Commission des affaires européennes : Bâle III; Espace Schengen; Directive des normes de protection internationale
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Saint-Pierre-et-Miquelon (1ère circonscription)
Mandat en cours

Apparenté Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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3ème séance : PLF 2011 (seconde partie) : OUTRE-MER (suite)
Travaux récents
Mme Annick Girardin alerte M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur les risques pour l'activité économique et les libertés publiques en France que font peser deux projets de législation en cours de discussion devant les chambres du congrès des États unis d'Amérique. En effet, ces deux textes, respectivement adoubés des sobriquets SOPA et PIPA, ont pour finalité de permettre aux grandes sociétés de distribution audiovisuelle d'obtenir par des procédures expéditives des mesures de censure à l'encontre de tout outil de diffusion de contenus sur internet, et ce à l'échelle internationale. En l'état du texte, qui est encore susceptible d'évolution, voire d'aggravation, les principaux outils en ce sens sont les suivants : possibilité d'exclure toute adresse internet des registres DNS qui sont exclusivement gérés depuis les États-unis (seul un accès direct par adresse IP permettrait d'accéder au site ainsi censuré) ; mesures de rétorsion à l'encontre de tout site ou moteur de recherche renvoyant vers les sites censurés ; sanctions financières à l'encontre de sites à l'international, notamment via la captation de tout revenu publicitaire transitant via les États-unis ; mesures à l'encontre de sites qui ne mettraient pas en oeuvre suffisamment de mesures de prévention et de contrôle. Pire, la formulation de nombreuses définitions pour la mise en oeuvre de ces sanctions est tellement vague que ces deux textes constituent la porte ouverte à de nombreux abus et dérives. Potentiellement, ce sont l'ensemble des médias et réseaux sociaux fondés sur l'internet qui sont menacés de censure généralisée ou, tout simplement, de fermeture. Aussi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement français est sensibilisé à ces risques et quels contacts ont été pris avec les autorités des États unis d'Amérique afin de les prévenir.
Voir la questionMme Annick Girardin interroge Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur l'applicabilité aux associations situées dans les collectivités d'outre-mer, et tout particulièrement à Saint-Pierre-et-Miquelon, des dispositions récemment introduites à l'article 200 du code général des impôts afin d'ouvrir, sous certaines conditions, un droit à déduction fiscale pour les contribuables de France métropolitaine qui effectuent des dons à des organisations caritatives situées dans des États de la Communauté européenne ou de l'espace économique européen. En effet, les collectivités d'outre-mer dotées de la compétence fiscale sont considérées comme des pays étrangers en matière d'imposition. Or il s'agit manifestement de parties d'un État membre de la Communauté européenne, en l'espèce la France. Aussi, elle lui demande la confirmation que ce droit nouveau ouvert à l'article 200 du code général des impôts est susceptible de s'appliquer aux organismes caritatifs des collectivités d'outre-mer tout autant qu'à ceux des autres pays européens.
Voir la questionMme Annick Girardin alerte M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la décision de modifier la notation de l'épreuve de mathématiques au baccalauréat scientifique. En effet, la décision de ne pas prendre en compte un exercice de l'épreuve ne pénalise pas seulement les élèves métropolitains mais également les élèves ultramarins au nom du principe d'égalité. Aussi, elle lui demande des précisions quant aux intentions du Gouvernement afin de trouver une solution plus équitable qui prendrait en compte l'ensemble des candidats au baccalauréat scientifique de 2011.
Voir la réponseIntervention en séance publique
Intervention en réunion de commission
mardi 8 novembre 2011 - 11 h 30
Mme Annick Girardin alerte M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur les blocages à la mise en oeuvre des dispositifs de réserve, qu'elle soit citoyenne ou opérationnelle, à Saint-Pierre-et-Miquelon. En effet, les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon intéressés par un service en tant que réserviste se sont systématiquement vus opposer une impossibilité de ce faire pour les Saint-Pierrais et Miquelonnais. Or aucune disposition législative ou réglementaire n'empêche l'applicabilité dans cet archipel des dispositions concernées du code de la défense, puisque ce code est applicable de plein droit dans la collectivité en vertu du principe d'identité législative. Il semblerait que seules des difficultés d'ordre pratiques et organisationnelles puissent expliquer ce phénomène. Compte tenu de l'attachement viscéral des habitants de l'archipel à la défense de la Nation, elle lui demande des précisions quant aux mesures pratiques qui pourront être mises en oeuvre de façon urgente afin d'offrir aux Saint-Pierrais et Miquelonnais la possibilité de servir en tant que réservistes au même titre que l'ensemble des autres Français.
Voir la questionMme Annick Girardin alerte Mme la ministre des sports sur l'échec de la candidature de la ville d'Annecy pour les Jeux olympiques d'Hiver de 2018. En effet, la candidature d'Annecy n'a recueilli que sept voix du comité olympique et ce mauvais score qui n'est pas le premier pour une ville française candidate à l'organisation de Jeux olympiques. Aussi, elle souhaiterait connaître les mesures qu'envisage de prendre le Gouvernement afin de permettre à une ville française qui le souhaiterait de pouvoir organiser des Jeux olympiques et de lui donner une meilleure structure pour sa promotion.
Voir la questionMme Annick Girardin interroge M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la création et la généralisation du dispositif de participation citoyenne. Cette mesure d'inspiration anglo-saxonne institue la surveillance du voisinage par les riverains eux-mêmes afin de lutter contre la délinquance dite "d'appropriation". Or il s'avère que les expérimentations menées dans différents départements n'ont pas rencontré l'adhésion de la population. Aussi, elle interroge le ministre sur la pertinence d'une telle mesure.
Voir la questionMme Annick Girardin attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des Français de l'étranger, sur la mise en place de circonscriptions électorales pour l'élection des députés lors des législatives de 2012. En effet, la 11e circonscription qui va de la Russie à la Nouvelle-Zélande, couvrant les deux tiers du continent asiatique et l'Océanie présente, en son sein, énormément de différences économiques, géographiques mais aussi au niveau de l'intérêt de la France. Par conséquent, elle l'interroge sur la pertinence d'une telle circonscription et demande si celui-ci n'envisagerait pas un redécoupage des circonscriptions afin de représenter, au mieux, les intérêts des Français de l'étranger résidant dans cette région tout en tenant compte des contraintes et exigences constitutionnelles dans ce domaine.
Voir la questionMme Annick Girardin attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la récente nomination à la tête de la Banque centrale européenne. Or le dirigeant nommé a travaillé dans la branche européenne de la banque Goldman Sachs entre 2002 et 2005 au moment même où la banque a aidé la Grèce à dissimuler une partie de sa dette publique. Dans un contexte de crise de la dette publique européenne, elle souhaiterait indiquer que cette nomination pourrait s'apparenter à un conflit d'intérêt.
Voir la questionMme Annick Girardin attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'État sur le maintien de la mesure permettant aux épargnants ultramarins d'investir dans des fonds de proximité en contrepartie d'une réduction d'impôt à hauteur de 50 % de la souscription. Cette mesure est vitale pour l'outre-mer car elle permet de maintenir l'activité des petites et moyennes entreprises ultramarines. Elle demande quelles solutions pouvons-nous mettre en oeuvre pour lever les doutes quant à l'efficacité de cette mesure, inscrite en loi de finances à l'initiative des députés socialistes et radicaux de gauche, nécessaire pour l'économie de l'outre-mer.
Voir la questionMme Annick Girardin attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le procès-verbal dressé par l'Autorité de sûreté nucléaire le 6 juin 2011 concernant la construction de l'EPR de Flamanville. Ce procès-verbal a mis en évidence un certain nombre d'accidents du travail sur le chantier qui ont été dissimulés. Aussi, elle souhaite connaître les intentions du Gouvernement afin d'obliger les entreprises travaillant sur un chantier aussi important que celui de la construction de l'EPR à respecter la législation en vigueur.
Voir la questionMme Annick Girardin appelle l'attention de Mme la ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargée de l'outre-mer, sur les mesures qui pourront être prises pour préserver l'équité de la réforme du "passeport-mobilité". Le minimum d'équité serait de permettre à tout jeune d'outre-mer de pouvoir poursuivre des études supérieures, au même titre qu'un autre jeune Français ; c'est toute la raison d'être du dispositif "passeport-mobilité". Or l'unique solution pour les jeunes de Saint-Pierre-et-Miquelon est de se rendre en métropole, puisqu'à l'inverse d'autres collectivités d'outre-mer, il n'existe aucune structure d'enseignement supérieur dans l'archipel. À Saint-Pierre-et-Miquelon, la poursuite d'études supérieures en métropole repose quasi exclusivement sur l'attribution de bourses de la collectivité territoriale. Sans adaptation de la réforme du « passeport-mobilité » à cette spécificité de l'archipel, les étudiants ne percevront plus alors que 50 % de l'aide « passeport-mobilité » alors qu'hier encore, tous bénéficiaient de 100 % de cette aide. À l'heure où l'archipel se voit imposer comme partout ailleurs les plafonds de ressources nationaux, il serait absolument inacceptable que les boursiers locaux aient à subir ce coup supplémentaire du fait d'une insuffisante prise en compte de nos spécificités. En effet, les données fournies par les services de l'État montrent que l'application des plafonds de ressources à Saint-Pierre-et-Miquelon conduira déjà à exclure 21 % de nos étudiants du dispositif d'aide, contrairement à l'engagement du Gouvernement à ce que 93 % des personnes qui bénéficiaient de l'aide l'année dernière puissent continuer à en bénéficier cette année. Si de surcroît l'intégralité de ceux-ci ne devait plus percevoir que la moitié de l'aide, ce texte aurait pour conséquence directe de contraindre certains de jeunes de Saint-Pierre-et-Miquelon à renoncer à leurs études pour des raisons financières. Aussi, comme le ministère de l'outre-mer et le préfet de Saint-Pierre-et-Miquelon s'y sont déclarés favorables, elle lui demande des précisions quant aux moyens urgents qui pourront être mis en oeuvre afin de permettre la prise en compte des bourses locales au même titre que les bourses nationales pour l'attribution des aides « passeport-mobilité » à Saint-Pierre-et-Miquelon.
Voir la réponse publiée le 04 mars 2011Mme Annick Girardin interroge Mme la ministre de la santé et des sports sur l'avenir des petits hôpitaux et notamment sur la fermeture, prévue en 2012, des services de chirurgie qui réalisent moins de 1 050 interventions par an. Elle tient à lui rappeler la réalité locale particulière de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le faible taux de population et l'isolement géographique de l'archipel ne permettent pas de garantir un grand nombre d'interventions chirurgicales par an et, en cas de fermeture de ce service dans notre hôpital, comme cela serait susceptible d'arriver en 2012, c'est toute la population de Saint-Pierre-et-Miquelon qui se trouverait privée d'un service essentiel à sa survie, sans autre solution de repli que de se rendre au Canada voisin ou en métropole pour obtenir des soins. Étant donné l'urgence que nécessitent certaines interventions et le coût d'un transport compliqué en dehors de l'archipel, la fermeture de notre service chirurgical local représenterait une menace grave et injuste pour la santé des Saint-Pierrais et des Miquelonnais. De plus, il est également prévu que les hôpitaux pratiquant entre 1 050 et 1 500 interventions annuelles soient contraints d'augmenter leur activité dans un délai de trois ans, via notamment une mutualisation de leurs moyens avec des établissements voisins. Or Saint-Pierre-et-Miquelon se verrait dans l'impossibilité de respecter une telle condition, les hôpitaux voisins les plus proches se trouvant au Canada ou en métropole. Aussi elle lui demande si cette réforme a vocation à s'appliquer à Saint-Pierre-et-Miquelon et, si tel était le cas, de bien vouloir prendre en compte les particularités de l'archipel pour ne pas faire de cette réforme une réforme profondément injuste et dangereuse pour la santé de ses habitants.
Voir la questionMme Annick Girardin attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur les inquiétudes de la Fédération hospitalière de France concernant le gel brutal d'une partie des crédits d'aide à la contractualisation, qui permet essentiellement d'assurer les investissements nécessaires à la modernisation des équipements, ainsi que la mise en oeuvre des réorganisations de l'offre de soins. Ceci est d'autant plus important pour les hôpitaux publics que ceux-ci sont déjà fortement pénalisés par la sous-évaluation des missions d'intérêt général, qui ne représentent que 16 % des dépenses hospitalières, un chiffre très inférieur aux standards internationaux comme aux évaluations des coûts réels assumés par les établissements. Cette « mise en réserve » de crédits conduirait les hôpitaux publics à devenir la seule variable d'ajustement du budget de la santé, ce qui apparaîtrait d'autant plus inéquitable que « l'effort de maîtrise des volumes » évoqué par la circulaire budgétaire ne fait appel à aucun référentiel médical. Alors que les dépassements constatés proviennent uniquement de l'augmentation des volumes d'actes réalisés, il serait pour le moins paradoxal de pénaliser ainsi de la même manière tous les établissements, sans tenir compte d'une évaluation de leurs pratiques. Il importe, pour maîtriser les dépenses sans nuire à la qualité des soins, de mettre en oeuvre un véritable mécanisme d'évaluation de la pertinence des actes. Aussi, elle lui demande quelles mesures compte prendre le Gouvernement pour assurer la qualité et la pertinence des soins afin de parvenir à une véritable égalité dans l'accès aux soins de nos concitoyens. Elle l'interpelle également sur le rôle qu'auraient à jouer à ce titre l'assurance maladie et la Haute autorité de santé.
Voir la questionMme Annick Girardin rappelle à Mme la ministre de la santé et des sports que les articles 13 et 35 de la loi n° 87-563 du 17 juillet 1987 prévoient que les retraites à Saint-Pierre-et-Miquelon "sont revalorisées d'un taux différent, par arrêté des ministres chargés de la sécurité sociale et du budget, en cas d'évolution des prix à Saint-Pierre-et-Miquelon différant de celle constatée en métropole". À l'heure où le Gouvernement est sur le point de statuer sur la prochaine revalorisation, il importe de rappeler que la demande de 6,32 % formulée au niveau local constitue la stricte application mathématique de cette disposition législative et qu'il serait à la fois incompréhensible et contraire à la loi d'aboutir, par un raisonnement d'opportunité budgétaire, à une revalorisation moindre. En outre, la réforme de ce dispositif de revalorisation afin de la rendre désormais automatique et de l'étendre aux pensions de l'ENIM à Saint-Pierre-et-Miquelon, en application de l'amendement adopté à l'Assemblée nationale lors de l'examen de la loi pour le développement économique des outre-mer et dont il faut se féliciter, ne saurait modifier cette réalité législative et économique, notamment à l'heure où la chute du cours euro-dollar crée un très fort accroissement du coût de la vie dans notre archipel dépendant essentiellement d'importations du Canada voisin. En réponse à sa dernière question sur ce dossier, Mme la ministre chargée de l'outre-mer a pour sa part indiqué que, malgré son soutien résolu à cette demande, elle n'est pas signataire de l'arrêté nécessaire et qu'il appartient désormais à Mme la ministre de la santé de confirmer ces éléments. Aussi, elle lui demande des engagements quant au respect du texte de loi par un arrêté prévoyant une revalorisation exceptionnelle de 6,32 %, ainsi que des précisions quant à l'adoption rapide de l'ordonnance mettant enfin en place un système de revalorisation automatique et prévoyant un dispositif équivalent pour les retraites versées par l'ENIM dans l'archipel.
Voir la réponse publiée le 09 juin 2010Mme Annick Girardin interroge Mme la ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l'outre-mer, sur le calendrier de la revalorisation spécifique des retraites du régime général à Saint-Pierre-et-Miquelon, ainsi que sur la mise en oeuvre par ordonnance de la réforme du système de revalorisation spécifique des retraites, prévue par amendement à la loi pour le développement économique des outre-mer du 27 mai 2009 afin de rendre la revalorisation systématique et annuelle, de la baser sur l'écart d'évolution des prix avec la métropole et de l'étendre aux retraites des ressortissants de l'Établissement national des invalides de la marine (ENIM). Concernant les retraites du régime général, elle lui demande la position du Gouvernement quant à la demande de revalorisation spécifique de 6,32 % qui a été formulée au niveau local et qui lui a été transmise officiellement sous forme d'avis du conseil d'administration de la caisse de prévoyance sociale (CPS). Elle lui demande, en outre, la confirmation que les revalorisations du minimum vieillesse prévues au niveau national par le décret n° 2009-473 du 28 avril 2009 seront également applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, sans préjudice de la revalorisation spécifique de 6,32 %.
Voir la réponse publiée le 29 janvier 2010Mme Annick Girardin interroge Mme la ministre de la santé et des sports sur la pérennité et l'extension dans les collectivités d'outre-mer des dispositifs de soutien à l'arrêt de fumer. En effet, lors de la mise en oeuvre de l'interdiction de fumer dans les lieux publics en 2007, le ministre de la santé avait instauré un forfait annuel de 50 € par personne pour aider chaque Français qui le souhaitait à arrêter de fumer. Un budget de 50 millions d'euros avait alors été affecté à la caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés afin de financier cette mesure. Depuis cette date et chaque année, un peu moins de 500 000 Français ont bénéficié de cette aide. L'ensemble des crédits qui y étaient affectés a ainsi été consommé sur les trois dernières années. Les conséquences du tabagisme demeurent très lourdes en termes de santé publique. Selon l'Institut national du cancer, le tabac joue un rôle dans 27 % des cancers diagnostiqués en France, et 33 % des décès dus à ces mêmes cancers. Il s'agit en particulier de ceux des poumons, du larynx, de la vessie, du foie, mais aussi de la cavité buccale, des reins, du foie ou de l'estomac. Outre les cancers, les conséquences du tabagisme sont également lourdes sur les affections saisonnières des jeunes enfants puisqu'il existe un excès de 57 % des maladies saisonnières chez les enfants dont l'un des deux parents fume, par rapport à ceux dont les parents ne fument pas. Enfin, il convient de rappeler qu'une cure de sevrage tabagique coûte environ 150 € par an et par patient, qu'un million de Français essaie chaque année d'arrêter de fumer et que chaque Français, qui se voit diagnostiquer un cancer, est pris en charge au titre des affections de longue durée, même en cas de rémission, avec les coûts correspondants. Elle lui demande donc si la mesure mise en oeuvre en 2007, pour accompagner les Français volontaires à l'arrêt du tabac, ne devrait pas être reconduite et sur tout le territoire national, et notamment à Saint-Pierre-et-Miquelon, compte-tenu de son faible coût pour l'assurance maladie (moins de 20 millions d'euros par an au niveau national) et de son grand intérêt de santé publique pour prévenir les affections de longue durée prises en charge par la collectivité.
Voir la questionMme Annick Girardin interroge M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité sur l'applicabilité à Saint-Pierre-et-Miquelon du dispositif de prime exceptionnelle prévu à l'article 1er du projet de loi en faveur des revenus du travail, notamment dans son volet d'exonération de charges sociales. En effet, l'organisation particulière de la sécurité sociale dans notre collectivité pose la question de l'applicabilité d'un tel dispositif. En l'occurrence, le texte prévoyant que "cette prime est exonérée de toutes cotisations et contributions d'origine légale ou conventionnelle rendue obligatoire par la loi", il semblerait que l'exonération s'applique indépendamment du régime de sécurité sociale et devrait donc s'appliquer intégralement à Saint-Pierre-et-Miquelon. Toutefois, seule une interprétation expresse du Gouvernement est en mesure de lever de façon définitive le doute. Ainsi, c'est une telle confirmation de l'applicabilité ou non de la prime, y compris dans son volet exonération de charges sociales, qu'elle lui demande.
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