3ème séance : PLF 2011 (seconde partie) : OUTRE-MER (suite)
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Martinique (1ère circonscription)
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Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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M. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur la question de la contribution pour l'aide juridique. La loi n° 2011-900 du 29 juillet 2011 de finances rectificative pour 2011 a institué une contribution pour l'aide juridique d'un montant de 35 euros perçue par instance introduite en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ou par instance introduite devant une juridiction administrative. Chaque justiciable doit s'en acquitter depuis le 1er octobre 2011, sous peine d'irrecevabilité de sa demande. Cette mesure inquiète vivement les professionnels du milieu judiciaire. En effet, elle constitue une rupture nette avec le principe de l'égal accès à la justice pour tous et érige un obstacle supplémentaire à l'accès au juge. Ainsi, compte tenu, du faible montant de certains litiges de consommation, cette contribution risque de dissuader un grand nombre de personnes d'agir en justice et pourrait encourager le développement de pratiques abusives chez certains professionnels. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement sur ce sujet.
Voir la réponseM. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la faiblesse des retraites agricoles, notamment en Martinique. En effet, aujourd'hui, la moyenne des pensions des retraités agricoles pour une carrière complète est de 680 euros par mois, c'est-à-dire un revenu en dessous du seuil de pauvreté qui est de 954 euros par mois. Les organisations représentatives du monde agricole demandent donc une revalorisation des plus faibles retraites. Elles réclament également l'accès aux mesures de majorations des plus faibles retraites pour tous les non-salariés agricoles ayant une carrière complète, sans avoir à justifier de 17,5 ans d'activité non salarié. Enfin, elles demandent que les retraites des agriculteurs soient calculées sur les 25 meilleures années, comme pour le régime général. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend mettre en oeuvre en faveur des retraités agricoles.
Voir la questionM. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les préoccupations des orthophonistes de la Martinique concernant la réforme de leur formation initiale. Le projet de réforme, qui vise à intégrer la formation initiale des orthophonistes au cursus universitaire (licence, master, doctorat), ne satisfait pas l'ensemble des composantes de la profession. Ils craignent notamment le démantèlement de la profession par une réforme à double sortie. En effet, le 28 octobre 2011, il a été décidé de mettre en place une formation initiale des orthophonistes à deux niveaux : une formation généraliste en orthophonie de niveau master 1 et une formation complémentaire avancée de niveau master 2 destinée à répondre aux besoins de rééducation très spécifique de certains patients. Cette réforme inquiète vivement la profession dans la mesure où elle ampute la formation des orthophonistes de l'équivalent d'un semestre de formation, qu'elle entraîne une diminution de l'offre du champ de compétence de la majorité des orthophonistes et donc inévitablement une diminution de l'offre de soins orthophoniques de qualité à proximité des patients sur tout le territoire. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement sur la reconnaissance du grade master à la formation initiale des orthophonistes.
Voir la questionM. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les disparités constatées en matière de tarification des appels passés entre la métropole et les départements et territoires d'outre-mer. En effet, il est anormal que les appels effectués depuis ou vers ces territoires soient facturés comme des appels internationaux puisqu'ils s'effectuent entre deux points appartenant au territoire de la Nation. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre afin que l'ensemble du territoire français puisse bénéficier des mêmes conditions tarifaires en matière de téléphonie, permettant ainsi l'instauration d'une véritable « continuité téléphonique » entre la métropole et les départements et collectivités d'outre-mer.
Voir la questionM. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation de l'enseignement de l'histoire-géographie dans le second degré. À la rentrée scolaire 2012, les élèves de terminale scientifique ne bénéficieront plus d'enseignement obligatoire d'histoire et de géographie, ce qui est regrettable. D'autre part, il regrette que deux engagements du ministère n'aient pas été tenus. Tout d'abord, le rééquilibrage en faveur des filières littéraire et économique et sociale, qui constituait l'un des fondements de la réforme des lycées, est en passe de constituer un échec puisqu'il n'affecte que 0,2 % des élèves à la rentrée 2011. Ensuite, la mise en place d'une option d'histoire-géographie pour les élèves de terminale scientifique, qui constituait une autre garantie, est là aussi un échec, puisque l'on constate que nombre de lycées n'offrent pas cette option. Le nombre d'heures d'histoire-géographie a aujourd'hui été considérablement réduit, ce qui rend impossible la mise en application des programmes, y compris dans les classes de cinquième et de quatrième, où il n'y a plus qu'une seule heure hebdomadaire d'enseignement. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement compte prendre afin de revaloriser cet enseignement, indispensable à la formation des jeunes citoyens.
Voir la questionM. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la situation professionnelle des éducateurs spécialisés. Ce métier est une véritable vocation pour ce personnel. Cependant, il apparaît que le manque de perspective de carrière et la faiblesse des salaires entraînent une désaffection pour ce type d'emploi. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement pourrait prendre afin de revaloriser cette profession.
Voir la questionM. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, sur la réforme du Fonds d'amortissement des charges d'électrification (FACE) souhaitée par le Gouvernement. La réforme du statut du FACE fait aujourd'hui consensus, afin de ne pas laisser perdurer une irrégularité juridique (suppression d'un risque de gestion de fait). Cependant, il est impératif de s'assurer que le nouveau cadre retenu garantira tant la participation des collectivités locales à sa gouvernance que la préservation de la solidarité territoriale et de la péréquation financière incarnées par ce dispositif. Les collectivités locales sont en effet très attachées aux caractéristiques de cette ressource, qui représente un véritable outil d'aménagement décentralisé en participant au financement des travaux de renforcement et d'amélioration des lignes électriques en basse tension. Ainsi, pour le seul département de la Martinique, le FACE concourt directement à la qualité de la desserte électrique en finançant annuellement 1 813 587 euros de travaux. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement sur ce sujet.
Voir la questionM. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, sur la transmission par ERDF d'une proposition qui viserait à imposer autoritairement dans la loi un report de trente ans (soit jusqu'en 2041) du terme du contrat de concession de distribution d'électricité, actuellement fixé au 4 juillet 2033, privant ainsi l'autorité concédante de l'opportunité de renégocier les engagements du concessionnaire à la faveur d'un renouvellement à court ou moyen terme de la concession. Une telle disposition, si elle était avérée, parachèverait la stratégie d'évincement des collectivités locales de la distribution d'électricité, alors même que, dans le contexte de la multiplication des abus de monopole et de la chute de la qualité de l'énergie distribuée, la régulation locale demeure un outil irremplaçable de protection de l'intérêt général et des citoyens-consommateurs. L'argument qu'ERDF semble invoquer, à savoir la sécurisation juridique du concessionnaire au regard de la directive européenne de 2009 sur l'électricité, qui impose que la durée de désignation du gestionnaire de réseau soit spécifiée, n'est pas recevable car cette durée est bien indiquée dans le contrat de concession. De même, la possibilité pour ERDF d'être assuré d'un retour sur ses investissements est garantie par le régime juridique de la concession et par le cahier des charges des syndicats d'énergie intercommunaux qui prévoit, en cas de fin de concession, une indemnisation d'ERDF à hauteur de la part non amortie des biens dont il a assuré la maîtrise d'ouvrage. Des questions de cette importance doivent être évoquées en toute transparence. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement sur ce sujet.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 7 décembre 2011 - Séance de 9 heures 30
M. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le contrat unique d'insertion-contrat d'accompagnement dans l'emploi (CUI-CAE), et en particulier sur la situation de gestion de la pénurie de cette mesure d'emploi en Martinique. Le budget 2011 prévoit de financer 4 300 contrats de CUI-CAE pour le département de la Martinique, pour un coût global de 14 millions d'euros. Or, en 2010, la Martinique a consommé 5 362 contrats de ce type. S'il est vrai qu'il s'est engagé, devant l'Assemblée nationale, à ce que le nombre de contrats d'accompagnement dans l'emploi CUI-CAE soit à peu près équivalent à celui de 2009, il n'en reste pas moins vrai que, compte tenu de la situation difficile de l'emploi, en particulier dans les DOM, il est nécessaire de conserver un niveau de contrats aidés au moins équivalent à celui de 2010. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement entend revenir sur la baisse annoncée du nombre de contrats d'accompagnement dans l'emploi CUI-CAE pour 2011 par rapport au niveau de 2010.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mardi 15 novembre 2011 - Séance de 21 heures 30
Intervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Jeudi 3 novembre 2011 - Séance de 9 heures
M. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la situation des retraités, et en particulier sur le versement tardif des pensions de retraite. En effet, les pensions des retraités sont actuellement versées le 9 de chaque mois, ou encore le premier jour ouvré suivant, si le 9 est un jour chômé. Cette situation pénalise grandement les bénéficiaires, déjà fortement fragilisés. La loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites a introduit une disposition, par laquelle le Gouvernement s'était engagé à étudier la possibilité d'un paiement des pensions de retraite dès le premier de chaque mois. Aussi, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si cette réforme de la date de versement des pensions de retraites sera effectivement mise en oeuvre et sous quel délai.
Voir la réponse publiée le 20 mai 2011M. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur l'article 35 du projet de loi de finances rectificative pour 2010, qui prévoit l'extension aux départements d'outre-mer de la taxe sur le prix des entrées aux spectacles cinématographiques, dont ils étaient jusqu'à présent exempts. Par l'extension pure et simple du modèle appliqué à la situation métropolitaine, cette disposition méconnaît la spécificité de ce secteur dans les départements d'outre-mer, au regard de laquelle se fondent les différences de réglementation actuellement en vigueur. De plus, elle ne mesure absolument pas ses effets induits, qu'il s'agisse de la rentabilité des exploitations, des conséquences sur l'emploi et de l'adéquation entre les objectifs recherchés et les résultats prévisibles. Si elle était adoptée, cette réforme risquerait d'affecter de manière extrêmement négative, voire de faire disparaître, une activité cinématographique déjà fragilisée dans ces régions. Aussi, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement dans ce dossier et les mesures qu'il compte prendre pour sauvegarder l'activité cinématographique des régions d'outre-mer.
Voir la questionM. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur la situation très préoccupante de la brigade de surveillance en mer des douanes à la Martinique. En effet, depuis février 2010, les frontières maritimes sont quasiment ouvertes faute de moyens adaptés capables d'intercepter les embarcations des trafiquants de plus en plus nombreux. Deux vedettes de surveillance rapprochée ont été affectées depuis plus d'un an aux brigades de Fort-de-France et du Marin. Cependant, ne répondant pas aux besoins de leurs missions de surveillance rapprochée, celles-ci sont toujours immobilisées, malgré quelques adaptations. Aussi, il lui demande de lui indiquer les moyens que le Gouvernement entend mettre à la disposition de la brigade de surveillance des douanes de la Martinique, afin de lui garantir la survie de l'exercice de ses missions en mer, et ainsi pouvoir continuer à lutter efficacement contre ce fléau qu'est la drogue sur notre territoire.
Voir la réponse publiée le 10 décembre 2010M. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de Mme la ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur la question de l'indivision successorale. En dépit des derniers textes de 2006 et 2009, cette question reste une source importante de difficultés familiales et de situations de blocages pour des entreprises, particulièrement dans les Antilles françaises. Elle vient complexifier les situations en période de crise économique. En effet, les dispositions contenues dans la loi du 12 mai 2009 permettant aux deux tiers des indivisaires, sur autorisation judiciaire, de pouvoir s'imposer au tiers restant pour sortir de l'indivision, ou encore le pouvoir donné au juge, selon l'article 824 du code civil, d'accorder à tout indivisaire de liquider sa part en nature ou en argent, sont loin d'épuiser toutes les situations que l'on rencontre, notamment en Martinique. Le droit des successions, en respectant scrupuleusement le droit de propriété, peut aller jusqu'à ignorer totalement l'intérêt général. Face à cette situation, il lui demande les dispositions que le Gouvernement pourrait prendre afin d'apporter des réponses à ces situations angoissantes pour de nombreuses familles.
Voir la réponse publiée le 09 juin 2010M. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de Mme la ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l'outre-mer, sur les suites qui seront données aux deux consultations organisées en Martinique et en Guyane les 10 et 24 janvier dernier. Le 10 janvier dernier, les Martiniquais et les Guyanais ont refusé, à respectivement 78,9 et 69,8 %, le passage à l'article 74. Le 24 janvier, ils ont ensuite accepté le passage à la collectivité unique, à respectivement 68,4 et 57,5 %. Suite à ces consultations, la Martinique et la Guyane vont donc devenir des collectivités uniques. C'est un changement important pour nos territoires, qu'il faut donc bien préparer. De nombreuses questions sous-tendent cette fusion région-département, comme celle des compétences, des financements, des habilitations... C'est un véritable projet de société que nous devons concevoir, tant le Gouvernement, que les élus et les acteurs locaux. Il convient donc de prendre le temps de la réflexion, de la négociation, et surtout de ne pas précipiter la réforme. Il lui demande donc de préciser le cadre dans lequel le Gouvernement compte engager le passage à la collectivité unique dans ces deux départements d'outre-mer, ainsi que le calendrier et les méthodes qu'il compte mettre en oeuvre.
Voir la réponse publiée le 26 février 2010M. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur les conclusions du rapport intitulé « Les pesticides aux Antilles, bilan et perspective d'évolution », présenté le 24 juin 2009 par Catherine Procaccia et Jean-Yves Le Déaut au nom de l'OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques). Rappelant que « 20 % des terres agricoles aux Antilles sont contaminés », les deux parlementaires jugent indispensable de renforcer l'expertise scientifique sur les impacts sanitaires et environnementaux du chlordécone. Ils estiment ainsi que le plan chlordécone, adopté en 2008 pour deux ans, est incomplet. Selon eux, « la cartographie a été mal faite sur terre et pas faite du tout en mer, où certains poissons et crustacés peuvent être contaminés ». Il convient donc de pousser l'expertise sur la contamination des sols et d'engager l'analyse des nappes phréatiques et surtout des milieux marins. Ils appellent également à une recherche concertée sur une possible dépollution des sols. Par ailleurs, ils considèrent que « le système d'analyse en cours aux Antilles est trop lent et trop coûteux » et réclament « la mise en place d'un pôle scientifique d'expertise aux Antilles ». Enfin, le rapport observe que les Antilles ne sont pas les seuls territoires contaminés par le chlordécone, et que « l'on pourrait potentiellement se trouver en présence d'un problème sanitaire et environnemental de dimension mondiale ». Aussi, il lui demande les mesures qu'elle compte prendre pour renforcer l'expertise scientifique sur les impacts sanitaires et environnementaux du chlordécone, tel que le rapport le recommande.
Voir la questionM. Louis-Joseph Manscour attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique sur les sérieuses difficultés que rencontrent les communes d'outre-mer avec les compagnies d'assurance du marché local depuis les catastrophes naturelles qui ont frappé la Martinique en 2007 (l'ouragan Dean en août et le séisme en novembre). En effet, la GFA (groupe Generali) se retire du marché local à compter de 2009, pour les garanties « dommages aux biens » et « responsabilité civile », tandis que les assureurs comme Gan-Groupama et AGF se maintiennent mais en modifiant profondément les clauses de ces garanties. Certaines communes se sont donc vues résilier leurs contrats par leur assureur, pendant que d'autres ont vu leurs primes multipliées par 2,5 voire par 5 dans le cadre de l'appel d'offres qu'elles ont lancé, alors même que les conditions de garanties sont drastiquement minorées. Ainsi, pour certaines collectivités, s'agissant des garanties «dommages aux biens», le montant de l'indemnité maximale pouvant être versé par l'assureur en cas de sinistre passe de 19 800 000 € à 4 000 000 €, et ce quel que soit le nombre de bâtiments ou d'ouvrages concernés. De même, l'indemnité maximale en cas de tempête, ouragan, cyclone passe de 15 000 000 € à 2 000 000 €. Cette situation est insoutenable pour nombre de collectivités, qui se voient alors contraintes d'abandonner toute assurance ou de voir le poids des primes augmenter de manière substantielle dans leurs budgets. D'autres collectivités encore sont obligées de retenir des compagnies étrangères dans le cadre de leur appel d'offres. Il lui demande donc les solutions qu'il préconise pour pallier ce surcoût et garantir la mise en place des politiques de gestions des risques, notamment dans les territoires fortement exposés aux aléas climatiques.
Voir la questionAssemblée nationale
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