sanitaire. Actuellement, sur le plan juridique, si une victime d'effet secondaire grave veut prétendre à une indemnisation de son préjudice de la part de la firme pharmaceutique commercialisant le vaccin, elle doit prouver le lien de causalité scientifique de sa maladie avec le vaccin suspecté et prouver en outre la défectuosité du produit sur son propre organisme. Il est bien évidemment très difficile à un particulier d'apporter une telle preuve. Les victimes se heurtent à l'indifférence de la part de la majorité des acteurs concernés. Seules celles qui ont été vaccinées dans le cadre de la « vaccination obligatoire de l'État » ou, selon la loi Kouchner, vaccinées après septembre 2001, peuvent prétendre à une indemnisation via l'ONIAM. Afin d'aider ces personnes victimes d'effets secondaires graves dans les instances de santé publique, le REVAHB (réseau vaccin hépatite B) et le CLAIM (collectif de lutte contre les accidents latrogènes médicamenteux) souhaitent la création d'une fondation de recherche sur les accidents médicamenteux, ainsi que la création d'un fonds spécial d'indemnisation et de prise en charge des victimes d'accidents médicamenteux graves financé par les industriels du médicament. Il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les attentes de kinésithérapeutes français quant à l'avenir de leur profession. Ils souhaitent une revalorisation tarifaire en lien avec l'augmentation importante des charges ainsi qu'un tarif unique. De plus, ils estiment indispensable l'amélioration du cursus des étudiants avec un diplôme « master » validant leur formation. Enfin, ils revendiquent une protection de leur diplôme d'État contre les illégaux. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement compte prendre afin de répondre à ces attentes exprimées.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les dégradations causées par les goélands dans les villes portuaires situées dans le sud de la Bretagne. Malgré les mesures de limitation des populations de goélands que les maires sont susceptibles de prendre, cette espèce est en croissance de 8 % par an. Cela pose un vrai problème dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour prévenir les dommages importants aux cultures, aux élevages ou aux pêcheries ou pour la protection de la flore et de la faune, dès lors qu'il existe peu de solution satisfaisante telle que la stérilisation des oeufs par exemple. Certes, la maîtrise des nuisances dues à la prolifération d'oiseaux marins en ville repose avant tout sur un engagement fort des municipalités de limiter les causes anthropiques de cette prolifération ; il souhaite cependant savoir s'il ne serait pas envisageable que le Gouvernement vienne en appui des collectivités locales concernées pour arriver à une maîtrise du développement de cette population et ainsi prévenir des nuisances occasionnées et des impacts sur les milieux.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique sur la circulaire de la direction générale de l'administration et de la fonction publique B7 n° 2166 du 21 juillet 2008 qui interprète et apporte des précisions au décret n° 2008-368 du 17 avril 2008 et qui détaille les modalités de calculs de cette indemnité. Concernant les fonctionnaires en disponibilité, cette circulaire précise que la base de calcul de cette indemnité doit être le temps d'activité effectué au cours de l'année civile de mise en disponibilité. Dès lors, il est évident que plus la date de mise en disponibilité est proche du début de l'année civile, plus la base de calcul de cette indemnité se trouve affectée et a donc pour effet de tendre vers zéro lorsqu'on s'approche du 1er janvier. Il s'avère donc que cette circulaire risque d'être contre-productive quant à la finalité du décret qui est bien d'aider des fonctionnaires à créer une entreprise. En effet certains, ne pouvant compter que sur peu de complément, compte tenu de leur date de mise en disponibilité, peuvent être tentés par une demande de réintégration en attendant éventuellement de réitérer plus tard une demande avec des droits administratifs optimisés (plutôt en fin d'année). Il lui demande en conséquence s'il envisage des mesures de nature à pallier cette pénalisation du fonctionnaire en fonction de sa date de départ dans l'année.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les revendications du collectif « les Mutez-nous » qui regroupe une soixantaine de professeurs des écoles en attente de mutation. Pour la plupart d'entre eux, cela fait plusieurs années qu'ils participent, sans succès, aux demandes de permutations informatisées, puis à celles des ineat-exeat (autorisation manuelle donnée par les inspecteurs d'académie de changer de département). Souvent ces demandes font suite à la mutation professionnelle de leur conjoint dans un autre département. La mise en place de barèmes en 2007-2008 devait favoriser les rapprochements de conjoints (en application de l'article 60 de la loi 84-16 du 11 janvier 1984), notamment, par l'attribution de points pour séparation effective. Pourtant, il semble que, du fait que ce système soit basé essentiellement sur des échanges entre départements, cela provoque des inégalités de traitement. En effet, si le département d'origine est attractif, en partir sera plus facile et inversement. Les résultats de la démarche d'exeat-inéat montrent que pour cette année seulement 29,2% des participants ont obtenu satisfaction alors qu'ils étaient 45,7% en 2004. Afin de concilier au mieux vie privée et vie professionnelle, ce collectif défend l'idée que les règles de mutations des professeurs des écoles soient rediscutées et souhaite la mise en place d'un groupe de travail ayant comme objectif d'expliquer en toute transparence les dysfonctionnements existants et de faire des propositions pour le mouvement complémentaire d'exeat-ineat de juin afin d'améliorer le bilan des mutations 2011. Il lui demande de préciser les mesures que le Gouvernement envisage pour répondre à cette requête.
Voir la réponseM. Gilbert Le Bris appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la mise en ligne sur Internet d'un site, hébergé aux États-unis, de notation des professeurs. Notetonprof.com se présente comme un site de la société Campus citizens, de San Francisco, et destiné à faire noter les professeurs par leurs élèves. Malgré une charte de fonctionnement affichée, il semble que ce site porte atteinte à de nombreux enseignants français dont la mission difficile ne saurait faire l'objet d'atteintes anonymes sur Internet Il souhaite, par conséquent, savoir ce qu'il prévoit de mettre en oeuvre pour rassurer le corps enseignant et garantir sa protection afin de préserver la sérénité indispensable à l'exercice de sa mission.
Voir la réponseInstauration d'une commission locale dans les communes ou groupements de communes recouvrant une taxe locale sur la publicité extérieure
Voir le document Voir le dossier législatifM. Gilbert Le Bris attire l'attention de M. le Premier ministre sur les opérations répétées de harcèlement maritime effectuées par des activistes de Greenpeace à l'égard de chalutiers français dans l'ouest de l'Irlande. En effet, après des chalutiers lorientais de Scapêche, ce sont ceux de l'armement concarnois Dhellemmes qui ont été victimes de manoeuvres d'empêchement alors même que les uns et les autres étaient en pêche dans des secteurs et sur des espèces halieutiques autorisées. Ces militants, et leur bateau Artic sunrise sous pavillon néerlandais, mettent en danger la sécurité et la vie de nos marins-pêcheurs mais également la leur. Le but visé est de laisser penser qu'ils agissent pour la ressource alors même qu'incompréhensiblement ils s'en prennent à des pêches légales mais laissent tranquilles tant la pêche minotière que toutes celles, illégales, pratiquées par ailleurs. Face à de tels actes de piraterie économique, il lui demande quelles mesures va prendre le Gouvernement pour faire cesser ces pratiques dangereuses et permettre à nos pêcheurs d'exercer en toute sécurité leur métier d'une grande utilité pour notre société.
Voir la questionM. Gilbert Le Bris alerte Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la décision gouvernementale, inacceptable pour la Bretagne, intervenue en réponse à la directive-cadre stratégie pour le milieu marin du Parlement européen et du Conseil du 17 juin 2008. Le « décret PAMM » voit la Bretagne séparée en trois zones : la Bretagne nord, sous l'autorité conjointe du préfet maritime de Cherbourg et du préfet de la région de Haute-Normandie, la Bretagne sud, sous l'autorité conjointe du préfet maritime de Brest et du préfet de la région Pays-de-la-Loire, et une petite « Bretagne mer celtique » sous l'autorité du préfet maritime de Brest et du préfet de région de Nantes. Si l'on résume, l'avenir maritime de la Bretagne se décidera à Rouen, à Cherbourg, à Brest ou à Nantes. C'est inadmissible ! Cette dislocation des eaux bretonnes ne tient pas compte de la tradition maritime de la Bretagne, première région maritime d'Europe. De plus, elle est contraire aux orientations communautaires concernant la planification de l'espace maritime. Cette décision politique intervient après d'autres choix gouvernementaux faits contre l'avis des Bretons, sans tenir compte de l'histoire et la géographie de la Bretagne et en refusant de reconnaître la réalité de la dimension maritime bretonne : la réforme de la RGPP et le transfert de Rennes à Nantes du siège de l'administration des affaires maritimes alors que le bon sens imposait Brest où se trouve la préfecture maritime chargée de l'action de l'État en mer en particulier pour la façade atlantique ; la réorganisation géographique des formations maritimes qui met en péril les quatre lycées maritimes bretons alors que les filières professionnelles ont besoin, pour l'avenir, de personnels qualifiés. Aussi, il lui demande de revoir ce schéma d'organisation en s'assurant réellement de la prise en compte des actions existantes et de la dimension maritime bretonne du territoire considéré par ce projet de classement.
Voir la réponse publiée le 29 juin 2011M. Gilbert Le Bris rappelle à M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire, que depuis l'été 2010, les armateurs à la pêche ont reçu des demandes de remboursement pour trois aides : Erika, contrats bleus et Fonds de prévention des aléas de la pêche (FPAP), déjà perçues mais déclarées non eurocompatibles. Première remarque : l'Europe se montre sourcilleuse pour des aides indispensables à la survie des pêches maritimes alors qu'elle a su faire preuve de grande mansuétude, lors de la récente crise financière, pour des appuis forts et étatiques à d'autres secteurs économiques. Deuxième remarque : cette interdiction d'aide pour compenser des conjonctures difficiles (prix du carburant, pollutions accidentelles) est une aubaine, pour la Commission européenne, permettant ainsi d'atteindre l'objectif affiché de réduction de la flotte de pêche à moindre coût. Troisième remarque : comment comprendre qu'au même moment et pour les mêmes motifs, d'autres États (l'Espagne ou la Belgique) ont pu soutenir leurs pêches par le biais de prêts bonifiés, de diminution de cotisations sociales ou même d'embarquement avec salaires dérisoires de marins étrangers ? Un constat : l'État français n'a pas voulu ou pas su se battre pour ses pêcheurs dans ce dossier. Aucun recours n'a été formé contre la décision de la Commission du 14 juillet 2004 déclarant les aides illégales et contre la décision de la Commission du 20 mai 2008 déclarant aussi illégales les aides du FPAP. Une piètre présentation des dossiers, aucune mise en garde française sur l'eurocompatibilité, un risque de demandes reconventionnelles sur d'autres aides, des atermoiements sur le recouvrement et l'exigence malgré tout d'intérêts moratoires : on ne peut pas dire que l'État ait brillé par son intérêt porté à nos pêches maritimes dans ce contentieux. Il semble que désormais le Gouvernement s'oriente vers un recouvrement inéquitable, ciblant particulièrement les armements de pêche hauturière, c'est-à-dire les entreprises les plus consommatrices en carburant mais aussi les plus stratégiques économiquement par la démultiplication d'emplois et de valeur ajoutée qu'elles génèrent. Il lui demande s'il va respecter l'engagement pris par Nicolas Sarkozy lui-même auprès des équipages et des armements de les exonérer du remboursement des aides gazole. Il lui demande aussi quelle attention il va porter aux entreprises encore en vie (pour celles déjà liquidées le problème ne se pose même plus malheureusement) et dont la viabilité économique est hypothéquée par cette véritable épée de Damoclès de demande de remboursement.
Voir la réponse publiée le 08 décembre 2010Assemblée nationale
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