1ère séance : Questions au gouvernement ; Application de l'article 11 (vote) ; Commémoration de tous les morts pour la France
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Gard (1ère circonscription)
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Président du groupe Nouveau Centre
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M. Yvan Lachaud attire l'attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur les modalités d'attribution de la carte du combattant aux militaires ayant participé à la guerre d'Algérie. Plus précisément, sous réserve que les autres conditions nécessaires soient remplies, la carte du combattant est attribuée aux militaires ayant participé aux opérations entre le 1er octobre 1954 et le 2 juillet 1962. Or le titre de reconnaissance de la Nation et la médaille commémorative sont attribués jusqu'au 1er juillet 1964 ; de même, plus de 500 militaires sont officiellement reconnus « Morts pour la France » après le 2 juillet 1962. C'est la raison pour laquelle les anciens combattants souhaiteraient vivement que la carte du combattant puisse, elle aussi, être attribuée aux militaires ayant participé à la guerre d'Algérie jusqu'au 1er juillet 1964. Cette revendication lui semblant tout à la fois logique et légitime, il souhaiterait connaître ses intentions en la matière.
Voir la questionM. Yvan Lachaud attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur les pratiques de certaines compagnies d'assurance qui prennent la décision unilatérale de rompre les contrats qui les lient avec leurs entreprises clientes sans raison justifiée, sur simple mention d'une résiliation à l'initiative de l'assurance, et alors que le relevé de sinistralité est tout à fait honorable. En effet, ces entreprises se trouvent dès lors contraintes de se reporter vers des assurances mutualistes plus chères et cela compromet leur viabilité, pouvant aller jusqu'au dépôt de bilan. Cette situation affecte particulièrement les transporteurs en véhicules légers, qui ont du mal à trouver un assureur : d'une part, ils ne sont pas les bienvenus, et d'autre part les montants réclamés sont souvent exorbitants. Il apparaît normal que, s'agissant de professionnels du transport, les assurances devraient devoir justifier leur non-volonté de reconduire le contrat. Si l'on peut comprendre qu'une entreprise qui a eu de nombreuses avaries à tort soit pénalisée, mais pas celles qui s'installent, ni celles qui font bien leur métier. Cette profession fait de nombreux efforts et est de plus en plus structurée (augmentation des capacités financières, allongement des formations des chefs d'entreprises, instauration de formations obligatoires pour les conducteurs). Elle est indispensable à la structuration de la logistique urbaine, mais aussi le développement du e-commerce ne pourra se faire qu'avec les moyens de livraison appropriés. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour aider les entreprises de professionnels du transport à conserver leur contrat d'assurance.
Voir la questionM. Yvan Lachaud attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la conformité des devis fournis par les prestataires d'opérations funéraires. En effet, l'UFC-Que choisir de Nîmes vient de rendre publics les résultats d'une enquête menée dans vingt magasins funéraires du département du Gard sur la bonne application de leurs obligations légales par les professionnels. Malgré la réforme de 2008 qui renforce l'information du consommateur et la mise en place d'un modèle de devis obligatoire (arrêté du 23 août 2010), les magasins funéraires ne se plient toujours pas aux règles de la transparence. Ainsi, dans quatre cas sur vingt, aucun devis n'est communiqué aux familles, et seuls 38 % des devis récoltés respectent les modèles de devis obligatoires. Cette opacité empêche la comparaison des prestations par les familles et favorise la hausse des prix. Dans la zone enquêtée, le coût total pour des obsèques, hors caveau et concession, s'établit à 3 195 euros en moyenne, contre 3 100 euros au niveau national. Mais d'un opérateur à l'autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier : de 1 843 euros pour le plus économique à 4 690 euros pour le plus onéreux. Ces différences sont liées à un grand nombre de prestations « non obligatoires », mais aussi à des opérations surfacturées : c'est le cas par exemple des formalités administratives, dont le coût se situe dans une fourchette de 60 euros à 316 euros alors qu'il s'agit d'opérations standardisées. Au vu de ces pratiques, il y a urgence à mieux encadrer le marché. En premier lieu, il conviendrait de prévoir des sanctions contre les professionnels n'utilisant pas le modèle de devis obligatoire. Il serait également opportun d'élaborer dans ce cadre un livret d'information sur les obsèques qui serait mis à disposition des familles dans les mairies et en établissements de soins. La direction générale des collectivités locales pourrait fort bien établir un tel livret après consultation du Conseil national des opérations funéraires. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin de remédier aux dysfonctionnements constatés.
Voir la réponseRéduire les délais de paiement dans le secteur du bâtiment
Voir le document Voir le dossier législatifM. Yvan Lachaud attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur la nécessité de prévenir la dépendance. En effet, le groupe de travail société et vieillissement mis en place en 2011 par le ministère pour étudier une meilleure prise en charge de la dépendance a conclu sur deux convictions qui doivent interroger l'ensemble des Français : d'une part, la prise en charge de la perte d'autonomie des personnes âgées sera d'autant meilleure que les Français accepteront le vieillissement comme un élément positif de leur parcours de vie ; d'autre part, la dynamique du lien social, l'intégration dans la ville et le quartier, dans les réseaux sociaux, qu'ils soient familiaux ou amicaux, sont des composantes essentielles du bien vieillir et de la prévention de la perte d'autonomie. Pour le groupe de travail, ces convictions vont à l'encontre de la vision négative actuelle du vieillissement et de la perte d'autonomie des personnes âgées, vision qui explique en partie un « déni de projection », une approche fataliste peu propice à la prévention et des politiques peu imaginatives du grand âge. Ces constructions sociales péjoratives sont en décalage avec les réalités actuelles : grâce aux progrès médicaux, économiques et culturels, la vieillesse se concrétise aujourd'hui plus tardivement que le « couperet » encore très présent de l'âge de 60 ans ou maintenant de 65 ans. La perte d'autonomie des personnes âgées ne touche qu'une minorité de personnes très âgées et peut être évitée ou retardée non seulement par des actions médicales, et médico-sociales, mais aussi sociales qui visent à maintenir vivants les liens des personnes âgées avec leur entourage et leur voisinage. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser les actions sociales qu'elle entend initier en vue de prévenir la dépendance, en particulier en encourageant toutes les formes de solidarité et de liens entre générations.
Voir la questionM. Yvan Lachaud attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la réglementation en vigueur concernant les installations de concassage. En effet, la législation environnementale (art. L. 215-15, reprenant les articles L. 102 et L. 311 du code minier) limite à 200 kWh la puissance des appareils de concassage. Or les professionnels constatent, à l'expérience, que cette puissance fixée pour les machines concourant au fonctionnement de l'installation de concassage est insuffisante pour effectuer leur travail de concassage. Aussi souhaitent-ils une évolution de la réglementation, afin de dépasser le seuil de 200 kWh et d'autoriser une puissance de 500 kWh. Il souhaite donc savoir quelle suite le ministère entend donner à cette revendication des professionnels du concassage.
Voir la questionM. Yvan Lachaud alerte Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur la question de l'impact à long terme de l'aluminium vaccinal sur la santé. Les adjuvants aluminiques sont utilisés depuis près de 80 ans, mais cette longévité d'utilisation n'est en aucun cas une preuve d'innocuité. L'OMS le reconnaît puisqu'elle a émis en 2004 des recommandations sur l'évaluation de leur innocuité. L'Affsaps elle-même a exprimé plus récemment, en 2008, la capacité des nanoparticules à circuler dans l'organisme, considérant que l'évaluation du potentiel génotoxique des médicaments nano-particulaires représente une nécessité absolue. Plusieurs études ont également posé la question des adjuvants des vaccins. Or des alternatives existent : ainsi, plusieurs médecins, y compris membres de la commission nationale de pharmacovigilance, ont établi que la mise à disposition de vaccins sans adjuvant aluminique, qui ne semble pas techniquement insurmontable puisque c'est le cas pour certains vaccins, serait de nature à régler le problème. Pourraient ainsi être utilisés d'autres adjuvants à base de sels minéraux, notamment le phosphate de calcium. Or la question du rôle de l'adjuvant aluminique des vaccins dans la survenue de manifestations allergiques ou de dommages neurologiques, et notamment de la myofasciite à macrophages, se pose. Il serait donc nécessaire qu'un financement public vienne favoriser une recherche sur la toxicité à long terme de l'aluminium, et que l'agence sanitaire chargée de l'évaluation des produits de santé joue son rôle d'alerte. Il souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend prendre sur ce sujet de santé publique.
Voir la questionM. Yvan Lachaud attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur l'interdiction décidée par Voies navigables de France de pêcher dans les ports de Beaucaire, Bellegarde et Saint-Gilles en 2012. Cette décision suscite l'incompréhension et la colère des associations de pêche locale qui, on le sait, multiplient les initiatives pour relancer la pratique en ville, qu'il s'agisse de lâchers de truite, d'initiations ou de stages... Les pêcheurs font un travail remarquable d'éducation au profit des jeunes, mais aussi contribuent à l'animation du canal, au milieu des bateaux de plaisance. Il paraîtrait fortement regrettable que ces efforts soient un jour anéantis, du fait de l'interdiction de pêcher dans les ports des communes du Gard sur le canal du Rhône à Sète, c'est-à-dire à Beaucaire, Saint-Gilles et Bellegarde. En effet, la direction de Voies navigables de France (VNF) a pris la décision de ne pas renouveler les baux de pêche à partir du 1er janvier 2012 pour les ports du Gard : Beaucaire, Saint-Gilles et Bellegarde, en alléguant une question de sécurité, les pêcheurs venant s'intercaler entre les bateaux. C'est ainsi près de 6 000 mètres linéaires qui seraient enlevés aux pêcheurs entre les trois communes. Les pêcheurs souhaitent que VNF envisage davantage que « quelques dérogations », comme VNF a l'air de le prévoir, et ne cède pas ainsi aux pressions des occupants des bateaux de plaisance. Il semble au contraire que plaisanciers et pêcheurs peuvent parfaitement cohabiter ensemble, sans nuisances. Au lieu d'une interdiction pure et simple, il semble qu'un compromis aurait été plus pertinent et plus opportun. En tout cas, il est évident qu'une solution acceptable par les différentes parties doit être trouvée. Il souhaite donc savoir quelle est sa position sur ce sujet.
Voir la questionIntervention en séance publique
M. Yvan Lachaud attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'ATS, allocation transitoire de solidarité, destinée aux demandeurs d'emploi de 60 ans ayant suffisamment cotisé pour la retraite sans en avoir l'âge légal. Si elle va effectivement régler un certain nombre de situations, elle ne prendra pas en compte le cas d'un bon nombre de personnes qui se trouvent aujourd'hui dans la précarité. Tout compte fait, il ne s'agit pas de la remise en place de l'AER. Pour les rares bénéficiaires de celui-ci, la mesure est intéressante, mais les conditions sont tellement restrictives que plus de 90 % des demandeurs d'emploi concernés n'en bénéficieront pas. Certaines personnes, pour 4 mois (et pour certaines autres pour 24 mois suite à la réforme des retraites) vont se trouver en ASS, ne pourront pas entrer dans le dispositif alors qu'elles ont plus de 174 trimestres (donc pas d'ATS), et remplissent toutes les autres conditions. Il souhaite donc savoir quelles mesures spécifiques le Gouvernement compte prendre pour tenir compte de toutes les situations des personnes précaires.
Voir la réponseM. Yvan Lachaud attire l'attention de M. le ministre de la fonction publique sur le 1 % formation CNFPT. Une disposition a été votée dans le projet de loi de finances rectificative, qui a abouti à baisser le taux de cotisation des collectivités territoriales à 0,9 %. Or cette disposition risque de générer des conséquences importantes, qu'il s'agisse de la suppression du remboursement des frais de déplacement des stagiaires par le CNFPT ou de l'augmentation du nombre de stagiaires dans les sessions de formation, conduisant à une détérioration de la qualité pédagogique. Les parlementaires sont attachés à assurer l'égalité d'accès de tous les agents de la fonction publique au droit à la formation, quelle que soit la taille de la collectivité qui les emploie. Il est à redouter que les collectivités ne remplacent pas le CNFPT en matière de formation, et ce seraient alors les fonctionnaires de catégorie C, plus particulièrement ceux des petites collectivités, qui seraient pénalisés. Il souhaite donc savoir quelle position le Gouvernement entend adopter sur ce sujet.
Voir la questionM. Yvan Lachaud attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur la situation des auxiliaires de vie scolaire. Le sénateur Paul Blanc a rendu en juin dernier un rapport sur la scolarisation des enfants handicapés, et il est temps que le Gouvernement décide plusieurs des mesures qui y sont préconisées. Ce rapport a notamment mis en évidence le fait que la durée limitée de ces contrats aidés nuit à la continuité de l'accompagnement. De même, le transfert d'une partie des AVS-i au secteur associatif - en contrepartie d'un financement de l'État - n'a pas vraiment rencontré le succès escompté. Hors milieu ordinaire, on a constaté également l'adaptation insuffisante du secteur médico-social aux évolutions de la scolarisation des enfants handicapés, ce qui se traduit notamment par un manque de collaboration entre ce secteur et l'éducation nationale. Il apparaît, par conséquent, que plusieurs mesures doivent être prises pour améliorer la scolarisation. Il s'agit notamment de renforcer l'évaluation des besoins des enfants handicapés, à travers une définition plus précise du handicap et un renforcement des moyens dédiés au sein des maisons départementales des personnes handicapées. De même, il est recommandé d'améliorer le dépistage et les modalités de prise en charge du handicap en milieu scolaire. Ceci vise notamment le cas des enfants sourds et les différents troubles cognitifs dits "Dys", en prenant mieux en compte les difficultés susceptibles d'être liées à des troubles spécifiques du langage oral ou écrit. Il faut également professionnaliser l'accompagnement individuel, en améliorant la formation, l'encadrement et les débouchés professionnels des AVS-i, mais aussi en revoyant les modalités du transfert de ces personnels aux associations. Il souhaite savoir quelle suite le Gouvernement entend donc donner à ces mesures, dans la ligne du relevé de décisions diffusé à l'issue de la conférence du 8 juin.
Voir la questionM. Yvan Lachaud attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'inquiétude des infirmiers de bloc opératoire diplômés d'État, constatant une déqualification dangereuse dans les blocs opératoires des secteurs publics et privés, et une perte de compétences. Or l'une des raisons de la déqualification réside dans la pénurie de personnel spécialisé dans les blocs opératoires. Ce secteur n'arrive plus à recruter du fait de la disparité de traitement créée entre les infirmiers anesthésistes et les infirmiers de bloc opératoire diplômés d'État. Les écoles d'infirmiers de bloc opératoire diplômés d'État sont désertées, les infirmiers de bloc opératoire diplômés d'État sont remplacés par des infirmiers, voire parfois par des aides-soignants. Les travaux menés conjointement par les associations des infirmiers de bloc opératoire diplômés d'État au ministère de la santé depuis plus de dix ans n'aboutissent à aucun résultat, faute d'arbitrage des ministères de la santé, de l'enseignement supérieur et des finances. Au regard de leurs responsabilités et de leur autonomie d'action dans la gestion des risques au bloc opératoire, les associations professionnelles revendiquent le niveau "master 2" pour la formation des infirmiers de bloc opératoire diplômés d'État, tandis que le ministère de la santé s'est engagé à reconnaître le niveau de "master 2" pour les infirmiers anesthésistes. Il souhaiterait donc savoir s'il entend reconnaître le niveau de "master 2" pour les infirmiers de bloc opératoire diplômés d'État.
Voir la questionM. Yvan Lachaud attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la mise en oeuvre de la clause d'insertion sociale et professionnelle. Les collectivités territoriales et l'État ont la possibilité d'introduire dans leurs appels d'offre une clause d'insertion sociale et professionnelle qui oblige les entreprises adjudicataires à réserver une partie de la main-d'oeuvre nécessaire à la réalisation du chantier à du personnel issu de la filière insertion. Or, pour satisfaire à cette exigence, les entreprises adjudicataires peuvent notamment faire appel à une entreprise de travail temporaire "classique", possibilité particulièrement choquante pour le monde de l'insertion, d'autant plus que ces entreprises n'ont pas l'obligation, comme les entreprises de travail temporaire d'insertion, d'obtenir pour ce public un agrément de Pôle Emploi. Cela constitue une dérive, qui malheureusement va en s'accentuant. Il souhaite donc savoir si le ministre entend revenir sur la possibilité qu'ont les entreprises de travail temporaire "classiques" de bénéficier de ces "heures clausées" au détriment des structures d'insertion, qui ont pour mission la prise en charge et l'accompagnement des personnes les plus en difficulté.
Voir la questionM. Yvan Lachaud attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le fait que les collectivités territoriales comme l'État ont la possibilité d'introduire dans leurs appels d'offre une clause dite « clause d'insertion sociale et professionnelle » qui oblige les entreprises adjudicataires à réserver une partie de la main-d'oeuvre nécessaire à la réalisation du chantier (en général 5 % dans le bâtiment) à du personnel issu de la filière insertion. Cette clause a pour avantage de permettre à des demandeurs d'emploi (DE) en grande difficulté de retrouver un travail en entreprise et l'opportunité de se faire embaucher ou, tout au moins, d'améliorer leur employabilité. En 2008, l'État s'était engagé (circulaire du 3 décembre 2008 relative à l'exemplarité de l'État au regard du développement durable) à mettre cette clause dans 10 % des marchés d'ici à 2012 pour les secteurs comportant au moins 50 % de main-d'oeuvre comme par exemple le bâtiment. Or, à la fin 2011, nous n'atteignons même pas les 2 % (cf. : observatoire économique des achats publics). Il souhaite donc savoir pourquoi les collectivités territoriales ne respectent pas ces engagements sur ce point.
Voir la questionM. Yvan Lachaud attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la conformité des devis fournis par les prestataires d'opérations funéraires. En effet, l'UFC-Que choisir de Nîmes vient de rendre publics les résultats d'une enquête menée dans vingt magasins funéraires du département du Gard sur la bonne application de leurs obligations légales par les professionnels. Malgré la réforme de 2008 qui renforce l'information du consommateur et la mise en place d'un modèle de devis obligatoire (arrêté du 23 août 2010), les magasins funéraires ne se plient toujours pas aux règles de la transparence. Ainsi, dans quatre cas sur vingt, aucun devis n'est communiqué aux familles, et seuls 38 % des devis récoltés respectent les modèles de devis obligatoires. Cette opacité empêche la comparaison des prestations par les familles et favorise la hausse des prix. Dans la zone enquêtée, le coût total pour des obsèques, hors caveau et concession, s'établit à 3 195 euros en moyenne, contre 3 100 euros au niveau national. Mais d'un opérateur à l'autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier : de 1 843 euros pour le plus économique à 4 690 euros pour le plus onéreux. Ces différences sont liées à un grand nombre de prestations « non obligatoires », mais aussi à des opérations surfacturées : c'est le cas par exemple des formalités administratives, dont le coût se situe dans une fourchette de 60 euros à 316 euros alors qu'il s'agit d'opérations standardisées. Au vu de ces pratiques, il y a urgence à mieux encadrer le marché. En premier lieu, il conviendrait de prévoir des sanctions contre les professionnels n'utilisant pas le modèle de devis obligatoire. Il serait également opportun d'élaborer un livret d'information sur les obsèques qui serait mis à disposition des familles dans les mairies et en établissements de soins. La direction générale des collectivités locales pourrait fort bien établir un tel livret après consultation du Conseil national des opérations funéraires. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin de remédier aux dysfonctionnements constatés.
Voir la questionM. Yvan Lachaud interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur le nouveau schéma directeur de la médecine légale sur la circonscription de la cour d'appel de Nîmes. En effet, le CHU de Nîmes n'a pas été retenu pour la thanatologie, seul établissement dans ce cas, et un rattachement à Montpellier a été décidé. Le plateau technique de thanatologie du CHU de Nîmes a jusqu'alors pleinement prouvé ses qualités. De plus, une réflexion pluridisciplinaire menée au niveau des autorités médicales et judiciaires de la région montre que ce nouveau schéma ne répond pas aux exigences de qualité, ni de maîtrise des coûts ni de proximité. Surtout, la mise en oeuvre de ce nouveau schéma d'organisation a déjà montré des écueils évidents. En 4 mois, 17 autopsies ont été réalisées à l'institut de médecine légale de Montpellier pour le compte des juridictions du Gard (Nîmes et Alès). Outre les problèmes de déplacement et d'attente pour les services de police et de gendarmerie, de levées de corps assurées par le légiste du Gard qui ne participe pas aux autopsies, de lourdes difficultés sont apparues : dans un cas urgent un rapport d'autopsie qui ne parvient au parquet que 7 semaines plus tard ; un décalage important entre le compte-rendu verbal du légiste et le rapport écrit transmis par le parquet ; la perte de prélèvements dans des conditions inexpliquées, etc. Les chefs de cour eux-mêmes ont adressé à la chancellerie un rapport faisant état des difficultés liées à ce nouveau schéma directeur. Ces arguments montrent donc que la réalisation des autopsies au CHU de Nîmes est tout à fait justifiée, sans compter qu'elle est souhaitée par les magistrats du Gard et par le parquet d'Avignon (qui doit aujourd'hui envoyer les corps à Marseille). Elle est tout à fait possible : le CHU dispose d'un plateau performant et du personnel nécessaire, son directeur général est d'accord. Il souhaite, par conséquent, savoir s'il a l'intention de modifier le schéma directeur de la médecine légale pour donner à la cour d'appel un plateau technique de thanatologie au CHU de Nîmes.
Voir la réponse publiée le 19 octobre 2011M. Yvan Lachaud interroge Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur le projet de création d'un service d'aide par le travail hors les murs, d'une capacité de 30 places, porté par l'association GEIST 21. Ce projet a reçu un avis favorable en Comité régional de l'organisation sociale et médico-sociale (CROSMS) en 2007, avec une inscription au programme interdépartemental d'accompagnement des handicaps 2008-2012. Le directeur départemental des affaires sanitaires et sociales du Gard indiquait en février 2008 qu'il ne manquait que le financement pour autoriser le projet. Et, en janvier 2009, il s'est engagé par écrit à financer dès cette année ce service, sous réserve qu'à brève échéance il génère des passages définitifs en milieu ordinaire. Mais la DDASS a décidé ensuite de retirer tout financement à ce projet, au motif que certaines places d'ESAT ne sont pas pourvues dans le Gard. Or le projet présenté par l'association GEIST 21 n'est pas un ESAT traditionnel, mais un service d'aide par le travail hors les murs. Il est donc complémentaire par rapport à l'offre existante, et permettrait en outre d'accompagner des personnes atteintes de déficience intellectuelle dans le Gard et dans l'Hérault. Devant l'urgence de la demande, l'association a mis en place un dispositif expérimental, « Défi pour l'emploi », qui accompagne aujourd'hui 23 personnes porteuses de trisomie 21 ou déficientes intellectuelles originaires du Gard ou de l'Hérault. Quinze sont en stage d'accès à l'emploi et 8 ont évolué vers un statut de salarié en milieu ordinaire avec un contrat de travail de droit commun. Ce dispositif propose une formation individualisée en adéquation avec les besoins des personnes, ainsi qu'un accompagnement adapté aux besoins de l'entreprise. Par conséquent, il apparaît souhaitable que soit autorisée la création d'un service d'aide par le travail hors les murs pour 30 personnes porteuses de trisomie 21 ou en situation de déficience intellectuelle, et que soit accordé un financement de 10 places dès 2010 pour poursuivre le travail commencé.
Voir la réponse publiée le 08 décembre 2010Assemblée nationale
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Numéro de la place occupée : 384
(la zone en rouge situe le banc)