Commission développement durable : auditions de M. Christian de Boissieu et de M. Alain Gest
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Pyrénées-Atlantiques (1ère circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Travaux récents
Mme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les conditions de formation des ostéopathes professionnels de santé, dans la perspective d'une future modification de la réglementation de l'ostéopathie (décret n° 2007-437 du 25 mars 2007 relatif à la formation des ostéopathes et à l'agrément des établissements de formation, décret n° 2011-390 du 12 avril 2011 modifiant l'article 75 de la loi n° 2002-3003 du 4 mars 2002 relatif aux droits des malades et à la qualité du système de santé et décret n° 2001-1120 du 19 septembre 2011 relatif aux agréments des établissements de formation en ostéopathie). En effet, les professionnels de santé, dont les masseurs-kinésithérapeutes, qui sont à l'origine de l'implantation de l'ostéopathie en France, exigent le maintien d'une formation spécifique à l'ostéopathie dans le cadre d'une filière de formation continue « en alternance » ce qui ne serait le cas si le décret n° 2011-1127 du 20 septembre 2011 sur la chiropractie était appliqué à l'ostéopathie. Ils demandent à ce qu'une séparation claire soit établie entre les ostéopathes professionnels de santé et les non-professionnels de santé. Ils demandent à ce que les conditions d'agrément des instituts de formation en ostéopathie pour les professionnels de santé soient distinguées et précisées de telle sorte qu'ils soient expressément qualifiés dans les textes « d'établissements de formation continue », dépendant à ce titre du ministère du travail et dispensés des procédures liées au rectorat. Ils demandent à ce que leur cursus soit spécifique et adapté aux masseurs kinésithérapeutes suivant en cela les recommandations de l'OMS en la matière qui retient une base de 1 000 heures de formation. Par conséquent, elle lui demande dans quelles conditions et comment le Gouvernement entend-il satisfaire ces légitimes revendications.
Voir la questionMme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la question de la prise en charge des frais de mobilité lorsqu'une entreprise embauche un salarié résidant hors du département ou de la région. Le Pôle emploi finance tout ou partie du coût du déménagement s'il s'agit d'un chômeur (dans la limite de 4 000 euros), mais lorsqu'il s'agit d'un salarié en poste, l'indemnisation qui pourrait être supportée par l'entreprise sera qualifiée d'avantage en nature et donc soumise aux cotisations salariales et patronales, et également assujettie à l'impôt sur le revenu du bénéficiaire. De même, si les coûts du déménagement d'un demandeur d'emploi sont supérieurs aux 4 000 euros pris en charge par Pôle emploi, l'éventuel complément qui proviendrait de l'entreprise serait également qualifié d'avantage en nature. Des groupements d'entreprises estiment que l'assujettissement de cette aide aux cotisations et à l'impôt sur le revenu, peut représenter un frein à la mobilité des salariés en France. Le secteur de la métallurgie des Pyrénées-Atlantiques, qui offre plus de 1 000 postes à pourvoir d'ici 2013, évalue à 400, les offres d'emplois qui ne sont pas satisfaites à ce jour. Ils estiment que la législation applicable aux remboursements des frais de mobilité est une des raisons de la pénurie de candidats aux nombreux postes offerts actuellement dans le département. Aussi, elle lui demande quelles sont ses intentions sur ce point.
Voir la questionIntervention en séance publique
Mme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur la situation des délégués du procureur. En effet, il semblerait que des milliers de ces collaborateurs - créés par la loi du 23 juin 1999 dans le but principal de désengorger les tribunaux et d'améliorer la qualité de la justice rendue à l'égard des contribuables - travaillent, dans les palais de justice de France, dans l'illégalité et ne cotisent pas aux régimes sociaux. Cette situation est d'autant plus surprenante qu'un décret du 17 janvier 2000 prévoit que les collaborateurs occasionnels du service public de la justice (parmi lesquels figurent les délégués du procureur de la République) sont « affiliés au régime général de la sécurité sociale ». Or nombre de ces collaborateurs ne reçoivent aucune fiche de salaire et se retrouvent confrontés à de sérieuses difficultés lorsqu'il s'agit de déclarer leurs revenus à l'administration fiscale. Dénoncée depuis plusieurs années, l'ancien garde des sceaux avait donné l'assurance en 2008 de remédier à cette situation, préjudiciable pour ces personnes qui se retrouvent sans couverture sociale ainsi que pour les associations socio-judiciaires qui dénoncent une situation de ''concurrence déloyale''. En effet, ces associations exerçant des missions de service public déléguées dans le domaine judiciaire, sont soumises à des obligations qu'elles respectent, notamment en matière de versement de charges inhérentes aux salaires et de contrôle budgétaire et financier. Le défaut d'application de ce décret entraîne une inégalité de traitement entre les salariés associatifs et les collaborateurs occasionnels du service public. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui faire connaître la réalité des faits avancés ainsi que les mesures mises en place pour régulariser cette situation.
Voir la questionMme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, sur les conditions d'attributions de la nouvelle bonification indiciaire (NBI). Par décret n° 2006-780 en date du 3 juillet 2006, le bénéfice de la NBI est ouvert aux agents de la fonction publique qui occupent à titre principal des fonctions d'accueil du public résidant dans les zones urbaines sensibles, cette bonification devant compenser la spécificité du travail accompli par ces agents. Or il apparaît que certains agents sont écartés de ce dispositif. Par ailleurs, précédemment interpellé sur la question de l'extension et de la revalorisation de la NBI, le Gouvernement avait fait état d'une mission d'inspection (réunissant l'inspection générale des finances, l'inspection générale de l'administration et l'inspection générale des affaires sociales) devant réaliser un bilan qualitatif et quantitatif de la NBI et proposer des évolutions de redéploiement de ce dispositif. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui faire connaître les résultats de cette mission, et par conséquent comment le Gouvernement entend adapter ce dispositif pour remédier aux inégalités entre agents qui découlent de la situation actuelle.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 25 janvier 2012 - Séance de 10 heures
Mme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les règles régissant la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur (Coface). En effet, les associations de défense des droits de l'Homme ont interpellé les pouvoirs publics sur les conséquences sociales et environnementales désastreuses qui découleraient de projets garantis par la Coface. Ils citent comme exemple le cas de la construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun qui a entraîné des expulsions forcées de populations locales et une pollution de la zone en raison du versement illicite de déchets toxiques issus du chantier par les entrepreneurs. Ces associations pointent du doigt l'opacité du fonctionnement de la Coface, qui agit dans le domaine de l'assurance crédit pour le compte de l'État. Ils mettent également en avant la nécessité de renforcer le cadre juridique applicable aux entreprises qui opèrent sur ou depuis le territoire français en matière de respect des droits humains. Aussi, elle lui demande quelles sont ses intentions à ce sujet afin, notamment, de garantir le fait que la Coface ne soutienne aucun projet provoquant ou contribuant directement et indirectement à des atteintes aux droits humains.
Voir la questionMme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur les difficultés financières rencontrées par les universités, et notamment l'université de Pau et des pays de l'Adour (UPPA). En effet, comme la conférence des présidents d'université (CPU) le constate dans son analyse du budget pour 2012, les moyens alloués par l'État sont en stagnation, voire en diminution compte tenu des gels des crédits imposés à ces établissements. C'est la raison pour laquelle le président de l'UPPA l'a interpellé à plusieurs reprises, afin de lui faire part de ses difficultés à élaborer le budget pour 2012 devant l'insuffisance de la dotation de l'État. Il faut à l'UPPA 2 millions d'euros pour effacer son déficit. Malgré une gestion rigoureuse des universités, l'abandon du versement d'un milliard d'euros supplémentaire promis en 2007 par le Président de la République pour le fonctionnement des universités compromet la réussite des objectifs. En particulier, cette situation compromet la mise en place de l'arrêté licence ainsi que la mise en place des 1 500 heures d'enseignements dont les étudiants de premier cycle doivent pouvoir bénéficier. Le gel des crédits ne permet pas de compenser l'inflation et l'augmentation de charges résultant du transfert de charges émanant de l'État sans moyens correspondants. La situation est aujourd'hui particulièrement préoccupante et risque de contraindre les collectivités locales, déjà asphyxiée financièrement, de se substituer à l'État pour venir au secours des universités en augmentant leur accompagnement pourtant déjà important. Aujourd'hui, plusieurs parcours et plusieurs filières d'enseignement sont menacés. Un effort supplémentaire de l'État est nécessaire pour soutenir l'UPPA, afin de garantir la qualité et la diversité de l'enseignement et donc l'attractivité du deuxième pôle universitaire palois. Aussi elle lui demande s'il entend allouer à l'UPPA les moyens supplémentaires nécessaires.
Intervention en réunion de commission
Mardi 17 janvier 2012 - Séance de 17 heures 45
Mme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les conséquences liées à l'arrêt de l'utilisation du bleu de méthylène pour le traitement du plasma thérapeutique. En effet, de nombreuses associations de donneurs de sang bénévoles s'inquiètent de l'incapacité de l'Afssaps de vérifier le caractère éthique des prélèvements réalisés dans le cadre du projet d'importation de plasma qui accompagne cette décision. Le plasma thérapeutique, prélevé sur des séparateurs de cellules, permet de soigner des patients souffrant de pathologies graves, ou nécessitant des transfusions importantes de plasma suite à de fortes hémorragies. Il peut être sécurisé par plusieurs méthodes, afin de transfuser au patient le produit le plus sur possible. D'autre part plusieurs méthodes d'inactivation sont utilisées simultanément afin de pallier les défaillance de l'une ou l'autre des techniques (le bleu de méthylène, le solvant détergeant et l'amostalen). Or il s'avère que la production de solvant détergent est arrêtée depuis le mois de juin en raison de pannes à répétition sur l'unique usine de l'Établissement français du sang située à Bordeaux. De plus, la distribution de bleu de méthylène arrive à son terme car, bien que l'Afssaps ait autorisé son utilisation jusqu'au 1er mars 2012, l'EFS n'est pas autorisé à acheter de nouvelles poches de collecte et de préparation. Enfin, la production d'amostalen est limitée à 25 % du volume global produit. Aussi, les stocks de produits inactivés sont actuellement au plus bas, et cette pénurie conduit la DGS à envisager l'importation de plasma solvant détergent de la société Octapharma, société suisse implantée en Alsace. Toutefois cette société prélève du plasma à l'étranger (Allemagne, Autriche, États-unis) à partir de donneurs qui sont parfois « indemnisés », ce qui pose un problème sur le caractère éthique des prélèvements. Les associations de donneurs de sang, qui s'opposent à cette décision, rappellent que les principes qui régissent le don du sang en France comme le bénévolat, l'anonymat, le volontariat et le caractère non profitable de cette activité sont des piliers fondamentaux de notre société. Elles posent également le problème de la situation de dépendance dans laquelle se trouverait la France pour l'approvisionnement de traitements thérapeutiques indispensables aux patients qui seraient exposés au bon vouloir de laboratoires sur lesquels les autorités nationales n'auraient aucune prise, eu égard à la rareté de la matière (produits sanguins). Aussi, alors que les donneurs de sang français et leurs associations ont toujours répondu à la demande et aux besoins des patients, elle souhaiterait savoir, d'une part, si ce projet est effectivement à l'étude et, d'autre part, les garanties qu'il compte apporter pour préserver les principes éthiques de la transfusion sanguine française basés sur le bénévolat et la non-rémunération.
Voir la questionMme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur les conséquences pour les personnels des chambres de métiers et de l'artisanat (CMA), de la mise en oeuvre de la loi n° 2010-853 du 23 juillet 2010, relative aux réseaux consulaires, au commerce, à l'artisanat et aux services. En effet, les objectifs de ce texte, visant à la mutualisation des services ainsi qu'à la mise en place d'une stratégie régionale pour les organismes consulaires, ont abouti à la création de chambres de métiers et de l'artisanat régionales (CMAR). Ces regroupements de CMA sont cependant conditionnés à la décision de les intégrer d'au moins la moitié des CMA des départements de chaque région, les autres pouvant choisir la mutualisation renforcée. C'est le cas, en Aquitaine, des CMA des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, qui sont restées autonomes. Toutefois, ces dernières vont voir certaines de leurs activités transférées dans la structure régionale, ce qui entraînera le transfert de certaines catégories de personnels. Les organisations syndicales s'inquiètent des conditions particulièrement confuses et incertaines de ces transferts. Elles dénoncent, par ailleurs, l'absence de consultation des instances du dialogue social préalablement à la fusion des CMA de la région Aquitaine. Aussi, elle lui demande dans quelles conditions seront effectués ces transferts et comment il entend faire respecter les règles encadrant la création des CMAR prévues par cette réforme des chambres consulaires.
Voir la réponseMme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur la révision des normes de sécurité relatives à la résistance à l'inflammabilité des meubles rembourrés. En effet, ces matériaux, particulièrement inflammables au contact de fortes sources de chaleur, telles qu'une cigarette, une allumette ou encore une bougie, sont à l'origine d'un nombre toujours plus important de victimes des incendies ainsi provoqués. Précédemment interpellé sur ce point, le ministère avait fait état des interrogations des pouvoirs publics quant aux conséquences potentielles de l'utilisation de substances chimiques pour limiter l'inflammabilité des meubles rembourrés (effets à long terme sur la santé humaine ou contraintes possibles en matière de recyclage). Il avait alors évoqué l'existence d'une étude sur les propriétés toxicologiques des substances ignifugeantes, diligentée par la Commission européenne. Dans l'attente des résultats, il avait enfin annoncé que les autorités françaises menaient une concertation afin d'élaborer de nouvelles mesures pour améliorer la résistance au feu des meubles rembourrés, tout en veillant à l'innocuité et à l'impact sur l'environnement des solutions retenues. Au vu des risques sérieux d'embrasements rapides et incontrôlables des meubles rembourrés, la prévention des incendies domestiques et le souci de protection du consommateur imposent donc un encadrement plus strict de leur résistance à l'inflammabilité. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer, au vu des résultats de l'enquête menée par la Commission européenne, quelles mesures il entend prendre pour renforcer les normes de sécurité incendie concernant ce type de mobilier.
Voir la réponseMme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la réforme des conditions de recrutement et de formation des personnels enseignants du premier et second degrés et des personnels d'éducation. Effective depuis la rentrée 2010, cette réforme suscite de légitimes préoccupations : professeurs, parents et fédérations de parents d'élèves expriment au quotidien leurs vives inquiétudes, face à la dégradation des conditions d'enseignement. Ce sont, en effet, plus de 14 000 jeunes enseignants qui ont été affectés à des postes à plein-temps, mettant fin au principe de la formation par alternance, quelques semaines seulement après avoir réussi un concours essentiellement fondé sur des connaissances universitaires. Quelques mois après la mise en oeuvre de cette réforme, beaucoup de fonctionnaires stagiaires rencontrent des difficultés dans la gestion de leur classe et dans la construction de leurs enseignements. Par ailleurs, cette réforme dite de la « masterisation » a de lourdes conséquences sur les conditions de formation des enseignants. La charge de travail est devenue trop importante pour les étudiants en master qui doivent obtenir leur diplôme, mais également préparer le concours et le réussir. De nombreux étudiants ayant réussi le mater mais n'étant pas admis au concours de recrutement seront également confrontés au problème de leur insertion professionnelle. Enfin, au delà de l'impact sur les structures des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), la formation est dorénavant très différente d'une académie à une autre en raison des conditions variées de mise en oeuvre de la réforme. Aussi, elle lui demande comment il entend, en concertation avec les enseignants, les IUFM et les fédérations de parents d'élèves, corriger les dérives inquiétantes de cette réforme pour garantir un enseignement de qualité à tous les élèves et de bonnes conditions de travail pour les professeurs.
Voir la réponseMme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les conséquences de la réforme du lycée pour les filières technologiques. Dès la prochaine rentrée scolaire, les séries sciences et techniques industrielles (STI) deviendront ainsi STI2D (sciences et techniques de l'industrie et du développement durable). De nombreuses organisations professionnelles d'enseignants s'inquiètent de la suppression de 30 % des 7 000 postes de professeurs qui accompagnera cette transformation. Par ailleurs, et en plus de la diminution des horaires des professeurs, chaque enseignant se verra dans l'obligation d'enseigner trois autres matières. L'enseignement de la physique appliquée est, quant à lui, supprimé. De plus, la diminution de la part des enseignements pratiques dans la nouvelle filière STI2D risque de la rendre moins attractive pour des élèves qui souhaitent bien souvent fuir l'enseignement général, enseignement qui leur apparaît trop théorique. En l'occurrence, les professeurs regrettent le remplacement des cours de TD-TP, plus accessibles pour les élèves, par des cours en classe entière. Si la réforme est justifiée par l'objectif de revaloriser l'enseignement technologique, la faire dans la précipitation et en l'absence d'une réelle formation des équipes d'enseignants risque, au contraire, d'induire un désintérêt pour ces formations pourtant porteuses d'emploi. C'est pourquoi les professeurs de l'enseignement technique souhaitent que cette réforme soit repoussée d'un an. Ainsi elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre afin de répondre aux inquiétudes légitimes des enseignants.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 11 janvier 2012 - Séance de 11 heures 45
Intervention en réunion de commission
Mardi 20 décembre 2011 - Séance de 17 heures
Mme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur l'augmentation de la TVA sur les services à la personne. En effet, suite à l'adoption du projet de loi de finances rectificatif pour 2011, le taux réduit de TVA est passé de 5,5 % à 7 % dans le secteur de la dépendance et l'aide à domicile. À ce jour, le service à la personne est assuré à 85 % par des associations, les Centres communaux d'action sociale (CCAS) ainsi que par des particuliers employeurs qui ne sont pas assujettis à la TVA. Cette mesure ne concerne que 15 % des acteurs du secteur, à savoir les TPE-PME, qui par conséquent pointe le caractère discriminant et injuste de cette décision. De plus, le secteur avait déjà été impacté par l'exonération des charges patronales de sécurité sociale adoptée dans le cadre du budget 2011. Les professionnels du secteur craignent donc une distorsion de concurrence qui pourrait se traduire en dernier ressort par la fermeture de nombreuses structures dans les années qui viennent, mais également le recours à du travail non déclaré. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures le Gouvernement compte prendre afin de remédier à cette situation injuste pour les acteurs visés par cette mesure.
Voir la questionMme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les perspectives de desserte du Béarn et de la Bigorre dans le cadre des grands projets ferroviaires du sud-ouest (GPSO). En effet, la convention de financement du projet de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) sud Europe-Atlantique (SEA) associant l'État, RFF et les collectivités territoriales partenaires implique une contribution importante pour les collectivités. Le conseil général des Pyrénées Atlantiques, la CDA Pau-Pyrénées et l'agglomération Côte basque-Adour ont accepté de prendre part au financement pour le tronçon Tours-Bordeaux. Interrogé le 29 mars 2011 sur ce point, le Gouvernement avait rappelé que la problématique de la desserte du Béarn et de la Bigorre a toujours été un élément essentiel du projet de la LGV SEA, que les principales caractéristiques des opérations d'amélioration de la desserte ferroviaire du Béarn et de la Bigorre seront déterminées à l'issue du débat public à l'horizon 2013 ; et que, d'autre part, la déclaration d'utilité publique de la ligne nouvelle Bordeaux-Espagne est attendue fin 2014. Toutefois, elle a récemment fait part de ses interrogations quand à l'opportunité d'une desserte du Pays basque et a annoncé la publication prochaine d'une étude réalisée par les ingénieurs généraux de son ministère. Par ailleurs, un récent rapport de M. Mariton a critiqué le manque de financement du schéma national des infrastructures de transport (SNIT) et le groupe de réflexion du TDIE (transport, développement, intermodalité, environnement) émet des réserves sur le futur réseau TGV. La ligne desservant le Béarn et la Bigorre ferait alors partie des lignes compromises, en raison de leurs coûts élevés et des doutes quant à leur rentabilité. Elle lui demande donc de bien vouloir clarifier les intentions du Gouvernement quant au projet de desserte du Béarn et de la Bigorre, son tracé, son calendrier, son financement.
Voir la réponse publiée le 29 juin 2011Mme Martine Lignières-Cassou attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le projet de ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) sud Europe-Atlantique (SEA) et les perspectives de desserte du Béarn et de la Bigorre. Alors que les branches Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne, regroupées sous l'appellation grands projets du Sud-ouest (GPSO) font l'objet d'un processus d'étude et de concertation mené par RFF depuis début 2008, le Gouvernement n'a confirmé que récemment que des études sur la desserte du Béarn et de la Bigorre étaient en cours. Par ailleurs, la convention de financement associant l'État, RFF et les collectivités territoriales partenaires de ce projet présentée à la fin du mois de novembre 2010 prévoit une contribution sans précédent pour les collectivités. Elles sont appelées à participer au protocole financier de la LGV à hauteur de plus de 40 % du total. La CDA Pau-Pyrénées a accepté de prendre sa part pour le tronçon Tours-Bordeaux, dans la mesure où le gain de temps obtenu par cette réalisation permettra de gagner une heure sur le temps de trajet Pau-Paris aujourd'hui très long, plus de cinq heures. Cependant, les GPSO peuvent mettre à mal le Béarn et la Bigorre si ces territoires ne sont pas desservis puisque la côte basque deviendrait accessible depuis Paris en trois heures alors que le Béarn continuerait à l'être en quatre heures. Si cette hypothèse se confirmait, la CDA Pau-Pyrénées ne financerait bien entendu pas les GPSO. Elle attire aussi son attention sur l'intérêt économique de la desserte du Béarn et de la Bigorre : l'étude IGN montre que le tracé de Mont-de-Marsan à Pau serait le plus créateur de richesses. Elle souhaite savoir si les temps d'études de la desserte Béarn-Bigorre sont bien compatibles avec le calendrier des GPSO. Elle souhaite aussi savoir si les collectivités auront bien l'assurance de la desserte du Béarn et de la Bigorre avant qu'il leur soit demandé tout engagement sur le financement des GPSO.
Voir la réponse publiée le 30 mars 2011Mme Martine Lignières-Cassou sollicite l'attention de Mme la ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur le nouveau programme immobilier de l'administration pénitentiaire proposé dans le cadre de la révision générale des politiques publiques. Selon certaines sources syndicales et le porte-parole du ministère, le ministère de la justice envisagerait de fermer plusieurs maisons d'arrêt, sans qu'une liste précise des sites concernés ne soit communiquée aux élus locaux. Par exemple, la fermeture de la maison d'arrêt de Pau serait envisagée à l'horizon 2015-2017, ainsi que sa reconstruction dans les environs de l'agglomération paloise. L'annonce de cette décision est surprenante, a fortiori pour les élus locaux, car d'importants travaux sont en cours dans cette prison. La maison d'arrêt de Pau est un service public important. C'est un équipement structurant qui comprend notamment un quartier « femmes », le seul dans les pays de l'Adour. Ces différentes restructurations doivent faire l'objet d'une véritable concertation avec les acteurs concernés, notamment les élus locaux et les syndicats. Ainsi, elle lui demande quel est l'état d'avancement des projets de l'administration pénitentiaire sur cette question.
Voir la réponse publiée le 12 mai 2010Assemblée nationale
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