Groupe de travail sur la prévention des conflits d'intérêts : auditions de MM. Jean-Pierre Jouyet, Yves Mény, Olivier Fouquet
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Rhône (4ème circonscription)
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1ère séance : Réforme des retraites (Vote solennel); Âge des magistrats ; Réforme des collectivités territoriales (Deuxième lecture)
Travaux récents
Mise en application de la loi n° 2011-871 du 26 juillet 2011 fixant le nombre des conseillers territoriaux de chaque département et de chaque région
Voir le document Voir le dossier législatifMise en application de la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales
Voir le document Voir le dossier législatifM. Dominique Perben attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur les inquiétudes de nombreux particuliers relatives à la contribution pour l'aide juridique. L'article 54 de la loi n° 2011-900 du 29 juillet 2011, de finances rectificative pour 2011, crée une contribution pour l'aide juridique d'un montant de 35 euros. Cette contribution s'applique à chaque instance introduite en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale, devant une juridiction judiciaire ou une juridiction administrative. Ces procédures ont été initialement créées pour permettre aux justiciables un accès plus simple au juge sans avoir recours à un avocat. Elles sont utilisées en majorité par les professionnels (90 % selon l'Association nationale des juges d'instance), et notamment par les établissements financiers pour astreindre les consommateurs en incident de paiement. La contribution semble adresser un signal extrêmement négatif aux consommateurs en érigeant un obstacle supplémentaire à l'accès au juge. Pour certains litiges de consommation au montant particulièrement faible, cette contribution risque de dissuader les particuliers d'ester en justice, ce qui encouragerait alors le développement de pratiques abusives de la part de certains professionnels. Une exonération de cette contribution pour les particuliers agissant en justice contre les professionnels apparaît comme une solution efficace à ce problème. Il aimerait donc savoir quelle est la position du Gouvernement sur ce sujet important.
Voir la réponseM. Dominique Perben attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la conformité des devis fournis par les prestataires d'opérations funéraires. En effet, malgré la réforme de 2008 qui renforce l'information du consommateur et la mise en place d'un modèle de devis obligatoire (arrêté du 23 août 2010), les magasins funéraires ne se plient toujours pas aux règles de la transparence. Cette opacité empêche la comparaison des prestations par les familles et favorise la hausse des prix. Le coût total pour les obsèques hors caveau et concession s'établit aux alentours de 3 400 euros en moyenne dans le Rhône. Mais de grandes disparités entre opérateurs sont constatées, le coût pouvant en effet varier de 1 300 euros à 4 500 euros. Des différences liées à un grand nombre de prestations « non obligatoires » ainsi qu'à des opérations surfacturées. Le coût des démarches administratives se situe par exemple entre 80 et 275 euros. Un modèle de sanctions pour les professionnels n'utilisant pas le devis obligatoire pourrait donc être mis en place pour lutter contre ces pratiques alors même que le service extérieur des pompes funèbres constitue une mission de service public comme prescrit à l'article 1er de la loi du 8 janvier 1993, codifiée à l'article L. 2223-19 du code général des collectivités territoriales. Il aimerait donc connaître la position du Gouvernement sur ces questions et les mesures qu'il entend prendre.
Voir la questionM. Dominique Perben attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les inquiétudes de nombreux Français quant à l'accessibilité effective de l'ensemble des Français aux soins. L'augmentation constante des dépassements d'honoraires pose en effet aujourd'hui de façon cruciale cette question importante. Les personnes les plus fragiles, et en particulier les personnes âgées et retraitées au pouvoir d'achat moindre, subissent de manière extrêmement violente ce phénomène. Elles sont remboursées en partie par les mutuelles lesquelles impactent ces augmentations sur le montant de leurs cotisations. Il aimerait donc savoir quelles est la position du Gouvernement sur cette question et quelles mesures il compte prendre pour permettre à chaque Français de bénéficier d'un accès identique aux soins.
Voir la réponseM. Dominique Perben attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur les inquiétudes des entreprises de service à la personne. Les nouvelles mesures de rigueur doivent permettre à la France de respecter ses engagements financiers internationaux et de conserver son « triple A ». Réduire les déficits publics est une absolue nécessité et le plan de rigueur ainsi que la diminution des dépenses de l'État - et des collectivités locales - doit impérativement se poursuivre. Mais l'augmentation du taux réduit de TVA de 5,5 % à 7 % impactera négativement les entreprises prestataires de services à la personne qui verront leur compétitivité entravée. En effet, les associations, les centres communaux d'action sociale et les particuliers-employeurs ne payent pas de TVA et les TPE-PME verront ainsi augmenter les leviers de distorsion de concurrence. Cette hausse sélective de TVA impactera les tarifs pratiqués par les entreprises, dans un secteur caractérisé par les faibles marges et les difficultés de financement mises en exergue par des dépôts de bilans de plusieurs structures. En conséquence, il aimerait savoir quelle est la position du Gouvernement sur ces questions importantes pour l'avenir de l'organisation du secteur et pour les plus fragiles de nos concitoyens qui pourraient ne plus trouver qu'une offre limitée dans ce domaine.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 23 novembre 2011 - Séance de 9 heures 30
Intervention en réunion de commission
Mercredi 16 novembre 2011 - Séance de 9 heures 30
M. Dominique Perben attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur les problématiques liées aux coûts de transaction pour les candidats à la location. La situation est en effet inquiétante et particulièrement mise en lumière par une enquête d'UFC-Que Choisir. En effet, si les locataires du secteur privé ont le taux d'effort financier le plus important pour se loger (23 % contre 20 % pour les accédants à la propriété et 18 % pour le logement social), la transparence n'est pas toujours évidente de la part des agences, et les tarifs pratiqués semblent prohibitifs au vu du service réellement délivré aux locataires. Bien qu'obligatoires, de nombreuses informations ne sont pas affichées par les agences. De plus, alors que l'essentiel des services proposés par les agences sont au profit des bailleurs, les honoraires acquittés par les locataires semblent atteindre 1,2 mois de loyer, hors charges. La cour d'appel de Grenoble, dans un arrêt de 2004, rappelait pourtant que le locataire ne doit à l'Agence que la seule rédaction de l'acte. De nombreux problèmes subsistent donc aujourd'hui, et il aimerait savoir quelles mesures entend prendre le Gouvernement pour garantir l'accessibilité de tous au logement et le respect des obligations législatives et réglementaires de la part des agences immobilières.
Voir la réponseM. Dominique Perben attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l'application de la loi du 19 juin 2008 portant réforme de la prescription en matière civile. Cette loi a allongé le délai prescriptif en ce qui concerne les consultations médicales, en le portant à cinq ans. Or un certain nombre de personnes s'inquiètent de voir la sécurité sociale prélever de manière différée des participations forfaitaires sur des remboursements de soins antérieurs à la loi du 19 juin 2008 et qui étaient donc sous le coup d'une prescription de deux ans. Aussi il aimerait savoir ce qu'il en est du caractère rétroactif de la loi, et de son application pour les actes médicaux passés avant sa promulgation.
Voir la réponseM. Dominique Perben attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité sur la mise en place du dispositif de rachat d'années d'études pour les clercs de notaire. En effet, les clercs de notaire ont la possibilité de racheter des années d'études supérieures pour améliorer leur retraite, mais les modalités pratiques de mise en oeuvre de ce dispositif n'ont toujours pas été fixées, notamment le barème du rachat des trimestres. Ainsi, les clercs de notaire sont dans l'impossibilité d'exercer leur droit de rachat d'années d'études. Par conséquent, il aimerait savoir quelles sont ses intentions afin que ce barème puisse être fixé dans les plus brefs délais.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 5 octobre 2011 - Séance de 10 heures
M. Dominique Perben attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur les inquiétudes des familles de personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer. Afin de permettre un allègement des coûts, les sommes réglées auprès des résidences accueillant les malades sont souvent très élevées. Les sommes réglant les résidences Alzheimer et personnes dépendantes étaient déductibles à raison de 50 % dans le calcul de l'impôt sur le revenu. Il aimerait savoir quelles mesures entend prendre le Gouvernement pour soutenir, notamment fiscalement, les familles qui rencontrent ces situations dramatiques.
Voir la questionM. Dominique Perben attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur les inquiétudes de nombreux patients quant aux montants des tarifs hospitaliers. Ils s'inquiètent en effet des conséquences des dépassements d'honoraires croissant des professionnels de la santé. Les plus pénalisés face à cette pratique sont les retraités ne disposant que d'une faible retraite, les étudiants, les personnes socialement fragiles et qui disposent de revenus modestes. Aussi il aimerait savoir quelle est la position du Gouvernement quant au contrôle et à la réglementation de ces pratiques.
Voir la questionM. Dominique Perben attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur les inquiétudes de nombreux patients quant aux montants des tarifs hospitaliers. Ils s'inquiètent en effet des conséquences des dépassements d'honoraires croissant des professionnels de la santé. Les plus pénalisés face à cette pratique sont les retraités ne disposant que d'une faible retraite, les étudiants, les personnes socialement fragiles et qui disposent de revenus modestes. Aussi il aimerait savoir quelle est la position du Gouvernement quant au contrôle et à la réglementation de ces pratiques.
Voir la questionM. Dominique Perben attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la fragilité du secteur de la lutte contre les exclusions. Les baisses constantes des financements pour le fonctionnement des structures d'accueil et d'hébergement et l'accompagnement des publics en situation de précarité placent le secteur, essentiellement associatif, dans une situation difficile. La pérennité de nombreuses structures d'insertion est en effet menacée et leur disparition pourrait entraîner des conséquences sociales importantes à plus long terme, entérinant des situations d'exclusion pour nombre de nos concitoyens. Aussi, il aimerait savoir ce qu'envisage le Gouvernement pour soutenir le secteur de l'insertion et de la lutte contre les exclusions.
Voir la réponseM. Dominique Perben attire l'attention de Mme la ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur les difficultés réglementaires et juridiques rencontrées par des enfants étrangers légitimes (biologiques ou adoptifs) de Français. En effet, dans l'optique du retour de ces enfants auprès de leur famille française, une fois majeurs, l'obtention d'un visa de court ou long séjour s'avère extrêmement difficile. Depuis quelques années, les difficultés auxquelles se heurtent ces familles auprès de consulats ou préfectures ne cessent d'augmenter. Le code d'entrée et de séjour des étrangers ne permet d'ailleurs pas d'offrir de réponses satisfaisantes concernant les filiations légitimes d'étrangers avec des Français. Ces refus de visas et l'éloignement qu'ils procurent plongent ces familles françaises dans des situations extrêmement difficiles. Aussi, il souhaiterait savoir quelles mesures envisage le Gouvernement afin de faciliter l'entrée et le séjour d'étrangers ayant une filiation légitime avec des ressortissants français.
Voir la questionM. Dominique Perben attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur les difficultés d'un grand nombre d'usagers en situation de grande précarité souhaitant joindre les caisses d'allocations familiales. En effet, les numéros d'appels aux caisses d'allocations familiales commençant par 08 débouchent sur des notes de téléphone conséquentes. Or ils sont principalement utilisés par des personnes en situation précaire qui ne peuvent bien souvent se permettre des dépassements importants de leurs factures téléphoniques. Le Pôle emploi, qui rencontrait la même difficulté de surcoût à des citoyens en difficulté, a évolué. En conséquence, il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour répondre aux interrogations et aux grandes difficultés des allocataires, accentuées par le coût élevé des communications.
Voir la questionM. Dominique Perben attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur les modifications apportées au dispositif d'exonérations de cotisations sociales pour les entreprises installées en zones franches urbaines, dans le cadre de la loi de finances pour 2009. La loi de finances pour 2009 plafonne le niveau de salaire ouvrant droit à exonération totale de cotisations sociales à 1,4 SMIC ; au-delà de ce seuil, le montant de l'exonération est dégressif. Certaines entreprises font part des difficultés financières qui découlent de ce changement de règles. Dès lors, il est à craindre un manque à gagner important pour ces entreprises et à terme la remise en question d'emplois créés grâce à ces dispositifs et de l'implantation de nouvelles entreprises. Aussi, il aimerait savoir quels sont les projets du Gouvernement concernant le développement des ZFU et des entreprises installées sur ces zones.
Voir la questionM. Dominique Perben attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur les difficultés rencontrées par de nombreuses familles concernant la prise en charge de codeurs dits langage parlé complété (codeurs LPC). Le LPC est un outil de communication pour les personnes présentant un handicap auditif et, dans le champ scolaire, un outil de perception de la langue française. Il s'agit d'une formation oralisante permettant une scolarisation individuelle en milieu ordinaire. L'intervention d'une personne pratiquant le LPC est donc nécessaire sur le lieu de scolarisation afin de coder les sons. Aujourd'hui l'éducation nationale considère que l'utilisation d'un tel outil est la compensation d'un handicap et qu'il relève de la DDASS de participer au financement. La DDASS réfute cette position et estime qu'il s'agit plutôt de l'acquisition des savoirs relevant de l'éducation nationale. La caisse nationale de solidarité pour l'autonomie n'a pas encore donné sa position sur le sujet. Pour le moment, aucun budget n'est inscrit pour doter les DDASS de moyens financiers permettant aux services de soins et services à domicile pour malentendants de salarier des codeurs. De nombreuses familles ont de réelles difficultés à supporter le coût très onéreux de cet outil. Par conséquent, il aimerait savoir quelle est la position du Gouvernement sur cette question.
Voir la questionAssemblée nationale
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