1ère séance : Questions orales sans débat
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Intervention en séance publique
M. Francis Hillmeyer attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le manifeste des États généraux de l'histoire et de la géographie concernant les doléances et les propositions de l'association des professeurs d'histoire et de géographie. Dans ce manifeste, l'association s'élève notamment contre la suppression de l'enseignement obligatoire de l'histoire et de la géographie en terminale S à la rentrée prochaine, la diminution des horaires de cours et la mise en place de nouveaux programmes où les repères fondamentaux ne seront plus maîtrisés. Elle demande, par conséquent, le rétablissement de la matière à l'épreuve du bac S, le maintien des créneaux de cours et des programmes structurant le raisonnement. Il lui demande sa position sur le dossier et les décisions qu'il entend prendre en ce domaine, essentiel à la formation de l'esprit des citoyens de demain.
Voir la questionM. Francis Hillmeyer attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, sur le calcul des ressources du conjoint survivant ouvrant droit au versement de la pension de réversion. Il apparaît, en effet, que si l'administration fiscale tenait compte de certains facteurs tels que l'inflation ou le rendement de l'épargne, les ressources réelles et effectives du conjoint survivant permettraient pour certains d'entre eux d'être au-dessous du plafond ouvrant droit à la pension. Il lui demande sa position sur ce dossier et les mesures envisageables pour qu'il y ait plus d'équité dans le calcul des ressources personnelles du conjoint survivant.
Voir la questionM. Francis Hillmeyer attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, sur la diminution de remboursement, voire le déremboursement, de nombreux médicaments qui ont pour effet mécanique d'augmenter les tarifs des mutuelles de santé. Alors que l'adhésion à un contrat de santé s'avère désormais indispensable pour nos concitoyens les rendant souscripteurs « captifs », les primes de mutuelles représentent une part de plus en plus importante du budget des ménages. Il lui demande si une réflexion sur une déductibilité de ces primes sur l'IRPP a été engagée et sa position sur ce dossier qui concerne l'ensemble des familles.
Voir la questionM. Francis Hillmeyer attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, sur les inquiétudes exprimées par bon nombre de ses administrés quant aux hausses successives des taux appliqués sur les contrats des complémentaires santé. Dès 2009, les contrats de mutuelles santé ont été taxés successivement pour financer la CMU, puis en 2010 pour renflouer les caisses de l'assurance maladie par la création d'une taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA) à 3,5 %, et enfin dernièrement par le relèvement de cette taxe à 7 %. Il est évident que ce nouveau relèvement va entraîner une hausse inévitable des tarifs, créant non seulement un renchérissement du coût de la santé mais aussi un impact sur le pouvoir d'achat des familles et des classes moyennes. Dans ces conditions et devant le risque de démutualisation de nombreux compatriotes, il lui demande d'envisager la déduction fiscale des primes santé des contribuables en-dessous d'un certain niveau de revenus.
Voir la questionRestreindre la vente de matériaux spécialisés en économie d'énergie provenant de pays ne respectant pas les accords internationaux
Voir le document Voir le dossier législatifM. Francis Hillmeyer alerte M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur l'engagement à maîtriser les dépenses publiques. Ainsi, l'éducation nationale ne s'exonère pas des efforts imposés par les contraintes budgétaires. Malgré cela, il pense qu'il y a lieu de mettre un terme à la suppression de postes particulièrement utiles à nos jeunes élèves, surtout, ceux les plus en difficulté. Rien que dans sa circonscription, dans le premier degré, ce ne sont pas moins de 11,5 fermetures de classes envisagées et la suppression de 50 % de postes maîtres E, idem pour les maîtres G. Comparaison n'est pas raison, dit-on. Malgré cela s'il faut un rééquilibrage entre les académies, même si cela a du sens, celui-ci devrait se faire à la hausse pour les académies les plus déficitaires, mais aussi pour celles ayant une dotation que l'on présente comme excédentaire. En réalité, cette diminution importante des effectifs du personnel enseignant se cumule aux réductions des rentrées précédentes. Les chiffres tendent à nous prouver une baisse des élèves dans l'académie de Strasbourg, soit 0,12 % dans le Bas-Rhin et 0,36 % dans le Haut-Rhin. En réalité, si l'on parle chiffres, cela représente moins de 1 % des élèves pour 50 % d'enseignants en moins, soit 216 emplois qui disparaissent dans l'académie de Strasbourg. Il est difficile aussi de comparer les élèves de sa génération, avec ceux d'aujourd'hui. Ainsi prétendre qu'il y a un ratio plus important d'enseignants, par rapport au nombre d'élèves aujourd'hui, n'est pas inexact, mais la nécessité de diminuer le nombre d'élèves par classe est une réalité actuelle pour rendre efficace l'enseignement. La part d'élèves en grande difficulté scolaire est passée de 15 % à 20 % entre 2000 et 2009. L'existence des RASED ne doit pas, à nouveau, être mise en cause. Leur spécificité et leur compétence dans le traitement de la difficulté scolaire est un élément de réponse indispensable. Aussi, il lui demande aujourd'hui, solennellement, de revoir la programmation des effectifs d'enseignants, de maîtres E et G, dans sa circonscription et plus largement dans le pays. L'affaiblissement des capacités d'éducation et d'enseignement se retournera contre nous dans quelques années ; les véritables difficultés se feront jour lorsque ces élèves, d'aujourd'hui, seront sur le marché du travail.
Voir la réponse publiée le 29 février 2012Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
M. Francis Hillmeyer appelle l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie. Dans le cadre de la politique des maîtrises de la demande d'énergie, les CEE (certificats d'économies d'énergies) apparaissent comme outils pertinents. Malheureusement, des effets collatéraux se font jour et sont un signe de déstabilisation des artisans oeuvrant en ce domaine, avec perte de compétitivité et suppression d'emplois. En effet, ce dispositif est à double détente, et il appartient aux vendeurs d'énergie (qui sont des « obligés ») de prouver les actions qu'ils mènent en faveur des économies d'énergies. Ils ont deux moyens d'action pour collecter les CEE, le premier consiste à des accords type GDF-CAPEB ou courtiers, le deuxième en s'appuyant sur les installations par la voie de leurs réseaux commerciaux. Ces derniers ont la faculté de vendre à leurs clients, à la fois de l'énergie et les moyens techniques visant à économiser l'énergie. Ils sont libres de toute contrainte, choix de l'énergie, choix des actions d'économies, choix du secteur visé (BTP, industrie, transports, agriculture), choix de leur rayon d'action : particuliers comme entreprises. Ainsi, Cofely et Dalkia, filiales de GDF-SUEZ et d'EDF sont, à ce titre, toutes deux des « obligés » au regard de la loi. Leurs interventions se limitant au secteur industriel. Désormais, leur rayon d'action s'étend à l'habitat collectif et sans doute à celui des particuliers, terre d'élection de l'artisanat. En tant qu'« obligés », elles captent les CEE, grâce à leur « double casquette », et valorisent les CEE auprès de leurs clients, inscrivant des remises massives dans leurs devis, passant du rôle d'« obligés » à celui d'installateurs. On a pu observer jusqu'à 82 % de réduction avec le prix initial. Ainsi, le dispositif CEE, pour louable qu'il soit dans l'esprit, mène à la disparition pure et simple de la concurrence. Il s'agit là d'une position dominante (art. L. 420-2, alinéa 1er, du code de commerce). La position de Dalkia et Cofely est due à leur statut (double casquette) ainsi créée par les pouvoirs publics. Il s'agit aujourd'hui d'agir pour corriger ce grave problème de concurrence qui pourrait se solutionner en limitant le nombre d'« obligés », supprimer la « double casquette », délimiter le périmètre d'intervention en organisant très précisément l'ensemble du dispositif. Quelles sont les actions que vous envisagez afin de remédier à cette situation particulièrement préjudiciable pour l'artisanat.
Voir la réponseM. Francis Hillmeyer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la très forte inquiétude exprimée par la Fédération nationale des orthophonistes quant à votre annonce du 27 octobre 2011 sur l'élaboration du référentiel d'activités et de compétences renouvelé de leur profession. Il s'agit clairement pour ces professionnels d'un démantèlement de leur profession dans la mesure où le nouveau cadrage fixé pour la poursuite des travaux de réflexions devra dorénavant être basée sur une architecture à double niveau : un premier niveau en master 1 pour les orthophonistes aux compétences générales et un second niveau en master 2 pour les praticiens spécialisés en rééducation très spécifiques de certains patients touchés par des pathologies particulières en neurologie et ORL. De nombreux orthophonistes sur tout le territoire s'élèvent contre ces propositions dans la mesure où elles créent une scission au sein de la profession, rend l'accès à la recherche en orthophonie plus difficile, ampute la formation des orthophonistes de l'équivalent d'un semestre de formation, pénalise la mobilité des professionnels en Europe et dans le monde, entraîne une diminution de l'offre de soins orthophoniques de qualité à proximité des patients. Aussi, au vu de ces arguments, il lui demande de bien vouloir reconsidérer ces propositions dans le sens d'une reconnaissance au niveau du grade master la formation initiale de l'ensemble des orthophonistes.
Voir la réponseM. Francis Hillmeyer appelle l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la loi de financement de la sécurité sociale. La loi de financement de la sécurité sociale a créé une nouvelle contribution à la charge du bénéficiaire d'une retraite à prestation définie d'un montant de 7 % à 14 %, selon que la valeur mensuelle de la rente est inférieure ou supérieure à 1 000 €, au-delà d'une franchise de 500 € par mois. Cette disposition est difficile à comprendre et soulève la réprobation, cela à plusieurs titres : il s'agit d'une rente complémentaire (versée par l'employeur et/ou le bénéficiaire), orientation préconisée par le Gouvernement pour faire face à l'évolution des retraites ; alors que la revalorisation des retraites est cette année de 1 %, bien en-deçà du coût de la vie, le prélèvement est de 7 % ou 14 %, en totale disproportion avec le montant de la retraite ; la contribution s'applique sur le montant brut de la retraite, alors que celle-ci est déjà taxée de plus de 8 % de prélèvement social. Il s'agit donc d'un double prélèvement sur la part déjà prélevée. Il est précisé que la part prélevée est non déductible de l'impôt sur les revenus : c'est donc un triple prélèvement qui est opéré sur la part déjà prélevée. L'application des 14 % ne se fait pas comme pour la fiscalité sur la tranche considérée, mais sur l'intégralité du montant (hors franchise). En exemple, pour un montant net inférieur à 1 000 €, mais le brut étant supérieur, la taxe s'élève à 14 %. La retraite complémentaire à prestation définie se fait par la constitution d'un capital qu'il est impossible de reprendre pour effectuer, le cas échéant, un autre placement : ainsi, le retraité est totalement prisonnier d'un système que l'État a encouragé et donc aisément taxable sans qu'il puisse se défendre. Enfin, il semblerait que cette disposition concoure à privilégier les caisses de retraites privées au détriment de ce type de placement géré par un organisme bancaire. Selon nombre d'informations circulant sur internet, il n'est pas exclu que cela réponde à quelques intérêts particuliers. Il voudrait savoir quelles mesures il pense prendre face à cette situation mal acceptée.
Voir la réponseM. Francis Hillmeyer attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, sur les inquiétudes des agences locales de l'énergie et du climat quant au projet de modification fiscale les concernant. Il semble en effet qu'une instruction fiscale soit en préparation pour assujettir leurs activités aux impôts commerciaux. Or la nature de leurs missions en matière d'énergie durable et de lutte contre le dérèglement climatique, est menée dans un objectif d'intérêt général caractérisé par leur gestion désintéressée. Leurs missions répondent en effet à des besoins - notamment sociaux - non couverts par l'entreprise classique qui bénéficient pour ce faire de fonds publics. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir répondre à la demande de ces associations qui militent au contraire pour être enfin reconnues légalement « d'intérêt général ».
Voir la questionM. Francis Hillmeyer attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur l'arrêté du 18 novembre 2011 relatif au recyclage en technique routière des mâchefers d'incinération de déchets non dangereux et ses conséquences dommageables pour les acteurs de cette filière de valorisation. La nouvelle réglementation durcit en effet les conditions de production et d'utilisation des mâchefers en instituant des seuils réglementaires qui remettent en cause l'équilibre financier des producteurs de mâchefers. Or il apparaît qu'en vertu d'une circulaire de 1994, les mâchefers qui réduisent les quantités de granulats naturels employés dans les revêtements de chaussée, ne représentent déjà aucun risque. Pour l'ensemble des acteurs de la filière, ces dispositions si elles étaient maintenues en l'état, ruineraient tous leurs efforts pour améliorer et encourager les possibilités de valorisation des mâchefers en technique routière. Aussi, il lui demande de bien vouloir réexaminer les dispositions précitées à la lumière des problématiques évoquées qui, non seulement pénalisent gravement l'ensemble de la filière mais également et plus largement notre politique en faveur du développement durable.
Voir la questionM. Francis Hillmeyer attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur la protection sociale des internes de médecine. Praticien en formation spécialisée et agent public, l'interne est un étudiant avec une activité réelle dans ses différents terrains de stage (hospitaliers et ambulatoires) et sa participation à l'offre de soins est indéniable. Néanmoins, il ne bénéficie pas aujourd'hui des mêmes couvertures et droits sociaux attachés que l'ensemble des personnels hospitaliers. Ainsi, bien que minoritaires, les internes en situation de handicap ou de maladies graves sont confrontés à de graves difficultés pour assurer le bon déroulement de leur formation notamment pratique, ce qui peut hypothéquer la réussite de leur cursus. L’intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale porte un certain nombre de propositions intéressantes d'aménagement de la loi du 9 janvier 1986, en matière de maladie, handicap, prévoyance, afin de permettre à ces internes de concilier formation, exercice professionnel et gestion de leur pathologie. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir examiner ces propositions avec la plus grande attention de façon à assurer à ces internes une prise en charge sociale adaptée à la spécificité de leur statut ainsi qu'à la mesure des problèmes de santé qui les frappent.
Voir la questionM. Francis Hillmeyer interroge M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la France et l'Allemagne qui, dans un même destin européen, unissent leurs efforts. Il existe toutefois de nombreuses difficultés pour nos résidents français travaillant en Allemagne. En effet, le jour de leur retraite, pour ceux qui ont exercé leur profession un temps en France, un temps en Allemagne, la double imposition les touche. Empêtrés dans des démarches administratives complexes, ils s'interrogent sur l'opportunité, pour la France et l'Allemagne, de créer un formulaire unique, compréhensible pour tous. Il lui demande si ce sujet lui est connu et quelles démarches il peut entreprendre avec son homologue allemand, nos travailleurs frontaliers étant une chance dans notre pays.
Voir la réponseM. Francis Hillmeyer attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur la conduite d'un tracteur agricole en certaines circonstances bien précises. En effet, les agriculteurs sont autorisés à rouler en tracteur agricole sans aucun permis de conduire (voiture ou poids lourds), autant sur les voies publiques que privées. En hiver, de nombreuses communes s'attachent, en toute légalité, les services d'un agriculteur pour effectuer le déneigement. Certaines communes ne possèdent pas, ou en nombre insuffisant, des engins de déneigement. Aussi de nombreux sites industriels travaillant 24 heures/24 en flux tendu ont besoin d'un prestataire capable de venir en très peu de temps pour déneiger ou saler leurs parkings ou voiries privées. De nombreux agriculteurs se chargent de cette tâche du fait de leur disponibilité en période hivernale, de leur proximité et surtout de leurs moyens matériels. Il est ainsi créé un flou institutionnel en matière de permis de conduire, le travail n'étant plus agricole. Il serait bon de préciser que l'agriculteur peu conduire son tracteur sans permis en toute circonstance. Il serait illogique de penser qu'il est moins bon conducteur sur un site industriel que sur une voirie communale. Aussi, il lui demande sa position sur ce sujet et s'il est possible de préciser aux agriculteurs inquiets la possibilité de poursuivre ce travail hivernal sans permis spécifique, en toute légalité.
Voir la réponseM. Francis Hillmeyer attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur la question de la taxe pour l'aide juridique. L'article 54 de la loi du 29 juillet 2011 de finances rectificatives pour 2011 a créé cette contribution de 35 euros par instance introduite en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ou par instance introduite devant une juridiction administrative. Or ces procédures initialement créées pour permettre aux justiciables un accès simple au juge sans avocat sont aujourd'hui utilisées pour l'essentiel par les professionnels (établissements financiers sur des incidents de paiements). La nouvelle taxe de 35 euros, loin de décourager ces professionnels, aura par contre un impact très négatif sur le consommateur qui souhaite défendre ses droits, notamment pour les litiges de consommation à faible montant dans la mesure où le coût de la procédure pourra être plus élevé que le préjudice subi. Le risque est donc élevé de le voir renoncer à ester en justice. Aussi, au vu de ces éléments, il lui demande d'envisager une exonération de cette taxe pour les particuliers agissant en justice dans un litige les opposant à un professionnel.
Voir la réponseM. Francis Hillmeyer interroge M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire, sur le Grenelle de l'environnement qui vise à favoriser l'utilisation des énergies renouvelables tout en incitant aux économies d'énergie. Toutefois, en raison d'une incohérence entre les mesures incitatives, certains projets novateurs se trouvent bloqués lorsque les aménageurs souhaitent inscrire leurs futures constructions dans le label de très haute performance énergétique (THPE norme 2005). En effet, la réglementation applicable impose une performance énergétique de 20 % inférieure au coefficient de référence fixé pour cette norme. Or le logiciel agréé qui permet de calculer cette performance pénalise très fortement les réseaux de chaleur, de sorte qu'il est quasiment impossible d'obtenir le label précité pour les habitations qui y sont raccordées, sauf à mettre en oeuvre des moyens d'isolation économiquement disproportionnés (augmentation démesurée des épaisseurs d'isolants) ou à équiper chaque logement d'une installation solaire d'appoint pour la production d'eau chaude sanitaire. Toutefois, en ce qui concerne la norme bâtiment basse consommation, cette erreur a été rectifiée et les réseaux de chaleurs ne subissent pas la pénalité mentionnée précédemment. Il est donc indispensable de revoir les dispositions réglementaires applicables à la norme THPE 2005. Il lui demande ainsi s'il pense pouvoir agir rapidement dans ce sens.
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