2ème séance : Formation des maîtres
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Loire-Atlantique (1ère circonscription)
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Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
M. François de Rugy attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur l'autorisation de mise en place du nouveau panneau de signalisation routière pour que les cyclistes puissent tourner à droite aux feux rouges. Ce panneau, attendu 14 mois après la sortie du décret, le 12 novembre 2010, qui ouvre la possibilité aux gestionnaires de voirie, généralement les maires, d'autoriser le tourne-à-droite pour les vélos quand le feu est au rouge, n'existe toujours pas officiellement. Cela même alors qu'il a été élaboré et validé en concertation entre des administrations centrales, des cadres techniques de villes et d'agglomérations qui avaient manifesté leur intérêt pour le sujet ainsi que des associations d'usagers. Il lui demande donc d'inscrire au plus vite ce panneau dans la liste officielle des panneaux en vigueur.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 1er février 2012 - Séance de 10 heures
M. François de Rugy alerte Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le prochain appel d'offres censé acter le lancement de la concertation en vue du second appel d'offres éolien offshore programmé pour avril 2012. Si cette annonce est une bonne nouvelle dont on peut se féliciter, il demeure perplexe sur le fait que cet appel d'offres ne puisse concerner qu'une combinaison d'éolien offshore et d'autres « énergies marines renouvelables ». Cette définition ne permet pas aujourd'hui de connaître la ventilation entre les autres « énergies marines renouvelables » et les turbines offshore. Il craint donc que cela se fasse au détriment des objectifs de puissance de l'éolien offshore. Il lui demande en conséquence qu'un appel d'offres dédié aux « énergies marines renouvelables » soit mis en place.
Voir la questionM. François de Rugy interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le déploiement exact de l'énergie éolienne en France. En effet, pour respecter la programmation pluriannuelle des investissements de production d'électricité, la loi Grenelle 2 promulguée le 2 juillet 2010 prévoit un déploiement d'un minimum de 500 machines électrogènes éoliennes par an. Il lui demande donc combien de machines électrogènes éoliennes ont été installées entre le 13 juillet 2010 et le 13 juillet 2011.
Voir la questionM. François de Rugy interroge M. le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la politique du Gouvernement quant à la reconnaissance des diplômes en travail social au vu de la réforme du "processus de Bologne" (ou processus de Sorbonne-Bologne) constituant un engagement à construire un espace européen de l'enseignement supérieur avant 2010 et visant à harmoniser ces cursus dans l'ensemble de l'Union européenne. Si le développement harmonieux d'un pays dépend essentiellement de la qualité des ressources humaines qui s'y consacrent, force est de constater que le volume horaire global et la charge de travail des travailleurs sociaux n'y est pas reconnu à sa juste valeur. En effet, une licence effectuée en 1 700 heures obtient à ce jour 180 crédits européens alors que celle dispensée auprès des travailleurs sociaux (4 500 heures) n'est reconnue qu'à hauteur de 120 crédits européens. C'est la raison pour laquelle l'ensemble des acteurs concernés préconisent à juste titre que leur formation soit reconnue au niveau de grade master et que leur inscription dans le système LMD au ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche soit acté. En conséquence, il lui demande la position du ministère quant à des revendications légitimes au regard de l'intérêt commun.
Voir la réponseM. François de Rugy interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le programme de réintroduction de l'ours en France. En dépit de l'annonce, le 26 juillet 2010, par Chantal Jouanno, alors secrétaire d'État à l'écologie, du lâcher d'une ourse slovène dans le Béarn (Pyrénées-Atlantiques) pour le printemps 2011, et de la stratégie nationale pour la biodiversité présentée il y a peu par elle-même, cette réintroduction n'aura pas lieu. Destiné à remplacer Franska, la seule femelle jadis présente dans le Béarn, victime d'un accident de la route en 2007, ce lâcher devait fournir une partenaire sexuelle aux deux mâles qui constituent à eux seuls le noyau occidental de la population de plantigrades dans le massif. La consanguinité est déjà un problème majeur pour l'ours des Pyrénées, dont la population totale - moins de 20 individus - est en outre jugée trop réduite pour être viable par les naturalistes. Si le lâcher d'ours prévu n'avait effectivement pas lieu, cela pourrait gravement compromettre l'avenir de l'animal dans cette région, et à terme dans tout le massif pyrénéen. La France ne serait ainsi plus crédible dans les instances internationales qui s'occupent de la protection de la faune et de la flore si elle laissait s'éteindre l'ours des Pyrénées. C'est pourquoi il l'interroge sur la réintroduction annoncée d'une ourse slovène dans les Pyrénées et la date nouvellement envisagée pour cette réintroduction.
Voir la réponseM. François de Rugy alerte M. le ministre de la fonction publique sur la vacance du conseil d'administration de l'Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP). En effet, le mandat du conseil d'administration nommé en mai 2008 est arrivé à son terme fin mai 2011, et aucun décret n'en aura permis sa prorogation, contrairement à ce qui avait été fait en 2007. Dans le contexte de crise financière qui secoue violemment les marchés, le fait que l'ERAFP ne dispose plus de son conseil d'administration depuis quatre mois prive les 4,7 millions de bénéficiaires du régime tout comme les 52 764 employeurs de toute représentation puisque l'organe de gouvernance de ce régime de retraite additionnelle n'est pas en capacité de remplir sa mission de surveillance et d'orientation. Il lui paraît dès lors nécessaire de mettre fin à cette situation pour le moins inédite, tant du point de vue des bénéficiaires, que de celui des employeurs qui se voient privés de l'organe qui délibère notamment des conditions de réalisation de l'équilibre de long terme du régime, de la valeur d'acquisition et la valeur de service du point, des orientations générales de la politique de placement des provisions du régime. La nomination d'un nouveau conseil d'administration requérant un arrêté ministériel conjoint des ministres chargé du budget et chargé de la fonction publique, il lui demande de bien vouloir remédier au plus vite à cette anomalie susceptible, dans la mesure où la valeur des actifs gérés par l'ERAFP serait durablement fragilisée, d'inquiéter les bénéficiaires du régime et d'interpeller les employeurs.
Voir la réponseM. François de Rugy attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur le scandale des commissions d'intervention bancaire. Parmi les différents frais facturés aux détenteurs de cartes bancaires, la "commission d'intervention" constitue sans conteste une aberration : perçue par la banque en raison d'une opération entraînant une irrégularité de fonctionnement du compte nécessitant un traitement particulier, cette commission - qui frappe durement nos concitoyens en difficultés financières - semble aujourd'hui représenter une source de recettes pour les banques. Selon une récente étude de l'UFC-Que choisir, le produit de ces commissions d'intervention représenterait ainsi au total 1,775 milliard d'euros, alors même que la charge informatique et en temps de traitement qu'elles sont censées compenser s'élèverait à 172 millions d'euros. Ces commissions, qui se cumulent aux agios, sont multipliables à l'infini, puisqu'elles concernent, pour les cartes à débit immédiat, chaque opération entraînant un découvert non autorisé, sans limitation de nombre. Appliquée à des personnes par définition en difficulté de trésorerie (découvert), cette commission peut atteindre jusqu'à 376 euros par mois. De telles pratiques sont insupportables, et malgré de nombreuses mises en garde et protestations élevées par les organisations de consommateurs, rien n'indique que les banques, malgré des engagements récurrents, aient réellement l'intention de les faire cesser. Aussi, il lui demande quelles mesures le Gouvernement est décidé à prendre pour répondre aux exigences de transparence et de confiance qui devraient caractériser les relations entre les établissements bancaires et leurs clients et pour faire cesser ce qui s'apparente à un véritable racket réalisé au détriment de nos concitoyens les plus en difficulté.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
M. François de Rugy appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur le projet de transfert des archives historiques conservées au centre des archives diplomatiques de Nantes (CADN) vers le centre de La Courneuve. Le centre de conservation et de consultation des archives des postes français à l'étranger à Nantes est une ressource essentielle de l'histoire de la présence et du rayonnement de la France en Europe et dans le monde depuis le XVIIe siècle jusqu'à aujourd'hui. Le CADN contribue inexorablement au dynamisme du Grand ouest et lui apporte un rayonnement international à travers l'accueil de nombreux étudiants et chercheurs qui centrent leurs recherches autour de l'exploitation des archives du site. Aujourd'hui, l'ensemble des élus, des historiens, des enseignants chercheurs du Grand ouest mais également le syndicat national CFTC des agents du ministère des affaires étrangères et européennes est particulièrement inquiet de ce projet qui remet en cause la pérennité de la recherche dans les universités de l'ouest de la France. La relocalisation envisagée des archives à La Courneuve, élaborée à l'insu du personnel du CADN serait une véritable menace qui viendrait compromettre près de 30 ans de travail. Ce projet aurait des conséquences catastrophiques pour l'attractivité de toute une région, en appauvrissant la recherche historique sur les questions internationales, mais aussi en supprimant des emplois clefs. La fermeture du dépôt d'Orvault qui semble être à l'origine de ce projet n'implique pas en soi une recentralisation des archives sur le site de La Courneuve. En effet, si le site des archives diplomatiques de Nantes est suffisamment grand pour stocker les archives techniques des services nantais du ministère, l'ancien magasin du ministère des affaires étrangères à Casterneau est quant à lui actuellement inoccupé et pourrait servir également de lieu de stockage. Les solutions sont nombreuses et leurs coûts sont inférieurs à celui d'un déménagement de 18 km d'archives en région parisienne. C'est pourquoi, après avoir rappelé l'opposition de toute une région à ce projet, il l'interroge sur l'évolution de ses réflexions concernant ce transfert.
Voir la réponseM. François de Rugy appelle l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur les résultats pour le moins contrastés de la conférence nationale du handicap organisée à grand renfort de communication par le Gouvernement, sous la houlette du Président de la République, le 8 juin 2011. À l'issue de cette grand messe médiatique, pendant laquelle aucun représentant des partenaires sociaux n'a été invité à s'exprimer, force est de constater que les annonces gouvernementales tiennent de la poudre aux yeux. Le Conseil national consultatif des personnes handicapées a, dans son rapport 2010, formulé quelque 300 propositions concrètes - sur l'accessibilité, sur les revenus, sur l'accès au marché de l'emploi, sur la gouvernance des systèmes en place : il demande si elle peut lui indiquer combien de ces 300 mesures ont été reprises à l'issue des travaux de la conférence nationale. Au-delà des contrats aidés, peut-elle détailler les mesures prises pour favoriser l'accès réel des personnes en situation de handicap à l'emploi, que ce soit dans la fonction publique ou le secteur privé ? Sur ce dernier point, peut-elle indiquer où nous en sommes de la convergence pourtant présente dans l'esprit du législateur en 2005, entre contributions à l'Agefiph et au FPIPH - la contribution des organismes publics demeurant aujourd'hui, malgré les engagements d'alors, très nettement inférieure à celle demandée aux entreprises privées ? La ministre peut-elle enfin garantir que les sommes évoquées lors de cette conférence représentent effectivement des engagements nouveaux de l'État, et non un simple recyclage de fonds préexistants, ce qui conduirait inéluctablement à déshabiller des politiques existantes pour satisfaire aux engagements du moment : qu'en est-il notamment des 150 millions annoncés pour favoriser l'accessibilité aux écoles de la fonction publique ? Il demande si elle peut garantir qu'il ne s'agira pas là d'une ponction réalisée au détriment du FPIPH et de l'exercice de ses missions.
Voir la réponse publiée le 29 juin 2011M. François de Rugy attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, chargée de la jeunesse et de la vie associative, sur la question de la consommation croissante d'alcool des jeunes et sur ses conséquences en terme de conduites à risques.
Voir la réponse publiée le 08 décembre 2010M. François de Rugy attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la réglementation sanitaire applicable aux locaux des associations pour le maintien de l'agriculture paysanne (AMAP). À la suite de contrôles effectués dans le Calvados, de nombreux responsables d'AMAP s'inquiètent de l'interprétation effectuée par les services vétérinaires, qui assimilent les locaux de distribution à des "points de vente collectifs". Une telle interprétation semble méconnaître le principe de fonctionnement des AMAP, qui voit la vente se produire dans le cadre de l'association, soit dans un cadre strictement privé. Ce principe de l'échange entre membres, qui caractérise des AMAP, semble incompatible avec une assimilation du lieu de distribution à un lieu de vente, régi par les normes réglementaires propres aux commerces alimentaires. Cette réalité est attestée par l'attitude même de nombreux pouvoirs publics, et en premier lieu de communes qui, afin d'accompagner le développement des AMAP, mettent à disposition des lieux de distribution - écoles, salles municipales ou associatives - qui ne sauraient en aucun cas être assimilées à des locaux commerciaux. Par ailleurs, ces échanges se concentrent en général sur un temps très court (1 à 2 heures), à intervalles réguliers (une fois par semaine le plus souvent). Cela ne peut donc en aucun cas être comparable à une activité commerciale classique, qui suppose un lieu de vente aménagé et pérenne, ouvert sur de larges plages horaires (plusieurs heures par jour, et plusieurs jours par semaine). En conséquence, il lui demande quelles directives le Gouvernement entend adresser aux services compétents, afin que le développement de ces associations qui concourent à la préservation d'une agriculture paysanne ne soit pas perturbé, voire entravé, par une querelle réglementaire inutile.
Voir la réponse publiée le 23 juin 2010M. François de Rugy interroge M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur l'état d'avancement du projet de nouvelle plateforme aéroportuaire à Notre-Dame-des-Landes. Alors que la mobilisation citoyenne contre cet équipement ne faiblit pas, que des élus de toutes tendances font part de leurs doutes grandissants, les bouleversements de trafic liés à l'éruption volcanique islandaise ont démontré la capacité de Nantes-Atlantique à absorber sans difficultés majeures une croissance significative du nombre de vols comme de passagers, ce qui contredit le principal argument des promoteurs du nouvel aéroport. Un à un, les arguments avancés pour justifier un projet incompatible avec la logique du Grenelle tombent : ni l'incapacité à faire face à la croissance annoncée du trafic, ni la perspective d'un regroupement des activités des aéroports de l'ouest - qui, de Rennes à Angers, en passant par Saint-Nazaire, continueront à fonctionner -, ni la conformité de ce projet aux spécifications environnementales ne sont aujourd'hui avérées. Il apparaît par exemple que l'application de la loi sur l'eau de 2006, complétée par le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux du bassin Loire-Bretagne validé en septembre 2009 imposent des mesures compensatoires à la destruction des surfaces de zones humides détruites par l'aéroport qui ne seront pas réalisables. Compte tenu de ces nombreux éléments - sans même évoquer la question financière, qui n'est pas neutre en ces périodes de difficultés graves pour les finances publiques -, il lui demande s'il entend prendre par lui-même la mesure de ce dossier, en se rendant prochainement sur le terrain, avant toute prise de décision définitive sur la question.
Voir la réponse publiée le 19 mai 2010M. François de Rugy interroge M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur les évolutions de la législation française concernant l'énergie éolienne. La France a souscrit aux objectifs européens de développement des énergies renouvelables. Contrairement à d'autres pays membres de l'Union européenne, la France accumule un grand retard dans le développement des énergies renouvelables, éoliennes et solaires. Pour combler ce retard et atteindre les objectifs de l'Union européenne, conformes à toute politique de développement durable de l'énergie, la France doit accélérer l'installation de moyens de production d'énergie renouvelable, notamment éolienne. L'adoption d'un tarif de rachat garanti a permis de donner à ce secteur une visibilité économique suffisamment importante pour faire émerger des projets privés. En revanche, le contexte réglementaire, toujours plus restrictif, ainsi que l'attitude des représentants de l'État dans les départements, également très restrictive, retardent ou empêchent la réalisation de nombreux projets. Si la France veut sincèrement atteindre les objectifs qu'elle s'est elle-même fixée dans le cadre de la loi de mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement, dite « loi Grenelle 1 », elle doit clarifier, et simplifier la législation pour alléger les contraintes réglementaires qui entravent le développement de l'énergie éolienne en France. Cela est d'autant plus nécessaire que l'éolien constitue une ressource inépuisable et que les installations éoliennes sont particulièrement durables. Elles ne génèrent, par ailleurs, aucune des autres nuisances engendrées par les autres modes production (hydrauliques, thermiques ou nucléaires) : empreinte écologique très faible au sol, aucun déchet radioactif, aucune émission de CO2, aucune pollution de l'air. Une mission parlementaire vient de rendre un rapport sur la législation concernant l'installation des éoliennes. Il est tellement contesté que l'un des co-rapporteurs, Monsieur Philippe Plisson, député de Gironde, a démissionné pour ne pas cautionner les conclusions toutes hostiles au développement de l'énergie éolienne en France. Malheureusement, lors de l'examen en commission de la loi dite « Grenelle 2 », des amendements déposés par des membres du groupe UMP de l'Assemblée nationale reprennent certaines conclusions de ce rapport : application aux éoliennes de la réglementation des installations classées au titre de la protection de l'environnement (ICPE), obligation d'un nombre minimum de mâts porte-éoliennes pour chaque projet, création d'un schéma régional éolien, établi par le préfet et auquel les zones de développement éolien devront se soumettre, obligations financières spécifiques pour le démantèlement des éoliennes. Il l'interroge pour connaître la position qu'il défendra au nom du Gouvernement et savoir s'il s'opposera ou non à ces amendements lors de la discussion prochaine de ce projet de loi.
Voir la réponse publiée le 28 avril 2010M. François de Rugy alerte M. le ministre chargé de l'industrie sur la situation des chantiers navals de Saint-Nazaire. Aujourd'hui contrôlée majoritairement par un actionnaire sud-coréen, l'entreprise est aujourd'hui dans l'expectative. Le carnet de commandes est tombé à un niveau dramatiquement bas. Le chômage partiel a touché toutes les fonctions de l'entreprise. Certaines unités sont fermées 4 jours par semaine, et ce au moins jusqu'en 2011. Un plan de départs volontaires concernant 350 postes est en cours de négociation. Un doute réel plane sur la survie même de l'entreprise : en un mot, à force de maigrir, on peut mourir. Et c'est là l'inquiétude des salariés des chantiers navals. Les chantiers, c'est une activité stratégique pour notre pays : elle seule, en France, est en mesure de mener à bien la construction d'un éventuel nouveau porte-avions, aujourd'hui en débat. Elle seule, en France, est capable de réaliser des porte-éoliennes marines dont le développement est indispensable pour atteindre nos objectifs de production d'une énergie renouvelable et propre. Atteindre, via le fonds d'investissement, la majorité dans le capital de l'entreprise est à la portée de la puissance publique. Définir une stratégie volontariste de diversification des activités est un impératif. Nous avons là une occasion unique - qui est sans doute la dernière - d'engager sur ce site industriel majeur une opération de conversion intelligente, pérenne, mais aussi écologique, d'un pan essentiel de notre industrie nationale. Il y a urgence. Le Gouvernement doit faire part enfin de ses intentions, sortir des déclarations de portée générale, et dire clairement et précisément quelle garantie financière il entend apporter pour concrétiser les commandes en cours de négociations, ce qu'il en est des perspectives de commande du ministère de la défense, s'il envisage d'augmenter sa part de capital dans l'entreprise en rachetant les 16,5 % détenus par Alsthom et enfin s'il est prêt à engager sans délai un plan sérieux et ambitieux en matière d'éoliennes marines, ce qui concrétiserait les engagements présidentiels sur les énergies renouvelables, et créerait de nouvelles perspectives d'activités pour les chantiers.
Voir la réponse publiée le 26 février 2010Assemblée nationale
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(la zone en rouge situe le banc)