1ère séance : Questions au Gouvernement ; Mise en oeuvre du principe de précaution ; protection de l'identité (Nouvelle lecture)
Assemblée Nationale
Accueil > Les députés > M. Jean-Christophe Lagarde
Seine-Saint-Denis (5ème circonscription)
Mandat en cours

Nouveau Centre
DERNIÈRES VIDÉOS
Vidéo du 1er février 2012
1ère séance : Questions au Gouvernement ; Mise en oeuvre du principe de précaution ; protection de l'identité (Nouvelle lecture)
Vidéo du 30 janvier 2012
Présidence de la chaîne Parlementaire - Assemblée nationale (LCP-AN)
Vidéo du 30 janvier 2012
Présidence de la chaîne Parlementaire - Assemblée nationale (LCP-AN)
Vidéo du 30 janvier 2012
Présidence de la chaîne Parlementaire - Assemblée nationale (LCP-AN)
Vidéo du 26 janvier 2012
1ère séance : Financement des comités d'entreprise; Prévention du surendettement (jusqu'à la discussion générale)
Travaux récents
Intervention en séance publique
M. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur le calendrier de discussion du projet de loi renforçant les droits, la protection et l'information des consommateurs. En effet, le Fonds monétaire international a déploré, fin janvier 2012, le retard pris par ce texte qu'il estime bénéfique pour la concurrence dans les services. Le FMI relève notamment les avancées que permet le projet de loi en matière de commerce, d'énergie, de télécommunications et de logement. Alors que le projet de loi a été adopté au mois de juin 2011 par le conseil des ministres, il n'a toujours pas été débattu en deuxième lecture, ce qui lui laisse des chances réduites d'être adopté avant la fin de la législature. Or il serait regrettable qu'un texte, qui fait significativement évoluer les droits des consommateurs et dynamise la concurrence dans de nombreux secteurs, ne puisse arriver au terme de la procédure législative. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour faire aboutir rapidement les principales dispositions de ce projet de loi.
Voir la questionM. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur la décision de fermer 60 places d'hébergement pour les bénéficiaires de la protection internationale en Seine-Saint-Denis. Depuis 2004, l'association France terre d'asile gère un dispositif de quinze logements-relais représentant 60 places d'hébergement de transition à destination de bénéficiaires de la protection internationale sortant des centres d'accueil. Ce dispositif constitue un outil essentiel d'intégration et d'autonomisation des quelque 21 ménages qui en bénéficient et permet de fluidifier le dispositif national d'accueil par ailleurs saturé. Qui plus est, en 2011, le financement de ces 60 places n'a coûté à la collectivité que 7,50 € par jour en Seine-Saint-Denis. Avec la décision de fermeture de ces 60 places en logements-relais, le coût en hébergement dans des dispositifs de droit commun reviendrait à 30 € par jour, soit plus de quatre fois supérieur aux logements-relais. Que vont devenir ces ménages ? On peut craindre que certains ne choisissent la rue. C'est pourquoi il lui demande de revenir sur cette décision.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 1er février 2012 - Séance de 10 heures
M. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la question du port du turban sikh appelé aussi dastaar. La religion des Sikhs impose aux hommes de se couvrir la tête avec un turban de 4 m habituellement de couleur bleu foncé, orange safran ou blanc. Le turban sikh est un héritage essentiel pour les Sikhs et constitue une partie intégrante de leur être : l'enlever représente une faute grave. En 2008, l'administration française refusait à un homme de 76 ans, le renouvellement de sa carte de résident en l'absence d'une photographie tête nue. Or le Comité des droits de l'Homme des Nations-unies a conclu, à la suite de la plainte déposée par l'association United Sikhs, que la France a violé la liberté religieuse de cette personne en lui demandant d'ôter son turban et l'enjoint de remettre un rapport sur la manière dont elle compte remédier à cette violation des droits. Selon le UNHRC, la France n'a pas « réussi à expliquer en quoi le port du turban empêchait l'identification, le visage étant bien visible avec le turban» et ne respecte donc pas l'article 18 du pacte international relatif aux droits civils et politiques. Or, en France, nous savons qu'un décret de 1946 exige que les photographies des étrangers entrant sur le territoire soient « tête nue », cette réglementation est rendue plus stricte depuis les récentes lois sur les signes religieux. Il avait déjà, à l'époque de l'examen de cette loi, interpellé le ministre de l'intérieur sur cette question. Comme le souligne la décision du Comité des droits de l'Homme des Nations-unies, le port de turban sikh couvre uniquement la partie supérieure de la tête et une partie du front laissant ainsi le visage clairement visible, ce qui n'entrave pas l'identification de la personne. C'est pourquoi il lui demande quelles sont les mesures qu'il compte prendre pour mettre la France en conformité avec cette décision et mettre un terme à cette situation délicate vécue comme une persécution par la communauté Sikh de France.
Voir la questionM. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la pollution de l'air intérieur et l'étiquetage des matériaux de construction. Depuis le 1er janvier 2012, l'étiquetage sanitaire affichant les performances en matière de santé environnementale des produits de construction et de décoration est obligatoire, ce qui est une grande avancée pour lutter contre les allergies respiratoires dont souffre un Français sur quatre. Or cette nouvelle réglementation ne tient pas compte des moisissures. Pourtant, présentes dans 40 % des logements en France selon une étude de l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur, les moisissures constituent une des causes principales de la pollution intérieure et sont responsables de diverses pathologies respiratoires. Étendre l'étiquetage à la propension des produits de construction à développer des moisissures permettrait d'informer au mieux les consommateurs. C'est pourquoi il lui demande s'il est possible de mettre en place un tel étiquetage sachant que la pollution de l'air intérieur est un véritable enjeu de santé publique.
Voir la questionM. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale, chargée de la famille, sur les dysfonctionnements dans la mise en application de la loi du 5 mars 2007 réformant la protection de l'enfance (loi n° 2007-293 du 5 mars 2007). Cette loi vise à redéfinir les objectifs prioritaires dans le domaine de la protection de l'enfance et surtout, elle fait de la prévention un axe majeur. L'ordre national des médecins estime qu'il y a en France environ 40 000 à 50 000 cas de maltraitance sur des enfants dont 700 à 800 décès. La loi du 5 mars 2007 tend à renforcer la prévention en essayant de détecter le plus en amont possible les situations à risque par des bilans réguliers « aux moments essentiels de développement de l'enfant » : entretiens systématisés au cours du 4e mois de grossesse, mise en contact systématique des parents avec les services de la protection maternelle infantile (PMI) lors du séjour à la maternité, bilans systématiques à l'école maternelle puis primaire. Pourtant, de graves défaillances des pouvoirs publics surgissent dans l'application de cette loi et mettent en péril la vie d'enfants maltraités. Il existe des cas de jeunes enfants qui ont subi des violences physiques ou des attouchements sexuels qui ont été avérés, corroborés par certificat médical et qui, malgré cela, ont été rendus à l'auteur des sévices dénoncés. Certains en sont morts, comme le petit Enzo, 3 ans, battu à mort en 2009 par le compagnon de sa mère, alors que son père l'avait accompagné à l'hôpital pour constatation des coups. De nos jours, une petite fille de 3 ans et demi, Zoé, dénonce des attouchements sexuels dont elle est victime et malgré les tentatives de son père pour la protéger, cette petite fille vit toujours avec son agresseur. Voilà pourquoi, la loi du 5 mars 2007 accuse des dysfonctionnements dans sa mise en application. C'est pourquoi il lui demande de prendre des mesures pour que les enfants soient véritablement entendus et protégés dès lors qu'il y a un doute persistant de sévices. En termes de prévention, il souhaite que le Gouvernement précise sa position.
Voir la questionIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mercredi 25 janvier 2012 - Séance de 10 heures
M. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les questions posées par le syndicat national professionnel des maîtres-nageurs sauveteurs (SNPMNS) concernant la circulaire du 7 juillet 2010 parue au Journal officiel du 14 juillet 2010. Les maîtres-nageurs participent à l'encadrement des cours de natation scolaire dans le primaire et le secondaire car apprendre à nager à tous les élèves est une priorité nationale inscrite dans le socle commun des connaissances et des compétences. Cependant, le SNPMNS souligne que le texte de cette circulaire « donne la possibilité à des intervenants extérieurs non titulaires du titre de maître-nageur sauveteur d'intervenir sur des tâches d'enseignement » ce qui est en contradiction avec l'article D. 322-15 du code du sport. Le SNPMNS insiste aussi sur la jurisprudence du tribunal administratif de Lyon du 20 mars 2008 dont le jugement « met un terme à l'interdiction faite aux fonctionnaires territoriaux de catégorie C titulaires du brevet d'État d'éducateur sportif des activités de natation (BEESAN) d'enseigner la natation aux scolaires car recrutés après le 1er avril 1992 ». Cette juridiction rappelle « implicitement que les circulaires relatives à l'enseignement de la natation dans les établissements scolaires du premier et du second degré n'ont aucune influence face à une norme supérieure et ne sont pas créatrices de droit ». Il lui demande donc de préciser l'application de cette circulaire et d'apporter des solutions aux problèmes soulevés par ce texte.
Voir la questionM. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur les dernières recommandations de la mission d'information relative à l'analyse des causes des accidents de la circulation et à la prévention routière. À la suite des dispositifs annoncés par le comité interministériel sur la sécurité prévoyant un renforcement des sanctions pour les conducteurs, cette mission avait pour but de rechercher un équilibre entre la répression des comportements dangereux et le respect de la liberté des conducteurs afin d'éviter une sensation du « tout répressif ». Or des mesures comme l'interdiction du kit mains libres et la coupure automatique des communications téléphoniques en voiture au bout de quelques minutes, ainsi que la peine de trois mois de prison avec confiscation définitive du véhicule dès le premier dépassement de 50 km/h au dessus de la limite alors que les limitations de vitesse ne cessent de baisser sur tout le réseau, y compris sur les autoroutes, constituent un système de pénalisation qui pourrait apparaître comme disproportionné par rapport à la gravité des fautes commises et relevant ainsi davantage de la contrainte que de la prévention. C'est pourquoi il lui demande quelle mesure il compte prendre afin de trouver une véritable harmonie entre la responsabilisation des conducteurs face aux risques et dangers de la route et le respect de leur liberté.
Voir la questionM. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur la question de l'obésité infantile. Chaque année, une journée nationale de dépistage de l'obésité infantile est organisée par l'association française de pédiatrie ambulatoire afin d'alerter et d'informer les familles contre les dangers imperceptibles de l'obésité infantile. L'obésité touche un enfant sur cinq, si rien de concret n'est entrepris, les analystes prévoient qu'en 2020, la France aura rattrapé les États-unis et ses 32 % d'enfants en surpoids. L'outre-mer est particulièrement inquiétée par ce fléau où 25 % des enfants sont touchés contre 18 % en métropole. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les dispositions qu'elle entend prendre afin de combattre ce problème grandissant.
Voir la questionM. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le besoin de renforcer la lutte contre l'alcoolisme. On estime que l'alcool est responsable de près de 37 000 décès chaque année. La consommation d'alcool reste la première cause de mortalité sur la route, en particulier, chez les jeunes avec près de trois victimes par jour. La lutte contre l'alcoolisme est souvent associée à la prévention routière. Il est vrai que les délits et les contraventions pour conduite en état d'ivresse restent très élevés, cependant l'alcoolisme ne se limite malheureusement pas aux dangers sur la route. L'alcool est toxique pour le foie, le coeur, les muscles, l'estomac, l'intestin et, surtout, pour les neurones. Il porte atteinte à la mémoire, à la vue et à la coordination des mouvements. Consommé avec excès, il entraîne des comas éthyliques et des psychoses alcooliques, responsables de décès très précoces dès l'adolescence. Sur le long terme, l'alcool augmente considérablement les risques de cancer de la bouche, du larynx, de l'oesophage, du foie et du sein, les cirrhoses. Les enjeux de santé et d'ordre publics sont nombreux. C'est pourquoi il souhaite savoir quelles mesures le Gouvernement compte mettre en place pour lutter efficacement contre les dangers de l'alcool.
Voir la questionM. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les conditions de formation des ostéopathes professionnels de santé, dans la perspective d'une future modification de la réglementation de l'ostéopathie (décret n° 2007-437 du 25 mars 2007 relatif à la formation des ostéopathes et à l'agrément des établissements de formation, décret n° 2011-390 du 12 avril 2011 modifiant l'article 75 de la loi n° 2002-3030 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé et décret n° 2011-1120 du 19 septembre 2011 relatif aux agréments des établissements de formation en ostéopathie). Les professionnels de santé, dont les masseurs kinésithérapeutes, qui sont à l'origine historique de l'implantation de l'ostéopathie en France, souhaitent le maintien d'une formation spécifique à l'ostéopathie dans le cadre d'une filière de formation continue « en alternance » ce qui ne serait pas le cas si l'exemple du décret n° 2011-1127 du 20 septembre 2011 sur la chiropractie était appliqué à l'ostéopathie. Ils demandent à ce qu'une séparation claire soit établie entre les ostéopathes professionnels de santé et non professionnels de santé. Les conditions d'agrément des instituts de formation en ostéopathie pour les professionnels de santé doivent être distinguées et précisées de telle sorte qu'ils soient expressément qualifiés dans les textes d'établissements de formation continue, dépendant à ce titre du ministère du travail et dispensés des procédures liées au rectorat. Ils demandent à ce que leur cursus soit spécifique et adapté aux masseurs kinésithérapeutes suivant en cela les recommandations OMS en la matière qui retient une base de 1 000 heures de formation. Aussi, il aimerait connaître l'avis du Gouvernement sur ces différentes propositions et s'il entend satisfaire leurs revendications.
Voir la questionM. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur les ressources du logement social. En 2011, l'État a opéré un prélèvement financier de 245 M€ sur les ressources des organismes d'HLM, qui se décompose en 175 M€ sur le potentiel financier moyen par logement sur les cinq dernières années et 70 M€ sur l'autofinancement de l'année 2009. Plus de 60 % du prélèvement sur le potentiel financier est payé par les offices, avec des disparités fortes entre les régions pouvant aller jusqu'à 3 % à 5 % des loyers. Ceci provoque des inégalités. L'essentiel du prélèvement ne se fait pas en fonction de leur richesse réelle à ce jour mais selon leur situation financière sur plusieurs années passées, sanctionnant ainsi des choix de gestion financières prudentielles. Les organismes HLM sont donc taxés sur un potentiel financier qu'ils n'ont plus et se trouvent pénalisés d'avoir dû économiser les fonds propres nécessaires à la réalisation des opérations de rénovation urbaine pendant ces années. Les organismes HLM engagés dans les conventions ANRU se trouvent fragilisés par la hausse des prélèvements et ne pourront à terme remplir leur mission de rénovation et de réhabilitation de certains quartiers. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui préciser les mesures que le Gouvernement pourrait prendre pour remédier à cette situation.
Voir la questionM. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de M. le ministre de la ville en ce qui concerne la cité de l'Étoile à Bobigny. Il y a plus d'un an, en juin 2010, il interrogeait le Gouvernement sur la cité de l'Étoile à Bobigny. Cette cité, propriété de la SA d'HLM Emmaüs, est intégrée dans le programme de renouvellement urbain, signé en 2007, entre l'ANRU et la ville de Bobigny. Cette cité, de 408 logements, a été construite d'après les plans de trois architectes dans le cadre des programmes « Million ». Il comprendra donc l'attente des résidents qui demeurent actuellement dans des appartements exigus, vétustes, insalubres et sans confort. Le projet de rénovation urbaine initial prévoyait la démolition-reconstruction de 280 logements et la transformation de 128 logements en 196 logements étudiants. L'instance de classement, déposée à la demande de la Direction de l'architecture et du patrimoine, a conduit à la constitution d'une commission d'expertise chargée de proposer des préconisations urbaines, architecturales et techniques afin d'explorer les évolutions du projet de rénovation urbaine. Cette mission devait rendre ses conclusions au plus tard en septembre 2010 afin de proposer aux habitants les améliorations nécessaires au projet initial de rénovation urbaine et de signer un avenant à ce projet avant fin 2010. Toutefois, depuis ces nombreux mois, les habitants de cette cité n'ont reçu aucune information de la ville de Bobigny quant à l'évolution de ce dossier. Grâce à l'intervention du ministre et de l'ANRU, il semblerait que le projet initial ait été modifié afin de répondre aux attentes de la population. L'enveloppe financière consacrée à ce projet aurait été considérablement augmentée tout en permettant de maintenir l'aspect architectural historique de cette cité. En effet, aujourd'hui grâce à l'action du Gouvernement et de l'ANRU, c'est la totalité des logements qui serait réhabilitée y compris l'intérieur de ces derniers qui n'étaient pas compris dans le projet initial. Ainsi, Il demande s'il peut confirmer l'augmentation du volet financier consacré à cette opération urbaine, les apports de ce projet remodelé et le calendrier des opérations. Les habitants de cette cité sont aujourd'hui en plein désarroi face aux informations contradictoires diffusées par les acteurs locaux.
Voir la réponse publiée le 07 décembre 2011M. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la procédure d'autorisations temporaires d'utilisation (ATU). L'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé a pour mission essentielle d'évaluer les risques et bénéfices liés à l'utilisation des produits de santé. Certains médicaments ont aujourd'hui disparu pour des raisons purement commerciales du marché français mais continuent à être utilisés dans les autres pays de la Communauté européenne. D'autres sont commercialisés depuis plus de 20 ans dans d'autres pays européens sans jamais avoir reçu une autorisation de mise sur le marché (AMM) française, faute d'avoir été demandée probablement. Pour que les praticiens puissent les prescrire en France, ils doivent demander à l'AFSSAPS une autorisation temporaire d'utilisation. Il s'agit d'une procédure qui permet d'analyser et de maîtriser les risques inhérents à chaque produit en prenant en compte les besoins thérapeutiques. Pour ces médicaments que l'on ne peut plus se procurer en France mais qui sont encore disponibles dans des pays d'Europe dotés des mêmes dispositifs d'expertise et de régulation des produits de santé, il serait intéressant que la procédure d'autorisation temporaire d'utilisation soit réduite à un délai maximum d'un mois par exemple. L'intérêt de certains praticiens pour ces produits au regard des pathologies dont souffrent leurs patients et, donc l'intérêt même de ces patients, devrait conduire à faciliter l'accès aux médicaments concernés. Ainsi, cette accélération de la décision de l'AFSSAPS pourrait permettre d'éviter que les praticiens ne soient les otages des stratégies commerciales des groupes pharmaceutiques. C'est pourquoi il lui demande si cela est envisageable et dans quelles mesures cela peut être appliqué.
Voir la questionM. Jean-Christophe Lagarde attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication en ce qui concerne la cité de l'Étoile à Bobigny. La cité de l'Étoile à Bobigny, propriété de la SA d'HLM Emmaüs, est intégrée dans le programme de renouvellement urbain, signé en 2007, entre l'ANRU et la ville de Bobigny. Cette cité, de 408 logements, a été construite d'après les plans des architectes Candilis, Josic et Woods dans le cadre des programmes « Million ». Il comprendra donc l'attente des résidents qui demeurent actuellement dans des appartements exigus, vétustes, insalubres et sans confort. Le projet de rénovation urbaine prévoit la démolition reconstruction de 280 logements et la transformation de 128 logements en 196 logements étudiants. L'instance de classement, déposée à la demande de la direction de l'architecture et du patrimoine, a conduit à la constitution d'une commission d'expertise chargée de déterminer quels éléments de cet ensemble architectural doivent être conservés. L'instance ne concernant que la partie ouest de cet ensemble, il lui demande s'il ne pense pas qu'il conviendrait d'autoriser dès maintenant la poursuite du processus ANRU, à savoir la démolition-reconstruction sur les 208 autres logements ? En effet, ne serait-il pas concevable de satisfaire à la fois les aspirations des locataires et le souhait très légitime de préservation d'une partie significative de ce patrimoine urbain ? Les 128 logements devant être réhabilités semblent pouvoir permettre à la commission d'exprimer des préconisations susceptibles de préserver le caractère architectural et historique de l'oeuvre de Candilis, Josic et Woods et il ne fait aucun doute qu'elles puissent ensuite être intégrées dans la réhabilitation projetée.
Voir la réponse publiée le 09 juin 2010Assemblée nationale
126 rue de l'Université
75355 Paris 07 SP
Mairie
Place de l'Hôtel de Ville
93700 Drancy
Téléphone : 01 48 96 50 55
Télécopie : 01 48 30 00 48
Permanence parlementaire
176 Avenue Jean Jaurès
93000 Bobigny
Téléphone : 01 41 50 50 50

Numéro de la place occupée : 368
(la zone en rouge situe le banc)