1ère séance : Questions au Gouvernement ; Mise en oeuvre du principe de précaution ; protection de l'identité (Nouvelle lecture)
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Seine-Maritime (5ème circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Intervention en séance publique
M. Christophe Bouillon attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur la protestation qui enfle du côté des magistrats au sujet du droit de timbre appliqué à chaque juridiction, hormis pénale. La justice, pilier de notre République, s'est érigée en un droit fondamental, donc ouvert à tous. En théorie, instaurer une telle taxe induit une volonté de limiter l'accès des Français au juge. Le ministère de la justice recense plus de 2,5 millions de procédures chaque année. C'est la raison pour laquelle le droit de timbre, évalué à 35 euros, inquiète les magistrats quant à son effet dissuasif sur les justiciables. L'arbitrage budgétaire apparaît une nouvelle fois défavorable au service public. Le montant récolté grâce au droit de timbre servira à financer une partie de l'aide juridictionnelle, s'adressant aux plus fragiles. Or cette aide aurait pu se financer par une augmentation du budget du ministère de la justice, mis à mal ces quatre dernières années. Les menaces de recours auprès du Conseil d'État, de la part du Conseil national des barreaux, voire devant la Cour européenne des droits de l'Homme devrait inciter le Gouvernement à retirer cette taxe, ou au moins à négocier avec les syndicats de magistrats et d'avocats. La loi de finances rectificative pour 2011 dispose qu'à compter du 1er octobre "lorsque l'instance est introduite par un auxiliaire de justice, ce dernier acquitte pour le compte de son client la contribution par voie électronique". Sauf que la procédure de paiement par voie de timbre électronique n'est toujours pas opérationnelle et tout changement de procédure pendant une période transitoire impliquerait la modification législative des dispositions de l'article 1635 bis Q du code général des impôts (instaurant le droit de timbre). En somme, d'aucuns affirment que la réforme est inapplicable. Face à l'exaspération et la mobilisation des magistrats de ce pays, garants de la protection des justiciables, il lui demande de bien vouloir lui indiquer ce que le Gouvernement compte entreprendre afin de ne pas entraver le droit d'ester en justice, prélude au bon fonctionnement de ce service public.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 25 janvier 2012 - Séance de 9 heures 30
M. Christophe Bouillon attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur les conséquences délétères de la réforme de la Commission de la sécurité des consommateurs. Près d'un an après la date d'entrée en vigueur de la loi procédant au rapprochement de la Commission de la sécurité des consommateurs et de l'Institut national de la consommation, les membres de la commission viennent d'adopter en séance plénière une motion dressant les constats suivants : le nombre de conseillers techniques dont la compétence est cruciale pour l'instruction des dossiers est passé de six à quatre, l'Institut national de la consommation traverse actuellement une crise majeure de son existence qui le rend incapable d'assurer l'accueil de ces commissions indépendantes dans des conditions minimum de fonctionnement. Ainsi la commission va-t-elle être logée dans des locaux provisoires sans aucune visibilité sur d'éventuels projets de relogement futur. Face à ces constats, les membres de la commission s'interrogent légitimement sur la viabilité d'un rapprochement contre nature consistant à placer sous l'égide d'un établissement public à caractère industriel et commercial les services d'une autorité administrative dont l'indépendance est l'un des deux fondements essentiels, l'autre étant sa capacité pluridisciplinaire originale d'analyse des risques. Ils y voient un danger majeur de conflit d'intérêts entre les fonctions d'instructions des avis de la commission et les fonctions commerciales de l'Institut national de la consommation. Dans ce contexte, il apparaît évident aux membres de la commission que seules des mesures fortes et prises rapidement seraient susceptibles de garantir sa pérennité : reconstitution du nombre initial de conseillers avec maintien de leur niveau de qualification et de rémunération ; conditions de fonctionnement technique et de dotation budgétaire garantissant sans ambiguïté son indispensable autonomie. Il lui demande en conséquence les mesures que le Gouvernement compte prendre pour garantir le bon fonctionnement et l'autonomie de cette commission dont la mission participe activement au maintien de la sécurité des citoyens.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la question de la sécurité en mer. En effet, de nombreux accidents affectent toujours le secteur de la pêche et du commerce ayant malheureusement entraîné des pertes en vie humaine. Le secteur connaît également fort heureusement de nombreuses évolutions sur le plan technique, qui permettent une lutte accrue contre ces évènements. Aussi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures prises par le Gouvernement pour la mise en place de moyens de sauvetage adaptés aux navires modernes, ainsi que pour la recherche de matériels innovants dont les navires et marins pourraient être dotés dans les secteurs particulièrement exposés aux infortunes de mer afin de faciliter la détection et les recherches. Il lui demande également les mesures qu'il compte prendre afin d'encourager les poursuites d'investigation par le Bureau enquêtes analyses pour les accidents non élucidés.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la nouvelle organisation de l'ENIM. En effet, le décret n° 2010-1009 en date du 30 août 2010 portant organisation administrative et financière de l'ENIM a profondément modifié cet établissement. Celui-ci a notamment entériné la disparition du Conseil supérieur de l'ENIM, remplacé par un Conseil d'administration où les pensionnés de la marine marchande ne sont malheureusement pas représentés. Aussi et afin de permettre de répondre aux interrogations soulevées par les associations et pensionnés de la marine marchande quant à leur représentation, il lui demande de bien vouloir lui indiquer le calendrier de mise en place du Conseil supérieur des gens de mer décidé dans son principe par le Comité interministériel de la Mer du 8 décembre, ainsi que la destination future de l'immeuble Fontenoy, propriété de l'ENIM une fois que les administrations maritimes françaises qui l'occupent depuis sa création l'auront quitté.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le droit d'option pension retraite anticipée-pension invalidité maladie professionnelle pour les marins atteints d'une maladie à évolution lente. En effet, les nouvelles dispositions apportées au régime des marins par le décret n° 2001-765 du 28 août 2001 ne peuvent être appliquées aux marins atteins d'une maladie à évolution lente, quelle qu'elle soit, décelée après la sortie de la profession, si ceux-ci bénéficient d'une pension de retraite anticipée (PRA). Certaines maladies dues, par exemple, à l'exposition à des matières dangereuses comme l'amiante, peuvent donner droit à une pension invalidité pour maladie professionnelle (PIMP). Or, si la maladie se déclare chez un marin titulaire d'une PRA, compte tenu de l'irrévocabilité de la pension, cette personne ne pourra pas cumuler PRA et PIMP. Cette situation est pourtant particulièrement injuste et incohérente, pénalisant les marins atteints de maladie à évolution lente. Aussi et dans un souci d'équité, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement compte prendre des mesures afin de donner droit au cumul de la PRA, transformée en pension d'ancienneté sur la Caisse de retraite des marins (CRM) et de la PIMP qui serait octroyée compte tenu de la nouvelle pathologie liée à l'activité antérieure de marin.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la validation pour la Caisse de retraites des marins (CRM) des périodes d'indemnisation d'une pension d'invalidité accident (PIA). En effet, à l'heure actuelle, si un marin est victime d'un accident du travail maritime, qu'il est déclaré inapte à la navigation et au travail et qu'il ne réunit pas les conditions pour bénéficier d'une pension de retraite anticipée (PRA), sans ayants droit, en cas de décès non imputable à l'accident, ne pourront pas prétendre à pension de réversion sur cette rente. Or, dans le cas ou un marin bénéficie d'une pension invalidité maladie (PIM), la période pendant laquelle il perçoit une rente d'invalidité maladie est validable pour la CRM, dans la limite de 25 annuités, la pension sur la CRM étant alors acquise à 55 ans. Aussi et dans un souci d'équité entre les marins titulaires d'une PIA ou d'une PIM, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement compte donner droit à validation sur la CRM des périodes pendant lesquelles le marin a bénéficié d'une PIA.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la situation des pensionnés de la marine marchande. En effet, les pensionnés de la marine marchande possèdent souvent, à l'image de nombreux retraités français, de faibles pensions dont le montant ne leur permet malheureusement pas de faire face à l'augmentation continue de charges mensuelles incompressibles (électricité, gaz, tarif des mutuelles, coût des soins, loyers, etc.). Cette situation conduit à une paupérisation croissante de ces pensionnés, notamment pour les titulaires de petites pensions de réversion. Cependant, depuis le 1er janvier 2010, des améliorations ont été accordées aux veuves du régime général de la sécurité sociale et de la Mutualité sociale agricole. Aussi les pensionnés de la marine marchande demandent-ils que ces mêmes améliorations soient également accordées, dans les mêmes conditions, aux veuves de marins dont le total des revenus n'atteint pas, à ce jour, 824,15 euros par mois. En conséquence et au vu de la situation de paupérisation croissante des titulaires de pension de réversion, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'elle compte prendre afin de faire bénéficier les veuves de marins de ces améliorations consenties aux veuves du régime général et de la Mutualité sociale agricole.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur l'octroi de bénéfice de la campagne double aux marins anciens combattants d'Algérie, du Maroc et de Tunisie, titulaires de pensions d'État. En effet, la décision n° 328282 du Conseil d'État en date du 17 mars 2010 a octroyé le bénéfice de la campagne double aux marins anciens combattants d'Algérie, du Maroc et de Tunisie, titulaires de pensions d'État, décision confirmée par le décret n° 2010-890 du 29 juillet 2010. Or les marins inscrits maritimes, qui ont servi en Afrique du Nord au sein d'unités combattantes, sont exclus des dispositifs de campagne double, alors même qu'ils sont titulaires de la carte d'anciens combattants. Ainsi toutes les demandes de révision de pension pour bénéficier de la campagne simple, présentées à l'ENIM sont actuellement rejetées en application de l'article R. 6 du code des pensions de retraites des marins. Aussi et dans un souci d'équité entre tous les anciens combattants d'Algérie, du Maroc et de Tunisie, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement envisage la modification de l'article R. 6 du code des pensions des marins afin de faire droit aux demandes des marins anciens combattants concernant la bonification de la campagne en Afrique du Nord.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la reconnaissance de la formation initiale des orthophonistes. En effet, depuis de nombreux mois, l'ensemble des composantes de la profession (professionnels, étudiants, centres de formation, organisations syndicales) oeuvrent à la reconnaissance d'une formation de qualité au niveau master. Or le Gouvernement n'envisagerait pas de faire droit à cette demande mais de créer, en lieu et place de cette reconnaissance, une formation à deux vitesses s'organisant autour d'un niveau master 1 pour une formation généraliste aux compétences limitées et un niveau master 2 pour des praticiens qualifiés dans les soins des patients victimes d'accidents vasculaires cérébraux, atteints de la maladie de Parkinson, d'Alzheimer, pour les personnes aphasiques, les enfants sourds, les patients atteints de troubles de déglutition, de problèmes de voix et les personnes laryngectomisées. Cette décision, dénoncée par les professionnels, marquerait la mise en place d'une orthophonie à deux vitesses scindant de fait la profession en deux. De plus, et dans le contexte de tension démographique et de difficultés aux soins, l'hyperspécialisation de quelques professionnels ne pourra pas répondre à la demande croissante de la population de plus en plus concernée par des troubles du langage, de la parole, de la communication. Enfin, la réforme pénaliserait la mobilité professionnelle des praticiens titulaires uniquement d'un master 1. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il envisage de revenir sur cette décision afin de reconnaître, par la suite, le niveau master 2 comme niveau unique de formation pour les orthophonistes.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les avancées concrètes des décisions actées lors des Comités interministériels de la mer du 8 décembre 2009 et 10 juin 2011. Il lui demande ainsi de bien vouloir lui indiquer quels sont les moyens financiers et humains alloués à la mise en oeuvre des engagements du Grenelle de la mer ainsi que ceux alloués au soutien et au maintien de la flotte de commerce et de pêche française.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la situation de l'université du Havre. En effet, l'université du Havre est passée le 1er janvier 2011, dans le cadre de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités, aux responsabilités et compétences élargies (RCE). Ce passage aux RCE s'est concrétisé par l'attribution d'un plafond d'emplois d'État et par le transfert de la masse salariale. Or, à l'heure actuelle, la détermination de ces deux éléments s'effectue sur la base d'une méthodologie nationale qui ne prend pas en compte certaines spécificités locales comme c'est le cas pour l'université du Havre qui est une université pluridisciplinaire, d'une taille modeste et dont la pyramide des âges provoque peu de départs à la retraite. L'application de la méthodologie nationale conduit donc aujourd'hui à reconnaître un nombre d'emplois inférieur au plafond d'emplois calculé par le modèle d'allocation des moyens appliqués pour l'année 2010. De plus, le transfert des crédits de masse salariale ne correspond pas au besoin de financement du plafond d'emplois actuellement attribué à l'université du Havre par le ministère lui-même. Enfin, l'université du Havre s'est vu également reconnaître par le ministère un sous-encadrement chronique lors de l'attribution des moyens pour 2010 (55 emplois non attribués), et pour 2011 (76 emplois non attribués). Les conséquences de l'application de cette méthodologie nationale sont donc réelles pour l'université, qui se trouve dans l'obligation de financer sur ses réserves une partie des charges de masse salariale. Par ailleurs, la construction de son budget pour 2012 devra de nouveau intégrer les problèmes constatés en 2011 mais également les conséquences cumulées sur 2012, conduisant à mobiliser la totalité des ressources propres disponibles de l'université, réduisant son fonds de roulement à cinq jours de fonctionnement. L'université du Havre est pourtant un moteur en termes de formation, de recherche et d'innovation reconnu dans tout le département de Seine-Maritime. Aussi et devant l'urgence de la situation, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'il envisage afin d'abonder la masse salariale de l'université du Havre.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la question de l'accueil des gens de mer. En effet, la convention n° 163 de l'Organisation internationale du travail dispose, dans son article 3, que « tout membre s'engage à veiller à ce que des moyens et services de bien-être soient fournis dans les ports à tous les gens de mers » et en conséquence « à ce que ces moyens et services bénéficient d'un appui financier régulier et suffisant ». Cet appui financier est réparti, outre via le bénévolat, entre l'État, les collectivités locales, les gens de mer et les armateurs. Or de nombreuses associations font état, à l'heure actuelle, d'une contribution imparfaite voire inexistante dans certains ports de la contribution des armateurs. Celles-ci réclament la modification réglementaire de l'article R. 211-1 du code des ports maritimes afin d'instaurer une « redevance de bien-être » pour tous les navires en escale dans les ports français. Cette redevance modulable existe déjà dans d'autres ports européens et, en raison de son coût modique, n'impacterait pas la compétitivité de nos ports. Aussi et en vue d'améliorer le soutien aux gens de mer dans nos ports, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'elle pourrait prendre afin de procéder à cette modification réglementaire.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la validité du protocole d'accord de réforme de la filière des sapeurs-pompiers professionnels signé le 23 septembre 2011. En effet, le 23 septembre dernier, un protocole d'accord relatif à la réforme de la filière des sapeurs-pompiers professionnels a été signé avec certaines organisations syndicales de cette profession. Or ces syndicats disposent d'une représentation minoritaire au conseil supérieur de la fonction publique territoriale et ne sont pas majoritaires au vu des résultats des élections professionnelles où ils ont recueilli 39 % des voix. Par ailleurs, la FNSPF, également signataire du protocole, ne fait pas partie des organisations de la fonction publique territoriale, au sens de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et ne serait donc pas habilitée à mener des négociations sur le statut. Aussi, et au vu de ces éléments, des organisations syndicales représentatives du corps des sapeurs-pompiers professionnels contestent la validité de ce protocole au vu de la loi la loi n° 2010-751 du 5 juillet 2010 relative à la rénovation du dialogue social et comportant diverses dispositions relatives à la fonction publique, notamment son article 28. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer sa position sur la validité de cet accord.
Voir la questionM. Christophe Bouillon attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'instauration de l'allocation transitoire de solidarité (ATS) en remplacement de l'ancienne allocation équivalent retraite. Cette aide destinée aux seniors chômeurs est sensée combler la période comprise entre la fin de leurs allocations chômage et le début de leur pension de retraite Selon l'Unedic, plus de 50 000 personnes ont touché l'allocation équivalent-retraite en 2010, avant sa suppression. L'ATS est pour sa part beaucoup plus restrictive. Pour l'obtenir, il faut cumuler bien des conditions, en plus de l'obligation d'avoir validé tous ses trimestres, déjà nécessaire pour obtenir l'AER et au total, seulement 11 000 personnes pourront bénéficier de l'ATS d'ici 2014, date à laquelle ce dispositif prendra fin. Le dispositif de l'ATS, même s'il représente une avancée reste donc nettement insuffisant. Avec la mise en place de la réforme des retraites, de très nombreux travailleurs de moins de 60 ans sont forcés d'attendre la retraite après une carrière complète avec les minima sociaux pour seules ressources. Certaines entreprises ont toutefois accepté de prolonger la prise en charge des préretraites afin d'éviter à leurs anciens salariés de se retrouver sans ressources ou d'avoir à retravailler. Mais le groupe Renault par exemple n'a pas fait ce choix. En effet, en 2008 le groupe Renault avait lancé un grand plan de départs volontaires, prévoyant une indemnité, un congé de reclassement et une prise en charge par l'assurance chômage. Près de 5 000 salariés avaient accepté, dont 1 300 dans la seule usine de Sandouville (Seine-Maritime). Mais avec le recul de l'âge légal, certains vont se retrouver sans ressources. Il lui demande de bien lui faire connaître précisément le nombre de demandeurs d'emploi senior concernés par l'ATS et de lui faire part des solutions envisagées pour prolonger leur prise en charge en attendant l'âge légal du départ à la retraite.
Voir la réponseIntervention en séance publique
M. Christophe Bouillon attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les conséquences pour les entreprises du bâtiment de la réduction des délais de paiement imposée par la loi de modernisation de l'économie du 4 août 2008. En effet, les entreprises du bâtiment pâtissent d'un déséquilibre croissant entre, d'un côté, des délais fournisseurs plus courts et de l'autre, des délais clients qui ne changent pas voire tendent à augmenter. Cette situation provoque un essoufflement des trésoreries alors même que beaucoup d'entreprises du secteur sont confrontées à une situation conjoncturelle difficile. Il est d'ailleurs avéré que ce secteur est l'un des grands perdants de la loi LME, comme le démontrent les rapports remis par l'observatoire des délais de paiement. Aussi, deux évolutions ciblées sur les marchés des travaux privés sont avancées par les entreprises du secteur pour apporter des solutions. La première propose d'imposer le paiement des acomptes mensuels et du solde dans un délai de 30 jours comptés à partir de l'émission de chaque demande de paiement, ce qui aurait pour effet de compenser la perte du crédit fournisseur. La seconde vise la sanction du retard de paiement : l'entrepreneur pourrait suspendre les travaux en cas de mise en demeure infructueuse et également imposer au client le versement d'intérêts moratoires à un taux réellement dissuasif. Il lui demande donc ce que le Gouvernement entend mettre en place pour répondre à la situation difficile évoquée par les entreprises du bâtiment.
Voir la questionM. Christophe Bouillon interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur la construction d'un nouveau centre pénitentiaire dans l'agglomération de Rouen. Depuis de nombreuses années, les élus locaux et l'ensemble des acteurs du secteur pénitentiaire dénoncent la vétusté de la maison d'arrêt de Rouen. Aussi, les services de l'État ont lancé en 2010 une étude en interne sur plusieurs scenarii d'implantation. Ce n'est que début 2011 que les élus locaux, et notamment les maires de trois communes susceptibles d'accueillir cet établissement en raison de disponibilités foncières sur leur territoire, ont été informés de cette étude. Dix terrains auraient été étudiés, sur huit communes différentes, et au final trois communes, Canteleu, Bois-Guillaume et Mesnil-Esnard seraient retenues sans aucun élément d'appréciation ni concertation globale expliquant de manière transparente leur sélection. Suite au rejet des trois maires de ce projet, la préfecture a évoqué une quatrième commune, La Vaupalière, sans plus d'explication là non plus. Il rappelle qu'il lui a écrit notamment pour faire état de l'impossibilité d'un tel établissement sur la commune de Canteleu, le terrain étant inconstructible, en périmètre Seveso, en lisière d'une forêt classée. Les services du ministère auraient indiqué que ce projet ne se ferait pas sans l'aval du maire. Aussi, il lui demande de lui confirmer que ce projet ne pourra pas se faire sur les quatre communes précitées, les maires ayant d'ores et déjà donné un avis négatif. Il lui demande par ailleurs qu'une véritable concertation soit initiée pour étudier l'implantation de ce centre pénitentiaire, et propose notamment de regarder l'opportunité d'un terrain appartenant d'ores et déjà à l'État, à savoir celui du 71e régiment d'infanterie, aujourd'hui en friche.
Voir la réponse publiée le 18 mai 2011Assemblée nationale
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