1ère séance : Questions au Gouvernement ; Mise en oeuvre du principe de précaution ; protection de l'identité (Nouvelle lecture)
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Guadeloupe (3ème circonscription)
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Apparenté Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Mercredi 25 janvier 2012 - Séance de 10 heures
Mme Jeanny Marc interroge Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la mise en oeuvre en Guadeloupe des mesures en faveur du logement étudiant. À l'occasion de la conférence nationale sur le logement étudiant, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche a annoncé douze mesures destinées à remédier à la pénurie de logements et plus particulièrement un doublement du nombre de places d'ici 2020. En France et plus singulièrement en Guadeloupe, le poste budgétaire "logement" constitue la principale source d'inquiétude et le poste le plus important de dépenses pour les étudiants. L'accroissement des exigences des bailleurs en matière de caution personnelle, contraint de nombreux étudiants à accepter d'être logés dans des logements peu décents et aux prix exhorbitants. Elle lui demande de lui préciser les modalités de mise en oeuvre en Guadeloupe des douze mesures pour le logement étudiant, notamment sur les volets objectifs quantitatifs en termes de logements et les moyens de protection des étudiants des abus dont ils sont victimes.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 7 décembre 2011 - Séance de 9 heures 30
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Mercredi 23 novembre 2011 - Séance de 10 heures 45
Intervention en réunion de commission
Mercredi 23 novembre 2011 - Séance de 10 heures 45
Mme Jeanny Marc interroge Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le bilan de l'arrivée massive des algues brunes sur les côtes de la Guadeloupe. Durant plus de trois mois (de juillet à octobre 2011), les communes du littoral de la Guadeloupe ont été confrontées à l'arrivée massive d'algues brunes dites " Sargasses ". Cette situation a eu pour conséquences notamment de porter des atteintes graves et irrémédiables à la faune (décès d'iguanes, oeufs de tortues détériorés) mais aussi d'impacter fortement l'activité économique de l'ensemble de l'archipel. Les collectivités locales de Guadeloupe ne sont pas restées inactives et ont mené de nombreuses actions pour tenter de contenir la propagation de ce fléau. Toutefois, les efforts consentis par ces collectivités n'ont pas permis de lutter efficacement contre ce phénomène dont on ignore encore les conséquences sur la santé. Compte tenu des incertitudes importantes sur les conséquences écologiques, sanitaires et économiques de la prolifération des algues brunes sur le littoral et les plages de Guadeloupe, elle lui demande de lui indiquer si il sera institué pour la Guadeloupe un plan gouvernemental de lutte contre les algues brunes à l'instar de celui présenté le 21 février 2010 pour lutter contre les algues vertes en Bretagne.
Voir la questionMme Jeanny Marc interroge M. le ministre auprès du ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes, sur la position de la France suite à l'initiative de l'Allemagne visant à remettre en cause le programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD). Le programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD) initié après l'hiver 1986 par la Commission européenne permet aujourd'hui d'apporter une aide alimentaire à 13 millions d'individus dans 19 États membres de l'Union européenne. L'initiative de l'Allemagne de mettre en cause le financement du PEAD, qui fournit de l'aide alimentaire à plus de 240 banques alimentaires, a envoyé un signal négatif en temps de crise économique. Le jugement défavorable au PEAD de la Cour européenne de justice et la décision de la Commission européenne de réduire le volume d'aide alimentaire de 500 à 111 millions d'euros pour 2011 et 2012 auront pour conséquences de ne permettre d'assurer qu'à peine le cinquième des besoins des associations humanitaires européennes. En Guadeloupe, ce mécanisme de distribution alimentaire bénéficie à 2 730 familles démunies. Les aides du PEAD représentent jusqu'à 52 % des denrées alimentaires distribuées. En raison des éléments sus-exposés, elle lui demande de lui préciser la stratégie que le Gouvernement entend poursuivre pour convaincre ses partenaires politiques européens (Allemagne et Grande-Bretagne) de pérenniser l'objectif de sécurité alimentaire afin d'offrir aux associations humanitaires la capacité de poursuivre leurs actions.
Voir la réponseIntervention en séance publique
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Mme Jeanny Marc interroge Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur les conditions de mise en oeuvre en Guadeloupe des dispositions du projet de loi relatif à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques. Le schéma actuel d'organisation des soins en Guadeloupe laisse présager de nouveaux déséquilibres notamment en ce qui concerne l'épidémiologie, l'offre de soins et les équipements. En matière d'épidémiologie et selon les données fournies par le plan stratégique de santé en Guadeloupe, le recours à l'hospitalisation sous contrainte est très significativement plus élevé que dans l'hexagone (3 à 4 fois plus). Ainsi en 2010, 14 % des patients hospitalisés en psychiatrie publique dans le département l'ont été sous forme d'hospitalisation d'office (186 sur 1349) et 47 % en hospitalisation à la demande d'un tiers (635 sur 1349), soit au total 59 % des patients. Ces internements représentent au total 48 % des séjours. Ces hospitalisations sous contraintes correspondent à des troubles psychotiques compliqués de conduites addictives. Le pronostic de ces situations est aggravé par d'importants facteurs psychosociaux (familles monoparentales, fort taux de chômage et de recours aux minima sociaux, situations de précarité, violences sexuelles, etc.). En ce qui concerne l'offre de soins, la sous-densité médicale est particulièrement préoccupante : les unités d'hospitalisations ont un taux d'occupation d'environ 95 %, qui ne permet pas la multiplication des séjours longs. Les capacités d'accueil (en places effectivement installées) d'hébergement de personnes âgées ou handicapées sont très inférieures au taux national, ce qui prolonge les hospitalisations de ce type en secteur de psychiatrie. Il n'existe pas de centre d'accueil et de crise ou de réels « lits-portes » d'urgence psychiatrique. Il n'existe pas de dispositif d'hospitalisation des détenus (HSA) installé. Pour ce qui est des équipements, le nombre d'experts en Guadeloupe est insuffisant pour faire face à la fois aux besoins actuels et aux nouvelles missions prévues. Les instances judiciaires sont surchargées de dossiers, avec des temps de traitement qui seront difficilement compatibles avec les nouvelles dispositions. Les effectifs soignants déjà restreints, ainsi que les difficultés de transport sanitaire, rendent très difficiles les accompagnements des usagers aux audiences sans préjudice de la sécurité des services. Ni les hôpitaux, ni les tribunaux ne sont équipés de systèmes de vidéotransmission fiables et confidentiels. Compte tenu des déséquilibres constatés, une extension immédiate de ces nouvelles dispositions en Guadeloupe pourrait conduire soit à des procédures illégales au détriment des droits des usagers, soit à des invalidations automatiques de mesures de soins sans consentement, donc porteuses de risques. Elle lui demande, dans un premier temps, de saisir la direction générale de l'offre de soins afin de mesurer les conséquences en Guadeloupe de l'extension des dispositions relatives à la réforme de la psychiatrie et dans un second temps, de lui faire état de ses préconisations en matière de prise en charge globale des malades mentaux en Guadeloupe.
Voir la questionMme Jeanny Marc attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur les moyens humains, budgétaires et matériels des services judiciaires de Guadeloupe. Les récentes manifestations des magistrats ont exprimé en premier lieu un idéal qui donne à la justice la place institutionnelle lui permettant d'assurer effectivement la garantie des droits et d'établir l'égalité des justiciables dans un État de droit. En Guadeloupe, l'observatoire national de la délinquance et des réponses pénales faisait constater que, sur la période 2009-2010, l'archipel se situait au deuxième rang des départements les plus violents de France juste derrière la Seine-Saint-Denis. En cinq ans, les vols avec violence, les violences sexuelles et les affaires auxquelles sont liés les mineurs ont triplé. Autre phénomène inquiétant, le taux de récidive pour ces mêmes délits atteint des taux 1,5 fois supérieurs à ceux enregistrés en France hexagonale. De plus, le rapport de l'inspection générale des services judiciaires de janvier 2011 dresse un constat accablant sur le fonctionnement du tribunal de grande instance de Pointe-à-Pitre. On y apprend qu'il y manque deux magistrats, trois juges d'application des peines et huit fonctionnaires du greffe. Dans les autres services judiciaires et pénitentiaires du département, les besoins sont tout aussi importants. Par ailleurs, un autre rapport faisant suite à la mission d'information conduite par les sénateurs Cointat et Frimat s'inquiète de l'importance des dysfonctionnements de la justice aux Antilles-Guyane et plus singulièrement en Guadeloupe. En dépit de leur parfaite motivation à vouloir assurer la continuité du service de justice, les magistrats et les personnels de justice rencontrés récemment ont fait part ces dernières semaines de ce que l'on pourrait qualifier de véritable souffrance au travail tant les moyens humains et matériels sont défaillants. L'analyse des moyens et budgets prévus pour leurs juridictions permet de démontrer que ces derniers sont en baisse alors que, dans d'autres départements où l'activité est moins importante, ils sont en hausse. Depuis 2004, c'est à une véritable boulimie législative qu'ont dû faire face les services de justice de Guadeloupe et tout cela, bien entendu, sans véritables moyens budgétaires et humains pour pouvoir l'appréhender efficacement. Les magistrats sont d'autant plus inquiets qu'ils ne connaissent pas encore les moyens qui leur seront attribués pour appliquer dans les prochaines semaines les dispositions prévues dans la récente réforme de la garde à vue et dans le projet de loi relatif au droit des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge examiné actuellement au Parlement. Il est tout de même important de préciser sur ce dernier point que le parquet n'a aujourd'hui plus les moyens humains et financiers nécessaires pour expertiser la dangerosité des justiciables. Dès lors et au regard de tous ces éléments, comment prendre en compte le quotidien des victimes qui ne sont pas protégées ? Le service judiciaire de Guadeloupe a aujourd'hui besoin d'un véritable plan Marshall. Les personnels de justice et les magistrats accorderont du prix aux engagements que prendra le ministère de la justice pour doter en moyens humains, matériels et financiers, une justice en Guadeloupe suffisamment indépendante pour ne plus être faible devant les forts et dure avec les faibles, une justice accessible à tous et d'abord aux plus modestes, une justice plus rapide, qui lutte efficacement contre la récidive et qui protège les victimes. Elle lui demande de quels moyens disposeront les services judiciaires de Guadeloupe pour rendre suffisamment performants et organisés les pôles justice des mineurs, instances et affaires familiales, parquet et traitement du contentieux pénal.
Voir la réponse publiée le 18 mai 2011Mme Jeanny Marc attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur les raisons de la restriction du champ d'application dans les départements d'outre-mer des dispositions prévues dans la circulaire du 1er juin 2010 relative au prêt à l'amélioration de l'habitat pour les assistants maternels. La mesure introduite par l'article 79 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010 ouvre le dispositif du prêt à l'amélioration de l'habitat (PAH) aux assistants maternels. Or ce dispositif exclut les DOM de son champ d'application. Et pourtant, les quatre départements et régions d'outre-mer occupent les quatre dernières places en matière d'accueil d'enfants âgés de 0 à 3 ans avec des taux de satisfaction de la demande aux alentours de 8 % à 18 %. Dans le même temps, les départements occupant les quatre premières places obtiennent des résultats avoisinant les 77 %. Depuis l'entrée en vigueur de la loi du 9 juin 2010 relative à la création de maisons d'assistants maternels et portant dispositions diverses relatives aux assistants maternels, 144 projets de créations de maisons d'assistants maternels ont été recensés en Guadeloupe. Cependant, 82 des 144 demandes (57 %) ont été rejetées en raison de l'absence de conformité des logements. Pour sortir de cette impasse, il est impératif de mobiliser de nouveaux crédits pour permettre de transformer ces logements et ainsi améliorer l'offre d'accueil des enfants. Compte tenu de l'intérêt d'un grand nombre de familles pour ce nouveau mode de garde et en raison de la situation de l'emploi en Guadeloupe, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures complémentaires qui pourraient être mises en oeuvre afin d'offrir aux porteurs de projets l'opportunité de transformer les logements qui seront dédiés à l'exercice de leur profession dans les maisons d'assistants maternels.
Voir la questionMme Jeanny Marc attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargé des collectivités territoriales, sur le fait que le Parlement a définitivement adopté le projet de loi réformant les collectivités territoriales, qui prévoit notamment la création de conseillers territoriaux. Dans les départements et régions d'Outre-mer (DROM) aborder la question de l'évolution institutionnelle soulève une ambiguïté tout à fait particulière, en raison de la superposition sur un même territoire de deux collectivités locales. Afin de satisfaire aux exigences posées par les dispositions inscrites au titre XII de la Constitution dans un contexte de réforme nationale de l'organisation territoriale, le Gouvernement a procédé à un double référendum local en janvier 2010 dans les départements de la Martinique et de la Guyane : l'un portant sur l'accroissement de l'autonomie des collectivités concernées et l'autre sur la création d'une assemblée unique. En ce qui concerne la Guadeloupe, également DROM, il convient de noter que contrairement à la Guyane et à la Martinique, la Guadeloupe est inscrite, au même titre que les autres territoires de l'hexagone, dans le texte adopté, conformément au principe de « l'identité législative » auquel sont soumis tous les départements français. Or, en juin 2009, à l'occasion de la visite du Président de la République en Guadeloupe, suite à la survenance d'une crise sociale longue et largement médiatisée, les élus locaux du département ont demandé au chef de l'État de disposer d'un délai de 18 mois afin d'examiner la pertinence d'une sollicitation du Gouvernement afin que celui-ci mette en oeuvre un référendum local dans les conditions posées par l'article 73 de la Constitution, demande qui a été acceptée. Pourtant, c'est avec regret que les élus de la Guadeloupe ont exprimé tout au long du débat parlementaire, leur inquiétude quant à l'impossibilité qui leur était offerte, de pouvoir ne serait-ce qu'informer la population qu'ils représentent, sur l'avenir des institutions de leur territoire tant, ils ont été écartés des discussions qui les concernaient au premier chef. En effet, si la Constitution dispose à son article 73 que : « La création par la loi d'une collectivité se substituant à un département et une région d'outre-mer ou l'institution d'une assemblée délibérante unique pour ces deux collectivités ne peut intervenir sans qu'ait été recueilli le consentement des électeurs inscrits dans le ressort de ces collectivités. » - l'article 72-4 lui est antagoniste, puisqu'il rappelle que : « Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement ... peut décider de consulter les électeurs d'une collectivité territoriale située outre-mer sur une question relative à son organisation, à ses compétences ou à son régime législatif... ». Alors, si l'article 73 pose une obligation de consultation des populations concernées, et que l'article 72-4 ne pose qu'une faculté offerte au Président de la République de consulter les électeurs, eu égard au traitement qui nous a été accordé à l'occasion de cette réforme, il apparaît aujourd'hui primordial que s'ouvre un débat sur une révision sur les dispositions constitutionnelles susdites afin de clarifier cette ambiguïté. La réforme des institutions est indispensable, mais pas au détriment des valeurs démocratiques qui animent l'esprit du texte fondateur de notre République. Les 18 mois de délai accordé à la Guadeloupe pour bâtir un projet arriveront à terme en janvier 2011. Le congrès, qui doit se réunir très prochainement sous la houlette du conseil régional, devra être à même de proposer le cadre d'un projet sociétal guadeloupéen, permettant au gouvernement de consulter la population une nouvelle fois. Il est indéniable que les Guadeloupéens demeurent profondément attachés à la France, il n'en demeure pas moins vrai, qu'ils accordent une importance capitale sur la question de l'évolution institutionnelle pour asseoir définitivement leur choix et, au besoin de réaffirmer leur ancrage dans la République française. En effet, trop d'extrapolations sont possibles, trop de doutes sur la stabilité des dispositifs législatifs sont envisageables, grevant au final l'essor économique de notre Guadeloupe. Elle demande donc au Gouvernement de clarifier les dispositions constitutionnelles qui demeurent ambiguës.
Voir la réponse publiée le 10 décembre 2010Mme Jeanny Marc attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur l'outre-mer, oublié de la PAC réformée. Avec la réforme de la PAC attendue d'ici à 2013, ce sont des promesses d'augmentation des chiffres du chômage pour les 9 000 emplois que génère la filière agricole de notre département. Successivement, la banane et la canne, deux cultures essentielles pour notre économie, ne seront plus subventionnées avec la libéralisation des marchés. Ce seront plus de vingt mille agriculteurs jetés à la rue et sans avenir, dont il faudra envisager une reconversion, quand on connaît le caractère contraint de l'espace économique qu'offre nos départements, cet exercice relève de la pure utopie. Elle l'interroge sur l'avenir de ces 20 000 agriculteurs pour lesquels la PAC n'envisage aucune reconversion aucune formation vers des filières à fortes valeurs ajoutées que préconise nos chercheurs. La PAC réformée ne prévoit aucune étude prospective à la recherche de nouvelle filière pouvant correspondre aux besoins alimentaires de nos départements. Actuellement la production locale couvre à peine 50 % des besoins alimentaires alors le marché intérieur offre des potentialités et des possibilités pour la création de richesses et d'emploi. Elle s'étonne que le volet de formation et prospection ne se soit pas pris en compte dans la PAC réformée. L'agriculture et le développement rural sont des axes essentiels de la politique régionale de l'Union européenne en Guadeloupe. Son enjeu consiste à consolider l'activité agricole, de manière à développer le taux de couverture des besoins alimentaires par la production locale. Les mesures entreprises devaient concerner la modernisation des structures, la diversification des produits ainsi que le perfectionnement de leur transformation et de leur commercialisation. À ce jour aucun dispositif ne permet de mesurer ou d'évaluer en outre-mer l'impact et l'efficacité des mesures énoncées. Par ailleurs, la reconversion des périmètres bananiers se heurte à des limites, en raison de l'utilisation de produits organochlorés qui excluent aujourd'hui toute culture maraîchère sur les sols pollués. Elle lui demande donc ce que prévoit la PAC réformée en faveur des agriculteurs victimes de l'irresponsabilité de l'État qui a permis l'utilisation des produits interdits par l'Union européenne, quand on sait que le plan d'urgence arrêté en 2008 par Monsieur le Premier ministre ne connaît aucun impact visible sur le terrain.
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Numéro de la place occupée : 619
(la zone en rouge situe le banc)