1ère séance : Répression de la contestation de l?existence de génocides reconnus par la loi.
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Seine-Saint-Denis (12ème circonscription)
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M. Éric Raoult attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur le concept de « feminicide », avancé et proposé par le père d'une jeune femme assassinée avec une amie en Argentine, durant l'été 2011. En effet, cette caractérisation des violences extrêmes envers les femmes qui est en fait une traduction d'un mot existant en Argentine est défendue par ce parent de la victime. Il veut le présenter aux différents prochains candidats aux élections présidentielles, pour être retenu dans leur programme. Ce « feminicide » qu'il convient de rapprocher du mot « génocide » rappelle les actes et violences menées contre des être humains. Ces violences extrêmes contre les femmes devraient être résumés par un mot et ce terme de « feminicide » résume bien cette propension très inquiétante dans notre pays. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur l'adoption de ce mot.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur les différents dispositifs mis en place pour accueillir les détenus à la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis). En effet, il est important que les habitants de Seine-Saint-Denis puissent connaître les dispositifs d'accueil de cet établissement pénitentiaire, pour encadrer les personnes concernées et placées sous main de justice. Il lui demande donc de bien vouloir lui en présenter les différents dispositifs, dans cet établissement pénitentiaire d'un département très sensible au niveau de l'insécurité.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur les inondations d'autoroutes. En effet, si ce genre d'incident spectaculaire est assez rare, il apparaît malheureusement que de fortes chutes de pluie sont de plus en plus importantes du fait du déréglement climatique et de ses effets notamment dans les zones urbanisées. Ces inondations d'autoroutes ne sont pas nouvelles mais leurs effets ont plutôt tendance à s'aggraver et à poser de très réels problèmes de sécurité pour les automobilistes et même pour les chauffeurs de camions. Il semblerait au regard de l'actualité de ces dernières années que certaines de ces autoroutes n'aient pas été véritablement conçues pour des intempéries trop importantes, car l'eau de pluie trop abondante ne réussit pas à s'évacuer d'elle-même. Certaines chutes de pluie ont parfois bloqué des autoroutes pendant plusieurs heures inondant totalement les voies au risque de mettre en danger des automobilistes qui s'y trouvaient avant l'intempérie. Dès lors ne conviendrait-il pas de réaliser une étude des structures d'évacuation de voies exposées afin d'en améliorer les écoulements d'eau ? D'autre part, il pourrait aussi s'avérer utile d'envisager un système d'information exceptionnelle par insertion d'annonces radios quand un problème semblable pourrait intervenir. Il lui rappelle que, dans des cas de chutes de neige, cette question de sécurité des autoroutes avait également été posée. Il lui demande donc quelles sont ses intentions en ce domaine.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de la ville sur la labellisation de la politique publique de rénovation urbaine menée par l'État. En effet, il paraît assez étonnant, au niveau local, de voir des élus louer l'action de l'ANRU tout en dénigrant l'action du Gouvernement en matière de politique urbaine. Pour eux, l'ANRU ne serait pas l'instrument de l'État en matière de politique urbaine, mais « un organisme collecteur de l'effort du logement ». En fait, il s'agit d'un véritable brouillage de responsabilité et accaparement, au profit des municipalités de gauche, de l'image positive de l'action de rénovation urbaine de l'État. Cet accaparement local est souvent dû au manque de lisibilité de l'ANRU, qui ne paraît pas être une émanation publique de l'État. Il lui cite notamment le Maire de Clichy-sous-Bois et sa communauté d'agglomération qui n'ont pas hésité à réaliser leur propre logo, pour faire oublier l'action de l'État sur le site du PRU de Clichy-Montfermeil. Il serait donc nécessaire d'en visualiser, dans son propre logo, la République française par la figuration du portrait de Marianne ou de son ministère de la ville dans tous les panneaux ou documents d'information des opérations de rénovation urbaine. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur cette suggestion.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la protection des candidats à la candidature lors des prochaines primaires du parti socialiste. En effet, dans le climat politique qui risque d'être agité et très vraisemblablement surmédiatisé, il serait indispensable que ces candidats à la candidature socialiste puissent tous bénéficier d'une protection rapprochée, afin de les prémunir de toute agression d'un déséquilibré. Toutefois, il paraît aussi indispensable que cette mise à disposition ne soit pas à la charge du contribuable, surtout quand il n'est pas socialiste. Dès lors, cette mise à disposition de fonctionnaires de police devrait être remboursée à l'État par les finances du parti socialiste, dans le cadre du budget de leurs électeurs primaires. Il lui demande quelle est la pratique prévue et si son coût sera bien à la charge du PS.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur les critères d'utilisation, dans la répression des manifestations de rue, des canons à eau véhiculés. En effet, le débat lancé par les médias britanniques montre que ces engins, utilisés à bon escient contre des groupes violents, avaient un effet incapacitant très fort et très efficace et évitaient les blessures liées au contact avec les forces de l'ordre, les effets collatéraux contre les curieux, et les blessures également contre les policiers. De plus, au regard des témoignages des manifestants eux-mêmes, la crainte d'être mouillé sur tout le corps a un effet particulièrement dissuasif, en cas par exemple, de dispersion par les forces de l'ordre. Certes, ces « arrosages de manifestants » ont un aspect répressif important car ils ont été utilisés dans des régimes autoritaires, mais s'ils sont efficaces et évitent de nombreux blessés ou des risques pour la vie des manifestants, cette méthode mériterait d'être remise à l'étude. Il lui demande donc de préciser son avis sur cette proposition.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur le recul de la francophonie dans le domaine du tourisme. En effet, durant des années, si l'anglais était usuellement la première langue utilisée à travers le monde par les publications, le français était en 2e ou 3e position. Aujourd'hui, il n'est pas rare de voir le français disparaître de certaines brochures et traductions, ou sinon n'apparaître qu'en 5e ou 6e position, ce qui constitue tout de même un grave recul de notre langue dans le domaine du tourisme. Cette rétrogradation mériterait donc d'être soulignée auprès des «grands tour opérateurs», pour leur rappeler la présence d'un grand nombre de francophones dans leur clientèle éventuelle, tout à la fois en France et dans la communauté française expatriée. Cette traduction en français serait donc une nécessité, pour travailler avec un public client de notre pays. Cette exigence serait rappelée par nos autorités dans leurs contacts contractuels, les conclusions de conventions d'homologation de sociétés ou de destinations. Cette obligation de l'usage du français serait aussi systématisée sur tous les documents, de sociétés compagnies et agences voulant travailler sur la France ou avec des français. Il lui demande donc s'il compte retenir cette proposition, en inter ministérialité avec le ministre du tourisme.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur l'augmentation du coût moyen de la rentrée scolaire 2011-2012 pour les familles. En effet, si cette évaluation a pu être faite l'an dernier à un montant de 119 €, elle aurait sensiblement augmenté et serait portée à 150 € pour l'année qui vient. Cette forte augmentation serait due notamment d'abord à l'augmentation du prix du papier et des fournitures, comme à l'introduction de marques et de nouveautés dans ce nécessaire de rentrée scolaire, comme de certains vêtements jugés indispensables par les enfants et les familles, très sollicitées en ce début d'année scolaire. Cette augmentation substantielle semble être supérieure à celle des années précédentes et devait donc susciter une intervention plus forte des pouvoirs publics et des collectivités locales. Il lui demande donc de lui indiquer quelles actions il compte suggérer en ce domaine au sein du Gouvernement.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le problème délicat à gérer des intrusions dans les lycées, lors des manifestations étudiantes et lycéennes. En effet, comme certaines villes ont pu le constater (et le subir) en octobre 2010, lors du dernier mouvement lycéen et étudiant, ces manifestations ne sont pas si spontanées. De plus, et malgré leur manque cruel de coordination, elles visent à imposer la grève de l'extérieur. Souvent pour cela tous les moyens sont bons, y compris les piquets de grève, les intimidations, les blocus, les intrusions et l'usage de la violence pour imposer qu'un lycée se mettre en grève, contre parfois la volonté d'une grande majorité des lycéens de l'établissement. Cette méthode est assez usuelle et suscite souvent des heurts, bousculades et coups entre militants pro-grève (souvent venus de l'extérieur) et lycéens non grévistes de l'établissement en question. Ce schéma ne peut pas perdurer car il impose la force et non la démocratie. Les violences peuvent être évitées, mais la situation repose alors uniquement sur l'autorité personnelle des chefs d'établissement, mis alors seuls en première ligne. Il serait donc souhaitable que ces situations conflictuelles puissent être modélisées et que, dans l'attitude à adopter, la coordination avec le maire et les services puissent être inclus ou rappelés. Cette coordination a pu éviter des incidents majeurs dans certaines communes avec de très jeunes manifestants. Ce fut le cas notamment dans des communes, sous-préfectures des villes urbanisées, comme la ville du Raincy, chef-lieu de sous-préfecture en Seine-Saint-Denis. Des incidents d'une rare violence ont éclaté, avec des voitures incendiées, une jeune femme quasiment lynchée et une gare envahie qui aurait pu conduire à un drame sur la ligne TGV Paris-Nancy. Un « plan orsec-manif lycéenne » pourrait donc être conçu dans ces types de villes et coordonné avec leur maire. Ce plan serait travaillé en coordination avec son collègue chargé de l'intérieur. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ces suggestions.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur l'intérêt que présenterait le financement des restaurations de mairies. En effet, les mairies sont, dans les 36 828 communes de France, de véritables maisons du peuple et de la République. Ce sont souvent des lieux respectés, des lieux de rassemblement d'hommes et de femmes au-delà de bien des différences. Malheureusement, beaucoup de ces hôtels de ville, du plus petit village à la mairie de Paris, réclameraient des travaux souvent importants, notamment de toitures, qu'elles ne peuvent pas prendre en charge. Cet état des mairies dans notre pays réclamerait un effort financier important en 2012 des pouvoirs publics, année symbolique, par un appel à projets en partenariat avec les collectivités locales (départements et régions). Cette opération serait le début d'une campagne d'entretien des mairies anciennes dans notre pays. Il lui demande donc de lui donner son avis sur cette suggestion.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la réapparition du loup dans certains départements français. En effet, d'après certains faits constatés dans les Alpes-de-Haute-Provence et dans les Vosges, des dizaines de brebis et de moutons ont été agressés, très vraisemblablement par un animal qui pourrait être un loup. La réapparition du loup dans nos montagnes suscite une très vive émotion au sein de la population car elle décime leurs troupeaux et fait peser une crainte de création d'une véritable meute, qui pourrait se propager sur plusieurs départements ou massifs forestiers. Le développement du nombre de loups dans nos montagnes est une véritable inquiétude pour la vie pastorale qui voit ses revenus menacés. Cette situation ne peut pas être banalisée, sous prétexte de protection de la nature. Il conviendrait donc de mener une action forte, pour chasser ces loups, le plus rapidement possible qui pourraient s'avérer dévastateurs sur certaines exploitations montagnardes de notre pays. Il lui demande donc de lui indiquer ce qu'elle compte prendre comme mesure en ce sens.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur la nécessité de mener une réflexion sur les risques de dangerosité des réseaux sociaux. En effet, comme vient de le montrer le drame de Florensac, qui a vu le décès d'une jeune fille, suite à un différend provoqué par un conflit futile sur internet, il est important d'être attentif à ces dérives qui peuvent se développer pour un incident tout à fait mineur. Un meilleur encadrement des textes publiés, qui abusent souvent de la liberté d'expression par internet serait justifié, notamment pour les utilisateurs mineurs. Une étude approfondie serait donc très utile pour les années qui viennent. Il lui demande donc de préciser sa position sur cette question.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur l'ouverture des commerces de restauration rapide turcs appelés kebab dans les villes de notre pays. En effet, depuis une vingtaine d'années, dès qu'un commerce se libère dans une artère fréquentée, il est souvent repris par un exploitant ouvrant un kebab. Ce type d'activité ne réclame en fait, ni installation de cuisine ou de lieu réfrigéré, ni formation de cuisinier, ni véritable entreposage de produits à consommer, ni respect des règles diverses des restaurants. Ces contraintes beaucoup moins importantes sont une des raisons de ce foisonnement d'ouverture de ce type de commerces turcs de restauration rapide. Ces magasins à la gestion très fragile ont d'ailleurs une existante assez courte et une rotation d'exploitants très rapide. De plus, il n'est pas rare de localiser dans ces boutiques de restauration rapide le lieu de diffusion d'intoxication alimentaire. Les prescriptions de propreté ne sont pas non plus respectées par les propriétaires de ces commerces. Il conviendrait donc d'instituer une autorisation particulière pour l'ouverture et la gestion de cette forme de commerce de restauration rapide. Il lui demande donc de lui indiquer s'il compte faire étudier cette proposition.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur la mise en place de l'obligation par la loi, aux entreprises versant des dividendes, d'attribuer également une prime à leurs salariés pour améliorer leur pouvoir d'achat. En effet, le ministre a d'ailleurs indiqué que c'était la volonté du Gouvernement de mieux répartir les résultats des bénéfices des entreprises qui sont importants cette année. Cette décision serait d'ailleurs « actée » et devrait être introduite dans une loi de finances rectificative en juin. Les salariés profiteraient ainsi selon lui pleinement et mieux de l'augmentation de ces bénéfices. Le Président de la République avait évoqué ainsi une prime d'au moins 1 000 € que devraient verser à leurs salariés les entreprises distribuant des dividendes. Cette réforme est très attendue car elle donne une nouvelle version de la participation et de l'intéressement des salariés dans l'entreprise. Il lui demande donc de lui apporter des précisions sur le déroulement de cette mise en place dans les mois qui viennent.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur l'origine carcérale des réfugiés tunisiens venant d'Italie. En effet, le journal italien de droite La Stampa vient de publier, fin avril 2011, qu'un nombre non négligeable de ces ressortissants tunisiens, arrivant en Italie et voulant entrer en France, seraient des détenus ayant fui leur prison, profitant de l'anarchie qui a suivi la révolution de Jasmin et le départ du Président Ben Ali. Les prisonniers libérés ou « échappés » seraient enclins à vouloir quitter la Tunisie en urgence, de peur d'être retrouvés et réincarcérés. Ce serait la raison première de leur volonté de fuir au plus vite leur patrie. Ces informations sont assez inquiétantes, si elles sont corroborées par les services de police italiens et éclaireraient sous un jour différent la position de nos voisins italiens. Ces informations sont-elles fondées, car elles donneraient un sens différent à la position française et justifierait la fermeté et la célérité de ses décisions sur ce dossier. Il lui demande donc de lui indiquer la position française sur ce dossier.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la continuité des relations diplomatiques avec l'Égypte durant les 30 dernières années et cela depuis 1981. Il souhaiterait notamment connaître la liste des visites d'officiels de dirigeants français en Égypte, ainsi que de responsables égyptiens en France. Cette liste serait également à compléter des visites parlementaires de députés et sénateurs français en Égypte, ou de leurs homologues égyptiens en France. Après le départ du pouvoir du Président Hosni Moubarak, les nombreuses déclarations émanant notamment de l'opposition, ont semblé oublier les relations étroites entre nos deux pays. Comme le Premier ministre François Fillon l'avait d'ailleurs rappelé en Arabie Saoudite les 12 et 13 février 2011, l'histoire retiendra l'apport essentiel du Président Moubarak à la consolidation de la paix au Proche-Orient, notamment dans le conflit israélo-palestinien. Cette ostracisation d'Hosni Moubarak n'a pas toujours été d'actualité et le « Raïs » égyptien était particulièrement courtisé par l'ensemble des dirigeants des partis européens. Il lui demande donc de bien vouloir lui transmettre ces éléments d'information historiques contemporaines de nos relations avec l'Égypte.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur le développement du racket dans de nombreuses villes et quartiers du territoire. En effet, dans la modification des statistiques des formes de délinquance urbaine, il est à noter l'augmentation substantielle des vols avec violences, notamment dans la population la plus jeune. Cette forme de délinquance acquisitive s'avère en progression, au vu des plaintes émanant du terrain, notamment par les témoignages des parents des jeunes victimes de ces agressions, qui interviennent souvent de jour, en pleine rue et par des auteurs de ces faits, se déplaçant par groupe de 2 à 5. Pour de nombreux cas, ces adolescents commettant ces actes de racket ne sont pas des administrés de ces villes ou de ces quartiers, mais des villes et des quartiers voisins. Nombre d'entre eux sont souvent sous l'emprise de drogue, leur butin servant à acquérir une prise de stupéfiants. Ces actes sont commis très souvent suite à un repérage des lieux, sur des secteurs fréquentés, où leur présence ne se remarque pas. Ces agressions contre d'autres jeunes, allant parfois dans les mêmes établissements scolaires, sont de plus en plus nombreuses et finissent par se banaliser. Cette évolution de cette délinquance acquisitive réclame une modification des réponses de sécurisation, notamment des collectivités locales, comme des pouvoirs publics. Une instruction donnée en ce sens aux conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) pourrait permettre une mobilisation spécifique de ses animateurs pour mettre en place des actions ciblées qui pourraient associer les parents d'élèves. Ce problème de racket ne doit pas être banalisé, car il concerne désormais des secteurs jusqu'alors épargnés dans certains secteurs urbains. Une étude ciblée de l'Observatoire national de la délinquance, une campagne coordonnée de conseils pratiques à l'égard des jeunes pouvant être victimes de ces actes inadmissibles et une communication de prévention à l'égard du grand public pourraient utilement être promues. Enfin, des instructions précises de sévérité pourraient être données à la police pour suivre ce dossier, comme une des priorités. Il lui demande donc de lui indiquer la position qu'il compte prendre face à ce phénomène.
Voir la réponseM. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur le dossier sécurité, sous l'angle de la construction des commissariats de police en Seine-Saint-Denis et tout particulièrement sur des difficultés rencontrées dans l'arrondissement du Raincy. En effet, le parti socialiste avait accepté à partir de 2003, sous l'ancienne présidence de la République, le redécoupage des circonscriptions administratives de police, par la création du nouveau commissariat de police Clichy-Montfermeil et la création d'un nouveau sur Le Raincy-Villemomble (circonscription redécoupée). Depuis les cantonales, mettant en avant de nouveaux arguments mais se servant des poids du pré-financement de la région (15 % de l'investissement), les élus socialistes et verts essaient de rétrograder le projet du Raincy-Villemomble pour faire avancer les projets de Livry-Gargan et de Sevran (villes socialiste et verte). Cette attitude est totalement inadmissible et crée la polémique dans ce secteur. Face à une affaire particulièrement grave, il souhaiterait connaître la position du Gouvernement pour rétablir un juste équilibre dans la construction des commissariats dans le département de la Seine-Saint-Denis.
Voir la réponse publiée le 08 juin 2011M. Éric Raoult attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération sur l'expression et l'organisation de la solidarité nationale à l'égard des familles comoriennes victimes du crash de l'Airbus A310, qui s'est écrasé au large des Comores le 30 juin 2009. En effet, cette catastrophe aérienne de la compagnie Yémen Airlines, Paris-Moroni avait suscité beaucoup d'émotion dans notre pays et fortement éprouvée cette communauté, dont les familles sont souvent de conditions très modestes, habitant les quartiers populaires, sur La Courneuve, Dugny, Aubervilliers, Sevran (Seine-Saint-Denis) ou sur Marseille et sa région. A l'époque les pouvoirs publics ont été très réactifs, d'abord par l'intervention personnelle du Président de la République, puis le déplacement du Premier ministre aux Comores, et enfin le voyage des familles sur place pour ramener la vérité quant à la solidarité effective et efficace de notre pays. Une ambassadrice avait d'ailleurs été nommée pour accompagner les familles comoriennes endeuillées. Aujourd'hui, ce dossier suscite encore beaucoup d'interrogations, c'est pourquoi, il lui demande de lui indiquer quelle a été l'action du Gouvernement français durant cette période. Aussi, quel a été le montant des frais engagés par notre pays et quel est le dispositif mis en place par les pouvoirs publics pour continuer d'assurer le suivi des dossiers de ces familles endeuillées.
Voir la réponse publiée le 10 décembre 2010Assemblée nationale
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