1ère séance : Questions au Gouvernement ; Mise en oeuvre du principe de précaution ; protection de l'identité (Nouvelle lecture)
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Tarn (1ère circonscription)
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Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Séance unique : Questions orales sans débat
Travaux récents
Intervention en séance publique
M. Jacques Valax attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur l'article 54 de la loi du 29 juillet 2011 de finances rectificatives pour 2011. Ce dernier instaure un droit d'enregistrement dénommé « contribution pour l'aide juridique » d'un montant fixe de 35 euros préalable à la saisine d'une juridiction, qu'elle soit civile, commerciale, prud'homale, sociale, rurale ou même administrative. Cette mesure est très largement décriée par les représentants des syndicats de la profession puisque constitutive d'une rupture avec le principe de gratuité et d'égalité d'accès à la justice. Cette contribution va limiter l'accès aux droits des justiciables et plus particulièrement dans le cas de petits litiges dont les montants sont faibles. Certaines associations de consommateurs estiment que cette disposition risque d'encourager le développement de pratiques abusives chez certains professionnels. L'instauration de cette contribution, 35 euros, constitue un signe très négatif pour les consommateurs en érigeant un obstacle supplémentaire à l'accès aux juges. Il lui demande donc d'envisager une exonération de cette contribution notamment pour les particuliers agissant en justice contre les professionnels.
Voir la réponseM. Jacques Valax attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, sur les difficultés actuelles et grandissantes rencontrées par les entreprises locales de distribution (ELD) qui alimentent en électricité 3,5 millions d'habitants dans plus de 2 800 communes. Le 1er juillet 2011, de nouveaux tarifs doivent être fixés ; les ELD s'inquiètent. En effet, sans aucune concertation avec les fédérations nationales, ce tarif a subi des hausses très importantes pour les trois derniers exercices : + 8 % en 2008, + 6 % en 2009 et + 10 % en 2010. Il ne faudrait pas que la hausse choisie pour 2011 affecte significativement leurs prochains résultats. Compte tenu de leurs spécificités et des multiples services qu'elles rendent aux citoyens et aux collectivités, elles doivent être accompagnées par les pouvoirs publics. Il est donc nécessaire de ne pas imposer des tarifs qui érodent dangereusement leurs marges au point de menacer l'existence de certaines d'entre elles. Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur ce dossier.
Voir la réponseM. Jacques Valax attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le devenir des GRETA (groupement d'établissements de l'éducation nationale). Suite à l'adoption de la loi Warsmann relative à la simplification et à l'amélioration de la qualité du droit, les GRETA, au plus tard le 16 mai 2013, doivent être dotés d'une nouvelle structure juridique. Les représentants du personnel lui précisent que le ministère de l'éducation nationale souhaite imposer au GRETA la forme de GIP. Pour l'ensemble du personnel, la forme du GIP n'est pas adaptée. Aujourd'hui, les GRETA forment plus de 500 000 stagiaires majoritairement ouvriers et employés. Le maillage territorial assure un service de proximité aux entreprises et à nos concitoyens. Les GRETA représentent grâce à l'engagement et à l'implication du personnel, un opérateur efficace et puissant. Il semble donc nécessaire d'abandonner la forme juridique du GIP et conserver les critères personnels au sein de l'éducation nationale. Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur ce dossier.
Voir la questionM. Jacques Valax attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur le développement de la pratique du vélo. La pratique du vélo permet de préserver son budget transport sans perdre en mobilité et en efficacité et d'avoir une meilleure santé notamment dans les zones urbaines. Le vélo est donc aujourd'hui un service à la mobilité moderne, économe et performant. Il est donc de nos jours un des meilleurs outils de la mobilité durable et du développement de nos territoires. Jamais le contexte n'a été aussi favorable au développement de la pratique du vélo. Il est aujourd'hui nécessaire de prendre des mesures de relance économique qui s'appuient sur une augmentation du pouvoir d'achat. Le développement du vélo est une des pistes à creuser. Notre pays ne dispose pas encore d'une stratégie nationale pour le développement de la pratique du vélo et pour son intensification. Le club des villes et territoires cyclables a souligné que les infrastructures pour les vélos ne nécessitent pas de budget important mais que le retard pris les concernant freine leur développement. Il semblerait donc pertinent d'aider les collectivités locales à réaliser des aménagements au niveau de leur voirie notamment dans le péri-urbain ainsi que la réalisation de quelques premières "autoroutes à vélo" et d'itinéraires structurants dans les agglomérations. Certaines collectivités locales ont mis en place en 2011 des aides à l'achat de vélo à assistance électrique (VAE). Aujourd'hui, les collectivités locales assurent l'essentiel de l'effort public en faveur du vélo (pistes cyclables, voies vertes, vélos stations...). Le budget transport est aujourd'hui le deuxième des ménages. L'évolution du coût d'utilisation de la voiture, la réduction des dépenses de santé, les bénéfices environnementaux devraient donc conduire le Gouvernement à prendre des mesures pour favoriser la pratique du vélo. Il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur ce dossier.
Voir la questionM. Jacques Valax attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement, sur la hausse de la TVA dans le secteur culturel. À compter du 1er janvier 2012, le livre fait partie des produits dont la TVA est passée de 5,5 % à 7 %. Les distributeurs, les libraires sont inquiets et mécontents. Cette augmentation ne rapporterait qu'une soixantaine de millions d'euros soit un enjeu financier modeste par rapport à un secteur déjà fragilisé. Par ailleurs, il ne s'agit pas seulement d'un commerce mais d'une certaine idée de la France tendant à favoriser l'égal accès à la culture. Il lui demande donc si au regard des légitimes revendications économiques, culturelles et politiques, le Gouvernement envisage de revenir sur cette décision en faisant donc baisser la TVA du livre de 7 % à 5,5 %.
Voir la questionM. Jacques Valax attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les inquiétudes exprimées par les entreprises du bâtiment suite au relèvement de la TVA de 5,5 % à 7 % pour les travaux d'entretien rénovation dans le bâtiment, la suppression du PTZ+ dans l'ancien, la diminution des crédits d'impôts développement durable et la disparition prochaine de la loi Scellier. L'ensemble de ces mesures va fortement impacter l'activité des artisans du bâtiment. Ces mesures vont entraîner une diminution du nombre de chantiers de réhabilitation et d'amélioration de la performance énergétique des logements individuels dans un contexte d'augmentation des taux de crédits. La CAPEB estime que l'application de ces mesures entraînera une perte de près d'un milliard de chiffre d'affaires et la disparition directe ou indirecte d'environ 10 000 emplois. Ces mesures vont donc à l'encontre des dernières annonces du Gouvernement sur la lutte contre le chômage. En effet, les entreprises du bâtiment participent de manière importante au maintien d'une activité de proximité et à la préservation des emplois salariés sur nos territoires. Ces mesures sont donc contreproductives au regard du contexte économique actuel et de la nécessité de soutenir la croissance. Elles génèrent également une concurrence déloyale entre les auto-entrepreneurs et les entreprises du bâtiment. En effet, les auto entrepreneurs ne sont pas assujettis à la TVA ce qui entraînera une concurrence défavorable aux artisans du bâtiment. Il lui demande donc de revenir sur ces mesures injustes et dangereuses et de lui préciser les mesures qu'il compte prendre pour soutenir le secteur de l'artisanat du bâtiment.
Voir la questionM. Jacques Valax attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les moyens de fonctionnement de l'UMD, Union pour maladies difficiles du Centre hospitalier Pierre Jamet d'Albi qui a ouvert fin novembre 2011. Cette UMD d'Albi a été construite pour un montant de 13,5 millions d'euros intégralement financée par les crédits spécifiques de l'État. D'après les représentants du personnel, le budget de fonctionnement pour l'année 2012 n'a toujours pas été versé au Bon Sauveur. Il semblerait que 1,3 millions d'euros ait été versé à l'ARS Midi-Pyrénées mais les crédits n'ont toujours pas été affectés au Bon Sauveur. Il souhaiterait donc que l'État tienne ses engagements et alloue le plus rapidement possible ces crédits au BS afin de rassurer la direction et l'ensemble du personnel. Il souhaiterait donc connaître de manière précise les modalités et les délais du versement de ces crédits.
Voir la questionM. Jacques Valax attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur la gestion des ressources en eau. Dans le contexte d'évolution climatique actuel, les enjeux du stockage de l'eau sont multiples : sécurisation des stocks fourragers pour les exploitations bovines et ovines, en particulier dans les secteurs géographiques dépourvus d'autres moyens d'alimentation en eau, sécurisation des cultures spécialisées (ail rose de Lautrec dans le Tarn, maraîchage, maïs, semences, etc.). Un projet de décret a été porté à la connaissance de la Chambre d'agriculture du Tarn fixant : "les règles de conception, d'entretien et d'exploitation des ouvrages de prévention des inondations et des submersions aptes à en assurer l'efficacité et la sûreté et portant diverses adaptations des règles de sûreté des ouvrages" dans sa version 2 du 26 octobre 2011. Pour la Chambre d'agriculture du Tarn, il est urgent que ces dispositions soient mises en oeuvre. En effet, les contraintes administratives portant sur les retenues d'eau d'un volume de moins de 50 000 m3 s'en trouveront réduites et le nombre de retenues existantes concernées dans le Tarn passerait de 1 080 à moins d'une centaine, ce qui modifierait complètement l'accompagnement à mettre en place pour respecter la réglementation et surtout les dépenses et les contraintes pour les propriétaires concernés. Cet allègement concernerait également les petites retenues en cours de création pour lesquelles le recours à un bureau d'études serait supprimé. Il souhaiterait donc connaître ses intentions sur ce dossier.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mercredi 25 janvier 2012 - Séance de 10 heures
M. Jacques Valax attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les conséquences pour les apiculteurs de la décision de la Cour de justice de l'Union européenne du 6 septembre 2011. Aujourd'hui, la coexistence des cultures OGM en plein champ et de l'apiculture semble impossible. Plus personne ne peut ignorer cette réalité. L'abeille reste un élément indispensable de l'environnement, de la biodiversité et un atout pour la pollinisation de nombreuses cultures. Elle pourrait tout simplement disparaître de nos campagnes par décision politique ou être accusée de disséminer des pollens OGM. Face à ce risque inadmissible, il apparaît donc important que le Gouvernement intervienne afin de protéger l'abeille, l'apiculture et les professionnels de ce secteur. Ces derniers proposent de suspendre immédiatement et de ne pas renouveler l'autorisation de culture en plein champ de maïs MON810, de bloquer l'avancée de tous les dossiers de plantes génétiquement modifiées, nectarifères ou pollinifères, de faire évaluer rigoureusement l'impact des plantes transgéniques sur les ruchers notamment les couvins et les abeilles hivernales et de rendre publics tous les protocoles de résultats, respecter le droit à la transparence pour les consommateurs. Le miel et les produits de la ruche devant rester des aliments sains et naturels, il souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur ce dossier.
Voir la questionM. Jacques Valax attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la forte augmentation des prix du carburant à la pompe. Le Gouvernement doit prendre vraiment la mesure de l'urgence sociale. Il s'agit là encore d'une atteinte de plus au pouvoir d'achat des ménages comme à celui des entreprises. L'Association nationale des consommateurs et des usagers vient de publier une étude sur l'évolution des prix des produits pétroliers sur dix ans. Cette dernière démontre que la marge aval des distributeurs connaît une hausse continue depuis 2001. Ainsi, si l'on compare la moyenne triennale de la période 2001-2003 à celle de la période 2008-2010, la marge sur l'essence passe de 7 à 9,6 centimes par litre, et la marge sur le gazole passe de 6,3 à 8,6 centimes. Ces augmentations, de l'ordre de 33 % sur sept années, sont plus de deux fois supérieures à l'inflation générale, et cette tendance haussière se confirme sur 2011. On constate des hausses également très significatives des marges de raffinage (9,3 centimes le litre en octobre 2011). La hausse continuelle des marges avals explique pourquoi, lorsqu'il y a baisse du cours du brut, celle-ci n'est jamais complètement répercutée à la pompe, alors que l'inverse n'est jamais vrai. Les masques tombent ! Il lui demande donc de bloquer le prix de l'essence par décret ; cette possibilité a déjà été utilisée par Pierre Bérégovoy en 1990 pour une durée exceptionnelle de six mois, se référant à l'article L. 410-2 du code du commerce.
Voir la questionM. Jacques Valax attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de la défense et des anciens combattants sur la réhabilitation des fusillés pour l'exemple de la guerre 1914-1918. Les historiens s'accordent sur le fait qu'il y a eu environ 600 soldats français fusillés pour l'exemple au cours de la Première Guerre mondiale sur jugement expéditif et arbitraire rendus par des conseils de guerre spéciaux. Une nouvelle fois, le 11 novembre 2011, la Ligue des droits de l'Homme, la Libre pensée et la RAC ont dénoncé cette injustice. En 2006, la Grande-Bretagne a quant à elle réhabilité, par voie législative, ses 306 soldats fusillés pour l'exemple. Pourtant le 11 novembre 2008, le Président de la République avait ouvert timidement ce dossier et, en juin 2010, le secrétaire d'État aux anciens combattants avait évoqué l'idée de la création d'une commission indépendante chargée de faire le point sur cette question. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures qu'il entend prendre pour réhabiliter pleinement, publiquement et collectivement, les fusillés pour l'exemple.
Voir la questionIntervention en séance publique
Intervention en séance publique
Intervention en séance publique
M. Jacques Valax attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la partie tarnaise de la RN 88. C'est pourquoi, compte tenu de l'attente forte de la population et des élus, il souhaite connaître aujourd'hui, et particulièrement pour la partie Albi-Rodez, un échéancier le plus précis possible des travaux et des engagements financiers de l'État en faveur de ce projet. En effet, les échéanciers fournis par la direction régionale de l'environnement et de l'aménagement ne font apparaître aucun engagement financier pour la partie de la RN 88 se situant sur la commune de Lescure-d'Albigeois.
Voir la réponse publiée le 09 décembre 2011M. Jacques Valax s'adresse à M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire. Après la fermeture des mines de charbon dans le Carmausin, par convention en 1982 puis par un avenant en 1999, l'État s'était engagé à financer intégralement la mise aux normes des voiries et des réseaux divers des cités minières de Blaye-les-Mines en vue de leur transfert dans le domaine public communal. Depuis l'an 2000, aucune subvention en provenance du FNADT n'a été attribuée à cette commune. Les populations qui ont vu au fil des années toutes les autres cités réhabilitées ressentent comme une injustice profonde le fait de vivre dans des logements insalubres car non raccordés à l'égout, desservis par des voiries dégradées, mal ou pas éclairées bien que la commune de Blaye fasse le maximum pour atténuer cet état de fait sur un domaine qui ne lui appartient pas. Il lui semble donc urgent et impératif que l'État honore ses engagements de solidarité qu'il a pris il y a maintenant près de trente ans envers les populations des cités minières en reconnaissance de tout ce qu'elles ont donné à notre Nation. La commune de Saint-Benoît-de-Carmaux n'a obtenu quant à elle qu'un financement à hauteur de 75 % des travaux alors qu'un financement à 100 % est prévu par convention. Il lui demande donc de lui préciser quand ces deux communes vont bénéficier enfin de l'ensemble de ces crédits.
Voir la réponse publiée le 20 mai 2011M. Jacques Valax attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur le devenir du service des urgences de la polyclinique Sainte-Barbe de Carmaux. Cette polyclinique dessert un bassin de vie important qui comprend le carmausin mais aussi une partie du sud de l'Aveyron. Une réduction de son activité et une éventuelle fermeture du service des urgences remettraient en cause les principes d'égalité devant les soins et devant la santé. Cette situation est d'autant plus inquiétante que l'indice de vieillissement et le rapport du nombre de personnes de 65 ans et plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans s'établit à 100,5 pour le Tarn Nord, alors que la moyenne nationale est de 67. Le vieillissement de la population tarnaise va donc très rapidement générer de nouveaux besoins en matière de soins. L'honorable parlementaire considère que la politique de santé publique doit représenter un véritable instrument de combat contre les déséquilibres territoriaux. La polyclinique Sainte Barbe de Carmaux permet par son activité de lutter activement contre le développement d'inégalité relative à la démographie médicale et surtout à l'accès aux soins. Autant de défis qu'il appartient à l'État de relever pour que chacun puisse bénéficier de la même qualité de soins sur l'ensemble de notre territoire. La forte mobilisation des élus locaux et les nombreuses manifestations pour sauver les urgences de cette polyclinique démontre l'attachement de la population tarnaise pour maintenir ce service de proximité dans le nord du Tarn. Il souhaite donc connaître les engagements du Gouvernement afin de maintenir un service d'urgences sur le territoire carmausin, de maintenir une offre de soins répondant réellement aux besoins de cette population et permettre ainsi une égalité réelle d'accès aux soins pour ce bassin de vie.
Voir la réponse publiée le 10 décembre 2010M. Jacques Valax attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur la mise rapide en 2x2 voies de la RN 88 entre Albi et Lyon. Comme M. le ministre d'État le sait, le sud du Massif central dispose d'atouts réels tels que la présence d'agglomérations qui jouent un rôle de métropoles d'équilibre au niveau régional de filières économiques à forte valeur ajoutée, d'équipements de formations supérieures et performants ainsi qu'une richesse paysagère et environnementale. Cependant, cette zone du sud du Massif central souffre d'un réel enclavement lié à cette situation géographique. La modernisation de l'axe Toulouse-Lyon s'inscrit dans un objectif de maillages routiers cohérents et de qualité. Il tient à rappeler les promesses du CIAT de 1993 : « s'il reste une 2x2 voies à aménager en France c'est la RN 88 et ceci pour deux raisons : par souci d'équité territoriale et pour répondre aux exigences du développement durable ! ». Le 26 mai 2009, avec J.M. Pastor, sénateur du Tarn, une réunion publique a été organisée à Tanus. Près de 500 personnes ont répondu à cette invitation afin d'exprimer leur espoir de voir se réaliser concrètement cette mise en 2x2 voies entre Toulouse et Séverac-le-Château. Lors de cette soirée, une motion a été élaborée puis a été soumise à l'ensemble des communes concernées qui l'ont toutes très largement adoptée. Dans cette motion, il a été demandé à l'État la mise en 2x2 voies de la RN 88 le plus rapidement possible et enfin l'inscription par l'État des crédits nécessaires à la réalisation de cet aménagement. Suite au succès de cette manifestation, cinq présidents de CCI des départements de l'Aveyron, de la Haute-Garonne, du Tarn ont signé cette motion ainsi que le président de la CRCI. Ensemble, représentants des élus et des socioprofessionnels et lui-même ont rencontré le préfet de région le 27 août 2009. Cette confrontation avec le préfet a permis de faire avancer le dossier de la RN 88 en 2x2 voies. Premièrement, il a pu être obtenu de l'État la certitude que la modernisation de la RN 88 serait faite entre Albi et Rodez le plus tôt possible, les premiers coups de pioche seront donc donnés en 2010 section Saint-Jean-Lamothe et la section Croix-deux-Mille-Tanus et il a été confirmé que la totalité de l'itinéraire jusqu'à Rodez serait terminé d'ici 2014. Il a été confirmé également que la section Rodez-Séverac-le-Château devrait être réalisée à partir de 2015. Par ailleurs, comme M. le ministre d'État le sait, l'État avait demandé aux collectivités territoriales qui sont appelées à cofinancer ce programme de la compétence de l'État d'avancer l'intégralité de l'investissement. Cela aurait supposé un engagement hors normes pour la région et les départements. Mais devant notre mobilisation le préfet a tenu à nous rassurer. L'État s'engagera très rapidement et très clairement sur les échéanciers et ses propres versements : il y travaille activement. Il l'aura donc compris, la détermination et la motivation des élus et des socioprofessionnels sur ce dossier sont fortes. La modernisation de cet axe Toulouse-Lyon doit permettre la création d'une colonne vertébrale ouest-est du Massif central et s'inscrit dans un maillage routier cohérent et de qualité pour devenir un axe européen fort. Le conseil régional de Midi-Pyrénées et le conseil général du Tarn sont prêts une nouvelle fois à participer financièrement. Mais, il n'est nullement question que l'État se défausse sur ces collectivités locales et avance les fonds de l'État. C'est pourquoi, compte tenu de l'attente forte de la population et des élus, il souhaite connaître, aujourd'hui, plus particulièrement pour la partie Albi-Rodez, un échéancier le plus précis possible des travaux et les engagements financiers de l'État en faveur de ce projet.
Voir la réponse publiée le 28 avril 2010Assemblée nationale
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