Commission des affaires économiques : Audition de M. Stéphane Richard, Pdg de France Télécom Orange
Assemblée Nationale
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Loire (2ème circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Travaux récents
Intervention en réunion de commission
Mercredi 1er février 2012 - Séance de 10 heures
M. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la question du relèvement du taux de livret A au 1er février 2012 dès lors que l'inflation est en hausse de 2,5 % sur un an. En effet, aux termes du règlement du CRBF n° 86-13 du 14 mai 1986 modifié, la Banque de France est chargée d'effectuer, les 15 janvier et 15 juillet de chaque année, le calcul des taux de rémunération des livrets d'épargne réglementés selon des formules fixées par ce règlement et qui combinent des taux observés sur le marché monétaire et l'augmentation des prix à la consommation. La formule inscrite dans le texte précité prévoit donc que le taux du livret A corresponde au niveau de l'inflation majoré d'un quart de point, le chiffre obtenu étant arrondi au quart de point le plus proche. Ainsi, avec une inflation sur un an à 2,5 % (hors tabac), le taux du livret A devrait être relevé de 2,25 % à 2,75 % au 1er février 2012. Le gouverneur de la Banque de France, chargé de donner un simple avis, a recommandé de ne pas augmenter le taux du livret A « en raison des perspectives de baisse de l'inflation en 2012 ». Les services de l'État ont fait le choix de suivre cette recommandation en invoquant la possibilité laissée par la loi de déroger à ce calcul mathématique "en cas de circonstances exceptionnelles". Le manque à gagner pour les épargnants devrait ainsi s'élever à près de 500 millions d'euros. Or, même si la loi ne définit pas strictement ce que pourrait être une circonstance exceptionnelle, il n'en demeure pas moins que l'anticipation d'une baisse hypothétique de l'inflation est difficilement comparable à une circonstance exceptionnelle. Il lui demande donc quelles mesures compte prendre le Gouvernement afin de clarifier cette notion de « circonstances exceptionnelles ».
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 25 janvier 2012 - Séance de 10 heures
Intervention en réunion de commission
Mercredi 11 janvier 2012 - Séance de 10 heures
M. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur le grave problème de santé publique que constitue le phénomène de renonciation aux soins et aux médicaments. L'accès aux soins est aujourd'hui financièrement de plus en plus difficile pour de plus en plus de personnes. La situation atteint un niveau de gravité inacceptable. Selon le récent rapport du Secours populaire français sur la santé, 39 % des personnes interrogées déclarent avoir renoncé ou retardé des soins en raison de leur coût. Autre exemple, 30 % des jeunes de 20 à 24 ans ont déjà renoncé à l'achat de médicaments. Les pharmaciens témoignent quant à eux de leur solitude face aux malades qui renoncent, dans leurs officines, au dernier moment, à l'achat de médicaments prescrits par le médecin. L'absence d'information du médecin prescripteur pose elle-même un problème dans la mesure où il pensera que le traitement a été suivi par le patient alors que ce n'est pas le cas. Le suivi médical d'une personne est rendu beaucoup plus complexe par la renonciation aux médicaments. La politique de déremboursement de médicaments, le transfert d'une part toujours plus importante vers les complémentaires de santé ou encore l'instauration des franchises médicales sont les explications principales de cet inacceptable recul de l'égalité devant la santé. Les personnes les plus modestes sont bien évidemment les premières à devoir renoncer aux soins et aux médicaments. Une politique de santé ne peut être fondée uniquement sur l'objectif de baisser ou de transférer les coûts. La santé de chacun mérite une plus grande ambition. Dans l'immédiat et dans l'attente d'une refonte importante de l'approche politique qui semble prévaloir aujourd'hui, ne serait-il pas a minima nécessaire de construire un système d'information des médecins traitants en cas de renonciation aux médicaments ? Une meilleure circulation de l'information entre l'officine du pharmacien et le cabinet du médecin permettrait d'améliorer la prise en charge des soins et de lutter plus efficacement contre la renonciation aux médicaments. Il lui demande quel accueil le Gouvernement compte réserver à cette proposition et quelles pistes elle étudie afin de lutter contre le problème de santé publique majeur que constitue la renonciation aux soins et aux médicaments.
Voir la réponseM. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les conditions d'emprunt des personnes atteintes d'une maladie grave suite à l'avenant à la convention AERAS (s'assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé) signé le 1er février, entre associations, banques-assurances et pouvoirs publics. En effet, si cette nouvelle écriture de la convention AERAS présente d'importantes avancées pour les personnes présentant un risque aggravé de santé dans l'accès aux crédits immobiliers ou à la consommation en leur octroyant la possibilité de souscrire des assurances emprunteurs décès et invalidité standards, elle ne sera applicable qu'à compter du 1er septembre 2011. Ainsi, s'il n'est pas possible d'appliquer cette nouvelle convention aux contrats souscrits avant la date du 1er février, qu'en est-il pour la période allant de la signature de cette nouvelle convention à la date de son entrée en vigueur ? Les assureurs et les banquiers ne devraient ils pas s'engager dès aujourd'hui à informer et à proposer à leur clientèle ce nouveau dispositif afin que les personnes touchées par la maladie ou l'invalidité puissent bénéficier du droit au crédit à égalité avec les autres ? Par conséquent, il lui demande quelles mesures concrètes compte prendre le Gouvernement pour que les intentions louables de cette nouvelle convention se traduisent réellement dans les faits.
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Mardi 20 décembre 2011 - Séance de 16 heures 15
M. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur la question des modalités de déclaration auprès des services de police de l'utilisation frauduleuse de la carte bancaire. En effet, depuis le 10 août dernier, une note adressée par le ministre de la justice aux services de la police et de la gendarmerie incite « ces derniers à décourager les porteurs de carte bancaire à porter plainte en cas de disparition ou d'utilisation frauduleuse de leur carte bancaire. Ils doivent les inviter à déposer une simple déclaration sur la main courante ». Or, même si les articles L. 113-19 et L. 133-20 du code monétaire et financier précisent qu'une simple information ou notification à sa banque, confirmée par lettre recommandée avec accusé de réception, suffit pour bénéficier du remboursement des sommes volées, il n'en demeure pas moins, que dans les faits, certains établissements bancaires subordonnent ce remboursement au dépôt de plainte. Il rallonge ainsi le délai pour recréditer le compte du client. En outre, comme le souligne le Groupement des cartes bancaires, cette consigne risque d'entraîner une perte d'information pour les enquêteurs de police dans la lutte contre la fraude. Il est en effet plus efficace que les services de police ou de gendarmerie reçoivent directement les informations du porteur de la carte qu'indirectement des services de la banque. Il lui demande donc quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour clarifier et uniformiser les modalités de déclaration de fraudes à la carte bancaire.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 7 décembre 2011 - Séance de 10 heures
Intervention en réunion de commission
Intervention en réunion de commission
Mercredi 30 novembre 2011 - Séance de 17 heures
Intervention en réunion de commission
Mercredi 2 novembre 2011 - Séance de 17 heures
M. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le projet de création d'une école de sages-femmes à Saint-Etienne. Le projet est aujourd'hui très avancé. Le CHU a réglé la question des locaux sans qu'une construction ne soit nécessaire et la région Rhône-Alpes est prête à financer l'intégralité du coût de la formation, pour un montant de 500 000 euros. Après les engagements publics du ministre de la santé en 2007, après le dépassement du contentieux entre l'État et la région Rhône-Alpes sur le transfert des formations sanitaires et sociales et une fois le financement étant acquis et le problème des locaux résolu, on espérait légitimement que le Gouvernement permette une ouverture de l'école dès septembre 2011. Malheureusement, le projet a été brutalement stoppé cette année par le refus du ministère d'augmenter le numerus clausus rhônalpin. Le maintien du numerus clausus à 96 places interdit de fait l'ouverture d'une école à Saint-Étienne, sauf à fermer l'école de Bourg-en-Bresse ou à diminuer les effectifs de Grenoble ou de Lyon. Avec cette utilisation du numerus clausus, le Gouvernement a gardé in fine le contrôle de la décision d'ouvrir une nouvelle école alors que la création d'une école de sages-femmes, le financement de l'équipement et du fonctionnement relèvent de la compétence des conseils régionaux depuis la loi du 13 août 2004. Malgré le déplacement d'une délégation d'élus au ministère et de nouvelles correspondances, le ministère ne prend pas en considération des éléments essentiels : le CHU de Saint-Étienne reste le seul de France à ne pas pouvoir s'appuyer sur une école de sages-femmes. Les étudiants stéphanois ne peuvent aujourd'hui poursuivre leurs études sur place, ce qui est lourd de conséquences dans une université qui compte l'un des plus forts taux d'étudiants boursiers. La Loire manque d'une vingtaine de sages-femmes et l'agglomération stéphanoise étend son influence au-delà de Rhône-Alpes sur le département de la Haute-Loire, en Auvergne. Les sages-femmes remplissent aujourd'hui de nouvelles missions, elles se chargent depuis cette année du suivi en gynécologie pour pallier le manque de médecins. Le projet de la région Rhône-Alpes est de créer de nouvelles places avec l'école stéphanoise. Elle est prête à la financer intégralement. Le Gouvernement peut prendre une décision importante qui aboutirait enfin à une école de sages-femmes par CHU sans engager de financements. Il lui demande donc d'augmenter le numerus clausus rhônalpin pour permettre l'ouverture d'une école de sages-femmes à Saint-Étienne dès la rentrée 2011.
Voir la réponse publiée le 08 décembre 2010M. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de M. le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique sur les conditions de promotion interne des agents de la fonction publique territoriale au grade de rédacteur. Le décret n° 2004-1548 du 30 décembre 2004 a introduit une nouvelle possibilité de promotion interne dans le cadre d'emploi de rédacteur territorial par le biais d'un examen professionnel. Ce dispositif temporaire, initialement prévu pour une période de cinq ans, s'ajoutait ainsi aux voies habituelles, concours externe, concours interne, troisième concours et promotion interne au choix. Le nombre de lauréats aux examens professionnels dépassant les possibilités de promotion interne des collectivités territoriales, nombre d'agents ne peuvent obtenir leur promotion au grade de rédacteur malgré leur réussite à l'examen. Sur la base de ce constat, le décret n° 2006-1462 du 28 novembre 2006 a prolongé la durée du dispositif jusqu'au 1er décembre 2011. À cette date, les agents n'ayant pu obtenir leur nomination au grade de rédacteur perdront le bénéfice de l'examen professionnel. Cette situation crée un important malaise chez les agents concernés qui s'interrogent sur l'utilité des efforts fournis pour l'obtention d'un examen professionnel dont ils risquent de perdre le bénéfice. L'absence de promotion a un impact très négatif sur l'évolution de carrière et sur la rémunération. La promotion interne au choix est par ailleurs particulièrement mal vécue par les agents ayant réussi l'examen professionnel. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre afin de favoriser l'intégration directe des agents lauréats de l'examen professionnel dans le cadre d'emploi de rédacteur avant le 1er décembre 2011.
Voir la questionM. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur les conséquences des nouvelles dispositions réglementaires relatives à la circulation de véhicules sous couvert d'un certificat W garage et immatriculés WW, en particulier pour les entreprises de convoyage de véhicules industriels. Avant l'entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions, les véhicules pouvaient circuler dans l'ensemble de l'Union européenne grâce à une carte grise intra-communautaire. Les entreprises d'acheminement de poids lourds doivent dorénavant obtenir un certificat W qui n'est pas reconnu dans l'ensemble des pays de l'UE. Par exemple, pour pouvoir livrer un véhicule neuf en Allemagne, il faut maintenant s'acquitter d'une amende d'un coût important. A l'inverse, les véhicules en provenance d'Allemagne circulant avec des plaques aux inscriptions rouge sur fond blanc ne sont pas astreints à une telle dépense. Les nouvelles dispositions réglementaires françaises ont entraîné un recul de la coordination européenne en matière de circulation des véhicules immatriculés provisoirement qui s'avère pénalisant pour les entreprises françaises d'acheminement de véhicules. Il lui demande donc quelles sont les intentions du Gouvernement pour corriger cet effet négatif du certificat W qui génère un surcoût très important pour les entreprises françaises ainsi qu'une distorsion de concurrence.
Voir la questionM. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur les heures supplémentaires non payées des personnels infirmiers de la fonction publique hospitalière. Le problème des heures supplémentaires non payées et non récupérées des infirmières ne semble pas trouver de solution. Même les demandes de paiement les plus partielles font parfois l'objet de refus. Les heures supplémentaires sont pourtant effectuées à la demande de l'administration qui, consciente du sous-effectif permanent et du travail à flux tendu, semble spéculer sur la conscience professionnelle des infirmières, la solidarité entre collègues et le dévouement envers les malades. De telles dérives seraient sévèrement sanctionnées si ces personnels relevaient du code du travail et des tribunaux prud'homaux. Il est urgent de parvenir à des solutions permettant le paiement normal des heures supplémentaires des infirmières et de l'ensemble des personnels de soins car, dans un contexte de réduction drastique des effectifs et alors que plus de la moitié des infirmières vont prendre leur retraite dans les années à venir, une nouvelle dégradation des conditions de travail est prévisible. Déjà, parmi les plus jeunes, beaucoup abandonnent pour rechercher des métiers moins pénibles. L'inadéquation entre la rémunération et le niveau de compétences et de responsabilité et la pénibilité est déjà particulièrement importante et tend à augmenter. Afin de disposer d'un état des lieux, il lui demande quel est le volume global et l'évolution des heures supplémentaires non payées dans la fonction publique hospitalière pour les infirmières et l'ensemble des personnels de soins. Il lui demande quelles mesures concrètes et selon quel calendrier le Gouvernement compte prendre afin que ces personnels soient justement et normalement rémunérés en fonction du travail effectué à la demande de l'administration.
Voir la questionM. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur les dispositions encadrant la création d'écoles de sages-femmes. Depuis la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales, les formations sanitaires et sociales ont été transférées aux conseils régionaux. La création d'une école de sages-femmes et le financement de l'équipement et du fonctionnement des écoles relèvent de la compétence et de la responsabilité des conseils régionaux. L'arrêté du 11 septembre 2009 relatif aux modalités d'agrément des écoles de sages-femmes définit les modalités d'agrément par les conseils régionaux en cas de renouvellement ou de création d'école. Ainsi, la décision d'ouvrir une nouvelle école devrait relever de la compétence des conseils régionaux. Cependant, l'article D. 4151-5 du code de la santé publique dispose que « le nombre de candidats à admettre dans les écoles de sages-femmes ainsi que la répartition du nombre de places entre les universités et, s'il y a lieu, entre les unités de formation et de recherches médicales est fixé chaque année par arrêté des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé ». Le nombre de places et la répartition par écoles sont ainsi fixés par un arrêté conjoint des ministères de la santé et de l'enseignement supérieur. Par conséquent, les conseils régionaux doivent négocier le numerus clausus avec les deux ministères pour envisager l'ouverture de nouvelles places ou la création d'une école. Le Gouvernement garde donc in fine le contrôle de la décision d'ouvrir ou non une nouvelle école de sages-femmes et exerce de fait une forme de tutelle contraire à l'esprit de la loi du 13 août 2004. Il lui demande quelle est l'analyse du Gouvernement sur ce sujet et quelles décisions il compte prendre pour qu'un conseil régional, voulant ouvrir et financer une nouvelle école de sages-femmes pour répondre aux besoins de la population, soit concrètement en position de pouvoir exercer pleinement sa compétence, comme le voudrait l'esprit de la loi du 13 août 2004.
Voir la questionM. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur les frais bancaires. Le récent rapport sur la transparence des prix en matière de comptes bancaires de la Commission européenne révèle le caractère particulièrement coûteux des frais bancaires en France ainsi que leur opacité. Le coût moyen de la gestion d'un compte courant s'élève à 154 euros (entre 147 et 206 euros pour les principales banques), ce qui situe notre pays au troisième rang des pays les plus chers. Les mêmes prestations sont facturées 58 euros en Belgique ou 46 euros aux Pays-bas. Le coût particulièrement élevé de la gestion des comptes courants s'explique principalement, en France, par le prix des charges annuelles et des cartes de crédit. Autre spécificité française relevée par le rapport de la commission, les « packages » de services entraînant une kyrielle de frais. La Commission souligne également l'opacité des frais bancaires pour les clients, certains frais sont cachés, ce qui amène la Commission européenne à parler de « pratiques inacceptables ». Seule une normalisation des informations bancaires imposée par la loi pourrait permettre de retrouver des informations compréhensibles et comparables. Par ailleurs, le magazine de l'Institut national de la consommation (INC) a récemment relevé que des banques ne prenaient pas en compte les commissions d'intervention dans le calcul du taux effectif global (TEG). Le code de la consommation précise pourtant que « pour la détermination du TEG du prêt, sont ajoutés aux intérêts, les frais, commissions ou rémunérations de toute nature, directs ou indirects ». Un arrêt de la chambre commerciale de la Cour de cassation du 5 février 2008 confirme cette interprétation de l'article L. 313-1 du code de la consommation. La non-intégration des commissions d'intervention et frais fixes au TEG amène très souvent le taux d'intérêt au-dessus du seuil de l'usure que la Banque de France fixe chaque trimestre en publiant le taux maximal légal. Cette pratique est donc illégale. Il lui demande quelles mesures le Gouvernement compte adopter afin d'encadrer les pratiques du secteur bancaire qui vient de bénéficier d'un plan de soutien massif des pouvoirs publics, afin de protéger les consommateurs de ces dérives, de leur garantir des informations claires et comparables et de parvenir à des tarifs normaux.
Voir la questionM. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur l'instruction des demandes de RSA par les centres communaux ou intercommunaux d'action sociale (CCAS et CIAS). L'article 14 du décret n° 2009-404 relatif au revenu de solidarité active (RSA) dispose que, sauf délibération contraire, les CCAS et CIAS instruiront les demandes de RSA qui leur seront adressées pendant une durée de 18 mois à compter de l'entrée en vigueur de la loi. Sur le plan du principe, il apparaît utile de confier l'instruction des demandes de RSA aux CCAS, outil central des politiques d'action sociale en prise directe sur les réalités des différents territoires. L'accompagnement individuel et la recherche d'une réponse globale aux difficultés sociales des personnes constituent une condition importante de la réussite des politiques sociales. Il importe donc de conforter ce rôle des CCAS qui s'avèrent, dans la mesure de leurs moyens, particulièrement efficaces en instruisant les dossiers en lien direct avec les personnes concernées. Cependant, cette disposition risque de mettre en difficultés les CCAS des petites communes. Les petites structures ont déjà de grosses difficultés avec les conséquences sociales de la crise et constatent l'insuffisance de leurs moyens humains et financiers. Cette nouvelle tâche arrive à un moment où le travail habituel devient plus difficile. Pour les CCAS des petites communes, la réception et l'instruction administrative du RSA, en substitution au RMI, risque d'entraîner une dégradation de leur capacité à remplir leurs missions habituelles. Il apparaît également important de garantir la confidentialité que permettait l'instruction du RMI. La proximité peut devenir une difficulté et amener certaines des personnes qui auraient le plus besoin du RSA à ne pas se manifester auprès des CCAS. Il est nécessaire d'éviter de mettre en difficulté les CCAS des petites communes et donc de garantir la continuité des services qu'ils assurent habituellement. A minima, il faudrait informer très efficacement les communes de la nécessité d'adopter une délibération et de la faire connaître au président du conseil général pour exprimer leur position sur cette compétence prévue à l'article L. 262-15 du code de l'action sociale et des familles. Il lui demande donc quelles mesures sont mises en oeuvre afin que les CCAS des petites communes ne soient pas amenés contre leur gré à prendre en charge une nouvelle tâche administrative qu'ils n'ont pas toujours les moyens d'assurer.
Voir la questionM. Jean-Louis Gagnaire attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur l'impossibilité d'accéder aux fonds de compensation du handicap pour les personnes bénéficiaires de l'allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) dans certains départements. Certaines maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) refusent l'accès au fonds de compensation pour les personnes qui choisissent de garder le bénéfice de l'ACTP et donc de ne pas opter pour la prestation compensatrice de handicap (PCH) les deux n'étant pas cumulables. L'ACTP est une allocation indispensable à la vie de nombreuses personnes handicapées. J'ai par exemple connaissance de la situation d'une personne souffrant de la grave maladie des os de verre à qui le Conseil général de la Loire refuse la prise en charge financière d'un fauteuil électrique indispensable à son quotidien s'il n'accepte pas d'abandonner l'ACTP. Cette personne se retrouve donc face à un choix impossible, entre une allocation dont il ne peut se passer et un fauteuil tout autant indispensable mais dont le financement est inaccessible (18 000 euros). Sur la base de leur lecture de l'article L 146-5 du code de l'action sociale et des familles issu de la loi du 11 février 2005, nombre de MDPH considèrent que le fonds de compensation n'intervient qu'après déduction de la PCH et en refusent donc l'accès aux bénéficiaires de l'ACTP. Cette position semble pourtant contraire à l'esprit de la loi du 11 février 2005 qui affirme le droit à compensation du handicap pour toute personne handicapée et à la circulaire du 19 mai 2006 signé par le secrétaire d'État chargée des personnes handicapées qui stipule que « toute personne handicapée bénéficiant d'une prestation ou d'un des droits relevant de la compétence de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées et pour laquelle a été élaboré un plan personnalisé de compensation du handicap » est concernée par le fonds départemental de compensation du handicap. L'ACTP est un droit choisi par certaines personnes handicapées dans le cadre de leur plan personnalisé de compensation et une prestation relevant de la CDAPH. Il lui demande donc si les personnes handicapées qui choisissent de garder l'ACTP après évaluation de la MDPH et décision de la CDAPH peuvent accéder au fonds de compensation du handicap conformément à la circulaire du 19 mai 2006. Dans l'hypothèse d'une réponse négative, il lui demande quelles sont les intentions du Gouvernement afin d'apporter une solution à une situation qui contraint certaines personnes handicapées à des choix impossibles.
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