Cion Aff éco & dév dur : Grenelle II
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1ère séance : Questions au Gouvernement; Remboursement des dépenses de campagne de l'élection présidentielle ( Lecture définitive); Réforme des ports d'outre-mer (C.M.P.); Résorption de l'emploi précaire dans la focntion publique;
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1ère séance : Questions orales sans débat
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Commission du développement durable : audition de M. Alexandre de Juniac, directeur général d'Air France
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1ère séance : Questions au gouvernement; Accord France-Panama sur les doubles impositions ; PLFR pour 2011 (Nouvelle lecture) (Articles 6 à 11)
Travaux récents
Intervention en séance publique
M. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'intérêt d'adapter et d'élargir le droit de prescription ouvert aux infirmiers. Depuis la loi n° 2006-1640 du 21 décembre 2006 de financement de la sécurité sociale pour 2007, les infirmières et infirmiers se sont vus conférer le droit de prescrire certains dispositifs médicaux figurant sur une liste fixée par arrêté. En effet, l'article 51 de cette loi désormais codifié à l'article L. 4311-1 du code de la santé publique prévoit « qu'un arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale fixe la liste des dispositifs médicaux que les infirmiers, lorsqu'ils agissent sur prescription médicale, peuvent prescrire à leurs patients sauf en cas d'indication contraire du médecin et sous réserve, pour les dispositifs médicaux pour lesquels l'arrêté le précise, d'une information du médecin traitant désigné par leur patient ». Ainsi, l'arrêté du 13 avril 2007 fixant la liste des dispositifs médicaux que les infirmiers sont autorisés à prescrire prévoit que l'infirmier puisse, notamment, prescrire les articles pour pansement, les dispositifs médicaux pour perfusion à domicile ou encore les accessoires nécessaires à l'utilisation d'une chambre à cathéter implantable ou d'un cathéter central tunnelisé. Pourtant, ces dispositions limitant la prescription à des dispositifs médicaux, les infirmiers ne peuvent, dans le même temps, prescrire les solutions et produits antiseptiques indispensables au nettoyage des plaies et à la désinfection des tissus lors de la pose de ces dispositifs. Cette limitation entraîne la nécessité d'obtenir une ordonnance du médecin pour ces produits ce qui pose des problèmes pratiques puisque de plus en plus les pharmacies délivrent des sets complets comprenant les pansements et le produit antiseptique mais surtout va à contresens de la logique qui présidait à l'adoption de l'article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2006 dont le motif exposé était de permettre aux infirmiers « d'exercer leur activité sans que le patient n'ait à retourner consulter son médecin traitant » afin que ce soit « source de simplification pour les professionnels, médecins et infirmiers, et pour les patients, et source potentielle d'économies pour l'assurance maladie ». Lors de l'adoption de cette disposition, le Gouvernement rappelait que cette mesure d'ouverture du droit de prescription des infirmiers constituait également « la reconnaissance d'une compétence nouvelle des infirmiers. Comme le métier médical s'enrichit, il est logique que le métier des professions de santé dites auxiliaires du médecin s'enrichisse parallèlement ». Au moment où le Centre d'analyse stratégique placé auprès du Premier ministre vient de préconiser, dans son rapport « Quelles opportunités pour l'offre de soins de demain ? Les coopérations entre professionnels de santé » que soient envisagées la création d'un statut et d'un diplôme d'infirmier clinicien en soins primaires, la mise en place d'une « consultation infirmière de première ligne au cours de laquelle l'infirmier clinicien prendrait en charge les affections bénignes (activités de diagnostic, de prescription et actes techniques définis par une liste limitative) et orienterait directement, si besoin, le patient vers le médecin », ou encore l'institution « d'une consultation infirmière de suivi des patients atteints de pathologies chroniques assurée par l'infirmier clinicien », il semble que le temps soit venu d'engager une mise à jour et une évolution du droit de prescription des infirmiers afin de mieux répondre aux défis sanitaires par la reconnaissance juridique des nouvelles compétences acquises par la profession d'infirmière. En conséquence il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que compte prendre le Gouvernement pour que soit adapté et développé le droit de prescription des infirmiers.
Voir la questionM. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la mise en place de zones de stockage d'eau hivernale pour pouvoir faire face aux périodes de sécheresse de manière plus efficace. Depuis plusieurs années, nous faisons face à des séquences de sécheresse estivales plus longues et plus marquées. En témoignent les vingt départements français visés par des mesures de restriction d'eau au 10 mai dernier. Pour faire face à ces situations, l'agriculture française doit prendre en compte les effets potentiels de l'évolution des conditions climatiques et, dans ces conditions, le stockage de l'eau des précipitations hivernales doit être envisagé. En effet, investir dans le stockage d'eau, et mobiliser seulement 1 % de l'ensemble de la pluviométrie qui tombe sur la France, pourrait limiter les effets des épisodes de septembre. Ces réservoirs pourraient notamment être utilisés pour faciliter l'abreuvement des bêtes en période d'extrême sécheresse. Nos voisins européens ont pour la plupart recours à cette technique. Il aimerait donc savoir si le Gouvernement envisage de revenir sur l'interdiction du stockage d'eau hivernal, en vigueur depuis une vingtaine d'années.
Voir la questionM. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les inquiétudes de la FARA (Fédération d'associations régionales d'allocataires de la CARMF) quant à l'avenir de l'ASV (Avantage social vieillesse) pour ce qui concerne les retraités et conjoints survivants des professions médicales ayant exercé en libéral. Conscients de la nécessité d'un effort équitablement partagé, les allocataires étaient prêts à accepter une baisse de la valeur du point à 14 euros en trois ans suivie d'une indexation sur l'indice des prix à partir de 2015. Le projet de décret d'application avec une baisse à 14 euros sur quatre ans suivi d'un gel pendant quatre autres années, entraînerait, à terme, une perte de pouvoir d'achat de la valeur du point de 23 % au lieu de 15 % comme le proposaient la CARF et les syndicats médicaux. Cette baisse s'ajouterait à celle déjà intervenue depuis 1999, ce qui donnerait une perte de près de 50 % de la valeur du point d'une composante importante de la retraite. Il lui demande ce qui est envisagé par le Gouvernement pour limiter cette baisse importante des revenus de cette catégorie de retraités.
Voir la questionIntervention en séance publique
M. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur le contrôle du commerce des armes. En juillet 2012, aura lieu une conférence aux Nations-unies en vue de l'adoption d'un traité international sur le commerce des armes classiques (TCA) qui a vocation à mieux réglementer le commerce international des armes, des munitions et matériel connexes, en vue d'empêcher les atteintes graves au droit international, notamment au droit international relatif aux droits humains et au droit humanitaire et d'éviter leur détournement au profit du commerce illicite, du marché noir ou d'utilisateurs non autorisés. En conséquence, il souhaite connaître sa position en la matière.
Voir la questionM. Stéphane Demilly interroge M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le maintien de salaire des personnes handicapées fonctionnaires de l'éducation nationale. Cette disposition ne s'applique qu'aux personnels d'éducation, d'enseignement et d'orientation. Les personnels administratifs ne peuvent bénéficier de ce dispositif et voit donc leur salaire diminuer s'ils sont contraints de ne travailler qu'à 80 %, par exemple, pour raisons médicales et de handicap. Dans le cas où aucun aménagement du temps de travail n'est possible, le salarié supporte donc une baisse importante de rémunération. C'est pourquoi il lui demande si des dispositions pourraient être envisagées afin de pallier cette différence de traitement au sein de l'éducation nationale.
Voir la questionM. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, sur le problème de l'électricité en France. Dernièrement on nous annonçait une augmentation du prix de l'électricité de 30 % dans les trois années à venir. Si elle s'avère vérifiée, cette augmentation plongera encore plus de foyers dans la précarité énergétique. Il existe cependant un dispositif permettant d'alléger la facture d'électricité des familles et qui n'est probablement pas utilisé suffisamment pour des raisons pratiques : il s'agit du dispositif heures creuses, heures pleines pour les logements dépendant totalement de l'électricité (chauffage, eau chaude, éclairage). Actuellement, les heures creuses, celles facturées à un tarif moindre, sont toujours appliquées la nuit et les heures pleines, facturées à un tarif beaucoup plus élevé, le jour. Il est évident que pour faire des économies, les consommateurs ont tout intérêt à faire fonctionner leurs appareils électriques pendant les heures creuses. Or les logements bien souvent exigus dans lesquels ils vivent, ne disposent pas de pièce spécifique pour y installer machine à laver ou sèche-linge qui sont trop bruyants pour les faire fonctionner la nuit car trop proches des chambres. Le dispositif heures creuses n'est donc pas utilisé à son maximum. Il suffirait cependant de modifier la plage horaire des heures creuses en l'appliquant quelques heures dans la journée (par exemple le midi) pour que les consommateurs puissent en profiter pleinement et faire réellement des économies d'énergie. C'est pourquoi il lui demande si une réflexion pourrait être menée en ce sens avec les services d'Électricité de France.
Voir la questionM. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur le mode de fonctionnement et les objectifs de l'Observatoire des biocarburants. De l'avis général des représentants des filières bioéthanol et biodiesel, la réunion de cet observatoire le 18 janvier 2012, pourtant très attendue, a été particulièrement décevante : aucune mesure concrète, aucun engagement pris par les motoristes ou les pétroliers, très grande frilosité des représentants de l'État. Il semble donc qu'effectivement cet observatoire se contente d'observer..., ce qui n'est évidemment pas à la hauteur des enjeux ! Il lui demande donc de lui indiquer les mesures concrètes qu'il compte prendre pour développer les biocarburants en France et pour faire enfin de cet observatoire un outil utile au service de cet objectif.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 25 janvier 2012 - Séance de 9 heures 30
M. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les conditions de formation des ostéopathes professionnels de santé, dans la perspective d'une future modification de la réglementation de l'ostéopathie (décret n° 2007-437 du 25 mars 2007 relatif à la formation des ostéopathes et à l'agrément des établissements de formation, décret n° 2011-390 du 12 avril 2011 modifiant l'article 75 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé et décret n° 2011-1120 du 19 septembre 2011 relatif aux agréments des établissements de formation en ostéopathie). Les professionnels de santé, dont les masseurs-kinésithérapeutes, qui sont à l'origine historique de l'implantation de l'ostéopathie en France, demandent le maintien d'une formation spécifique à l'ostéopathie dans le cadre d'une filière de formation continue « en alternance », ce qui ne serait pas le cas si l'exemple du décret n° 2011-1127 du 20 septembre 2011 sur la chiropractie était appliqué à l'ostéopathie. Ils demandent qu'une séparation claire soit établie entre les ostéopathes professionnels de santé et non professionnels de santé. Ils demandent que les conditions d'agrément des instituts de formation en ostéopathie pour les professionnels de santé soient distinguées et précisées de telle sorte qu'ils soient expressément qualifiés dans les textes d'établissements de formation continue, dépendant à ce titre du ministère du travail et dispensés des procédures liées au rectorat. Ils demandent enfin que leur cursus soit spécifique et adapté aux masseurs kinésithérapeutes suivant en cela les recommandations de l'OMS en la matière qui retient une base de 1 000 heures de formation. Il lui demande par conséquent de lui indiquer les réponses qu'il compte apporter à ces revendications.
Voir la questionM. Stéphane Demilly attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la date de fermeture de la chasse aux oies. En effet, en application d'une récente décision du Conseil d'État, le Gouvernement va être amené à fixer une nouvelle date de fermeture de la chasse aux oies qui ne soit pas postérieure au 31 janvier, alors qu'elle était jusqu'à présent fixée au 10 février. Les chasseurs vivent à juste titre ce revirement comme une trahison, car la précédente date du 10 février faisait partie de l'accord passé avec les associations environnementales lors des tables-rondes sur la chasse, et la décision du Conseil d'État fait justement suite à un recours déposé par la FNE et la LPO. Cette situation aberrante montre que certaines associations dites de « protection de l'environnement » n'ont décidément aucune intention de dialoguer de façon constructive avec les chasseurs et de respecter leurs engagements, alors- même qu'elles sont très généreusement subventionnées par l'État (près de 1,6 million d'euros inscrits au budget pour 2012 pour la FNE, près de 3,5 millions d'euros pour la LPO). Il lui demande donc de lui indiquer les mesures qu'elle compte prendre sans attendre pour mettre fin à cette véritable guérilla anti-chasse.
M. Stéphane Demilly interroge M. le ministre auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, sur les intentions du Gouvernement, via le FSI (fonds stratégique d'investissement), concernant le devenir de la société Alcan Softal, et en particulier du site de Ham dans la Somme. En effet, la direction d'Alcan EP a présenté lors de la réunion du CCE extraordinaire du 22 février 2011 un plan de restructuration de l'activité filage doux France, regroupant les trois sites de Ham (Somme), Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or) et Saint-Florentin (Yonne). Ce plan se traduit notamment par la suppression de 100 emplois sur le site de Ham et par 27 offres de mutation, sur un effectif global de 207 salariés, ainsi que par de nombreux transferts de volumes sur des autres sites. Si ce plan se concrétisait, il s'agirait d'un véritable séisme économique pour la région de Ham, déjà fragilisée par des restructurations industrielles antérieures ayant entraîné des plans sociaux importants. Les salariés seraient sacrifiés alors qu'ils ne sont en rien responsables de la situation actuelle. La direction d'Alcan EP soutient que ce plan répond à une vraie logique industrielle et permet de rendre viable le site de Ham, cependant que les salariés et les élus locaux sont pour leur part convaincus que la suppression de ces 127 postes sur le site picard n'est que la première étape d'un scénario de fermeture définitive du site de Ham. Un scénario alternatif de reprise existe toutefois, porté par un professionnel dont la connaissance du métier et du marché inspire la plus grande confiance aux syndicats et aux élus locaux. Dans ce contexte, l'État peut et doit prendre position et jouer un rôle actif. En effet, début janvier 2011, le FSI, bras armé de l'État français, a acquis 10 % du capital d'Alcan EP, dans l'objectif, selon les propres termes du communiqué de presse ministériel du 5 janvier 2011, de « renforcer l'activité d'une entreprise basée en France et fortement implantée sur notre territoire, avec près de la moitié de ses effectifs et de ses sites de production ». L'État a donc son mot à dire en tant qu'actionnaire. Il souhaite donc qu'il lui indique la position du FSI concernant le devenir d'Alcan Softal, notamment du site de Ham, et de lui indiquer les actions entreprises et devant être entreprises pour préserver les intérêts des salariés.
Voir la réponse publiée le 18 mai 2011M. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État, chargé de la fonction publique, sur les conditions d'indemnisation d'un salarié du secteur public en arrêt maladie qui souhaite reprendre une activité à temps partiel avant le délai de six mois permettant d'obtenir un mi-temps thérapeutique, notamment pour des raisons d'équilibre psychologique face à la maladie. En effet, dans ce cas de figure, le salarié ne touchera pas les indemnités journalières, et sera donc pénalisé financièrement, alors même qu'il est volontaire pour reprendre le travail plus tôt, alors que s'il restait inactif pendant six mois, il pourrait bénéficier de ces indemnités. Cette situation est pour le moins paradoxale et peu logique. Il souhaite donc obtenir des explications sur ce qui peut motiver une telle différence de traitement et savoir si une évolution de la réglementation peut être envisagée.
Voir la réponse publiée le 30 mars 2011M. Stéphane Demilly attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur l'urgence qu'il y a désormais à lancer la procédure de dialogue compétitif pour le canal Seine-nord Europe. Le schéma national d'Infrastructures de Transport (le SNIT), qui constitue un outil de mise en oeuvre des orientations transport du Grenelle de l'environnement, comporte en effet notamment un volet consacré au renouveau du transport fluvial. À ce titre, le projet de canal à grand gabarit Seine-nord Europe est considéré comme prioritaire et structurant. Le 20 septembre 2010, M. Jean-Louis Borloo, alors ministre du développement durable, déclarait dans une interview au journal Les Echos : nous allons lancer dans les prochains jours [...] le canal Seine-nord Europe . Auditionné le 5 octobre 2010 par la commission du développement durable sur les décrets d'application de la loi dite « Grenelle 2 », le directeur de cabinet du ministre envisageait également un lancement prochain du dialogue compétitif, après des derniers échanges avec les collectivités contributrices. Madame la ministre de l'écologie elle-même, lors de son audition par cette même commission le 18 janvier 2011, avait déclaré avoir bon espoir d'obtenir un arbitrage rapide sur ce dossier. Pour sa part, l'association Seine-nord Europe a souligné les risques qu'il y aurait à différer plus longtemps la phase de dialogue compétitif au motif d'un bouclage financier non totalement finalisé (il l'est tout de même à plus de 97 %...). Prolonger le statu quo dans lequel le projet est enfermé depuis près d'un an porterait en effet un coup fatal à sa crédibilité, notamment dans les milieux socio-économiques. Ce statu quo est d'autant plus injustifié qu'aujourd'hui les conseils régionaux de Picardie et du Nord-Pas-de-Calais ont voté (c'était le 17 décembre dernier) leur participation au co-financement du projet et que les modalités de gouvernance et de financement des plates-formes multimodales ont fait l'objet d'un accord entre toutes les parties concernées. C'est pourquoi il souhaite qu'elle lui indique clairement la date précise à laquelle le dialogue compétitif sera lancé.
Voir la réponse publiée le 02 mars 2011M. Stéphane Demilly attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le mécontentement et la déception manifestés par les chasseurs. Dans l'esprit du Grenelle de l'environnement, le Gouvernement a en effet lancé une table-ronde sur la chasse réunissant les représentants des chasseurs et les représentants des associations de protection de la nature. Même si ce n'était pas forcément facile, les chasseurs ont placé beaucoup d'espoirs dans cette démarche, espérant trouver enfin une solution apaisée à des années de guérilla anti-chasse. Aujourd'hui cependant, la déception et le mécontentement des chasseurs sont à la hauteur des espoirs qu'ils avaient placés dans cette table-ronde. Qu'il s'agisse de la question symbolique des dates de chasse aux oiseaux migrateurs, ou des autres dossiers abordés, ils ont le sentiment d'avoir été dupés et systématiquement victimes d'arbitrages défavorables. Il est malheureusement à craindre que la confiance ne soit aujourd'hui rompue, et c'est regrettable car la cause de la protection de la nature ne sortira certainement pas renforcée d'un affaiblissement des chasseurs. Il aimerait par conséquent connaître les messages qu'elle souhaite adresser aux chasseurs.
Voir la réponse publiée le 02 février 2011M. Stéphane Demilly interroge M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur les raisons du rejet des demandes de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle déposées par plusieurs communes du canton de Combles, dans la Somme. Le 26 mai 2009, de très violents orages, accompagnés de fortes grêles, se sont abattus sur l'est du département de la Somme, entraînant inondations et coulées de boues. Particulièrement touchées, les communes de Carnoy, Combles, Curlu, Étricourt-Manancourt et Hem-Monacu ont, par conséquent, déposé des demandes de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle. Or, par arrêté du 10 mai 2010, publié au Journal officiel du 13 mai 2010, leurs demandes ont été rejetées. Cette décision suscite la légitime incompréhension des élus et des habitants des communes concernées, qui se trouvent ainsi pénalisés pour la prise en charge des dégâts par les assurances, et ce d'autant plus que d'autres communes du département ont vu, elles, leurs demandes acceptées, pour des dégâts pourtant similaires. Il souhaite donc connaître les motivations de ce rejet et si cette décision peut être reconsidérée.
Voir la réponse publiée le 23 juin 2010M. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la crise profonde que traverse le monde agricole. Le 27 avril 2010, des milliers d'agriculteurs ont manifesté dans la capitale pour exprimer leur angoisse et leur désarroi. La crise qu'ils traversent n'est en effet pas uniquement une crise économique impactant leur revenu, c'est plus profondément une crise morale qui les amène à douter du sens de leur profession. Au-delà des indispensables mesures d'aide conjoncturelles que le Gouvernement met en oeuvre, cette crise morale appelle des réponses touchant à l'avenir même de notre agriculture. C'est pourquoi, alors que le Sénat s'apprête à examiner, à compter de ce 18 mai 2010, le projet de loi de modernisation de l'agriculture, il lui demande de lui préciser quelles réponses il compte apporter aux légitimes interrogations du monde agricole.
Voir la réponse publiée le 19 mai 2010M. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur le problème de la collecte des pneus usagés. En effet, le décret du 24 décembre 2002 relatif à l'élimination des pneumatiques usagés (articles R. 543-137 à R. 543-152 du code de l'environnement) a institué un dispositif dans lequel les metteurs en marchés sont tenus de collecter ou de faire collecter, chaque année, à leurs frais, dans la limite des tonnages qu'ils ont eux-mêmes mis sur le marché national l'année précédente, les pneumatiques usagés que leurs distributeurs ou détenteurs tiennent à leur disposition. Cette réglementation est saluée par la filière qui lui reconnaît le bénéfice d'une structuration efficace et de la valorisation des pneumatiques usagés. Malheureusement, depuis le mois de septembre 2009, il semble que les collecteurs, pour des raisons apparemment liées aux modalités d'application de l'écotaxe aux pneumatiques, refusent de procéder à l'enlèvement chez certains professionnels de l'entretien et de la réparation automobile, très inquiets de cet arrêt brutal. Indépendamment de la légitimité de cette décision, elle entraîne des situations très préoccupantes en termes de stockage des volumes importants de pneumatiques avec les risques pour l'environnement et les citoyens, en particulier en zone urbaine. Des témoignages de stock de 20 000 unités ont été relevés. En outre, il est à craindre des solutions « parallèles » sans garantie quant au respect de la réglementation environnementale. Il lui demande de préciser quelles mesures il entend prendre en la matière.
Voir la réponse publiée le 12 mai 2010M. Stéphane Demilly attire l'attention de M. le ministre de la jeunesse et des solidarités actives sur un certain nombre de conséquences négatives du RSA, perçues comme un recul social par certains bénéficiaires. Le RSA a été annoncé comme un complément de revenus pour les personnes qui bénéficiaient auparavant d'un contrat aidé. Or, selon le montant de ce complément, des personnes sont désormais exclues de certains dispositifs comme la CMU, la CMU complémentaire ou l'exonération de la taxe d'habitation et de la redevance audiovisuelle. Par ailleurs, le montant de leur allocation logement diminue et elles ne peuvent plus prétendre à certaines aides sociales. Ces nouvelles charges, associées à la suppression des aides, entraînent parfois pour les bénéficiaires concernés une baisse de ressources supérieure au montant du RSA qui leur est versé. C'est pourquoi il lui demande si le Gouvernement envisage de prendre des dispositions afin de remédier à cette incohérence qui a tendance à aggraver la pauvreté de certains bénéficiaires du RSA.
Voir la réponse publiée le 28 avril 2010Assemblée nationale
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