Activité de l'O.S.C.E. au cours de l'année 2011
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Ain (4ème circonscription)
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Union pour un Mouvement Populaire
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M. Michel Voisin attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur le suivi de la loi n° 2010-121 du 8 février 2010 tendant à inscrire l'inceste commis sur les mineurs dans le code pénal et à améliorer la détection et la prise en charge des victimes d'actes incestueux. Cette loi prévoyait dans son titre III « Accompagnement des victimes » et plus particulièrement dans son article 6 que « le Gouvernement remet au Parlement, avant le 30 juin 2010, un rapport examinant les modalités d'amélioration de la prise en charge des soins, notamment psychologiques, des victimes d'infractions sexuelles au sein de la famille, en particulier dans le cadre de l'organisation de la médecine légale. Ce rapport examine les conditions de la mise en place de mesures de sensibilisation du public, et notamment des mesures d'éducation et de prévention à destination des enfants ». Il aimerait connaître à la fois si le rapport a bien été remis à la date prévue, connaître le ou les destinataires et quelles suites lui ont été apportées. Le sujet est grave et d'importance et suscite nombre d'interrogations chez nos concitoyens. Il en va de la crédibilité du suivi législatif et il souhaiterait pouvoir apporter une réponse rapide à l'expression des inquiétudes dont il a été destinataire.
Voir la réponseM. Michel Voisin attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de la défense et des anciens combattants sur la nécessité de rendre éligible à l'obtention de la croix du combattant volontaire (CCV), les engagés volontaires contractuels venant directement de la société civile ainsi que les réservistes opérationnels, déjà titulaires de la carte du combattant. Cette décoration qui n'ouvre aucun droit nouveau n'est destinée ni aux militaires de carrière, ni aux rengagés. Son attribution ne peut que favoriser le volontariat dont nos armées ont tant besoin. Il lui demande de bien vouloir nous informer des mesures pouvant être prises afin de permettre aux engagés volontaires contractuels venant directement de la société civile ainsi que les réservistes opérationnels, déjà titulaires de la carte du combattant, d'être éligible à l'obtention de la croix du combattant volontaire.
Voir la réponseM. Michel Voisin appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur la situation des conjoints survivants au regard des évolutions récentes de la législation qui leur est applicable. Il lui demande en particulier de bien vouloir lui préciser si ces personnes peuvent désormais prétendre au bénéfice de la demi-part supplémentaire de quotient familial et, dans l'affirmative, quels sont les critères d'éligibilité.
Voir la réponseM. Michel Voisin appelle l'attention de M. le Premier ministre sur la situation de certains militaires, radiés des cadres sans avoir droit à une pension militaire de retraite, qui ne peuvent actuellement bénéficier d'une affiliation rétroactive à l'assurance vieillesse du régime général de sécurité sociale. En effet, les services militaires antérieurs au 1er janvier 1989 ne sont pas pris en compte dans ce cadre lorsqu'ils ont été accomplis sur des territoires où ce régime n'était pas applicable, comme c'est le cas en particulier des territoires d'outre-mer. Afin de remédier à cette situation, le ministère de la défense avait proposé de mettre en place un plan pluriannuel de versements correspondant aux cotisations de ces anciens militaires, au profit de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale. D'après une récente réponse, parue au Journal officiel le 5 août 2008 (question n° 24418), il s'avère que l'examen interministériel de cette proposition n'a toujours pas abouti à ce jour. Aussi, un arbitrage a été sollicité par le ministère de la défense auprès de ses services le 25 juin 2008 afin de permettre aux anciens militaires en question de faire valoir leurs droits à pension. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelle décision il envisage de prendre à ce sujet, et selon quels délais, afin de parvenir à une solution équitable pour les personnes concernées.
Voir la réponseM. Michel Voisin appelle l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de la défense et des anciens combattants sur la situation des personnes titulaires d'une pension militaire d'invalidité qui craignent de rencontrer de plus en plus de difficultés quant à leur prise en charge en matière de soins, d'appareillages et de cures thermales, du fait de la réorganisation de la DSPRS. En vertu des dispositions de l'article L. 115 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, l'État doit en effet gratuitement aux pensionnés les prestations médicales, paramédicales, chirurgicales et pharmaceutiques nécessitées par les infirmités qui ont donné lieu à pension, pour ce qui concerne exclusivement les accidents et complications résultant de la blessure ou de la maladie qui ouvre droit à pension. Or, à titre d'exemple, il lui est signalé que l'indemnité forfaitaire d'hébergement dont bénéficient les pensionnés de guerre à l'occasion de cures thermales, fixée par arrêté conjoint du ministre chargé des anciens combattants, n'a pas connu de revalorisation depuis 1989. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'il envisage de prendre afin de maintenir un accès privilégié aux soins pour les pensionnés, notamment en matière d'actualisation du forfait d'hébergement en cas de cure thermale, compte tenu de l'évolution du coût de la vie.
Voir la réponseM. Michel Voisin appelle l'attention de M. le secrétaire d'État chargé des transports sur les préoccupations de plus en plus fortes des populations riveraines de plateformes accueillant des appareils ultralégers motorisés (ULM). En effet, il apparaît que ce type de plateformes voit évoluer des para motoristes, amateurs et professionnels, avec des engins de plus en plus puissants, sans mesures de sécurité spécifiques ni restriction d'horaires suffisantes pour préserver les habitants des nuisances sonores générées par cette activité. En conséquence, il lui demande s'il envisage de mettre en oeuvre une réglementation spécifique quant à l'implantation de ces plateformes ULM, de manière à garantir la tranquillité et la sécurité des riverains de ce type d'équipements, ainsi que la nécessaire protection des sites naturels d'accueil.
Voir la réponseM. Michel Voisin appelle l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les dispositions prévues à l'article 3-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi du 23 décembre 1986, modifié par l'ordonnance n° 2005-655 du 8 juin 2005. En effet, ce texte instaure l'obligation pour les propriétaires du secteur privé ou du secteur public de joindre au bail de location un diagnostic technique de l'état du logement à louer. Ce diagnostic technique doit comporter trois documents : un diagnostic de performance énergétique, un constat de risque d'exposition au plomb du logement et un état des risques naturels et technologiques le cas échéant. Cependant, la législation actuelle ne prévoit pas de diagnostic du taux de moisissures qui constituent pourtant la cause principale de la pollution intérieure, à l'origine de diverses pathologies et notamment des allergies respiratoires dont souffre plus d'un Français sur quatre. Cette corrélation entre l'augmentation des maladies respiratoires et la présence d'humidité et de moisissures dans les logements a été rappelée par l'ensemble des contributeurs du livre blanc « L'air c'est la vie : un enjeu sanitaire majeur », à l'occasion de sa remise à l'Assemblée nationale le 17 février 2011. En conséquence, il lui demande quelles mesures elle envisage de prendre afin d'évaluer la qualité de l'air intérieur de l'habitat et de limiter ainsi la propagation des moisissures.
Voir la réponseM. Michel Voisin attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la conformité des devis fournis par les prestataires d'opérations funéraires. En effet, l'UFC-Que choisir de l'Ain vient de rendre publics les résultats d'une enquête menée dans 7 magasins funéraires du département de l'Ain sur la bonne application de leurs obligations légales par les professionnels. Malgré la réforme de 2008 qui renforce l'information du consommateur et la mise en place d'un modèle de devis obligatoire (arrêté du 23 août 2010), les magasins funéraires ne se plient toujours pas aux règles de la transparence. Ainsi, dans 1 cas sur 7, aucun devis n'est communiqué aux familles, et aucun des devis recueillis ne respecte les modèles de devis obligatoires. Cette opacité empêche la comparaison des prestations par les familles et favorise la hausse des prix. Dans la zone enquêtée, le coût total pour des obsèques, hors caveau et concession, s'établit à 3 522 euros en moyenne, contre 3 100 euros au niveau national. Mais d'un opérateur à l'autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier : de 2 770 euros pour le plus économique à 4 633 euros pour le plus onéreux. Ces différences sont liées à un grand nombre de prestations « non obligatoires », mais aussi à des opérations surfacturées : c'est le cas par exemple des formalités administratives, dont le coût se situe dans une fourchette de 55 euros à 263 euros alors qu'il s'agit d'opérations standardisées. Au vu de ces pratiques, il y a urgence à mieux encadrer le marché. En premier lieu, il conviendrait de prévoir des sanctions contre les professionnels n'utilisant pas le modèle de devis obligatoire. Il serait également opportun d'élaborer ce cadre un livret d'information sur les obsèques qui serait mis à disposition des familles dans les mairies et en établissements de soins. La direction générale des collectivités locales pourrait fort bien établir un tel livret après consultation du Conseil national des opérations funéraires. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin de remédier aux dysfonctionnements constatés.
Voir la questionIntervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
Mardi 8 novembre 2011 - Séance de 17 heures 15
M. Michel Voisin appelle à nouveau l'attention de M. le Premier ministre sur la situation de certains militaires radiés des cadres sans avoir droit à une pension militaire de retraite, qui ne peuvent actuellement bénéficier d'une affiliation rétroactive à l'assurance vieillesse du régime général de sécurité sociale. Dans une précédente question (n° 29889) parue le 26 août 2008, il lui rappelait en effet que les services militaires antérieurs au 1er janvier 1989 ne sont pas pris en compte lorsqu'ils ont été accomplis sur des territoires où le régime général n'était pas applicable, comme c'est le cas en particulier des territoires d'outre-mer. À ce sujet, le ministère de la défense avait suggéré la mise en place d'un plan pluriannuel de versement au profit de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale, correspondant au montant des cotisations versées par ces anciens militaires. Cette proposition devait faire l'objet d'un examen interministériel qui ne semble pas avoir abouti à ce jour. En conséquence, il lui demande de bien vouloir rendre un arbitrage en faveur d'une mise en place rapide de ce plan afin de permettre à ces anciens militaires de bénéficier d'une solution équitable au moment de faire valoir leurs droits à pension.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 2 novembre 2011 - Séance de 17 heures
M. Michel Voisin appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur la situation particulière des bénéficiaires de l'allocation aux adultes handicapés (AAH) qui perçoivent des sommes extrêmement modestes au titre de revenus de placement. De fait, il s'avère que ces revenus d'un montant dérisoire - qui peuvent s'élever à moins d'un euro par mois - privent ces allocataires du bénéfice de la majoration de vie autonome d'un montant mensuel de 104,77 euros, ou du complément de ressources s'élevant à 179,31 euros par mois. En effet, sous réserve que toutes les conditions requises soient remplies par ailleurs, ces deux prestations ne sont servies qu'aux bénéficiaires d'une allocation aux adultes handicapés au taux plein, ou en complément d'une pension de vieillesse ou d'invalidité voire d'une rente d'accident du travail. Dès lors, il lui demande si elle envisage de faire évoluer la réglementation afin de permettre la prise en compte de ces revenus de placement, soit en fixant un plancher de ressources tolérées, soit en retenant un mécanisme de calcul différentiel pour le versement du complément, ceci pour ne pas pénaliser les allocataires concernés.
Voir la questionM. Michel Voisin appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les difficultés de mise en oeuvre du droit de préférence des propriétaires de parcelles contiguës en cas de cession d'une parcelle boisée d'une superficie totale inférieure à quatre hectares, institué par l'article 65 de la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche du 27 Juillet 2010. En réponse à sa précédente question écrite (n° 96 886) sur ce sujet, il a en effet évoqué « une expertise menée en concertation avec l'ensemble des partenaires concernés qui aurait permis d'identifier la nature des difficultés d'application et les moyens de préciser ce dispositif du droit de préférence ». De fait, la nécessité d'amender les dispositions des articles L. 514-1 à L. 514-3 du code forestier est reconnue et il est précisé qu'un projet en ce sens est finalisé, mais en attente de l'inscription à l'ordre du jour d'un projet de loi auquel il pourrait être rattaché. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui préciser les conclusions de l'expertise en question et selon quels délais seront menées à bien les modifications législatives nécessaires du code forestier concernant ce droit de préférence.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mardi 25 octobre 2011 - Séance de 17 heures
M. Michel Voisin appelle l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de la défense et des anciens combattants sur le bénéfice de la campagne double en faveur des anciens combattants d'Afrique du nord. En effet, le décret n° 2010-890 du 30 juillet 2010 prévoit des conditions d'attributions très restrictives de cette bonification d'ancienneté prévue par le code des pensions civiles et militaires de retraite au profit des fonctionnaires et assimilés, appelés du contingent ou les militaires d'active ayant été exposés à des situations de combat en Algérie, au Maroc et en Tunisie entre le 1er Janvier 1952 et le 2 Juillet 1962. Ainsi, selon l'article 3 de ce décret, seules peuvent être révisées les pensions de retraite liquidées à compter du 19 octobre 1999, date à laquelle a été reconnu officiellement l'état de guerre en Algérie. Il n'en demeure pas moins que cette disposition génère un sentiment d'injustice parmi ceux des anciens combattants d'Afrique du nord qui ont obtenu le bénéfice de leur pension avant cette date et ne peuvent par conséquent bénéficier de la campagne double. Dès lors, il lui demande de bien vouloir prendre, dans un souci d'équité, toutes les dispositions nécessaires afin de permettre à l'ensemble des anciens combattants d'Afrique du nord concernés de bénéficier de cette mesure, quelle que soit la date à laquelle est intervenue la liquidation de leurs pensions de retraite.
Voir la réponseM. Michel Voisin attire l'attention de Mme la ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur le soutien de la France pour la mise en oeuvre du rapport Goldstone. En effet, le rapport du comité d'experts indépendants a été présenté au conseil des droits de l'Homme des Nations-unies qui, le 27 septembre 2010, a décidé de laisser à nouveau du temps aux autorités israéliennes et palestiniennes pour enquêter sur les crimes dénoncés dans le rapport Goldstone. Le comité d'experts devra présenter un second rapport lors de la prochaine session du conseil des droits de l'Homme qui débutera le 28 février 2011. Dans le cas où les enquêtes menées par les autorités israéliennes et palestiniennes compétentes ne répondent pas aux conditions d'indépendance, de crédibilité et de respect du droit international, le rapport Goldstone recommande que le conseil de sécurité saisisse la Cour pénale internationale. À l'occasion de l'examen du nouveau rapport du comité d'experts, le conseil des droits de l'Homme va être amené à décider de demander, ou non, au secrétaire général des Nations-unies de soumettre officiellement le rapport Goldstone et le rapport du comité d'experts au conseil de sécurité, ainsi qu'au procureur de la Cour pénale internationale. Dans la résolution du 10 mars 2010, le Parlement européen a appelé les États membres de l'Union européenne « à surveiller l'application des recommandations du rapport Goldstone » et à aboutir à une « forte position commune » «demandant publiquement l'application de ses recommandations et la poursuite des responsables de toutes Les violations des droits de l'Homme, dont celles de présumés crimes de guerre ». En tant que membre de l'Union européenne et du conseil des droits de l'Homme des Nations-unies, il peut paraître fortement souhaitable que la France soutienne la mise en oeuvre des recommandations du rapport Goldstone. Dans le cadre de sa 16e session qui se tiendra en mars prochain, le conseil des droits de l'Homme des Nations-unies sera amené à décider, à nouveau, des suites à donner aux recommandations formulées par le rapport de la mission d'établissement des faits de l'Organisation des nations unies, dit « rapport Goldstone». La position de la France sur ce sujet sensible et douloureux, eu égard au nombre de victimes, est essentielle et fait l'objet d'attente de nombre de nos concitoyens.
Voir la réponseM. Michel Voisin attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur la situation préoccupante du désengagement de partenaires financiers des CAF. Il tient à lui faire part de son inquiétude grandissante concernant les cofinancements des actions entrant dans le champ de compétence de la CAF. En effet, de plus en plus d'acteurs locaux (collectivités, associations...) - portant des projets importants - se trouvent confrontés à un resserrement des financements de certains partenaires, voire à des désengagements définitifs. Aussi, pour faire face à cette situation et pour, a minima, maintenir leur service sur le territoire, les acteurs locaux font appel aux financements de la CAF en demandant des hausses de subventions, sans contrepartie de développement de leurs activités. Ceci s'est vérifié, par exemple, sur le dispositif « contrat local d'accompagnement à la scolarité ». En effet, à compter de l'exercice 2010, l'État a cessé le financement de cette activité pourtant très utile au bénéfice des élèves en difficulté. De fait, la CAF s'est trouvée confrontée à l'obligation d'augmenter ses financements pour pérenniser les actions sur les territoires. D'autres exemples pourraient être cités, notamment en matière de politique de la ville et d'insertion sociale. Cette situation va se trouver renforcée concernant l'aide à domicile des familles, avec la loi de finances pour 2011 qui vient d'être votée. En effet, celle-ci prévoit la suppression des exonérations de charges sociales pour les services d'aide à domicile. Ainsi, dans l'Ain, dont il est député, l'activité « aide à domicile » assurée par les associations ADMR, AMFD et AAFP - financée par la CAF et le conseil général - devrait connaître une hausse des frais de personnel de plus de 300 000 euros à activité constante. Les administrateurs de la CAF de l'Ain sont, de ce fait, inquiets pour l'avenir des services d'action sociale car, compte tenu de la limitation des moyens budgétaires des CAF, celles-ci ne peuvent compenser les diminutions globales de financements institutionnels. C'est pourquoi il lui demande quelles initiatives il envisage pour garantir un financement permettant le maintien de l'activité des services et équipements d'action sociale au profit de la population de leur territoire.
Voir la questionM. Michel Voisin appelle l'attention de M. le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique sur les conséquences imprévisibles de la loi n° 2008-1330 du 17 décembre 2008 qui impose une interruption d'activité d'une durée continue de 2 mois par l'adoptant au moment d'une adoption d'enfant pour que celui-ci puisse être pris en compte comme enfant à charge pour le calcul de la retraite. Nombre de personnes ont adopté (parfois dans des conditions familiales douloureuses) des enfants sans pour autant avoir eu le choix d'interrompre leur activité. Les charges supplémentaires générées par une adoption sont évidentes, nécessitant un effort particulier financier certain qui n'est pas toujours compatible avec un arrêt de travail de 2 mois. De surcroît, les personnes ayant adopté des enfants avant la loi du 17 décembre 2008 ignoraient forcément cette disposition. Il apparaîtrait logique que cette disposition ne leur soit pas appliquée. De nombreux adoptants ont fait ce geste dans les années 1980 - 1990 voire 2000 et se retrouvent sanctionnées. Aussi, il demande, quelles dispositions, entend prendre le Gouvernement pour que les enfants adoptés avant cette loi soient pris en charge pour le calcul de la retraite des parents adoptifs.
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Numéro de la place occupée : 28
(la zone en rouge situe le banc)