Commission développement durable : auditions de M. Christian de Boissieu et de M. Alain Gest
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Hérault (2ème circonscription)
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Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Commission développement durable : auditions de M. Christian de Boissieu et de M. Alain Gest
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M. André Vézinhet attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur le problème que pose la mise en place d'une contribution pour l'aide juridictionnelle de 35 euros pour toute nouvelle instance judiciaire en matière civile, prud'homale, sociale, rurale ou administrative (article 54 de la loi de finances rectificative n° 2011-900 du 29 juillet 2011). En effet, s'il regrette vivement que cette nouvelle taxe entrée en vigueur le 1er octobre 2011 porte atteinte aux principes de gratuité et d'égal accès à la justice pour tous les citoyens, il déplore également la différence de traitement entre l'État, d'une part, qui s'est exclu de la sujétion au paiement de cette contribution et, d'autre part, les collectivités locales non exemptées sur qui la réforme fait peser une nouvelle charge non compensée : pour les départements, cette nouvelle charge résultera notamment des contentieux relevant du secteur social comme, par exemple, ceux relatifs aux dettes alimentaires. Il lui demande donc de bien vouloir exonérer les collectivités territoriales de cette contribution dans les meilleurs délais.
Voir la questionM. André Vézinhet attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation de nombreux professeurs des écoles qui n'arrivent pas, bien qu'ayant participé aux demandes de permutations informatisées et à celles des exeat-ineat, à obtenir leur mutation de conjoints lorsque leur époux ou leur épouse ont été mutés dans un autre département. Il regrette que le système de barème mis en place en 2007-2008, qui devait favoriser les rapprochements de conjoints en attribuant des points supplémentaires aux professeurs des écoles éloignés de leur famille, ne soit pas efficace. Il constate tous les jours que les règles en vigueur ne correspondent pas à la réalité du terrain déplorant que la seule issue pour nombre de professeurs des écoles soit de renoncer provisoirement à leur carrière en demandant une disponibilité ou un congé parental forcés. Il souhaite savoir s'il est dans ses intentions de réformer les règles de mutations des professeurs des écoles dans un sens plus juste et équitable et dans quels délais.
Voir la réponseM. André Vézinhet attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la situation des enquêteurs de l'INSEE. Il dénonce la précarité de leurs conditions de travail. En effet, ces chargés d'enquête auprès des ménages exercent un métier exigeant des qualités relationnelles, de la rigueur et une grande disponibilité et il déplore qu'ils n'aient pas de statut, pas accès à la formation et qu'ils aient des retraites extrêmement faibles. Rémunérés à l'enquête effectuée, ils sont environ un millier à travailler, pour beaucoup depuis plus de vingt ans, dans ces conditions inadmissibles. Il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement à l'égard de cette catégorie professionnelle.
Voir la questionM. André Vézinhet attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la conformité des devis fournis par les prestataires d'opérations funéraires. En effet, l'UFC-Que choisir de Montpellier vient de rendre publics les résultats d'une enquête menée dans 22 magasins funéraires du département de l'Hérault sur la bonne application de leurs obligations légales par les professionnels. Malgré la réforme de 2008 qui renforce l'information du consommateur et la mise en place d'un modèle de devis obligatoire (arrêté du 23 août 2010), les magasins funéraires ne se plient toujours pas aux règles de la transparence. Ainsi, dans 3 cas sur 22, aucun devis n'est communiqué aux familles, et aucun des devis récoltés ne respecte les modèles de devis obligatoires. Il regrette que cette opacité empêche la comparaison des prestations par les familles et favorise la hausse des prix. Dans la zone enquêtée, le coût total pour les obsèques, hors caveau et concession, s'établit à 2 748 euros en moyenne, contre 3 100 euros au niveau national. Mais d'un opérateur à l'autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier : de 1 741 euros pour le plus économique à 3 802 euros pour le plus onéreux. Ces différences sont liées à un grand nombre de prestations " non obligatoires ", mais aussi à des opérations surfacturées : c'est le cas par exemple des formalités administratives, dont le coût se situe dans une fourchette de 60 euros à 263 euros alors qu'il s'agit d'opérations standardisées. Il considère qu'au vu de ces pratiques, il y a urgence à mieux encadrer le marché. Il conviendrait de prévoir des sanctions contre les professionnels n'utilisant pas le modèle de devis obligatoire et il serait également opportun d'élaborer dans ce cadre un livret d'information sur les obsèques qui serait mis à disposition des familles dans les mairies et en établissements de soin. La direction générale des collectivités locales pourrait fort bien établir un tel livret après consultation du conseil national des opérations funéraires. Il lui demande quelles mesures il entend mettre en oeuvre afin de remédier aux dysfonctionnements constatés.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 9 novembre 2011 - Séance de 9 heures 30
M. André Vézinhet appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur les inquiétudes du comité de l'Hérault de l'association Prévention routière qui agit dans les écoles, les collèges, les lycées, les facultés, les entreprises, les collectivités locales, auprès des associations de seniors pour diffuser des messages de prévention, des conseils de prudence. En effet, s'il se félicite de la signature de la convention cadre de partenariat entre le Premier ministre et le président de la Prévention routière en juin 2010, où l'État s'engageait à soutenir cette association reconnue d'utilité publique, il regrette et s'inquiète de la décision de retrait des personnels actifs de la CRS n° 56 du programme de la piste d'éducation routière de Montpellier à partir de septembre 2011. C'est ainsi la suppression de tout un pan de l'éducation routière dispensée par des professionnels qui s'effondre ; 10 000 jeunes des classes de CM2-CM2 étaient éduqués aux premiers cours d'éducation routière. L'association Prévention routière n'a pas aujourd'hui les moyens de remplacer ces personnels dont le rôle de formation et de prévention n'est plus à démontrer dans un département où les taux d'accidents corporels de la route et de tués sont malheureusement supérieurs à la moyenne nationale. Il lui demande quelles sont ses intentions en la matière.
Voir la questionM. André Vézinhet attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les inquiétudes et la colère des enseignants, des parents d'élèves, des élus, suscitées par les dernières décisions prises lors du Comité départemental de l'éducation nationale. En effet, la suppression de 15 postes, fermeture de 67 postes et ouverture de 52 postes pour le premier degré, dans un département à forte croissance démographique, 700 élèves supplémentaires sont annoncés à la rentrée prochaine, suscite une vive émotion dans la communauté éducative héraultaise. Déplorant également les suppressions de 15,5 postes "surnuméraires", 4 remplaçants et de postes de réseaux d'aide ou RASED en milieu rural ou urbain, il dénonce une nouvelle fois le désengagement de l'État et sa politique budgétaire purement comptable du service public de l'éducation et il craint que parmi les 633 écoles du département de l'Hérault, certaines ne soient pas en capacité d'assurer correctement leurs missions faute de moyens. Il lui demande donc de préciser ses intentions en la matière.
Voir la réponseM. André Vézinhet attire l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur les inquiétudes formulées par les présidents et directeurs d'instituts universitaires de technologie (IUT) quant à l'avenir de ces établissements. Depuis la mise en place de la loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 (loi SRU) la réussite des IUT est menacée : en effet, la culture " technologie et professionnalisation " des IUT est minoritaire dans l'université et le diplôme considéré comme un anachronisme dans l'offre LMD. Il regrette la disparité des moyens alloués par les universités de rattachement qui menace la qualité nationale du diplôme et il s'insurge contre la réduction des budgets des IUT qui risque d'entraîner le démantèlement de certains d'entre eux par l'intégration de quelques départements dans des UFR disciplinaires. Considérant que ces établissements ont un rôle majeur et déterminant dans la formation et l'insertion des jeunes vu le contexte socio-économique actuel, il lui demande s'il est conscient de ces risques et quelles sont ses intentions pour les éviter dans l'intérêt général.
Voir la réponseM. André Vézinhet appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur une des dernières mesures décidées par le Gouvernement pour lutter contre les déficits publics : le doublement de la taxation, de 3,5 % à 7 %, des contrats solidaires et responsables représentant à ce jour la quasi totalité des contrats proposés par les complémentaires santé. Il dénonce cette décision injuste qui sera répercutée inévitablement sur le montant des cotisations santé mutualistes des ménages et pénalisante pour les classes moyennes et populaires qui risquent d'être contraintes de renoncer à une couverture complémentaire ou à diminuer certaines garanties leur permettant d'accéder aux meilleurs soins. S'il est conscient de la nécessité de réduire les déficits, il ne partage pas le choix de taxer les complémentaires santé après la multiplication des francises médicales, des nombreux déremboursements ou des forfaits et il s'insurge contre le fait que l'ensemble de nos concitoyens devront dorénavant payer 1,1 milliard d'euros supplémentaire par an alors que les plus hauts revenus ne contribueront que provisoirement et à hauteur de 200 millions, soit six fois moins. Il lui demande s'il est conscient de ces inégalités inacceptables et s'il est dans ses intentions d'engager un débat sur le financement de la sécurité sociale et la modernisation du système de santé avant l'élection présidentielle pour répondre aux attentes des Français.
Voir la questionM. André Vézinhet attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur les très vives inquiétudes des associations en charge de l'aide alimentaire concernant les menaces qui pèsent sur le plan européen d'aide aux plus démunis (PEAD). En effet, 25 ans après sa création, ce programme qui permet d'apporter une aide alimentaire à 13 millions de citoyens des 19 états membres, répartie en France principalement entre quatre grandes associations : les Restos du coeur, les Banques alimentaires, le Secours populaire et la Croix rouge, est en danger. Il s'insurge contre les réductions sévères de l'allocation versée au PEAD annoncées à partir de 2012 suite à une demande de l'Allemagne au prétexte que la Commission européenne avait été au-delà de l'application du règlement qui ne l'autorise qu'à utiliser des stocks d'intervention pour alimenter le PEAD. Il demande que soit procédé à une réforme du règlement afin d'inscrire durablement l'objectif de sécurité alimentaire des populations européennes les plus modestes. Dans le cas contraire, les associations humanitaires n'auront plus la capacité à poursuivre leur action et les pouvoirs publics n'auront pas rempli leur mission d'assistance aux plus démunis. Il souhaite savoir quelles sont ses intentions en la matière.
Voir la réponseM. André Vézinhet attire l'attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur les revendications et les résolutions formulées et adoptées par l'Union départementale des anciens combattants afin qu'elles soient prises en considération lors de la préparation du budget 2012. Ils regrettent et déplorent la suppression du secrétariat d'État aux anciens combattants et constatent que les engagements pris par le Président de la République n'ont pas été tenus, le premier étant l'augmentation de 48 points de la retraite du combattant. L'UDAC demande que la retraite mutualiste, actuellement à l'indice 125 et ce depuis 3 ans, soit relevée à 130 points d'indice PMI. Elle souhaite que l'allocation différentielle en faveur des conjoints survivants (ADCS) soit portée au niveau du seuil de pauvreté français et que les anciens combattants dont les ressources sont insuffisantes puissent bénéficier d'une aide différentielle au même titre que les conjoints survivants. Enfin, l'UDAC s'oppose au décret n° 2010-890 du 29 juillet 2010 qui accorde le bénéfice de la campagne double aux anciens combattants d'Afrique du Nord fonctionnaires, travailleurs de l'État et assimilés et réclame son abrogation; elle sollicite l'attribution de la carte du combattant pour les appelés présents en Afrique du nord avant le 2 juillet 1962 et à cheval sur cette date, totalisant au moins 120 jours de présence. Il lui demande donc de préciser ses intentions en la matière.
Voir la réponseM. André Vézinhet attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur le manque de crédits des agences régionales de santé pour le financement des conventions tripartites et pour la campagne budgétaire. Il dénonce l'absence de financement nouveau pour 2011 qui a pour conséquence la suspension par l'ARS des négociations et de la signature des conventions tripartites. Il lui précise que le département de l'Hérault a été contraint de négocier des conventions " bipartites " avec les établissements pour ne pas les mettre en difficulté. Cette situation est inacceptable. Il lui demande si, dans ces conditions, l'ARS pourra honorer ses engagements financiers à l'avenir et lui rappelle que l'annonce du gel du renouvellement des conventions tripartites ignore totalement l'obligation faite par la loi de prendre en compte le niveau de dépendance et de besoins en soins (dont le financement dépend des ARS) des résidents accueillis pour calculer les financements publics alloués aux établissements. Il s'étonne que ces mesures interviennent au moment où le Gouvernement a engagé un débat national sur la dépendance et il regrette ses choix budgétaires qui ne permettront pas la mise en oeuvre de politiques publiques ambitieuses en direction des personnes âgées. Il lui demande si elle est consciente de ces difficultés et s'il est dans ses intentions de reconsidérer sa position en la matière.
Voir la questionM. André Vézinhet attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur les dérives inquiétantes de la mise en place des franchises médicales et ses conséquences sur la situation des personnes les plus modestes. En effet, si depuis le décret n° 2004-1453 du 23 décembre 2004 "lorsque pour un bénéficiaire, plusieurs actes ou consultations sont effectués par un même professionnel au cours de la même journée, le nombre de participations forfaitaires ne peut être supérieur à 1", avec le décret n° 2007-1166 du 1er août 2007 le nombre de participations est passé à 4. Il en est du même processus en ce qui concerne les actes de biologie : le décret n° 2004-1453 du 23 décembre 2004 précisait : "lorsqu'un acte de prélèvement est effectué pour la réalisation d'un acte de biologie, seul l'acte de biologie suppose une participation forfaitaire". Il constate que, depuis la parution du décret n° 2007-1166 du 1er août 2007, une codification différenciée des actes de biologie, selon la nature des analyses (hématologie, bactériologie, hormonologie, biochimie) a été mise en place et une participation forfaitaire est retenue sur chaque acte de biologie pour un même bénéficiaire, une même date de soins et un même exécutant. Il regrette, par ailleurs, le manque de lisibilité des relevés de prestations trimestrielles pour les assurés sociaux et il lui demande, dans un souci d'égal accès aux soins pour tous, quelles réponses elle entend apporter à leurs préoccupations légitimes.
Voir la réponseM. André Vézinhet attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les inquiétudes d'une majorité des 70 000 kinésithérapeutes français quant à l'avenir de leur profession si le Gouvernement n'entend pas leurs revendications. Il lui rappelle leur souhait de voir cette profession revalorisée par l'amélioration du cursus des étudiants en kinésithérapie, la validation du diplôme d'exercice au grade universitaire master devenant inévitable. Il lui précise que leur reconnaissance professionnelle ne pourra être effective sans une certaine autonomie qu'ils revendiquent dans l'intérêt des malades. Ils attendent également la protection de leur diplôme d'État contre les illégaux et souhaitent enfin une revalorisation tarifaire leur permettant de faire face à l'augmentation importante de leurs charges ainsi qu'un tarif unique. Il lui demande donc quelles sont ses intentions en la matière.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 8 juin 2011 - Séance de 9 heures 30
M. André Vézinhet appelle l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la mise en oeuvre de la réforme de la formation des enseignants engagée depuis environ deux années. Il regrette, avec les directeurs d'IUFM qui ont pris une part active à ce projet de réforme et étaient arrivés à des conclusions suscitant l'adhésion de la plupart des acteurs (présidents d'universités, responsables des formations, corps d'inspection, représentants des personnels, parents d'élèves), le choix différent qu'il a fait en proposant des concours de recrutement très peu professionnalisés, évitant toute référence à la pédagogie et à la didactique dans leurs épreuves d'admissibilité. Les conséquences seront néfastes sur l'enseignement prodigué ; les professeurs titulaires d'un master disciplinaire ou généraliste formés par un concours très peu professionnel ne pourront pas répondre aux besoins de leur employeur car ils n'auront pas été formés à la transmission des savoirs et ne connaîtront ni les objectifs, ni les programmes, ni la structure du système éducatif. Il lui demande s'il est dans ses intentions de revenir sur ses décisions en la matière en tenant compte de l'avis de la conférence des présidents d'université, qui considère que ses "propositions mettent en évidence un malentendu profond sur la mastérisation et une méconnaissance de la réalité des cursus universitaires et des parcours des étudiants".
Voir la réponseM. André Vézinhet appelle l'attention de M. le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique sur les attentes légitimes des associations nationales et locales de personnes sourdes et malentendantes, dont l'Association générale des sourds de Montpellier et sa région, en ce qui concerne le développement de centres relais téléphoniques annoncé par le Président de la République lors de la conférence nationale du handicap du 10 juin 2008, relais dont l'objectif est de rendre accessibles les communications téléphoniques, en temps réel entre une personne sourde et son interlocuteur entendant, en tenant compte des modes de communication utilisés : langue des signes française, transcription écrite simultanée, langage parlé complété. Lui rappelant l'intérêt essentiel de ces centres relais téléphoniques pour l'intégration des personnes sourdes ou malentendantes dans la société, il regrette le retard pris dans leur installation et lui demande s'il peut lui indiquer les délais et les conditions de leur future mise en place.
Voir la questionM. André Vézinhet appelle l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la famille et de la solidarité sur les inquiétudes des personnes handicapées concernant l’application de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées dont toutes les dispositions devraient être appliquées en 2015. Il déplore que les règles d'accessibilité des établissements recevant du public ne soient pas respectées plaçant ainsi la France parmi les derniers pays européens en la matière. Considérant le respect des personnes en situation de handicap comme prioritaire et essentiel, il lui demande quelles sont ses intentions pour faire respecter la loi.
Voir la questionM. André Vézinhet appelle l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur les problèmes liés au financement de la prestation de compensation du handicap (PCH). En effet, depuis 2006, année de la mise en place de cette prestation, après le vote de la loi sur l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées en février 2005, les contributions financières de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) ne suffisent plus au financement de cette prestation. Il tient à lui préciser, pour exemple, que dans le département de l'Hérault si les dotations de la CNSA ont couvert les besoins financiers pour les exercices budgétaires 2006 et 2007, cette dotation est devenue largement insuffisante à financer la PCH dès 2008 obligeant ce département à recourir à ses fonds propres : 20,38 millions d'euros pour les exercices budgétaires de 2008 et 2009. Si pour certains départements, les dotations CNSA suffisent à financer à 100 % la PCH, il lui demande ce que le Gouvernement a l'intention de faire dans les départements à très forte croissance démographique, tel celui de Hérault, afin que soit préservée l'équité de traitement entre tous les Français et il souhaiterait savoir s'il compte mettre en place un système de péréquation faisant en sorte que les dotations de la CNSA répondent aux besoins de financement de la PCH équitablement dans tous les départements.
Voir la questionM. André Vézinhet attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur la mise en place des mesures d'accompagnement social personnalisé (MASP) par les départements. Ce nouveau transfert de compétences de l'État vers les départements va avoir des conséquences budgétaires graves. Si nous prenons l'exemple du département de l'Hérault, il tient à lui préciser que déjà en 2009, la MASP a imposé une charge financière de 191 200 euros au budget départemental; en 2010, le coût annuel de cette nouvelle compétence devrait atteindre la somme de 526 938 euros et en 2011 celle de 832 162 euros, l'augmentation annuelle du coût de la MASP étant de 0,5 %. Il s'inquiète de cette charge supplémentaire pour les départements au regard des réductions drastiques budgétaires qu'on leur impose et il lui demande quelles sont ses intentions en terme de transfert de financement, en particulier pour les départements à très forte croissance démographique, tel celui de l'Hérault, afin que ceux-ci puissent faire face aux dépenses exponentielles liées à la MASP.
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