1ère séance : Questions au Gouvernement; Remboursement des dépenses de campagne de l'élection présidentielle ( Lecture définitive); Réforme des ports d'outre-mer (C.M.P.); Résorption de l'emploi précaire dans la focntion publique;
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1ère séance : Questions au Gouvernement; Remboursement des dépenses de campagne de l'élection présidentielle ( Lecture définitive); Réforme des ports d'outre-mer (C.M.P.); Résorption de l'emploi précaire dans la focntion publique;
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2ème séance
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Intervention en séance publique
Mme Marguerite Lamour appelle l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur l'avenir des Instituts universitaires de technologie (IUT). Les directeurs et présidents d' IUT sont extrêmement préoccupés par le positionnement de ces établissements depuis la promulgation de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités. Les IUT constituent un élément majeur de la formation technologique universitaire. Ils constituent une voie essentielle d'accès à l'enseignement supérieur et à l'innovation pour les entreprises réparties sur les territoires. Or il semblerait que les circulaires établissant les contrats d'objectifs et de moyens, n° 2009-1008 du 24 mars 2009 qui régissent les IUT et qui sont repris dans la loi LRU ne soient pas respectées. Ainsi les nouveaux départements d'IUT correspondants à un très fort besoin local de formations professionnalisantes, sont dans la grande majorité des cas, créés sans aucun moyen supplémentaire. Les nombres d'heures de formation ne seraient plus respectés, et par conséquence, le diplôme perdrait son caractère national plébiscité par les entreprises, les familles et les jeunes. C'est pourquoi, afin de pouvoir être des composantes responsables des universités autonomes en capacité de porter une dynamique locale sur tous les territoires, les IUT demandent la transformation des circulaires précitées en texte normatif qui s'imposerait aux universités. Le réseau des IUT propose un projet de réforme adapté aux évolutions de l'enseignement supérieur et de la recherche. Il s'articule autour de trois axes : des missions redéfinies, une évolution du paysage universitaire national (des pôles de recherche et d'enseignement supérieur devant accepter en leurs instances une représentation des IUT), l'identification d'une structure nationale publique garantissant la cohérence du système IUT. Ces trois éléments de projet, combinés à la transformation des circulaires en texte normatif garantissant l'autonomie de gestion des IUT permettraient de rénover les missions des IUT, de les adapter au contexte actuel, notamment la réforme des lycées et aux enjeux de l'enseignement supérieur et de la recherche. Aussi, elle souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour permettre aux IUT de continuer à jouer un rôle majeur dans l'accès aux études supérieures et à l'emploi avec la même qualité sur tous les territoires.
Voir la questionMme Marguerite Lamour appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les conditions d'éligibilité de l'allocation transitoire de solidarité (ATS) qui a vocation de remplacer l'allocation équivalent retraite (AER). L'AER supprimée définitivement le 1er janvier 2011 assurait un revenu de remplacement ou de complément aux seniors involontairement privés d'emplois, arrivés en fin de droits, justifiant du nombre de trimestres permettant de bénéficier d'une retraite à taux plein, mais n'ayant pas l'âge minimum requis permettant de la prendre. De nombreux salariés ont accepté des départs dits « volontaires » dans le cadre de plans sociaux pour lesquels ils auraient dû bénéficier de l'AER à l'issue des 36 mois d'indemnisation au chômage et dans l'attente de faire valoir leurs droits à la retraite. Pour certains, l'AER a d'ailleurs fait partie des éléments pris en compte dans le calcul des primes de départ volontaire qui leur ont été versées, avec la garantie d'un revenu minimum mensuel jusqu'à l'âge de la retraite. Or l'allocation transitoire de solidarité concernerait un nombre beaucoup plus limité de bénéficiaires. En effet, l'une des conditions pour la percevoir est d'avoir 60 ans révolus. Cette condition d'âge exclut tous les demandeurs d'emplois en fin de droits qui n'ont pas atteint 60 ans mais qui ont suffisamment cotisé pour bénéficier de leur pension de retraite. Plusieurs dizaines de milliers de demandeurs d'emploi seniors risquent ainsi de se retrouver dans une situation précaire. Elle rencontre de nombreux administrés très inquiets par cette situation et qui se sentent pénalisés. Aussi, elle aimerait savoir s'il pouvait être envisagé de modifier les conditions d'éligibilité de l'allocation transitoire de solidarité afin que ces personnes ne soient pas oubliées dans le dispositif.
Voir la questionMme Marguerite Lamour appelle l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, sur le souhait exprimé par certains élus régionaux qu'il soit rendu possible aux régions et à la collectivité territoriale de Corse de moduler la taxe sur les cartes grises de façon progressive. La délivrance de la carte grise, appelée désormais certificat d'immatriculation, est soumise au paiement d'une taxe dite taxe régionale, sauf cas d'exonération et de taxes additionnelles. Le taux unitaire par cheval fiscal (ou CV de cheval vapeur) est déterminé, chaque année, par délibération du conseil régional. Or les régions qui le souhaitent ne peuvent introduire une progressivité dans l'augmentation de cette taxe afin de tenir compte de la puissance fiscale du véhicule, en raison de l'incompatibilité qu'il y aurait avec l'alinéa 1 de l'article 1599 sexdecies qui stipule que « les certificats d'immatriculation des véhicules automobiles et de tous autres véhicules à moteur donnent lieu au paiement d'une taxe proportionnelle dont le taux unitaire par cheval-vapeur, arrêté par la région ou la collectivité territoriale de Corse, est déterminé chaque année par délibération du conseil régional ou de l'assemblée de Corse ». Elle aimerait donc savoir si le Gouvernement envisage d'octroyer aux régions et à la collectivité territoriale de Corse la faculté d'introduire le principe de progressivité dans le calcul du montant de la taxe régionale par cheval-vapeur sur « les cartes grises » tout en dispensant de cette progressivité les véhicules utilitaires.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mardi 17 janvier 2012 - Séance de 21 heures
Mme Marguerite Lamour appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur concernant l'annonce qu'il a faite, à l'issue d'un comité interministériel, le 11 juillet 2011, du lancement d'un plan d'action contre la maladie de Parkinson. Cette annonce a été accueillie très favorablement, notamment par les familles concernées directement par cette maladie, qui regrettaient que cette maladie ne puisse bénéficier d'un plan national. Aucune mesure spécifique n'ayant été prise pour financer ce plan lors du débat budgétaire, elle souhaiterait savoir comment est envisagé le financement de ce plan.
Voir la questionMme Marguerite Lamour appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les inquiétudes exprimées par les orthophonistes. Depuis longtemps, cette profession ainsi que les étudiants en orthophonie et les directeurs pédagogiques des centres de formation se mobilisent afin d'obtenir un niveau de formation qui s'inscrive dans le cadre de l'intégration des études paramédicales dans le cursus LMD. Une réingénierie de la formation initiale a ainsi été menée selon une méthodologie précise et objective répondant au cadre fixé par son ministère. Alors que le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche s'est prononcé en mars 2011 pour une reconnaissance d'un grade master pour tous les orthophonistes, la proposition faite récemment par les ministères du travail, de l'emploi et de la santé revient sur cette situation. En effet, le 28 octobre 2011, les arbitrages ont été rendus et deux niveaux d'études ont été proposés : à savoir une formation généraliste pour la majorité des orthophonistes en 4 ans (niveau master 1) et une possibilité de poursuite en master 2 pour un nombre limité d'étudiants, qui deviendraient « orthophonistes-praticiens » dans les champs de pratique « avancées » (notamment auprès de patients souffrant de pathologies neurologiques et ORL). Les professionnels sont très inquiets par cette décision qui, selon eux, aboutirait à une scission de la profession, compliquerait encore l'accès à la recherche en orthophonie, amputerait la formation des orthophonistes de l'équivalent d'un semestre de formation et entraînerait une diminution de l'offre de soins orthophoniques de qualité et de proximité. La situation et le dialogue avec les professionnels semblent être actuellement bloqués. Aussi, elle souhaiterait savoir s'il envisage de reconsidérer sa position afin qu'un seul cursus de formation commun soit reconnu à tous les orthophonistes, prenant en compte la complexité des champs d'investigation et d'intervention.
Voir la questionMme Marguerite Lamour appelle l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur les inquiétudes exprimées par les professionnels de la fabrication et de la pose des fenêtres concernant l'article 43 du projet de loi de finances pour 2012 qui prévoit d'importantes révisions des aides à l'amélioration de la performance énergétique. Il prévoit une diminution de 10 % sur les niches fiscales, ce qui ramène par conséquent le taux du crédit d'impôt pour les matériaux d'isolation des parois vitrées à 11 %. Par ailleurs le texte de loi prévoit un réaménagement du crédit d'impôt développement durable. En effet, l'avantage fiscal pour la pose de fenêtres isolantes dans les maisons individuelles serait supprimé sauf si cette pose est accompagnée d'autres travaux d'amélioration de la performance énergétique effectués concomitamment. Selon les professionnels, cette suppression du crédit d'impôt pour l'action seule de remplacement de ces produits va déconsidérer leur efficacité énergétique et provoquer une chute du marché de la rénovation des fenêtres, des volets isolants ou de portes d'entrée sur leur segment le plus important, à savoir la maison individuelle. Cette situation serait catastrophique eu égard aux investissements techniques importants réalisés par la filière fenêtres pour améliorer la performance énergétique des produits et impliquerait des pertes d'emplois pour les fabricants et les installateurs. Aussi, elle souhaiterait connaître sa position en la matière.
Voir la réponseMme Marguerite Lamour appelle l'attention de M. le ministre de la fonction publique sur les attentes des infirmiers et des infirmières scolaires. La loi n° 2010-751 du 5 juillet 2010 relative à la rénovation du dialogue social et comportant diverses dispositions relatives à la fonction publique a prévu dans son article 37 que le classement en catégorie A des emplois des corps et cadres d'emplois d'infirmiers et de personnels paramédicaux ainsi que du corps des cadres de santé relevant de la fonction publique hospitalière, soit un droit individuel (article 37). Or les infirmiers de l'éducation nationale n'ont pas été inclus dans le dispositif. Ils souhaiteraient donc le passage au statut A de la fonction publique d'État pour leur profession. Aussi, elle souhaite connaître sa position en la matière et savoir si les négociations avec les professionnels vont reprendre.
Voir la questionMme Marguerite Lamour attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la mise en place de l'allocation transitoire de solidarité (ATS) et ses conditions d'éligibilité. Cette allocation, qui a vocation à remplacer l'allocation équivalent retraite (AER), concernera, selon les informations communiquées, un nombre beaucoup plus limité de bénéficiaires. En effet, pour la percevoir, il faut avoir 60 ans révolus ; cette condition exclut donc tous les demandeurs d'emploi en fin de droits qui n'ont pas atteint cet âge, mais qui ont suffisamment cotisé pour bénéficier de leur pension de retraite. Ceci entraîne l'exclusion de plusieurs dizaines de milliers de demandeurs d'emploi seniors qui justifient du nombre de trimestres pour bénéficier du taux plein, mais qui n'ont pas atteint l'âge de 60 ans. Compte tenu de cette situation, elle lui demande si le Gouvernement peut envisager de modifier les conditions d'éligibilité à l'allocation transitoire de solidarité afin qu'elle puisse être servie au même public que celui qui pouvait prétendre à l'allocation équivalent retraite.
Voir la réponseMme Marguerite Lamour appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les inquiétudes rapportées par les associations des malentendants et des sourds concernant la diminution du taux de remboursement des appareils de correction auditive par la sécurité sociale qui va passer de 65 à 60 % à partir du 15 avril 2011. Cela concerne plusieurs millions de personnes. Aujourd'hui, de nombreuses personnes hésitent déjà à s'appareiller en raison du coût des appareils et du faible niveau de remboursement. En effet, l'appareillage auditif coûte entre 1 400 et 2 000 euros par oreille et il souvent nécessaire d'équiper les deux oreilles. Or le tarif de base de remboursement de la sécurité sociale est de 199,71 euros par oreille. Une baisse de remboursement, qui est déjà très bas, risque d'accentuer les difficultés des personnes atteintes de surdité. Il ne s'agit pas là d'une intervention esthétique mais d'une réponse à une pathologie handicapante. Nous devons oeuvrer pour l'égalité des chances et pour l'accessibilité des soins pour tous. Le premier besoin en accessibilité des personnes malentendantes est bien l'adaptation d'un appareillage performant à un coût raisonnable et remboursé correctement. Aussi, elle aimerait savoir s'il peut être envisagé le retrait des appareils auditifs de la liste des produits qui sont concernés par ce changement de prise en charge.
Voir la réponseMme Marguerite Lamour appelle l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur le problème de la prise en charge des frais des transports des enfants suivis dans les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP) et les centres d'action médico-sociale précoce (CAMSP). Ces centres de consultations, de diagnostic et de soins en cure ambulatoire accueillent des enfants et des adolescents présentant des difficultés psychologiques, affectives ou réactionnelles. Lors de la promulgation de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005, les circulaires relatives à ces centres sont devenues caduques, créant un flou réglementaire. En effet, depuis quelques mois, il apparaît sur le terrain que certaines caisses primaires d'assurance maladie refusent le remboursement des frais de transport de ces enfants, ce qui entraîne l'interruption des soins d'un grand nombre d'enfants dont les familles ne peuvent pas assurer financièrement ces dépenses. Malgré le souhait exprimé du Gouvernement auprès de la CNAMTS de revenir sur cette directive, la solution est restée inchangée. Aussi, elle souhaiterait savoir quelles dispositions le Gouvernement envisage de prendre afin de clarifier cette situation rapidement.
Voir la réponseMme Marguerite Lamour appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la situation des Indiens qui participeront à la marche Jansatyagraha en 2012 pour réclamer leurs droits à la terre et aux ressources naturelles. Ils souhaitent ainsi dénoncer les accaparements de terres qui les privent de ressources et réclamer une réelle mise en oeuvre des réformes et recommandations institutionnelles en faveur du monde agraire. Aussi, elle aimerait connaître la position de la France par rapport à ce mouvement.
Voir la questionMme Marguerite Lamour appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur les difficultés rencontrées par certaines familles, en raison des délais parfois très longs des procédures judiciaires. Ceci est notamment le cas lorsque des parents séparés se partagent l'autorité parentale et qu'il y a un désaccord entre eux sur le lieu de scolarisation des enfants. Du fait de l'attente d'une décision parfois longue, les enfants concernés peuvent ne pas être scolarisés pendant plusieurs semaines. Aussi, elle souhaiterait savoir s'il peut être envisagé qu'une décision soit prise rapidement, tout au moins avant les périodes de rentrée scolaire, afin de permettre à ces enfants de couples en voie de séparation d'être admis à l'école au même moment que leurs petits camarades de classe.
Voir la réponseMme Marguerite Lamour appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le projet d'un service unifié de l'assainissement (SUA) qui a été notamment évoqué lors de l'examen du projet de loi portant engagement national pour l'environnement. Financé par une nouvelle redevance, le dispositif SUA associerait les usagers de l'assainissement non collectif à ceux de l'assainissement collectif. Ainsi, les propriétaires privés verraient assimiler la gestion de leur ANC aux mêmes conditions que les usagers connectés au réseau public d'assainissement collectif. Ce système serait applicable aussi bien sur l'entretien ou la réhabilitation de l'existant que sur des réalisations neuves. Un tel projet ne va pas sans inquiéter les entreprises artisanales des travaux publics et du paysage. En effet, en transformant une maîtrise d'oeuvre privée en une relation économique reposant sur des marchés publics, il est à craindre que les coûts augmentent pour les usagers, particulièrement en réhabilitation. Par ailleurs, ce projet de SUA pourrait être particulièrement défavorable pour les entreprises artisanales en privilégiant celles de plus grande taille. À terme, de nombreuses entreprises pourraient se retrouver fragilisées, étant cantonnées au rôle de sous traitants exécutant des travaux à des prix forfaitaires fixés très bas. Aussi, elle aimerait connaître la position du Gouvernement à l'égard de ces réserves et savoir quelles mesures sont envisagées en la matière.
Voir la réponseMme Marguerite Lamour attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les menaces qui pèseraient à ce jour sur les colonies et les accueils collectifs de mineurs. Aujourd'hui, près de sept millions d'enfants, d'adolescents, de personnes en situation de handicap partent en colonies, en mini-camps ou en séjours de vacances adaptés grâce à l'engagement éducatif de près de cinq cent mille jeunes qui les encadrent. En 2006, le législateur a reconnu la singularité de l'animation volontaire occasionnelle en instaurant le contrat d'engagement éducatif, affirmant de ce fait la spécificité de l'engagement des jeunes en accueil collectif de mineurs (ACM), pour un projet d'utilité sociale. Or la volonté initiale de renforcer la sécurité juridique de ce secteur est remise en cause par un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), le 14 octobre 2010, rendu dans le cadre d'un contentieux devant le Conseil d'État. La CJUE confirme la validité du contrat d'engagement éducatif mais considère qu'il n'est pas conforme à la législation européenne du travail dans la mesure où il ne prévoit pas de contraintes particulières de l'exercice. Il ne s'agit pas de remettre en cause le droit protecteur des travailleurs européens mais d'entamer d'urgence une nouvelle réflexion qui permette d'instaurer le volontariat pour ne pas pénaliser les enfants qui partent en vacances grâce à ces structures. Les ACM contribuent au droit aux vacances et aux loisirs éducatifs pour tous ainsi qu'au développement harmonieux de la société. Afin d'éviter des annulations de séjours pour l'été prochain, l'augmentation des coûts des séjours, la baisse de la fréquentation, la fermeture des structures, le licenciement de salariés, qui auraient des répercussions sur l'attractivité du territoire, et entraîneraient une diminution importante du nombre d'enfants qui partent en vacances, elle souhaiterait connaître les mesures qui seront prises par le Gouvernement sur le contrat d'engagement éducatif.
Voir la réponseMme Marguerite Lamour appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les difficultés d'application de la loi du 3 janvier 1986 relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral et plus précisément de l'article L 146-1 du code de l'urbanisme. Selon la définition qui est donnée des communes littorales dans ces articles, la loi s'applique en métropole à 885 communes. Un certain nombre de ces collectivités dites « communes littorales » ne possèdent parfois qu'une infime, voire inexistante, portion littorale. Plusieurs d'entres elles ont, par contre, d'importances surfaces éloignées du rivage et parfois en zone agricole. L'article L. 146-4-1 prévoit que, dans ces communes littorales quelles qu'elles soient, « l'extension de l'urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l'environnement ». Depuis sa promulgation, la loi a fait l'objet de multiples jurisprudences, qui accentuent encore son manque de lisibilité. Elle souhaite présentement attirer son attention sur l'arrêt rendu par la cour administrative d'appel de Nantes, le 28 janvier 2011, qui a confirmé le jugement de la cour d'appel de Rennes au sujet de l'implantation d'un parc éolien dans une commune dite littorale. Selon cette décision, ce parc éolien aurait dû être implanté en continuité d'agglomération ce qui, pour un équipement éolien, est impossible. La remarque vaut également pour les constructions d'habitations par les agriculteurs ; la loi littoral les oblige à se positionner à proximité de leur élevage, ce qui n'est pas souhaité par les constructeurs. Députée d'une circonscription où existent des parcs éoliens et où les exploitations agricoles sont nombreuses, elle souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement afin de rendre possible la pratique de ces activités tout en maintenant l'application de la protection du littoral.
Voir la réponse publiée le 02 mars 2011Mme Marguerite Lamour appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur le problème du traitement du matériel de sécurité pyrotechnique ayant dépassé la date de validité. En effet, tous les propriétaires de bateaux ont pour obligation de posséder des feux à mains ou parachutes dotés de charges explosives avec une périodicité de renouvellement de trois ans. Or, lors du rachat de nouveaux matériels, les magasins spécialisés en nautisme n'ont pas l'obligation de reprendre les périmés. Il convient donc de se demander ce qu'il advient de ces explosifs usagés, alors que les déchetteries les refusent. Les plaisanciers et les professionnels de la mer, respectueux de l'environnement, sont confrontés à un réel problème. Aussi, elle aimerait savoir si le Gouvernement entend prendre des mesures pour régler ce réel problème écologique.
Voir la questionMme Marguerite Lamour appelle l'attention de M. le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique sur la situation des fonctionnaires s'étant mis en disponibilité pour élever un enfant. La loi du 21 août 2003 (article 44) prend en compte cette situation à travers un dispositif qui permet de valider gratuitement dans la pension, dans la limite de trois ans par enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2004, les périodes suivantes : le temps partiel de droit pour élever un enfant ; le congé parental ; le congé de présence parentale ; la disponibilité pour élever un enfant de moins de 8 ans. Or, pour les enfants nés avant 2004, d'autres dispositions sont en vigueur. Alors que la notion de « décote » n'existait pas encore pour ces années, la validation des années de disponibilité était alors automatiquement acquise. Aussi, elle aimerait savoir si les années passées en disponibilité par ces personnes seront prises en compte pour le calcul des droits à leur retraite, et particulièrement pour l'atténuation de la décote.
Voir la questionMme Marguerite Lamour appelle l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la mise en place des défibrillateurs dans les lieux publics. Lors de la séance des questions au Gouvernement le 7 avril 2010, répondant à l'un de ses collègues, elle a présenté les modalités d'application de sa politique d'installation de défibrillateurs. La mise en place de ces matériels de secours dans les lieux publics ne peut que contribuer à sauver des milliers de vies humaines et chacun de nous peut en être satisfait. Ceci dit, tout le monde reconnaît que lorsqu'un accident cardiaque survient, chaque minute est précieuse et compte. Bon nombre de ces accidents surviennent lors de la pratique d'activités sportives. C'est pourquoi Mme la Ministre a décidé de soutenir à hauteur de 40 % l'acquisition de défibrillateurs par les associations sportives. Ceci est encourageant. Elle tient cependant à faire observer, et c'est le sens de la question, que dans les communes rurales de petite taille, les associations sportives n'ont pas la capacité financière à acquérir ce matériel. Parfois, elles sont inexistantes sur le territoire communal. Aussi, elle souhaiterait savoir s'il n'est pas possible de soutenir dans les mêmes proportions les petites communes qui feraient l'acquisition d'un défibrillateur pour une salle polyvalente mise à la disposition de l'ensemble de la population, et bien souvent lieu unique de pratique du sport et de rassemblement divers. Cette extension du versement d'une aide aux collectivités les inciterait à s'équiper et contribuerait à la prévention des accidents cardiaques.
Voir la réponse publiée le 12 mai 2010Assemblée nationale
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