21ème Journée du Livre Politique sur le thème Éthique et Politique (matin)
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Seine-Saint-Denis (1ère circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Conférence de presse de M. Bruno Le Roux
Travaux récents
Intervention en séance publique
M. Bruno Le Roux alerte M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les menaces qui pèsent sur les Réseaux d'aide spécialisée des élèves en difficulté (RASED). Les RASED ont pour mission de fournir des aides spécialisées à des élèves en grande difficulté scolaire dans les classes des écoles primaires, à la demande des enseignants. Par leur caractère pluridisciplinaire, ils représentent par conséquent un outil essentiel de lutte contre le décrochage scolaire. Malgré l'importance indiscutable de l'accompagnement de ces enseignants spécialisés, les RASED subissent depuis plusieurs années des pertes d'effectifs et des coupes budgétaires qui ne leur permettent plus de couvrir au mieux les besoins des élèves en difficulté. Un rapport parlementaire sur l'avenir de ces RASED, présenté par les rapporteurs pour avis du projet de budget 2012 de la mission enseignement scolaire, a d'ailleurs suscité de nombreuses inquiétudes au sein de la communauté éducative. Bien que ce rapport reconnaisse le travail spécifique et les compétences des enseignants spécialisés, il envisage néanmoins trois possibilités d'évolution du dispositif qui suscitent de nombreuses inquiétudes pour l'avenir de ces RASED. Le Gouvernement prévoit d'ailleurs la suppression de 3 000 postes d'enseignants RASED parmi les 5 700 suppressions de postes programmées pour la rentrée prochaine dans le premier degré, ce qui risque de parachever le démantèlement et la disparition du dispositif. Les auteurs de ce rapport parlementaire affirment par conséquent que « l'avenir des réseaux constitue un sujet trop important et sensible pour ne pas donner lieu à un débat de fond, qui ne soit pas « préempté » par des considérations strictement budgétaires ». L'avenir de ces structures indispensables à l'aide aux élèves en grande difficulté doit en effet faire l'objet d'un véritable débat qui aborde les questions de la formation des enseignants spécialisés et de l'action de ces réseaux, qui devrait être au contraire confortée et étendue au delà de l'école primaire. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître ses intentions concernant l'avenir de ces réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficulté.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 18 janvier 2012 - Séance de 10 heures 15
M. Bruno Le Roux souhaite alerter Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur la suppression de places d'hébergement destinées aux personnes en grande difficulté et aux femmes victimes de violences conjugales, à la sortie de la période hivernale. De nombreuses associations à vocation sociale et gestionnaires d'établissements d'hébergement accueillant les personnes en situation de détresse en Seine-Saint-Denis, ont ainsi manifesté leurs vives inquiétudes et leur indignation suite à la décision de la direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (Drihl), de procéder à la fermeture des places d'hébergement mises à disposition durant la trêve hivernale. Cette décision implique en effet la fermeture de plus de 1 031 places au sein des structures d'hébergement d'urgence de Seine-Saint-Denis, qui seront contraintes de remettre à la rue des milliers de personnes en situation de détresse, et notamment des femmes victimes de violences conjugales, et d'interrompre l'accompagnement social et la prise en charge dont elles pouvaient bénéficier jusqu'alors. Cette réduction des capacités d'accueil en hébergement d'urgence est parfaitement contraire à l'article 73 de la loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre les exclusions du 25 mars 2009, et donc aux articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient que « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence », et que « toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée... ». Par conséquent, il souhaite connaître les mesures que le Gouvernement compte mettre en oeuvre pour que la réglementation en vigueur puisse être strictement appliquée afin de préserver, en urgence, comme sur le long terme, la sécurité et la dignité de ces personnes en détresse.
Voir la réponseM. Bruno Le Roux alerte M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les conséquences de l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne concernant le contrat d'engagement éducatif et les accueils collectifs de mineurs (ACM). Chaque année, près de 7 millions d'enfants, d'adolescents et de personnes en situation de handicap partent en colonies de vacances ou en séjours adaptés, grâce à l'engagement éducatif de plus de 500 000 volontaires qui les encadrent. Or la CJUE a considéré, par l'arrêt du 14 octobre 2010, que le contrat d'engagement éducatif était contraire à la législation européenne du travail, notamment en termes de périodes de repos quotidien. En 2006, le législateur avait reconnu la singularité de l'animation volontaire occasionnelle en instaurant un contrat d'engagement éducatif, affirmant de ce fait la spécificité de l'engagement des jeunes en ACM pour un projet d'utilité sociale. La décision de la CJUE résulterait ainsi d'un manque d'information et d'une confusion malheureuse entre travail salarié et volontariat, qui pourrait malheureusement conduire à l'annulation de séjours dès cet été, ainsi qu'à des augmentations de coûts de séjours ou à des fermetures de centres. Par conséquent, les associations, regroupées au sein d'une plateforme des ACM, renouvellent leur proposition que soit reconnu un volontariat de l'animation occasionnelle, réservé aux ACM et aux séjours adaptés, afin de l'inscrire définitivement dans le registre de l'engagement volontaire et non du travail salarié. Les accueils collectifs de mineurs permettent en effet à des jeunes, qui souhaitent s'engager dans une logique de volontariat éducatif et solidaire, de contribuer pendant leur temps libre à une mission éducative d'intérêt général. Dès lors, le temps d'engagement de ces jeunes (quelques semaines par an) ne peut constituer une concurrence au travail. Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître sa position sur la question, ainsi que les dispositions qu'il entend mettre en oeuvre pour que soit reconnu un statut de volontaire de l'animation occasionnelle dans les ACM.
Voir la réponseIntervention en séance publique
M. Bruno Le Roux souhaite interroger M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur une éventuelle refonte du code des pensions militaires d'invalidité (PMI). Le Gouvernement aurait en effet prévu de procéder à une refonte du code des pensions militaires d'invalidité par l'intermédiaire d'une commission supérieure de codification excluant parlementaires et représentants du mouvement des anciens combattants. Cette annonce a suscité de vives inquiétudes au sein des associations d'anciens combattants et victimes de guerre, qui considèrent qu'il serait inacceptable d'effectuer une telle réforme en excluant les représentants du monde combattant et en recourant à une loi d'habilitation qui permettrait au Gouvernement de procéder par ordonnances. Il s'agirait d'ailleurs d'un véritable revirement par rapport à l'engagement du Président de la République qui affirmait en 2007 que « la reconnaissance de la Nation, c'est la garantie de l'existence de droits spécifiques des anciens combattants tels qu'il sont inscrits dans le code des anciens combattants et victimes de guerre ». Le Président de la République avait également réfuté toute intention de revenir sur le droit existant, affirmant que « Le code des anciens combattants et victimes de guerre sera toujours le fondement des règles qui s'appliquent à leurs droits». L'ensemble des associations concernées estime à juste titre que toute réforme du code des pensions militaires d'invalidité devra faire l'objet d'une concertation en commission tripartite entre le Gouvernement, les représentants de l'ONAC ou du mouvement combattant et la représentation parlementaire. Il lui demande par conséquent de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement concernant à la fois l'objet de ce projet de réforme du code des pensions militaires d'invalidité, et l'éventuelle mise en place d'une commission tripartite.
Voir la réponseM. Bruno Le Roux alerte M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'accroissement des difficultés d'accès aux soins pour les plus démunis. L'association humanitaire Médecins du monde a publié son baromètre annuel de l'accès aux soins en France à l'occasion de la journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre 2011, en mettant en exergue une augmentation exponentielle des situations d'urgence sanitaire pour les personnes les plus vulnérables qui ne se rendent plus dans les lieux de soins et n'arrivent pas à faire valoir leurs droits à la couverture maladie et dont les besoins vitaux les plus élémentaires - avoir un toit, un accès à l'eau potable et à la nourriture - ne sont pas satisfaits. Cette association humanitaire dénonce d'ailleurs certaines politiques publiques qui vont à l'encontre des enjeux de santé publique, et qui rendent l'accès aux dispositifs de soin de plus en plus compliqué tout en réduisant l'hébergement d'urgence et le logement social. Elle évoque en effet une « politique systématique de stigmatisation qui entraîne expulsions sans relogement, rupture de soins, arrêt de la prise en charge, non suivi des vaccinations... ». Médecins du monde souligne également une résurgence d'épidémies qualifiées d'une autre époque, comme la rougeole, la tuberculose, la gale ou l'hépatite A, qui l'oblige à mettre en place des interventions de nature « humanitaire ». Par conséquent, il souhaite savoir quelles sont les mesures envisagées par le Gouvernement pour mettre fin à ces dérives et améliorer l'accès aux soins des personnes les plus vulnérables.
Voir la questionM. Bruno Le Roux souhaite alerter M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'accord paritaire du 24 juin 2010 portant organisation du portage salarial. L'article 8 de la loi du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail dispose qu'un "accord national interprofessionnel étendu peut confier à une branche dont l'activité est considérée comme la plus proche du portage salarial la mission d'organiser, après consultation des organisations représentant des entreprises de portage salarial et par accord de branche étendu, le portage salarial". Or de nombreuses organisations professionnelles dénoncent l'accord paritaire conclu le 24 juin 2010, notamment en raison de l'exclusion des représentants patronaux du portage salarial des négociations, mais également parce que son contenu ne correspond en rien aux réalités du portage et qu'il ne répond pas aux objectifs fixés par la loi. Il semble en effet que cet accord paritaire repose sur une redéfinition du portage salarial qui le dénature entièrement et qui exclurait de fait 54 % des portés actuellement en activité, mettant ainsi en danger l'emploi de milliers de salariés et l'avenir de dizaines d'entreprises. Cet accord présente ainsi le portage salarial comme un portage organisé avant tout comme une solution transitoire, au détriment de tous ceux qui y trouvent au contraire un statut stable et sûr pour pérenniser leur activité (50 % des portés actuels). Cette redéfinition du portage salarial exclurait en effet la plupart des métiers, mais également toutes les activités ne permettant pas d'atteindre un salaire mensuel d'au moins 2 900 euros, ainsi que toutes les personnes dont les activités ne permettent pas de financer les charges supplémentaires du statut cadre imposé. Le risque est donc de limiter le développement du portage à environ 50 000 personnes, alors que le portage pourrait répondre aux besoins de plus de 500 000 personnes, et qu'il conviendrait au contraire d'améliorer le dispositif existant pour permettre au portage salarial de se développer dans un cadre juridique sécurisé, et de constituer un véritable tremplin pour le retour à l'emploi et la création d'entreprise. Par conséquent, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur l'évolution du portage salarial, et les mesures qu'il compte mettre en oeuvre pour préserver les entreprises de portage dans un contexte où la sauvegarde de l'emploi reste une priorité absolue.
Voir la réponseM. Bruno Le Roux attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur les orientations du rapport final de la mission d'information sur la dépendance, publié le 1er février 2011 au nom de la mission sénatoriale d'information sur la prise en charge de la dépendance et la création d'un cinquième risque. Le vieillissement de la population, la perte d'autonomie, les frais d'hébergement élevés en établissement d'accueil, sont autant de questions auxquelles la réforme de la dépendance devra répondre. Cependant, les conclusions de ce rapport, ajoutées à celles du rapport issu de la mission d'information de l'Assemblée nationale sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes, publié le 23 juin 2010, laissent présager une réforme peu ambitieuse, caractérisée par une vision exclusivement comptable de la question de la dépendance, excluant la création d'un cinquième risque. Les propositions issues de ces rapports prévoient essentiellement de limiter les coûts sans avoir de réelle vision de l'impact de la perte d'autonomie et du vieillissement sur la société, ni chercher à répondre aux besoins concrets des personnes et de leurs proches. Il est pourtant indispensable que la question de la dépendance fasse l'objet d'une véritable réforme sur le 5e risque et la prise en charge de la perte d'autonomie, qui aborde tous les aspects du droit à une vie dans la dignité pour les personnes frappées dans leur indépendance physique ou mentale, et qui ne se borne pas uniquement à ses aspects financiers. La souscription à une assurance privée, le recours sur succession, ou le gage sur patrimoine sont autant de mesures qui n'auront d'autre effet que d'appauvrir les personnes déjà en situation difficile et qui feront peser le financement du risque sur les seuls individus concernés, alors que cette question mérite au contraire la création d'un droit universel à compensation pris en charge par la solidarité nationale, indépendant de l'âge, et prenant en compte les besoins et les moyens de chacun. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les mesures qu'elle entend proposer afin d'orienter la future réforme sur la dépendance vers une politique davantage solidaire et collective.
Voir la réponseM. Bruno Le Roux alerte Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur le financement d'État octroyé aux associations départementales du planning familial. Le protocole d'accord signé le 11 mars 2009, par le ministre de l'emploi et de la solidarité, la ministre de la santé et la présidente nationale du planning familial, assurait à tous les établissement d'information, de conseil conjugal et familial (EICCF), le versement en 2009, 2010 et 2011, de subventions au moins égales à celles versées en 2008. Il prévoyait en effet que l'agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) financerait les 500 000 euros censés compléter les 2,1 millions d'euros de crédits déconcentrés destinés aux EICCF prévus au programme n° 106 du budget pour 2010. Ce protocole d'accord prévoyait également que cette somme complémentaire serait directement intégrée au programme n° 106 des budgets pour 2010 et pour 2011, avant déconcentration des crédits alloués aux départements, pour éviter les multiples opérations d'ajustements, département par département. Or il apparaît que ces transferts n'ont pu aboutir, étant donné que seuls 2,1 millions d'euros figurent au programme n° 106 du PLF 2011, les 500 000 euros de l'ACSE étant intégrés au programme n° 147 (« politique de la ville »). Ce dysfonctionnement a pour conséquence d'accroître les nombreuses difficultés rencontrées par les associations départementales du planning familial, qui jouent pourtant un rôle primordial dans l'accompagnement de nos concitoyens. Par conséquent, il souhaiterait savoir quelles sont les mesures qu'il compte mettre en oeuvre afin d'assurer le transfert prévu par le protocole d'accord du 11 mars 2009 pour simplifier la procédure des versements des subventions aux EICCF, et de garantir à tous ces établissements, des sources de financements pérennes.
Voir la réponseM. Bruno Le Roux interroge Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur les nombreuses difficultés posées par les fermetures de centres d'accueil des caisses d'allocations familiales en Seine-Saint-Denis. La fermeture de l'accueil de la CAF d'Épinay-sur-Seine, annoncée au départ comme temporaire et devant permettre au personnel de s'atteler à « résorber les retards de traitement des dossiers », oblige pourtant depuis deux ans les allocataires à se déplacer à l'accueil situé dans la tour Pleyel à Saint-Denis, et ce pour patienter entre deux et cinq heures pour un simple dépôt de dossier. À l'évidence il n'y a toujours pas à l'heure actuelle de moyens suffisants pour assurer le bon accueil des allocataires et le traitement des dossiers dans des délais raisonnables. La CAF a d'ailleurs annoncé, après avoir prétexté des retards dans le traitement des dossiers et de prétendus problèmes de sécurité, qu'il avait été décidé de regrouper les 40 centres d'accueils de Seine-Saint-Denis au sein de dix agences « familles », sans garantir pour autant l'ouverture d'une de ces agences à Épinay-sur-Seine. Par conséquent, il souhaiterait connaître les mesures qu'elle entend mettre en oeuvre afin d'assurer la continuité de ce service public en Seine-Saint-Denis, et de permettre la réouverture d'un accueil, fût-il provisoire, à Épinay-sur-Seine.
Voir la réponse publiée le 20 mai 2011M. Bruno Le Roux alerte Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur les restrictions budgétaires entérinées par l'article 90 du PLF 2011, qui constituent une menace sans précédent pour les associations de service et d'aide à domicile. L'article 90 du PLF 2011, qui vise en effet à abroger le III bis de l'article 241-10 du code de la sécurité sociale, et donc à supprimer les exonérations de cotisations sociales en matière de services à la personne, constitue une véritable mise en péril des associations, des emplois et des professionnels de l'aide à domicile. La suppression de ces exonérations en 2011 risque fortement de fragiliser les associations comme les emplois créés en matière de services à la personne et d'aide à domicile, et d'affecter en conséquence les personnes fragiles, âgées, en perte d'autonomie ou en situation de handicap, et leurs familles. Selon les premières estimations, ce sont 11 500 emplois qui seraient directement menacés et plus de 54 000 bénéficiaires ainsi pénalisés. Il lui demande, par conséquent, de bien vouloir indiquer les mesures qu'elle compte mettre en oeuvre afin de garantir la pérennité des structures agréées et la sauvegarde des nombreux emplois menacés par ces choix budgétaires.
Voir la réponseM. Bruno Le Roux alerte Mme la secrétaire d'État chargée des aînés sur les difficultés d'application de la réglementation relative à la sécurité incendie dans certains établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). L'arrêté du 19 novembre 2001, portant approbation de dispositions complétant et modifiant le règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public, prévoit que « la surveillance de l'établissement doit être assurée par des employés spécialement désignés et entraînés à la mise en oeuvre des moyens de secours », et que « [...] le personnel affecté à la surveillance doit être formé à l'évacuation des résidents par transfert horizontal avant l'arrivée des secours... ». Cependant, les mesures générales édictées par cet arrêté ont engendré de nombreuses difficultés pour leur mise en oeuvre complexe et leur financement dans plusieurs établissements. Plusieurs de ces dispositions nécessitent en effet d'être précisées, s'agissant notamment de la qualification (aide-soignant, agent de service ou de surveillance...) et du nombre d'employés qui doivent être affectés à la mise en oeuvre des moyens de secours. Toutes ces mesures devraient également être ajustées en fonction du nombre de résidents hébergés dans chaque établissement. Certains de ces EHPAD ont-ils la possibilité d'aménager des dispositifs d'astreinte pour mettre en oeuvre les mesures de surveillance et d'évacuation ? Les petits établissements de 25 résidents sont-ils contraints d'appliquer les mêmes mesures qu'un établissement hébergeant de 60 à 80 personnes ? Il paraît ainsi indispensable de clarifier le champ de cette réglementation et de l'adapter aux divers EHPAD, tout en prévoyant les financements adéquats. Par conséquent, il souhaiterait connaître les mesures qu'elle compte mettre en oeuvre pour aider tous les EHPAD à appliquer ces mesures de sécurité.
Voir la réponseM. Bruno Le Roux attire l'attention de M. le Premier ministre sur les conséquences du décret n° 2011-37 du 10 janvier 2011 relatif à l'attribution d'une mission de recouvrement à une union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales (URSSAF) faisant fonction d'interlocuteur unique. Ce décret prévoit que le directeur de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale peut, à son initiative ou à la demande d'une URSSAF, confier à une autre URSSAF faisant fonction d'interlocuteur unique défini à l'article R. 243-6 la conduite des actions liées au recouvrement et de toute action contentieuse, tant en demande qu'en défense, à l'encontre des cotisants pour lesquels l'URSSAF a été désignée comme interlocuteur unique, quelles que soient la date et l'origine des litiges. Ce décret constitue, d'une manière générale, une opportunité d'engager une rationalisation de la gestion des contentieux au niveau de la branche recouvrement de la sécurité sociale, dans un objectif d'harmonisation des pratiques. Néanmoins il présente dans sa rédaction actuelle une ambiguïté laissant penser que les décisions prises par la commission de recours amiable de l'URSSAF dessaisie pourraient être remises en cause par celle du nouvel organisme. Un tel scénario ouvrirait la porte à des décisions d'opportunité permettant de contester des décisions devenues définitives et de ce fait susceptibles de n'être remises en cause que par des tribunaux. Il lui demande donc de bien vouloir préciser que le transfert du contentieux dans le cadre du décret précité ne puisse porter que sur les sommes non encore examinées par la commission de recours amiable de l'URSSAF dessaisie.
Voir la questionM. Bruno Le Roux interroge M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur la situation des enfants en instance d'adoption trois mois après le séisme qui a frappé Haïti. Dès le mois de janvier 2010, la France s'était engagée à rapatrier tous les enfants disposant d'un jugement d'adoption prononcé en Haïti. À ce jour, près de 450 enfants ont d'ores et déjà pu rejoindre la France, mais près de 600 enfants seraient encore en attente de rapatriement. Parmi eux, près d'une centaine serait en possession de dossiers complets validés par les autorités haïtiennes, mais seraient confrontés au blocage de nombreux vols d'évacuation. Dans ce contexte, la suppression de la cellule de crise du service de l'adoption internationale spécifique à Haïti ainsi que le ralentissement des évacuations ne font que renforcer l'inquiétude et l'incompréhension des familles. Il ne s'agit en aucun cas d'inciter les autorités à violer les règles de droit international applicables en matière d'adoption, ni d'exposer ces enfants à des risques d'insécurité juridique, mais simplement de tenir compte de la réalité en Haïti, où de nombreux documents et jugements d'adoption ont disparus lors du séisme et où le taux de mortalité infantile demeure dramatiquement élevé. Par ailleurs, l'état sécuritaire et sanitaire désastreux du pays, justifie plus que jamais, à l'approche de la saison des pluies, de reprendre et d'accélérer les procédures d'adoption afin d'éviter de nouveaux drames. Face à cette urgence sanitaire, il apparaît nécessaire de faire avancer les négociations avec les autorités haïtiennes, et de mettre en oeuvre des mesures exceptionnelles permettant d'accélérer le traitement des dossiers en cours d'instruction ainsi que le rapatriement de ces enfants. Plusieurs orphelinats haïtiens ont eux-même alerté les familles françaises sur la nécessité de faire évacuer au plus vite les enfants ayant une famille adoptive légalement identifiée. Les familles attendent ainsi que ces enfants soient pris en charge d'urgence et rapatriés pendant que se poursuivent les procédures d'adoption de manière légale et transparente. Par ailleurs, de nombreux pays ont d'ores et déjà annoncé la mise en oeuvre de mesures exceptionnelles pour faciliter l'évacuation des enfants en cours d'adoption. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les mesures et les moyens qui peuvent être mis en oeuvre pour permettre à ces enfants de rejoindre leur famille dans les plus brefs délais.
Voir la réponse publiée le 28 avril 2010M. Bruno Le Roux interroge Mme la ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l'outre-mer, sur la problématique du renouvellement de la concession de la plateforme aéroportuaire internationale de Tahiti-Faa'a, jusqu'alors gérée par la société locale SETIL aéroports. L'État semble avoir décidé d'installer EGIS, filiale de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), pour gérer cette plateforme aéroportuaire durant les trente prochaines années. C'est dans le cadre du processus de décentralisation des aéroports à vocation locales et régionales que la loi du 24 avril 2005 a défini les modalités de transfert des autres aéroports vers des sociétés commerciales. Ainsi, seuls les aéroports à vocation nationale ou internationale, ainsi que ceux des collectivités d'outre-mer et les aéroports principalement militaires, listés par le décret n° 2005-1070 du 24 août 2005, ont été exclus du processus de décentralisation, pour être confiés à des sociétés gestionnaires. Or l'aéroport de Tahiti-Faa'a ne figure toujours pas sur cette liste. Il lui demande de lui indiquer les réelles motivations de l'État pour imposer la société EGIS, une société dont l'activité aéroportuaire représente seulement 9 % de l'ensemble de son activité.
Voir la réponse publiée le 29 janvier 2010M. Bruno Le Roux appelle l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la famille et de la solidarité sur les inégalités en matière d'aide octroyée pour l'emploi de garde d'enfant à domicile. Face au manque criant de places en crèche et au déficit du nombre d'assistantes maternelles, le recours à des gardes d'enfants à domicile constitue souvent le seul moyen de garde mais il peut également s'avérer le plus onéreux. Ainsi, différents dispositifs d'aide particuliers existent dans certaines régions, départements ou villes, afin de compenser les surcoûts liés à l'intervention d'une assistante maternelle ou d'une garde à domicile. Cependant on peut constater des disparités importantes, voire une absence totale d'aide financière dans certaines collectivités territoriales. Ainsi, une famille, qui pourrait bénéficier d'une aide de 100 euros dans le département des Hauts-de-Seine, n'obtiendrait par exemple que 50 euros à Paris mais ne recevrait aucune aide dans certaines communes de Seine-Saint-Denis. Il paraît donc indispensable de pallier l'absence de ce type d'aides dans certaines régions, départements ou communes afin de répondre aux besoins des familles et d'harmoniser les systèmes d'aides locales pour la garde d'enfant à domicile. Aussi, il souhaiterait connaître ses intentions concernant la nécessité d'octroyer des aides financières de façon égale sur l'ensemble du territoire et permettre aux familles les plus modestes de pouvoir faire un véritable choix quant au mode de garde de leurs enfants.
Voir la questionM. Bruno Le Roux interroge Mme la ministre de la santé et des sports sur le plafonnement des revenus pour qu'une famille puisse percevoir l'allocation aux adultes handicapés. À l'heure actuelle, il est de 15 662,40 euros annuels, soit 1 305,20 euros par mois. En effet, la somme de 650,60 euros que représente l'allocation aux adultes handicapés est, pour de nombreuses familles, la seule possibilité de pouvoir assumer les besoins spécifiques de la personne handicapée. Or, pour beaucoup, cette somme est essentielle, de façon à assurer dignement le soutien et l'aide dont a besoin toute personne handicapée. Par ailleurs, les familles sont confrontées à la menace d'une suppression si le plafond dépasse les 15 662,40 euros. C'est pourquoi il souhaiterait savoir les mesures que le Gouvernement compte prendre pour que le plafond imposé pour percevoir l'allocation aux adultes handicapés soit augmenté.
Voir la questionAssemblée nationale
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Numéro de la place occupée : 421
(la zone en rouge situe le banc)