1ère séance : Répression de la contestation de l?existence de génocides reconnus par la loi.
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Bouches-du-Rhône (8ème circonscription)
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1ère séance : Répression de la contestation de l?existence de génocides reconnus par la loi.
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2ème séance : Lutte contre l'habitat indigne en outre-mer (suite); Présentation de l'intégrité des oeuvres culturelles et artistiques et lutte contre le tabagisme.
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1ère séance : Questions au Gt ; Indépendance des rédactions (vote solennel); Mécanisme de prévention de la surpopulation pénitentiaire (vote solennel); Département de Mayotte
Travaux récents
Intervention en séance publique
Mme Valérie Boyer attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur le fait que les familles qui scolarisent leurs enfants dans des écoles hors contrat ne peuvent pas bénéficier d'un mécanisme de réduction d'impôt analogue à celui qui existe pour les cours du soir du type Acadomia ou Parascool. Or ces familles, qui doivent assumer seules l'intégralité des coûts de la scolarisation de leurs enfants dans l'école de leur choix, participent, par le biais des impôts qu'elles payent, au financement des écoles publiques et privées sous contrat ainsi que des cours du soir. Elle le prie de bien vouloir lui faire connaître sa position sur ce sujet.
Voir la réponseMme Valérie Boyer attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la remise en cause des trains spéciaux de pèlerins par la SNCF. Le principe des trains de pèlerins est pour la première fois apparu en 1866. Il consiste à organiser les flux de personnes se rendant à Lourdes, en raison de leur foi. De ce fait, ils transportent aussi bien des bénévoles, des personnes malades, handicapées ou valides, des jeunes et des moins jeunes. Les membres de ces associations créent, dans ce cadre, un véritable réseau de solidarité et participent au maintien d'une société attentive aux plus fragiles, en aidant les individus en difficulté à accomplir le voyage. Toutefois, en juin dernier, le président de la SNCF a annoncé que sa société ne pourrait assurer la circulation de la totalité des trains de pèlerins dans les années à venir en raison de contraintes liées, entre autres, aux travaux sur le réseau ferré français. Cette annonce inquiète d'abord le maire de Lourdes qui redoute un impact économique négatif pour la fréquentation des lieux de culte, et les pèlerins qui nous interpellent après avoir adressé de nombreux courriers au président de la SNCF. Pour eux, la suppression de ces trains pourrait avoir des conséquences lourdes pour les personnes en difficultés qui n'auraient plus la possibilité de faire un pèlerinage. En effet, les conditions de transport étaient déjà difficiles, en termes de qualité de matériel, d'aléas d'horaires et des nouvelles conditions tarifaires supérieures à la hausse contractuelle, décidée lors des accords de Lourdes en 2006, mais les associations se sont toujours adaptées. C'est la raison pour laquelle, le directeur du « pèlerinage du Rosaire », rassemblant environ 20 000 personnes, sollicite le maintien des trains spéciaux de pèlerins pour Lourdes conformément à la mission de service public de l'État. Entendu que, derrière la suppression des trains de pèlerins se trouve un problème de société, l'État doit être le garant de l'attention portée aux personnes fragiles au travers des entreprises publiques dont il a la tutelle. Enfin, la suppression des lignes « difficiles » à mettre en oeuvre et/ou non rentables pose la question de l'égal accès au service public. Dans ce contexte, elle la prie de bien vouloir lui faire connaître sa position sur le sujet et les intentions du Gouvernement.
Voir la réponseMme Valérie Boyer attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la question du paiement par les établissements privés sous contrat des heures de délégations syndicale des maîtres du privé qui sont pourtant, depuis la loi du 5 janvier 2005 dite « loi Censi », des agents publics. La loi du 5 janvier 2005 a eu pour objet de clarifier le statut des maîtres des établissements d'enseignement privé sous contrat en modifiant le code de l'éducation dont l'article L. 442-5 dispose désormais que « ces derniers, en leur qualité d'agent public, ne sont pas, au titre des fonctions pour lesquelles ils sont employés et rémunérés par l'État, liés par un contrat de travail à l'établissement au sein duquel l'enseignement leur est confié ». Cependant, si le statut juridique de ces enseignants relève clairement du droit public, le législateur a entendu leur réserver un certain nombre de droits prévus par le code du travail. Ainsi, la loi indique que « nonobstant l'absence de contrat de travail avec l'établissement, les personnels enseignants mentionnés sont, pour l'application du code du travail, pris en compte dans le calcul des effectifs de l'établissement. Ils sont électeurs et éligibles pour les élections des délégués du personnel et les élections au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail et au comité d'entreprise. Ils bénéficient de ces institutions dans les conditions prévues par le code du travail ». Par ailleurs, dans son avis n° 0070002P du 15 janvier 2007, la Cour de cassation a affirmé que les maîtres de l'enseignement privé « entrent dans le champ d'application des dispositions du code du travail relatives à la désignation des délégués syndicaux ». La question de savoir qui doit leur payer les heures de délégation syndicale qu'ils sont susceptibles d'effectuer se pose donc. Elle le prie de bien vouloir lui faire connaître sa position sur cette question.
Voir la réponseMme Valérie Boyer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le refus d'obtention du master 2 pour les infirmiers de bloc opératoire. Les associations professionnelles représentant les infirmiers de bloc opératoire ont lancé de nombreux signaux d'alerte concernant l'insécurité grandissante dans la prise en charge des opérés dans les blocs opératoires que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé. Le niveau de déqualification dans les blocs opératoires est particulièrement inquiétant avec une perte majeure de compétences. Ce niveau de déqualification serait principalement dû à la pénurie de personnel spécialisé dans les salles d'intervention en raison d'un manque d'attractivité des ces métiers. Aujourd'hui de nombreuses associations demandent la reconnaissance de la formation Ibode au niveau de master 2. Celle-ci permettrait de répondre aux objectifs de santé publique et ainsi d'assurer la conformité des besoins de sécurité des blocs opératoires. Leur sécurité doit être une priorité du Gouvernement et, pour cela, la requalification de la formation Ibode semble être une des pistes envisageables en revalorisant ce métier par une reconnaissance de master 2, en mettant en place une validation d'acquis de l'expérience pour aider les infirmiers non spécialisés à devenir Ibode et en instaurant l'obligation d'avoir un minimum d'infirmiers spécialisés Ibode par salle d'intervention.
Voir la questionCulture : lutte contre le racisme et répression de la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi
Voir le document Voir le dossier législatifMme Valérie Boyer attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur l'accès au logement ainsi que sur les conditions de sortie des locataires. Alors que les locataires du secteur privé ont le taux d'effort le plus important pour se loger (23 % contre 20 % pour les accédants à la propriété et 18 % pour le logement social), l'UFC-Que choisir de Marseille a rendu publique une enquête dont les conclusions seraient alarmantes. Celle-ci visait à connaître les modalités pratiques d'accès à la location, vérifier la conformité des agences à leurs obligations légales, et apprécier le service offert au candidat à la location. En matière d'information, les agences ne jouent pas le jeu de la transparence. Bien qu'obligatoires, de nombreuses informations ne sont pas affichées ou pas visibles. De plus, dans 40 % des cas, les agences n'ont pas hésité à demander pour la constitution des dossiers des documents interdits tels que des autorisations de prélèvement ou des attestations de l'employeur. Enfin, alors que l'essentiel des services proposés par l'agence sont principalement au service du bailleur, les honoraires acquittés par les locataires sont prohibitifs : en moyenne, un mois de loyer hors charge. Or, selon l'application de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et un arrêt de la cour d'appel de Grenoble de 2004, le locataire ne doit honorer à l'agence immobilière que la rédaction de l'acte. Toujours selon l'étude, au-delà de l'accès, le logement locatif pose également problème aux locataires principalement en raison des conditions d'élaboration des états des lieux et bien évidemment des conditions de restitution des dépôts de garantie. Au vu de ces résultats, il semble opportun que des mesures législatives et réglementaires simplifient l'accès au logement ainsi que les conditions de sortie des locataires, notamment via une limitation des honoraires des agences immobilières pour les locataires à la seule rédaction du bail, une meilleure information sur les états des lieux, ainsi que le placement sur un fond des dépôts de garantie pour dégager des intérêts servant à la solidarité nationale en matière de logement. Dans ce contexte, elle le prie de bien vouloir lui faire connaître les mesures qu'il entend mettre en oeuvre pour remédier aux dysfonctionnements constatés et les initiatives que le Gouvernement entend prendre pour simplifier l'accès au logement et les conditions de sortie des locataires.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 7 décembre 2011 - Séance de 9 heures 30
Intervention en séance publique
Mme Valérie Boyer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les 40 000 seniors qui sont en fin de droits Assedic alors qu'ils ont le nombre de trimestres suffisants pour bénéficier de leur retraite à taux plein. Alors que l'allocation équivalent retraite (AER) a été supprimée en janvier dernier, serait-il possible d'obtenir des informations concernant ces 40 000 seniors environ qui pourraient bénéficier de leur retraite et qui, pour des raisons manquant de précision, doivent rester sans emploi ?
Voir la réponseMme Valérie Boyer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la concurrence déloyale que subissent les infirmiers libéraux par de nouvelles sociétés à but commercial dans le domaine des soins. Ce secteur en plein développement connaît actuellement une progression importante en matière de création d'entreprises et d'emplois. Pourtant, de nombreux infirmiers libéraux s'estiment victimes d'une concurrence déloyale en raison du développement de structures commerciales de soins ambulatoires. Ces organismes opèrent dans le même secteur d'activité et leur font pleinement concurrence en bénéficiant d'avantages financiers. Syndicats d'infirmiers libéraux et conseils départementaux de l'ordre infirmier sont débordés par l'ampleur du problème. En effet, déclinées et enregistrées dans toutes les chambres de commerces ces sociétés sont loin du service ambulatoire à la personne. Le principe est de proposer à de jeunes infirmières issues le plus souvent des hôpitaux, une installation en secteur libéral, moyennant une somme mensuelle importante - de l'ordre de 850 euros par mois - en échange d'une prestation bureautique minimale et d'une « présentation de clientèle ». Par ailleurs, celles-ci organisent des « démarchages » dans les hôpitaux, pharmacies, cliniques, et auprès des directrices de soins pour fournir des patients à leurs « salariés », abusant ainsi du droit de publicité interdit à tout infirmier libéral par l'article R. 4312-37 du code de la santé publique. Mais ceci n'est pas le seul manquement à la déontologie et à la législation, puisque ces structures ne respectent pas non plus les articles R. 4312-36 par une pratique de l'exercice forain de la profession, en travaillant loin de leur cabinet ; R. 4312-35 car les infirmiers concernés n'ont aucun contrat de collaboration entre eux et ne peuvent donc pas appliquer l'article R. 4312-30 concernant la continuité des soins ; R. 4312-28 concernant le secret professionnel, et enfin L. 4113-10 et L. 4113-11 concernant le contenu des contrats, qui nie la présentation de clientèle et la publicité qui sont de fait exercées. Cette situation constitue non seulement une concurrence déloyale vis-à-vis des infirmiers libéraux qui respectent la réglementation en vigueur, mais également une tromperie à l'égard des personnes soignées. C'est pourquoi l'Organisation nationale des syndicats d'infirmiers libéraux tient à alerter les pouvoirs publics sur cette situation qui a des conséquences directes sur l'organisation des soins ambulatoires. Dans ce contexte, elle le prie de bien vouloir lui faire connaître sa position sur le sujet et les intentions du Gouvernement.
Voir la réponseQuestions sociales et santé : réforme de la biologie médicale
Voir le document Voir le dossier législatifMme Valérie Boyer attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les conditions d'organisation inacceptables qu'ont subies les étudiants de sixième année de médecine lors du passage des épreuves classantes nationales. Tout d'abord, elle tient à saluer son courrier du 17 juin 2011 qui a été adressé aux étudiants de médecine concernant l'annulation du concours d'internat, dans lequel il demande l'ouverture d'une enquête sur les dysfonctionnements occasionnés, dans le but de procéder à des réformes effectives dès 2012. En effet, l'épreuve classante nationale sanctionne la fin du deuxième cycle des études médicales, grâce à laquelle 7 800 étudiants de sixième année sont classés et choisissent leur poste d'interne et leur affectation pour la suite de leur cycle d'apprentissage. Cependant, la dernière épreuve (lecture critique) qui était censée avoir lieu le mercredi 1er juin 2011 a été annulée et remplacée par une épreuve de réserve. Ceci, avant d'être définitivement annulée pour des problèmes logistiques et finalement repoussée au mardi 14 juin 2011. Du fait de ces reports successifs, pour certains étudiants la situation est intenable. En plus d'être confrontés à l'attente, l'incompréhension, le manque d'information et le stress engendré par de pareils évènements, s'ajoute le fait que nombre de leurs projets ont été annulés (projets personnels, stages en France ou à l'étranger, vacances), entraînant de lourdes pertes financières (salaires, coûts des déplacements dans les sept centres interrégionaux en France). Jusqu'à maintenant, aucune indemnisation n'a été prévue alors que le préjudice moral subi est important. Or, vu la jurisprudence de la cour de cassation, le "préjudice moral" qui atteint la personne dans son affection, dans son honneur ou dans sa réputation est indemnisable. C'est la raison pour laquelle, un certain nombre de candidats et leurs familles sollicitent la création d'un fond d'indemnisation des étudiants, en tenant compte du fait que le salaire d'un élève de sixième année, externe des hôpitaux, s'élève seulement à 250 euros par mois. Dans ce contexte, elle le remercie de bien vouloir lui faire connaître sa position sur le sujet ainsi que les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Culture : lutte contre le racisme et répression de la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loi
Voir le document Voir le dossier législatifIntervention en réunion de commission
Mercredi 9 novembre 2011 - Séance de 9 heures 30
Mme Valérie Boyer attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur le sentiment d'abandon ressenti par les Français rapatriés d'Afrique du Nord et les Harkis. Ces personnes représentent 1,3 million à 2 millions de personnes, en comptant les enfants. L'année prochaine sera le 50e anniversaire de l'exil de cette communauté de leur terre d'origine. Leurs revendications ne concernent pas uniquement leurs statuts de rapatriés mais aussi les questions de sécurité et d'immigration. Aujourd'hui, il est important de redonner espoir à cette communauté comme on sait le faire pour tant d'autres Français en leur donnant un signal de reconnaissance. Il est temps d'avoir un discours clair et de ne pas autoriser les préfets à se rendre aux commémorations du 19 mars, date du cessez-le-feu ayant entraîné l'assassinat de milliers de pied-noirs. Alors que l'on fêtera en mars prochain le 50e anniversaire du début de l'exil de la communauté pied-noir de leurs terres natales, il est de notre devoir moral d'apporter des réponses à leurs interrogations légitimes alors que ces personnes sont aujourd'hui majoritairement âgées, voire très âgées.
Voir la questionMme Valérie Boyer attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la concurrence déloyale que subissent les fabricants du savon de Marseille traditionnel réalisé avec 72 % d'huiles végétales et sans aucunes graisses animales, ni parfums, ni colorants, par les industries de savon et de détergent. Alors que l'article 3 de l'édit de Colbert du 5 octobre 1688 définit les conditions de fabrication du savon en Provence sans aucune graisse animale, que le décret de Napoléon du 22 décembre 1812 précise que la ville de Marseille possède une marque pour ses savons à l'huile d'olive constituée par un pentagone dans lequel apparaît en son milieu les mots « huile d'olive, le nom du fabricant et celui de la ville de Marseille », et que deux arrêts de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 28 décembre 1927 - confirmé par la Cour de cassation le 24 octobre 1928 - et du 12 novembre 1928, disposent que la dénomination savon de Marseille est connue du public, usitée dans le commerce et s'applique à un produit bien déterminé fabriqué avec un mélange d'huiles végétales contenant après la fabrication approximativement 62,5 % à 64,5 % d'acide gras et résine, 8 % à 8,5 % d'alcalis combinés, 1,35 % d'alcali libre (soude), chlorure de sodium et glycérine, 28 % et 29 % d'eau), certaines industries de savon et de détergent utilisent la dénomination « savon de Marseille » sur des savons composés de graisses animales et fabriqués en dehors de la région marseillaise. Cette situation constitue non seulement une concurrence déloyale vis-à-vis des fabricants de l'authentique savon de Marseille, mais également une tromperie à l'égard des consommateurs. En effet, seule la recette traditionnelle du savon de Marseille lui confère des vertus hypoallergénique et écologique en raison de l'utilisation d'huiles végétales et de l'absence d'additifs, de parfums et de colorants qui le rendent biodégradable en moins de 28 jours (méthode OCDE 301-D). Dans ce contexte, elle la remercie de bien vouloir lui indiquer si l'édit de Colbert du 5 octobre 1688 et le décret de Napoléon du 22 décembre 1812 font parties de notre droit positif. Par ailleurs, elle la prie de bien vouloir lui préciser si la jurisprudence de la cour d'appel d'Aix-en-Provence de 1927 et 1928 est de nature à empêcher que certaines industries de savon et de détergent continuent à galvauder la dénomination « savon de Marseille » et à tromper les consommateurs sur la composition de leur savon.
Voir la réponse publiée le 08 juin 2011Mme Valérie Boyer attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le financement des mesures de protection des populations dans le cadre du plan de prévention des risques techniques (PPRT). Pour les propriétaires d'habitations situées dans le périmètre d'exposition au risque, le PPRT est vécu comme une double peine impliquant le financement d'un diagnostic coûteux assorti de travaux de confinement, et la perte de la valeur de leur bien immobilier en raison de la présence de l'usine dans le voisinage. Sa réalisation dans les zones urbaines est trop coûteuse pour les propriétaires concernés. Aussi, elle le prie de bien vouloir lui faire connaître les possibilités pour l'État, les collectivités territoriales et les industriels de prendre en charge le diagnostic et les mesures de protection pour les PPRT d'usines dangereuses situées en zones urbaines, comme le PPRT d'ARKEMA (Marseille-Saint Menet), ou toute autre mesure qui serait de nature à rétablir l'injustice dont sont victimes les habitants de ce quartier.
Voir la réponse publiée le 08 décembre 2010Assemblée nationale
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