3ème séance : PLF 2011 (seconde partie) : OUTRE-MER (suite)
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Wallis-et-Futuna (1ère circonscription)
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Apparenté Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Intervention en séance publique
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M. Apeleto Albert Likuvalu attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de la défense et des anciens combattants, sur la situation des pupilles de la Nation et des orphelins de guerre ou du devoir. Le Président de la République s'était engagé en mai 2007 à prendre un décret permettant d'instituer une mesure de réparation pour tous les orphelins de guerre exclus des décrets du 13 juillet 2000 et du 27 juillet 2004, qui consacraient le droit à réparation pour les orphelins victimes de persécutions antisémites et de parents morts en déportation, fusillés ou massacrés pour actes de résistance. Bien qu'un supplément de pension s'ajoutant à la pension de veuve soit versé jusqu'au 21e anniversaire de tous les orphelins de guerre, ces indemnisations n'ont rien de comparable avec celles instituées par les décrets cités. Il convient aujourd'hui de corriger les inégalités constatées. Il semblerait qu'un projet de décret soit en préparation, instaurant une mesure unique de réparation. Il aimerait donc connaître les mesures que le Gouvernement entend prendre pour élargir les dispositifs d'indemnisation à l'ensemble des pupilles de la Nation et orphelins de guerre ou du devoir de la Seconde Guerre mondiale.
Voir la réponseM. Apeleto Albert Likuvalu attire l'attention de Mme la ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, chargée de l'outre-mer, sur les décrets d'application de la loi pour le développement économique des outre-mer (LODEOM) du 27 mai 2009. Utile et indispensable pour le développement économique de nos territoires ultramarins, ce texte nécessite la publication d'un certain nombre de décrets pour la bonne application des dispositifs prévus par le législateur. Or, comme l'indique le dernier rapport d'information de nos collègues MM. Gaël Yanno et Claude Bartolone, de la commission des finances de notre assemblée, un tiers des décrets n'a pas été publié, ou pour ceux qui ont été publiés, ils ne sont pas appliqués. Cette politique concerne de nombreux domaines : les défiscalisations, l'observatoire des prix, le désenclavement numérique, l'aide au fret et tant d'autres. Mais pour bien illustrer son propos, il souhaite s'attarder sur deux thématiques : la continuité territoriale et la rénovation hôtelière. Dans la question de la continuité territoriale, il apparaît que du fait de l'absence de publication des actes d'application à ce jour, le dispositif applicable est celui de la loi de 2003. Or cette dernière ne permet pas d'assurer que le niveau des aides tienne réellement compte de la distance entre la collectivité et la métropole, ainsi que du revenu moyen de chaque collectivité. Il s'étonne d'une telle absence dix-sept mois après la promulgation de la loi. Au sujet de la rénovation hôtelière : les décrets imposent un certain nombre de conditions, liées notamment au classement par étoile. Or le procédé du classement n'existe pas dans toutes les collectivités. Une réadaptation du dispositif dans ce sens est à envisager, sous peine d'être inapplicable. Il est également important d'introduire de la souplesse dans le dispositif en tenant compte des rénovations par tranche en versant l'aide, qui s'élève à 7 500 euros maximum par chambre, en plusieurs fois, au lieu d'une fois. Il souhaite savoir dans quel délai le Gouvernement envisage-t-il la publication des décrets manquants et quelles mesures il préconise pour remédier à cette situation et permettre la bonne et rapide application de la loi.
Voir la réponseIntervention en séance publique
M. Apeleto Albert Likuvalu attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l'absence de maternité du seul hôpital de l'île de Futuna. Les femmes de Futuna sont obligées de se rendre à Wallis pour y accoucher, engendrant des frais de transport tant pour l'agence de santé que pour le territoire. Cela est ressenti comme le refus de l'État de prendre en considération les droits de ces femmes. Il souhaiterait connaître les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour remédier à cette situation et pallier cette absence de moyens efficaces au sein de l'hôpital de Kaleveleve.
Voir la réponseM. Apeleto Albert Likuvalu attire l'attention de Mme la ministre auprès du ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration, chargée de l'outre-mer, sur la situation conflictuelle entre la société électricité et eau de Wallis-et-Futuna (EEWF) et la population de l'île de Wallis. En effet, depuis presque un an, huit salariés grévistes de l'entreprise, pour soutenir leur collègue, ont été licenciés sans indemnités. En juillet 2010, l'île de Wallis se retrouvait sans électricité ni eau pendant trois jours. Les responsables d'un tel acte dont était victime toute une population restent à ce jour impunis. La situation reste très tendue entre la société et les usagers dont de nombreuses familles se retrouvent privées d'eau courante et d'énergie suite à des coupures abusives, conséquences de désaccord sur les tarifs pratiqués par la société. Les salariés licenciés sont depuis de nombreux mois avec leurs familles dans des situations financières très difficiles. Le refus de la société de les réintégrer a de graves conséquences sur ces familles et sur l'ensemble de la population dont nous pouvons craindre de violentes réactions. La principale cause de ce conflit est en effet la pratique de prix exorbitants sur le kWh et le m3 d'eau. La société EEWF, comme EEC en Nouvelle-Calédonie, sont directement liées à GDF-Suez. Il lui demande de prendre d'urgence auprès de cette société les mesures adaptées et nécessaires afin d'empêcher que cette situation conflictuelle qui perdure depuis des mois ne pénalise fortement et plus gravement la vie quotidienne de la population de l'île de Wallis.
Voir la réponse publiée le 02 février 2011Intervention en séance publique
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M. Apeleto Albert Likuvalu rappelle à M. le ministre de l'éducation nationale que l'article 7 de la loi n° 61-814 du 29 juillet 1961, conférant aux îles Wallis-et-Futuna le statut de TOM, dispose que « la République assure l'enseignement dans le territoire des îles Wallis-et-Futuna et assume la charge des dépenses de fonctionnement et d'équipement de ce service ». Suite au passage du cyclone Thomas du 13 au 15 mars dernier dans les îles Wallis-et-Futuna, le seul et unique lycée du territoire a été matériellement dévasté. L'association des parents d'élèves face à l'inaction du préfet et du vice-recteur et craignant à juste titre pour la sécurité des élèves et du personnel enseignant, a bloqué l'accès de l'établissement. Près d'un mois s'est écoulé, un protocole de fin de conflit a été signé le 17 avril 2010 avec l'État engageant ce dernier à effectuer tous les travaux de rénovation du lycée du territoire. Il salue cette initiative, mais il regrette que l'État ne réagisse que suite à la catastrophe naturelle qui a aggravé le lycée de Wallis-et-Futuna, au blocage, alors que l'état de dégradation du lycée remonte à des années. Cet état déplorable était pourtant signalé à de nombreuses reprises, par des rapports d'expertises, par l'association des parents d'élèves et par le syndicat des enseignants dans leurs différents courriers au préfet qui a préféré répondre par l'envoi de la Nouvelle-Calédonie d'un contingent de la force publique. Il considère que cette attitude n'est pas digne d'un représentant de la République française. Sa question est simple : il veut connaître quelles mesures concrètes il a prises afin d'assurer et garantir la stricte application de ce protocole de fin de conflit, à travers notamment l'utilisation transparente des financements octroyés par l'État et la qualité des travaux de rénovation du lycée.
Voir la réponse publiée le 19 mai 2010Assemblée nationale
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