2ème séance : Enfance délaissée et adoption (suite); Renforcement de la peine d'interdiction du territoire et répression des délinquants réitérants
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M. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité sur la délicate situation de personnes ayant perdu leur emploi au cours du deuxième semestre 2003 et n'ayant eu pour seul choix que de faire valoir leur droit à la retraite, compte tenu du fait que l'ANPE refusait de les inscrire estimant que leur âge (plus de 60 ans) ne leur permettait plus de travailler, alors même qu'à cette date, le Parlement votait la loi n° 2003-775 (loi Fillon) qui vise à inciter les Français à travailler au-delà de la durée obligatoire de cotisation par le biais de majoration de la pension. Ainsi, à chaque trimestre travaillé au-delà de 60 ans, un taux de majoration, qui augmente au fur et à mesure que l'activité se poursuit, est appliqué. Bien que votée en août 2003, les décrets ne prévoient une application du dispositif qu'à compter du 1er janvier 2004. Aussi, il lui demande de bien vouloir appliquer la surcote pour les personnes ayant perdu leur emploi pour cause de licenciement au cours du deuxième semestre 2003, étant âgées de plus de 60 ans à cette date et s'étant vu refuser leur inscription comme demandeur d'emploi par l'ANPE. La surcote de la pension serait appliquée à partir de la date de la décision prise par les services du ministère et aucun effet rétroactif ne pourrait être accordé. Il lui demande quelle suite il entend donner à cette proposition.
Voir la réponseM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les conséquences provoquées par une décision de la Cour de justice de l'Union européenne au sujet du contrat d'engagement éducatif dans l'organisation des centres de vacances et de loisirs. En effet, le décret de juillet 2006 qui a donné naissance au contrat d'engagement éducatif, est remis en cause par un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne. Si cette dernière affirme bien la validité de ce contrat, elle remet en cause sa légalité, considérant que ce contrat n'est pas conforme à la législation européenne du droit du travail, puisqu'il ne prévoit pas de repos quotidien ou au minimum de période équivalente de repos adaptée aux contraintes de l'exercice. Ainsi, la Cour de justice de l'Union européenne affirme qu'un travailleur doit pouvoir bénéficier d'un temps de repos de 11 heures consécutives chaque 24 heures. Or la force de ce décret de juillet 2006 était de reconnaître la spécificité de l'animation volontaire occasionnelle, qui ne peut se permettre pour le bien de son organisation de respecter un cadre d'horaire aussi stricte, notamment afin d'assurer la protection des enfants dans ces centres de loisirs. Par ce décret, le choix des associations était de créer un nouveau statut de « volontariat » sans remettre en cause le droit du travail, puisque la participation de jeunes dans une association qui soutient une mission d'intérêt général, ne serait être une concurrence sérieuse au travail. Devant ces interrogations des centres de vacances et de loisirs éducatifs, il lui demande de bien vouloir se prononcer sur la possibilité d'engager un volontariat spécifique à l'animation occasionnelle.
Voir la questionM. Yves Nicolin appelle l'attention de M. le ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les conséquences que risqueraient d'avoir certaines dispositions de la circulaire du 25 janvier 2010 relative à la mise en œuvre par l'État et ses établissements publics d'un plan d'action pour la restauration de la continuité écologique des cours d'eau. Cette dernière prévoit notamment d'encourager les services concernés à supprimer les ouvrages qu'ils considéreraient comme inutiles. Le but poursuivi par ce texte est la mise en œuvre des dispositions du règlement européen n °1100/2007 du 18 septembre 2007 instituant notamment des mesures pour la reconstitution d'un stock d'anguilles en Europe. Une histoire plusieurs fois centenaire a prouvé que les moulins hydrauliques et les anguilles ont toujours vécu en bonne intelligence. Ces ouvrages comportent de très longue date des dispositifs propres à ne pas entraver la libre circulation des poissons. Par ailleurs, les moulins hydrauliques tiennent un rôle efficient dans la tenue des cours d'eau et préviennent bien des débordements et sorties de lit. Ils font surtout partie d'un patrimoine rural et paysager auquel nos concitoyens demeurent attachés. Enfin, nombre de ces moulins permettent la production d'électricité de façon non polluante. Pour ces raisons, il lui demande quelles sont les mesures qu'il compte mettre en œuvre pour, par-delà la nécessaire application des dispositions de la directive du 25 janvier 2010, garantir la préservation des moulins hydrauliques qui ornent tant de cours d'eau de France.
Voir la questionM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les inquiétudes des orthophonistes et étudiants en orthophonie, concernant la réforme des études d'orthophonie. Dans le cadre des travaux visant à l'intégration des études paramédicales dans le cursus LMD, MM. les ministres Xavier Bertrand et Laurent Wauquiez ont en effet déclaré le 28 octobre 2011 vouloir mettre en place deux niveaux d'études pour les étudiants en orthophonie : d'une part, une formation simple de niveau master 1 pour la majorité des orthophonistes ; et, d'autre part, une formation longue, se poursuivant en master 2, pour un nombre limité d'étudiants, qui deviendraient « orthophonistes praticiens » dans des champs de pratiques « avancés ». Ces déclarations contredisent celles énoncées en mars 2011 par les représentants du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche qui pilotent le groupe de travail sur la nouvelle maquette de formation. Ces derniers s'étaient en effet prononcés en faveur d'un grade master pour tous les orthophonistes. Celui-ci permettrait de donner à la formation plus de cohérence, en veillant à l'articulation entre enseignements fondamentaux et spécifiques, mais surtout en mettant en lien des repères théoriques avec l'expérience clinique qui se construit au fil des stages pratiques. Ainsi, seul un cursus commun à tous les orthophonistes pourrait prendre en compte la complexité de leur champ d'investigation et d'intervention (le langage). Tout le travail effectué jusqu'ici sur la maquette de formation, pensée pour un cursus en cinq ans, serait remis en cause par la proposition ministérielle. La situation semble être bloquée et les réunions qui devaient permettre de finaliser la maquette seraient pour l'heure suspendues. C'est pourquoi il souhaiterait qu'il revienne sur ses propositions et suive celles du groupe de travail afin de permettre l'achèvement de la maquette avant la rentrée 2011 et lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la réponseM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les inquiétudes exprimées par les citoyens donneurs de sang, à propos du projet d'importation de plasma thérapeutique envisagé par la Direction générale de la santé (DGS).Ce projet fait suite à la décision de l'Afssaps d'arrêter la distribution de plasma traité par Bleu de Méthylène, une des trois technique permettant d'inactiver la présence de virus dans la poche de plasma à transfuser. Cependant, en préparant l'importation de plasma en provenance de la société Octapharma, implantée en Suisse et prélevant du plasma à l'étranger à partir de « donneurs » indemnisés ou bénévoles, la DGS ne semble pas se préoccuper de l'aspect éthique d'une telle mesure : le caractère éthique des prélèvements réalisés par la société Octapharma ne pourra pas en effet être vérifié par l'Afssaps. Or le don de sang dans notre pays est basé sur des principes intangibles (bénévolat, anonymat, volontariat et non profit), découlant de la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen et repris par l'article 16 du code civil. Ils ont d'ailleurs encore été réaffirmés lors de la récente adoption de la nouvelle loi sur la bioéthique le 7 juillet 2011. Ainsi, un tel projet d'importation, outre le fait de placer la France en situation de dépendance vis-à-vis de l'étranger, comporterait le risque de d'ébranler le système éthique français. Il lui demande donc de tout mettre en oeuvre pour éviter la mise en place d'une telle mesure en étudiant des solutions alternatives plus respectueuses des principes éthiques, et de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la réponseM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'inquiétude exprimée par de nombreux concitoyens suite à un message largement diffusé sur Internet. Ce dernier fait état d'un projet de loi concernant les conditions des hospitalisations en chambres particulières et indique qu'un forfait de 45 euros serait facturé aux patients désirant obtenir une chambre individuelle à l'exception des patients bénéficiaires de la CMU et de l'AME qui en seraient exonérés. Il lui demande de bien vouloir confirmer ou démentir cette information.
Voir la réponseM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les conséquences provoquées par une décision de la Cour de justice européenne au sujet du contrat d'engagement éducatif dans l'organisation des centres de vacances et de loisirs. En effet, le décret de juillet 2006 qui a donné naissance au contrat d'engagement éducatif, est remis en cause par un arrêt de la Cour de justice européenne. Si cette dernière affirme bien la validité de ce contrat, elle remet en cause sa légalité, considérant que ce contrat n'est pas conforme à la législation européenne du droit du travail, puisqu'il ne prévoit pas de repos quotidien ou au minimum de période équivalente de repos adaptée aux contraintes de l'exercice. Ainsi, la Cour de justice de l'Union européenne affirme qu'un travailleur doit pouvoir bénéficier d'un temps de repos de 11 heures consécutives chaque 24 heures. Or, la force de ce décret de juillet 2006 était de reconnaître la spécificité de l'animation volontaire occasionnelle, qui ne peut se permettre pour le bien de son organisation de respecter un cadre d'horaire aussi stricte, notamment afin d'assurer la protection des enfants dans ces centres de loisirs. Par ce décret, le choix des associations était de créer un nouveau statut de « volontariat » sans remettre en cause le droit du travail, puisque la participation de jeunes dans une association qui soutient une mission d'intérêt général, ne serait être une concurrence sérieuse au travail. Devant ces interrogations des centres de vacances et de loisirs éducatifs, il lui demande de bien vouloir se prononcer sur la possibilité d'engager un volontariat spécifique à l'animation occasionnelle.
Voir la questionM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les difficultés de financement de l'activité des mandataires judiciaires à la protection des majeurs (MJPM) que rencontrent certains établissement publics hospitaliers. Depuis la loi n° 2008-307 du 5 mars 2007 et le décret n° 2008-1511 du 30 décembre 2008, les établissements publics autorisés hébergeant des personnes âgées sont tenus de désigner parmi leurs agents un MJPM si la capacité d'accueil est supérieure à 80 lits. Or, tandis que le 1er janvier 2012 marquera la mise en conformité des établissements de santé face à l'obligation légale de former leurs agents, le problème de financement de l'activité des MJPM est bien réel. En effet, le Gouvernement, comme la directrice de la DGCS l'a confirmé par un courrier à la FHF en mai 2011, n'envisage pas de modifier les modes de financement de l'activité des mandataires préposés d'établissement : pour le moment, aucune ligne budgétaire dans le budget des établissements n'est dédiée à l'activité des mandataires comme c'est pourtant le cas pour d'autres activités. La coopération et la mutualisation des moyens ne semblent par ailleurs pas être une réponse suffisante face à l'augmentation des mises sous protection de personnes vulnérables et l'afflux des besoins des personnes placées sous protection, signes d'une activité tutélaire grandissante. Ainsi, les établissements soumis à cette obligation ne peuvent parfois que difficilement faire face aux coûts engagés par cette activité. Il souhaite donc connaître les solutions à ce problème qu'entend apporter le Gouvernement.
Voir la réponseM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le fait que les parents d'enfants scolarisés dans l'enseignement privé sous contrat sont placés dans une situation d'inégalité vis-à-vis des parents dont les enfants sont scolarisés dans le public car ils supportent la totalité des coûts de restauration alors que les collectivités territoriales participent fréquemment au paiement des frais de repas dans le public. Or le coût de la restauration peut s'avérer prohibitif pour une famille dont un ou plusieurs enfants doivent manger à la cantine et peut donc constituer une entrave à leur liberté de choix en les empêchant de scolariser leur enfant dans le privé comme elles le souhaitent. Il le prie de bien vouloir lui faire connaître sa position sur ce problème.
Voir la réponseRendre possible la rupture anticipée du congé parental d'éducation en cas de commun accord entre le salarié et son employeur
Voir le document Voir le dossier législatifM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur l'inquiétude exprimée par les vétérans et les victimes des essais nucléaires suite aux récentes décisions de reconnaissances prises par la commission d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). En faisant référence à la notion de dosimétrie, la CIVEN exclut de fait la notion de contamination et refuse de reconnaître les victimes qui ne sont pas fortement irradiées. Aussi, les victimes des essais nucléaires demandent à ce que la liste des maladies radio-induites soit réactualisée et que les zones de retombées contaminantes soient élargies, eu égard aux enseignements tirés de la récente catastrophe de Fukushima. Les nombreux vétérans qui ont servi la France avec honneur et dévouement pour qu'elle se dote de cette force de frappe et de dissuasion, ont exercé leur mission parfois au risque de leur vie. Ils souhaitent donc qu'un titre de reconnaissance de la Nation, de type vétérans des missions extérieures, leur soit attribué pour ceux ayant servi dans de la Sahara de 1964 à 1966 et en Polynésie Française de 1966 à 1996. Aussi, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la réponseM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur l'inquiétude légitime exprimée par de très nombreux exploitants agricoles suite à la réponse apportée à la question écrite n° 72450 publiée au Journal officiel le 1er février 2011. En effet, cette réponse semble conditionner le dégrèvement pour pertes des récoltes à l'imposition des taxes foncières. Aussi, le preneur ne pourra bénéficier d'un dégrèvement que s'il supporte tout ou partie du montant de la taxe foncière. Ce principe va à l'encontre même de l'objectif poursuivi par l'attribution de ce dégrèvement qui est prononcé en raison de la perte de récoltes supportée par l'exploitant à la suite d'un évènement conjoncturel tel que le gel, la sécheresse... La réponse apportée à la question écrite précitée va également à l'encontre de l'interprétation donnée jusqu'alors et notamment à la réponse apportée à la question n° 43100 publiée au Journal officiel le 5 août 1991. Il en est de même pour la jurisprudence qui ne subordonne pas la créance du preneur au titre du dégrèvement au paiement effectif du fermage. En effet et en toute logique, tous les dégrèvements fiscaux consécutifs à des calamités agricoles accordés au bailleur doivent bénéficier au preneur. Aussi, afin que certains propriétaires ne conservent pas ces allègements au mépris des droits du preneur, il lui demande de bien vouloir clarifier sa position et rappeler l'objectif des dégrèvements accordés suite à des calamités agricoles, clairement encadrés par la loi et la jurisprudence.
Voir la réponseM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur la situation des veuves d'anciens combattants d'Afrique du nord dont le mari est décédé antérieurement à la promulgation de la loi n° 74-1044 du 9 décembre 1974 modifiée par la loi n° 82-843 du 4 octobre 1982 fixant les modalités d'attribution de la carte d'ancien combattant. En effet, si ces Français qui se sont battus pour défendre les valeurs de notre pays étaient décédés postérieurement à la publication de la loi précitée, ils auraient pu prétendre à l'octroi de la carte d'ancien combattant qui aurait conféré un avantage fiscal mineur à leur veuve. Le fait d'être décédé antérieurement à la promulgation de la loi interdit aux veuves de bénéficier de cet avantage fiscal. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelle mesure il entend mettre en oeuvre pour qu'une réponse satisfaisante soit apportée aux veuves concernées afin que chacune d'entre elles puisse, indépendamment de la date de décès de leur époux, pouvoir bénéficier des mêmes droits.
Voir la questionM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la situation de l'ostéopathie en France. En effet, trois problématiques s'imposent à cette profession libérale. De manière générale, le niveau des établissements de formation semble décroître avec le temps, ce qui joue sur l'avenir et la crédibilité de futurs praticiens et peut nuire par la suite, à la sécurité des patients se soignant à l'aide de l'ostéopathie. Ceci étant dû à une carence dans la réglementation française. La première interrogation est au sujet de la formation des étudiants. Face à une explosion du nombre d'établissements de formation agréés en France, il semble urgent de réglementer le système de formation de l'ostéopathie au risque de provoquer une baisse générale de la qualité de l'enseignement. Cette dernière n'est soumise à aucune réglementation notamment du fait de l'absence de critère de qualification nécessaire pour enseigner. Ceci engendrerait de fait un diplôme sans valeur et un avenir incertain pour de futurs professionnels, sans compter le risque que cela peut comporter pour les patients. Il semble urgent de s'inquiéter de la multiplication d'établissements qui bradent un enseignement déjà peu encadré et qui souffrent d'un manque de réglementation. La deuxième interrogation concerne la sécurité des patients. Nombre de nos concitoyens font appellent à l'ostéopathie pour se soigner. Or, face à une augmentation des établissements de formation proposant chacun une qualité de l'enseignement très hétérogène, la durée de formation variant de 2 660 à plus de 4 200 heures, les patients sont en droit de s'inquiéter de l'hypothétique qualité de ces formations dévalorisées. Ils souhaiteraient s'assurer de pouvoir consulter à l'avenir un professionnel digne de ce nom, formé par des études réglementées qui assoiraient leur légitimité. La dernière interrogation enfin concerne les professionnels de santé. Les ostéopathes exerçant à titre exclusif l'ostéopathie souhaiteraient un cursus de formation spécifique qui serait lui-même dissocié de celui des professionnels de santé. Ils pensent que cela apporterait une légitimité supplémentaire à la qualité de leurs soins et une plus grande transparence quant aux formations suivies par les professionnels exerçant l'ostéopathie. Devant ces multiples interrogations, il lui demande par conséquent de bien vouloir préciser les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la questionM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le non-respect de l'article L. 351-1du code de l'éducation qui prévoit que les élèves scolarisés dans l'enseignement privé sous contrat peuvent bénéficier d'assistants de vie scolaire individuels. Plusieurs habitants de sa circonscription lui ont en effet fait savoir qu'il avait été refusé à leur enfant handicapé scolarisé dans un établissement sous contrat de bénéficier d'un assistant de vie scolaire individuel. Il le prie de bien vouloir lui faire connaître sa position sur ce problème.
Voir la réponseM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur une inquiétude concernant l'abattage selon le rituel halal. Ce mode d'exécution entraîne en effet la perception d'une taxe qui est reversée à la grande mosquée de Paris, à la mosquée de Lyon ainsi qu'à celle d'Évry. Payée par l'abattoir, cette taxe est directement facturée au grossiste ou au détaillant, qu'il veuille acheter de la viande halal ou non, et qui la répercute à son tour sur le consommateur, puisque selon le ministère de l'agriculture 49 % des ovins égorgés sans étourdissement préalable (une des conditions nécessaires au « halal ») sont insérés dans les circuits classiques de distribution. Ainsi, un consommateur qui achète volontairement ou involontairement de la viande halal (celle-ci n'étant pas toujours repérable) contribue à financer le culte musulman. Il aimerait connaître l'avis du Gouvernement sur une telle taxe et sur ses potentiels effets pervers.
Voir la questionM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la vive inquiétude exprimée par les bénéficiaires de compléments de retraites qui se retrouvent impactés par les dispositions de l'article L 137-11-1 de la loi de finances pour 2011 qui instaure un prélèvement de 14 % sur ces compléments. Cette disposition s'entend dans le cadre des retraites dites « chapeau » qui sont de caractère individuel et qui ne concerne que les plus hauts revenus. Les compléments de retraite émanent le plus souvent de mesures collectives qui concernent tous les retraités d'une entreprise et qui résultent d'un accord paritaire entre la direction de l'entreprise et les partenaires sociaux. Ces régimes étant fermés, le salarié n'avait pas d'autre choix que d'adhérer à ce système de retraite complémentaire. Cette assimilation est aujourd'hui illogique et pénalise très directement les bénéficiaires de ces compléments correspondant à des montants modestes venant en complément des retraites de la sécurité sociale, de l'ARGIC et/ou de l'ARRCO. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures il entend mettre en oeuvre pour prendre en considération la situation de ces bénéficiaires du régime.
Voir la réponseM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur l'inquiétude exprimée par l'ensemble de la profession agricole suite au précontentieux communautaire qui oppose la France à la Commission européenne au sujet des vins de décantations de lies. Depuis 2008, date d'application de la « nouvelle » organisation commune des marchés (OCM) vin, la France a mis en place un dispositif expérimental sur la valorisation de l'un des sous-produits de la vinification : les lies de vin. Il s'agit pour les distilleries viticoles de rentrer des lies de vin en distillerie, de les décanter ou de les centrifuger afin de séparer les matières en suspension du vin encore présent. Ainsi, la distillerie peut-elle mettre en oeuvre les vins, obtenus par cette décantation, en distillation afin de produire des eaux de vie de vin ou des distillats de vin, lesquels, après assemblage et vieillissement, alimentent le marché mondial des brandies. L'ensemble de ces opérations est tracé dans la comptabilité matière des distilleries, encadré et vérifié par la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) et FranceAgriMer, et ne fait l'objet d'aucun versement d'aides communautaires. Ces opérations permettent également aux entreprises de mieux valoriser leurs productions et d'alimenter un marché qui ne l'est plus à partir de la distillation alcool de bouche, contrairement à l'Espagne ou à l'Italie, et ce depuis 2008, date d'entrée en vigueur de la nouvelle OCM vin. Il s'avère donc qu'un précontentieux oppose la France aux services de la Commission qui n'ont pas la même interprétation des règlements communautaires applicables. Aussi, eu égard à l'enjeu économique que représente cette mesure, il est indispensable et vital pour les entreprises du secteur que la France ne se conforme pas à un éventuel avis motivé de la Commission européenne visant à faire arrêter l'expérimentation. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelle position sera défendue par la France sur ce sujet.
Voir la réponseM. Yves Nicolin attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur l'obtention de la nationalité française. Un citoyen de l'Union européenne né en France, de parents ressortissants de la communauté européenne, ayant vécu en France puis dans un autre pays de l'Union, revient en France et souhaite opter pour la nationalité française. Il lui demande si ce citoyen peut obtenir la nationalité française et dans quelles conditions.
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