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Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
M. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, sur l'application du taux de TVA à 7 % au secteur du bois énergie. La loi de finances rectificative pour 2011 a eu pour conséquence le passage à 7 % de la TVA applicable à la fourniture d'énergie bois, remettant ainsi en cause la loi d'orientation du 5 janvier 2006 qui permet d'appliquer à ce secteur le taux réduit de TVA à 5,5 %. Cette mesure est en contradiction avec les objectifs du Grenelle de l'environnement visant à développer le recours aux énergies de substitution aux productions fossiles. Depuis cinq ans, les pouvoirs publics ont pris des mesures pour, d'une part, encourager l'usage du bois énergie et, d'autre part, enrayer la quasi-généralisation d'un marché non déclaré. La filière du bois énergie, actuellement en cours de structuration, valorise le bois en tant que combustible sous toutes ses formes, bûches, sciures, plaquettes, granulés ou bûches de bois densifiées... Sa montée en puissance progressive permet des rentrées d'impôts sous forme de TVA. Les premières victimes de cette hausse seront les collectivités publiques et les organismes de logement sociaux, qui ont massivement investi sur ce mode d'approvisionnement et qui ne peuvent récupérer la TVA. Les entreprises du secteur, qui subissent déjà en raison des températures enregistrées un début de campagne poussif et supportent le financement de stocks importants en bois, devront également puiser dans leur trésorerie pour faire face à cette mesure. Alors que de nombreuses PME de la filière ont dû fermer, seules celles dont le bois de chauffage n'est pas la seule activité, tiennent le coup. De nombreux emplois sont menacés. Il en va de la survie d'un secteur malade, injustement exclu de mesures d'exception. Cette hausse de la TVA constitue donc un mauvais signal tant pour les usagers que pour les entreprises du secteur. Enfin cette mesure va à l'encontre de la volonté politique affichée de renforcer notre indépendance énergétique. Cette dernière ne saurait se concevoir à l'avenir sans diversification des sources d'énergie. Gaziers, entreprises d'énergies renouvelables et compagnies pétrolières ont obtenu le maintien de leur TVA à 5,5 %. Le bois énergie, aujourd'hui marginal malgré son énorme potentiel et l'alternative réelle qu'il propose, n'est pas englobé dans le panel des énergies. Il s'agit là d'une rupture d'égalité devant l'impôt difficilement justifiable. C'est pourquoi il est indispensable que le bois énergie, à l'instar des autres sources d'énergie continue de bénéficier d'un taux dérogatoire de TVA à 5,5 %. Il lui demande de préciser sa position à ce sujet.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de M. le Premier ministre sur la nécessité de mettre en oeuvre une politique forestière ambitieuse. La filière bois est aujourd'hui à la croisée des chemins. Filière de l'amont à l'aval, implantée au coeur des territoires, porteuse d'emplois directs et indirects, elle est confrontée à un manque de soutien pour financer la replantation et l'avenir de la production, alors qu'elle représente l'avenir économique et écologique des territoires. Depuis la loi d'orientation forestière du 9 juillet 2001, et en dépit de nombreuses déclarations publiques, la forêt est dans l'attente d'une action politique volontariste. La LMAP n'a apporté qu'une réponse ponctuelle et partielle à la problématique de l'assurance et le programme n° 149 (Forêt) de la loi de finances est en régression constante. La forêt française doit faire face à de nombreux défis : prise en compte de la capacité de la forêt à capter le carbone, nécessité de valoriser la ressource et de prévenir les conflits d'usage, indispensable réduction du déficit commercial, exigence de gestion durable et de préservation de la biodiversité et anticipation du changement climatique. La situation s'est aggravée depuis 2001 avec la disparition du Fonds forestier national, mécanisme public de soutien à la replantation. À la fin de cette année 2011, année internationale de la forêt, et alors que le Grenelle de l'environnement et les discours du Président de la République ont mis en évidence le caractère stratégique de la filière pour notre pays, la forêt ne bénéficie que d'une sous-direction au sein du ministère de l'agriculture. La politique forestière ambitieuse que les pouvoirs publics désirent mettre en oeuvre ne trouvera sa traduction dans les faits sans une structure politique forte capable de donner les impulsions nécessaires en matière de politique forestière. C'est pourquoi il lui demande de préciser son opinion sur l'éventuelle création d'un secrétariat d'État à la forêt.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur l'attribution de crédits carbone pour la forêt. Une directive européenne prévoit l'évolution, à partir de 2013, du système des quotas carbone touchant les principaux émetteurs de gaz à effets de serre en Europe vers une mise aux enchères de ces droits à polluer. Cette évolution offre enfin une reconnaissance par la rémunération qu'elle va procurer aux services rendus par la filière forêt-bois française en matière de séquestration carbone et d'émissions évitées par le biais de la substitution énergie et matériaux provenant ou consommant du carbone fossile. En effet, la filière forêt-bois française séquestre annuellement 80 millions de tonnes de CO2 (principal puits carbone en France) et représente à elle seule de l'ordre de 50 % de l'ensemble des énergies renouvelables en France. La filière forêt-bois peut donc légitimement revendiquer 25 % des sommes en jeu (de l'ordre de 1 milliard d'euros dès 2013) car ses actions vertueuses décrites correspondent à ce niveau dans l'atténuation des émissions françaises (environ 500 millions de tonnes). Cette juste rémunération permettra à la filière forêt bois, de réaliser les investissements d'avenir nécessaires dans le cadre d'un Fonds forestier stratégique carbone doté de 250 millions d'euros/an. Ce fonds aura comme ambition la réalisation des objectifs ayant les impacts économiques, sociaux et environnementaux suivants : le renouvellement et l'adaptation aux changements climatiques (125 000 ha/an) ; l'optimisation de la croissance par l'amélioration des peuplements (60 000 ha/an) ; la préservation des services éco-systémiques et de la biodiversité ; l'accroissement de la mobilisation de bois (13 millions de m3 supplémentaires pour le bois d'oeuvre et le bois énergie) ; 40 % des surfaces non valorisées rendues accessibles (8 000 km de dessertes forestières) ; la résorption du déficit commercial de la filière (500 millions d'euros/an) ; une forte contribution aux objectifs bois-énergie du Grenelle environnement ; la création de 25 000 emplois durables en milieu rural. C'est pourquoi il lui demande de préciser les mesures concrètes envisagées pour la répartition des futurs crédits carbone et particulièrement sur l'urgence que constitue le renouvellement des forêts.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes, sur la politique douanière de l'Union européenne en matière forestière. L'Union européenne reste la seule zone de production forestière du monde non protégée. L'accès à la ressource ligneuse européenne, et a fortiori française, ne fait l'objet d'aucun encadrement ni régulation. Pourtant, le bois est une ressource renouvelable mais pas inépuisable. Le résultat économique pour les entreprises européennes est double : fuite de matière première brute, sans valeur ajoutée et perte de biomasse énergie (1m3 de grume exporté = 1m3 de bois énergie perdu). On estime que la grume fait travailler 10 % de la filière. Chaque grume exportée constitue un manque à gagner fiscal et social de 30 à 40 €/m3 ; importation à bas coût de produits finis (parquet, meubles...) qui détruisent nos emplois. Cette situation explique en partie l'importance du déficit de la balance commerciale forêt-bois. Les entreprises françaises du secteur de la scierie et de l'industrie du bois ont tiré la sonnette d'alarme, dans le cadre d'une déclaration commune à Brasov (Roumanie) adoptée à l'unanimité des principaux pays producteurs. Elles rappellent avec force que le marché des feuillus est traditionnellement lié à celui du : meuble, parquet-lambris, menuiserie-agencement, bois sous rail, emballage, etc. Ces débouchés subissent un à un une baisse structurelle d'activité liée au transfert des outils industriels vers des zones économiques en développement et/ou à bas coûts de production. Cette délocalisation provoque une désindustrialisation de la filière « Feuillus » européenne, jamais connue à ce jour et sans rapport avec l'évolution de la consommation du marché intérieur. Dans le même temps, les pays émergents qui ne disposent pas de ressource forestière suffisante s'approvisionnent en Europe, en grumes non transformées, l'Union européenne, contrairement à tous les grands pays forestiers du monde, membres ou non de l'OMC (Russie, États unis d'Amérique, Canada, etc.) ayant fait le choix d'ouvrir sa ressource sans limites ni règles d'accès. Il a longtemps été avancé une incompatibilité d'une politique douanière européenne avec les règles de l'OMC. Ce postulat est infondé. L'Union européenne vient d'accorder en toute discrétion à la Russie un important contingent d'importations de grumes (3 000 à 4 000 000 m3) à taux quasi nul. Ce qui est possible pour nos partenaires doit l'être par réciprocité pour nos entreprises. La Chine, aujourd'hui, les pays du sud-est asiatique demain, l'Inde, le Pakistan demain, ont identifié l'Europe comme une zone d'accès facile. Sans politique douanière européenne, nos entreprises sont en danger. C'est pourquoi il lui demande de préciser sa position quant au principe du mandatement d'une task force chargée de formuler les bases d'une stratégie européenne visant à sauvegarde les entreprises et emplois en Europe.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur le risque que pourrait faire peser sur l'avenir des communes rurales la recherche d'une densification excessive des zones constructibles. À la suite du « Grenelle de l'environnement », les services de l'État exigent une densification systématique de la construction sur les zones constructibles dans les communes rurales. Chacun comprend qu'il est nécessaire de maîtriser la consommation de terrains naturels et de limiter l'urbanisation. Mais cet objectif comporte un risque mortel pour les communes rurales ! En effet, les habitants des communes rurales acceptent de se priver d'un certain nombre de prestations réservées aux zones urbaines en contrepartie de l'avantage de vivre dans une maison avec un terrain végétalisé. Il serait très inquiétant pour l'avenir des communes rurales que le nombre d'habitants diminue à cause du moindre intérêt de vivre en zone densifiée avec peu ou pas de terrain autour de la maison.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande rappelle à M. le ministre auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, que le Gouvernement a récemment remis au Parlement un rapport intitulé « Le fossé numérique en France », en application de l'article 25 de la loi n° 2009-1572 du 17 décembre 2009 relative à la lutte contre la fracture numérique. Le Centre d'analyse stratégique, qui a réalisé ce rapport, diagnostique que la fracture numérique française correspond en fait à « trois fossés numériques, liés à la possession des outils, mais aussi à leur usage : un fossé générationnel, laissant les personnes âgées en marge des nouvelles technologies ; un fossé social, qui exclut les plus démunis ; et un fossé culturel, qui prive les moins instruits des opportunités de l'outil informatique ». Pour « permettre à l'ensemble des Français d'entrer de plain-pied dans la société et l'économie du numérique », le Centre d'analyse stratégique formule trois propositions : accorder, dans le cadre du « Plan de développement des usages du numérique à l'école », une attention particulière aux jeunes (15-24 ans) à l'écart du numérique en leur proposant des formations adaptées (y compris en dehors du cursus scolaire) et en mettant à leur disposition des ordinateurs et des abonnements à tarif réduit ; permettre un accès haut débit à bas coût pour les plus démunis par un abaissement des tarifs d'accès à internet résultant soit d'un renforcement de la concurrence, soit de la mise en place d'un tarif social de l'internet, ainsi que par le déploiement du réseau d'espaces numériques publics et la mise à disposition d'ordinateurs ; familiariser les personnes âgées aux outils numériques par un accompagnement personnalisé et des logiciels, voire des matériels adaptés. Cela leur permettrait de correspondre plus aisément avec leurs proches, de bénéficier d'un suivi médical à distance, et ainsi de rester chez elles plus longtemps. Il l'interroge sur la suite que le Gouvernement entend donner aux recommandations du Conseil d'analyse stratégique, sur le calendrier de leur mise en oeuvre et sur les modalités de leur financement.
Voir la réponseM. Patrice Martin-Lalande attire à nouveau l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie (voir la question n° 31142 du 23 septembre 2008) sur le fait que, depuis quelques années, dans les zones rurales où l'activité postale était insuffisante, un certain nombre de bureaux de poste ont été remplacés par des « agences postales communales » (APC) ou des « relais poste » (RP). Malgré l'objectif clairement affiché d'assurer ainsi le maintien du service public postal dans les petites communes, et malgré la concertation qui entoure ces solutions partenariales, on a souvent pu constater que ces formes innovantes de présence postale étaient, avant d'être mises en oeuvre, mal comprises d'une partie de la population et des élus. Le « contrat pluriannuel (2008-2010) de la présence postale territoriale » entre l'État, la Poste et l'Association des maires de France vient de s'achever et le « contrat de service public » (2008-2012) entre l'État et la Poste a dépassé le mi-chemin. Il est donc possible de dresser un premier bilan de cette nouvelle stratégie pour assurer la couverture du territoire en services postaux de proximité. Il demande donc de préciser, au plan national et dans le département de Loir-et-Cher : quel est le nombre des APC et des RP existants ; quel est le nombre des demandes d'abandon de ces nouvelles formules ; quelles sont, en cas d'abandon de ces nouvelles formules, les modalités d'un retour à la situation antérieure des bureaux de poste traditionnels; et quelles sont les perspectives de financement de ces nouvelles formules au-delà de 2011.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, sur la situation du numérique en France. Une enquête récente du centre de recherches « Renaissance numérique » a qualifié la situation française du numérique d' « alarmante ». En dépit du plan France Numérique 2012 et des investissements réalisés dans le cadre du volet numérique du « grand emprunt », seuls 2 foyers sur 3 seraient connectés à l'internet, moins d'une PME sur 2 disposerait d'un site internet, les « jeunes pousses » numériques ne constitueraient que 2,1 % des créations d'entreprises, et le chiffre d'affaires du commerce en ligne français ne représenterait pas la moitié de celui réalisé au Royaume-Uni. Il demande quelle est la réalité de la situation sur ces divers points et quelles mesures le Gouvernement compte-il mettre en oeuvre, notamment dans le cadre du « grand emprunt », pour continuer d'améliorer la situation du numérique en France.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande interroge M. le ministre d'État, M. le ministre d'État, ministre de la défense et des anciens combattants, sur la nécessité de rationaliser l'organisation de notre outil de défense qui a déjà conduit, dans le cadre de la restructuration des industries de défense, à la douloureuse disparition de la quasi-totalité des établissements de défense en activité à Salbris - GIAT, SM 5, Matra Défense - et d'environ 2 000 emplois. Le nouvel effort d'interarmisation de la fonction "munitions" ne peut être à nouveau supporté par le même territoire. D'autant plus, que le site de Salbris comporte des atouts qu'on ne retrouve pas dans d'autres sites : en plein centre de la France, à une sortie de l'autoroute Paris/Clermont-Ferrand ; main d'oeuvre (161 salariés dont 46 militaires) ; capacité de stockage implantée sur 400 hectares pouvant être facilement développée aux normes de sécurité pyrotechnique ; culture de l'interarmisation à Salbris qui stocke les munitions communes à toutes les armées ; une grande expérience de préparation de munitions pour les théâtres opérationnels. Il lui demande quelle place aura le site de Salbris dans le futur « schéma directeur infrastructure munitions » pour tenir compte de la nécessité de maintenir le dernier établissement de défense de Salbris qui a déjà lourdement payé pour les précédentes restructurations de l'outil de défense.
Voir la réponse publiée le 08 décembre 2010M. Patrice Martin-Lalande appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur l'imprécision actuelle de la règle applicable en matière de non-cumul de la carte nationale d'identité et du livret de circulation. Il souhaite savoir si le Gouvernement compte modifier la législation et la circulaire d'application en vigueur pour combler les lacunes de la loi et tenir compte de la décision en référé rendue à ce sujet, début juillet, par le tribunal administratif d'Orléans sur un problème rencontré par le maire de Gièvres (Loir-et-Cher).
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande appelle l'attention M. le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, sur l'existence d'un projet de taxe sur les consoles de jeux vidéo. Il souhaite savoir si le Gouvernement a l'intention de réaliser une étude d'impact pour appréhender les usages qui justifieraient la création d'une telle taxe; pour apprécier les modalités de son éventuelle mise en oeuvre; pour évaluer ses effets directs et indirects, y compris et notamment sur la filière française de création de jeux vidéo; et pour permettre, enfin, à l'ensemble des décideurs de se prononcer en toute connaissance de cause.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la famille et de la solidarité sur la politique du handicap mise en oeuvre par le Gouvernement pour garantir le principe « d'accessibilité » énoncé par la loi du 11 février 2005. Selon ce principe, « toute personne handicapée a droit à la solidarité de l'ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l'accès aux droits fondamentaux reconnus de tous les citoyens ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté ». La loi de 2005 prévoit notamment que tous les établissements recevant du public gérés par les collectivités locales et l'État soient, d'ici à 2015, accessibles quelle que soit la nature du handicap. Toutefois, de 5 % à 15 % seulement du total des travaux prescrits par la loi ont été réalisés à ce jour, selon une étude réalisée à l'initiative de la fédération des Apajh (associations pour adultes et jeunes handicapés) avec Dexia crédit local, le cabinet Accèsmétrie et la FFB (Fédération française du bâtiment). Dans de nombreux départements, comme le Loir-et-Cher, la mise en place des commissions intercommunales d'accessibilité, qui doivent élaborer un plan d'accessibilité pour chacune des communautés de communes, a pris du retard. Il lui demande, d'une part, de préciser les mesures qui ont été récemment mises en oeuvre par le Gouvernement pour satisfaire le principe « d'accessibilité » des personnes à mobilité réduite à la vie de la collectivité nationale et, d'autre part, de préciser les enjeux financiers de ces investissements et d'expliquer les raisons du refus du Gouvernement de mettre les « investissements d'avenir » à contribution pour la partie la plus novatrice de la politique du handicap.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la revalorisation du statut des permanenciers auxiliaires de régulation médicale (PARM) attendue par tous les personnels, ainsi qu'il a pu le constater en Loir-et-Cher. Quel est le calendrier finalement retenu par le Gouvernement pour la revalorisation du statut des PARM, de la catégorie C à la catégorie B de la fonction publique hospitalière ? Pour bénéficier de cette revalorisation, il demande si les PARM en activité devront repasser un concours, alors même qu'ils en ont déjà réussi un pour rentrer dans la fonction publique hospitalière comme PARM, ou s'ils pourront bénéficier de la validation des acquis de l'expérience (VAE).
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la revalorisation du statut des permanenciers auxiliaires de régulation médicale (PARM) attendue par tous les personnels, ainsi qu'il a pu le constater en Loir-et-Cher. Quel est le calendrier finalement retenu par le Gouvernement pour la revalorisation du statut des PARM, de la catégorie C à la catégorie B de la fonction publique hospitalière ? Il demande si, pour bénéficier de cette revalorisation, les PARM en activité devront repasser un concours, alors même qu'ils en ont déjà réussi un pour rentrer dans la fonction publique hospitalière comme PARM, ou s'ils pourront, ce que les PARM du Loir-et-Cher estiment légitime, bénéficier de la validation des acquis de l'expérience.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande demande à M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, au moment où la représentation féminine progresse enfin dans la sphère politique et va progresser dans les conseils d'administration de certaines sociétés, quelle est la situation actuelle en France quant à la représentation féminine parmi les délégués du personnel et les délégués syndicaux par rapport aux salariés représentés. Il souhaite aussi connaître les intentions du Gouvernement pour améliorer la représentation féminine par voie conventionnelle ou par voie législative.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande attire l'attention de Mme la ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur le problème du délai mis par la justice pour traiter les recours systématiquement déposés par les opposants à certains projets publics de développement économique et de création d'emplois. Le Loir-et-Cher connaît ainsi trois situations de recours multiples hypothéquant lourdement les projets et menaçant gravement l'emploi : la création d'un village de vacances à Dhuizon (35 emplois), la création du « Carré des marques » à Romorantin-Lanthenay (300 emplois dans un premier temps, 600 à terme) et la création d'une plateforme logistique sur l'ancien site du GIAT à Salbris (600 emplois). Trois questions sur la manière de mieux concilier le droit de chacun à contester une décision publique et la nécessité de pouvoir mener à bien des projets d'intérêt général dans un délai compatible avec le temps économique se posent, à savoir comment assurer un fonctionnement plus rapide de la justice, comment sanctionner de manière plus dissuasive les recours abusifs, et comment obtenir une juste réparation du préjudice subi du fait d'un recours abusif.
Voir la réponse publiée le 29 janvier 2010M. Patrice Martin-Lalande rappelle à M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville que le Gouvernement a décidé à ce jour la labellisation de 227 « maisons de l'emploi », dont celle de l'arrondissement de Romorantin-Lanthenay en Loir-et-Cher. Près de 200 de ces « maisons de l'emploi » labellisées bénéficient d'une convention de financement signée ou en cours de signature, ce qui leur permet d'assurer le financement de l'État et des autres partenaires pour l'équipement et le fonctionnement de chacune d'entre elles. Une trentaine de « maisons de l'emploi » labellisées, dont celle de Romorantin-Lanthenay, n'ont malheureusement toujours pas obtenu la signature de leur convention de financement. Cette attente ne peut se prolonger puisqu'elle bloque toute mise en oeuvre des projets de « maison de l'emploi » dont le financement par les autres partenaires (Union européenne, conseil régional, conseil général, pays, communauté de communes, communes...) est dès lors mobilisé en vain. Il lui demande selon quel calendrier et quelles modalités ces « maisons de l'emploi » vont obtenir la signature de leur convention de financement qui donne toute sa portée à la décision de labellisation déjà prise par l'État.
Voir la questionM. Patrice Martin-Lalande attire, à nouveau, l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité sur les difficultés rencontrées dans certaines maisons de retraites publiques - sur le plan de leur fonctionnement et sur le plan de leur équilibre budgétaire - en raison de l'incapacité de leur directeur à remplir sa mission. Dans sa réponse du 26 octobre 2004, le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées annonçait que « dans le cadre de la refonte des statuts particuliers des corps des directeurs d'établissements sociaux et médico-sociaux de la fonction publique hospitalière, il est envisagé de mettre en place un dispositif particulier pour ces personnels de direction dans l'attente d'un repositionnement professionnel. En effet, actuellement il n'existe pas de dispositif adapté pour permettre de gérer les sorties de fonctions de ces personnels de direction, pour une durée limitée éventuellement, dans des conditions honorables ». L'expérience vécue ces dernières années dans plusieurs établissements de Loir-et-Cher montre qu'il est très urgent qu'intervienne la mise en place de ce « dispositif particulier pour ces personnels de direction dans l'attente d'un repositionnement professionnel ». Il lui demande donc quand le Gouvernement compte-t-il assurer la mise en place de ce dispositif et comment le ministère envisage-t-il de libérer le budget, et donc le prix de journée des établissements concernés, du coût de rémunération de ces personnels défaillants. Il lui demande si on ne pourrait pas mutualiser au niveau de l'ensemble des établissements la prise en charge de ces situations, afin de tenir compte du fait que les nominations sont réalisées au plan national, par le ministère sans que la responsabilité de l'établissement ne se trouve engagée.
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