1ère séance : questions orales sans débat
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Nord (8ème circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Travaux récents
M. Dominique Baert attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, sur la situation et le devenir de Réseau de transport d'électricité (RTE), établissement créé par la loi n° 2004-803 du 9 août 2004. Les élus du comité central d'entreprise sont inquiets des orientations de RTE relatives à la gestion technique du réseau, et en particulier le projet de réorganisation des services chargés de la maintenance et de l'exploitation de ces équipements dits de « contrôle commande ». Est ainsi évoqué le transfert à la sous-traitance de contrôles de conformité des équipements ; or ceux-ci sont essentiels, car ils visent à s'assurer du bon fonctionnement des équipements avant de les connecter au réseau haute tension. De même, ils redoutent l'abandon d'une partie de la maintenance préventive permettant jusqu'alors la formation permanente du personnel et la prévention du vieillissement des équipements. Dès lors, ils redoutent, assez logiquement, que la sûreté future du réseau haute tension ne soit remise en cause, la logique de la maintenance préventive antérieure étant remplacée par une logique de maintenance curative, au motif évident de réduction des coûts. Une telle politique de gestion du risque n'est pas anodine, comme l'atteste l'expertise indépendante commanditée par les élus du comité central d'entreprise, et justifie que le Gouvernement l'examine de près, au nom de l'intérêt général, et en informe la représentation nationale. C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir, en tant qu'autorité de tutelle chargée de la bonne conduite des missions de service public de RTE, exprimer la position gouvernementale sur cette interpellation des élus du CCE, et sur la réforme évoquée ; il souhaite notamment savoir si le Gouvernement partage les craintes exprimées sur les dangers de la réforme évoquée, et s'il en envisage une refonte.
Voir la réponseM. Dominique Baert appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur l'instauration d'un droit d'enregistrement, dénommée contribution pour l'aide juridique, d'un montant fixe de 35 euros, préalable à la saisine d'une juridiction, qu'elle soit civile, commerciale, prud'homale, sociale, rurale ou même administrative. Cette disposition, introduite par l'article 54 de la loi de finances rectificative pour 2011, est très largement décriée par les représentants des syndicats de la profession, puisque constitutive d'une rupture avec le principe de gratuité et d'égalité d'accès à la justice. Si les exceptions prévues, telles que celles excluant les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle du paiement d'une telle taxe, sont légitimes, elles ne permettent cependant pas d'enrayer les effets pervers d'une mesure destinée, semble-t-il, à financer la réforme de la garde à vue. Alors que le décret d'application fixant les modalités de règlement de cette somme n'est toujours pas paru, il lui demande de bien vouloir réexaminer l'institution de ce droit d'enregistrement, car l'accès à la justice et la capacité d'un justiciable à faire valoir ses droits ne doivent pas être entravés dans une démocratie digne de ce nom.
Voir la réponseM. Dominique Baert attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'impérieuse nécessité de renforcer les moyens alloués à Pôle emploi. Le taux de chômage augmente depuis cinq ans, et cette hausse s'accélère significativement ces derniers mois, avec le climat de récession de plusieurs économies européennes, dont la France. Dès lors, il est d'évidence que les politiques de l'emploi, et de l'accompagnement des chômeurs pour le retour vers l'emploi devraient être des priorités essentielles de l'action gouvernementale. Or les crédits de la mission « travail, emploi » ont été réduits de 12 % (1,38 milliard d'euros) pour l'année 2012, après les baisses très importantes déjà subies en 2010 et 2011 ! Cette réduction est complètement à contretemps par rapport aux besoins sociaux en évolution ; d'autant plus que les moyens alloués à Pôle emploi sont d'ores et déjà insuffisants pour permettre aux salariés d'accomplir leur mission : un conseiller de Pôle emploi doit aujourd'hui s'occuper en moyenne de 160 demandeurs d'emploi, alors que le Gouvernement avait lui-même fixé la limite acceptable à 60 ! Et il n'est pas rare que, dans certaines agences, le nombre unitaire soit supérieur à 200, 230 notamment dans l'agglomération roubaisienne ! Dans un tel contexte, les conseillers ne sont pas en mesure de garantir un accompagnement adapté à des demandeurs d'emploi de plus en plus désespérés par la précarité de leur situation, et leurs recherches d'emploi infructueuses. La décision récente du Président de la République, lors du « sommet social » du mercredi 18 janvier 2012, ne peut faire illusion : la création de 1 000 postes en CDD à Pôle Emploi (après avoir supprimé 1 800 contrats en juin 2011 !) ne suffira pas à assurer de manière décente et efficace l'accueil, le suivi et l'accompagnement des demandeurs d'emploi. Comment, dans ces conditions, imaginer que les conseillers puissent exercer convenablement leurs missions ? Après la baisse radicale des moyens alloués aux Maisons de l'emploi, tous ces chiffres et crédits budgétaires en diminution attestent combien la question de l'emploi n'a finalement jamais été la priorité des gouvernements de Nicolas Sarkozy ! C'est pourquoi il lui demande donc de prendre rapidement la mesure de l'insuffisance financière dans laquelle se trouve globalement Pôle Emploi, et de prescrire très vite un plan de renforcement progressif de ses moyens.
Voir la questionM. Dominique Baert attire l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur la hausse de la TVA dans le secteur de la vente de biens culturels. Depuis que le Premier ministre, sans consultation des acteurs de la filière, a annoncé que le livre fera partie des produits dont le taux de TVA va passer de 5,5 % à 7 %, des éditeurs, des distributeurs et des libraires lui ont fait part de leurs inquiétudes et de leurs mécontentements. Cette nouvelle donne frappe un secteur d'activité déjà très touché par la crise, particulièrement les librairies indépendantes. La hausse de la TVA sur le livre ne rapporterait qu'une soixantaine de millions d'euros, une somme bien modeste, voire même dérisoire au regard de ce que certains contribuables recevront dans le même temps au titre du bouclier fiscal. Cette mesure, concrètement, va en revanche fragiliser libraires indépendants et petits éditeurs, dans un secteur où les marges sont en moyenne d'à peine 0,2 %, soit le taux le plus faible du commerce de détail. Alors même que la filière du livre doit se préparer à relever le défi du développement probable du livre numérique en France, et affronter une concurrence internationale féroce, cette hausse va par ailleurs à l'encontre des déclarations du ministre aux assises nationales de la librairie, où il avait défendu la cause des libraires indépendants. Par-delà les aménagements techniques qu'a adopté la commission des finances de l'Assemblée nationale pour réduire la brutalité du relèvement, en modifiant son calendrier d'application, il l'interroge sur les mesures que le Gouvernement envisage de prendre pour soutenir nos librairies, et éviter que par un renchérissement de son prix les Français ne se détournent de ce bien précieux qu'est le livre.
Voir la questionM. Dominique Baert attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur les contrôles radars automatiques aux feux. Le Gouvernement prévoit d'équiper les routes françaises de 1 000 radars de ce type dans le courant de l'année 2012. Ces radars sanctionnent le non-respect de l'obligation de s'arrêter au feu rouge d'un retrait de quatre points sur le permis de conduire et d'une amende de 90 euros, hors majoration. Le caractère automatique et systématique du contrôle ne prend pas en considération les spécificités de certains véhicules comme les poids lourds dont la longueur et l'inertie pourraient favoriser une fréquence des sanctions plus forte que pour les véhicules légers : les poids lourds dépassent souvent 20 mètres de long et peuvent peser jusqu'à 44 tonnes. Or à 50 km/h, un poids lourd parcourt 28 mètres avant de pouvoir s'arrêter. Les cellules de détection étant installées 20 mètres en amont du feu tricolore, en cas de franchissement du feu orange par la cabine, la remorque sera flashée au feu rouge. À raison de dix radars automatiques de ce type par département en moyenne et de parcours quotidiens avoisinant les 600 kilomètres pour les conducteurs poids lourd, la longévité de leur permis de conduire risque de se trouver bien écourtée ! En conséquence, il lui demande de lui préciser si ces radars automatiques aux feux savent intégrer les spécificités des véhicules dans leur mode de déclenchement, et à défaut, s'il est prévu de résoudre ce qui n'est pas qu'un problème technique mais une injustice.
Voir la questionM. Dominique Baert attire l'attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur le retrait des troupes françaises d'Afghanistan. Le président de la République avait annoncé que « plusieurs centaines » de soldats français quitteraient l'Afghanistan d'ici à la fin de l'année dans le cadre du retrait militaire annoncé jeudi 23 juin 2011 avec les États-unis. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer combien de soldats français ont effectivement, au 13 janvier 2012, quitté l'Afghanistan.
Voir la questionM. Dominique Baert attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur les conséquences néfastes de la crise économique pour les plus démunis. Dans un contexte de crise économique et sociale sans précédent et de diminution de pouvoir d'achat, un nombre important d'associations d'entraide interpellent les élus pour que les bénéficiaires du RSA soient exonérés de certaines taxes injustes, car non liées au revenu. En effet, la redevance audiovisuelle et la taxe d'habitation sont par exemple devenues une surcharge financière prohibitive pour certains foyers dans l'agglomération roubaisienne, mais aussi sur l'ensemble du territoire français. C'est pourquoi il préconise que dans les mesures gouvernementales à venir, il puisse être tenu compte de cette dure réalité financière et sociale, et lui demande si le Gouvernement envisage d'agir prochainement, concrètement en ce sens.
Voir la questionM. Dominique Baert attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur les difficultés croissantes auxquelles se heurtent les associations engagées dans la lutte contre la pauvreté. En cinq ans, la pauvreté a considérablement augmenté en France : elle touche désormais huit millions de nos concitoyens. Confrontés à l'envolée des prix des produits alimentaires, du logement, de la santé, ou encore de l'énergie, trop de Français ne parviennent plus à se nourrir, et sacrifient aussi l'accès à la santé, bien primaire pourtant fondamental car vital ! Face à cette recrudescence de la précarité, les associations engagées dans la lutte contre la pauvreté ont lancé pendant les fêtes de fin d'année un appel de détresse : elles ne sont en effet plus en mesure de faire face à une demande qui ne cesse d'augmenter ! Les Restos du coeur, par exemple, estiment leurs besoins supplémentaires à cinq millions d'euros pour la campagne 2011-2012. Il lui demande donc quelles mesures urgentes le Gouvernement entend mettre en oeuvre pour faire en sorte que les associations, permettant aux plus pauvres de nos concitoyens de se nourrir, puissent répondre à leurs besoins élémentaires.
Voir la questionM. Dominique Baert alerte M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur une discrimination incompréhensible qui affecte les agents des collectivités locales ayant réalisé 40 ans de services, lesquels n'ont pas droit à une médaille d'honneur spécifique, alors que les salariés du secteur privé se voient attribuer une médaille grand or pour une durée de carrière équivalente. En effet, en application du décret n° 87-594 du 22 juillet 1987, modifié, la médaille d'honneur régionale, départementale et communale comporte trois échelons d'ancienneté : argent, après 25 ans de service, vermeil après 30 ans, et or après 35 ans de services. Aucun échelon n'a été, jusqu'à présent, prévu pour 40 ans de services, et plus. Il s'agit là d'une anomalie aussi aberrante qu'injustifiable. D'autant plus que si la discrimination non seulement s'observe déjà, actuellement, au regard de la médaille d'ancienneté du secteur privé, elle s'accentue aussi dans le temps, puisqu'avec le recul de l'âges de départ en retraite, les carrières de quarante années de services et plus, vont progressivement se multiplier dans les années qui viennent. Voilà pourquoi il est temps que le droit réglementaire rattrape la réalité sociale, et il lui demande de modifier ce décret de 1987 en vue de créer un quatrième échelon, avec une grande médaille d'or régionale, départementale et communale. Cette mesure serait une reconnaissance légitime des services rendus.
Voir la réponseM. Dominique Baert attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la nécessité de voir appliquer le volet « relations commerciales » de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 dite de modernisation de l'économie (LME). Ainsi, un rapport d'information a été récemment présenté ; il s'attelle notamment à l'évaluation des relations et des négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, et pointe la persistante de préoccupants déséquilibres. Il souligne ainsi les trop nombreuses difficultés de mise en oeuvre de la LME en raison de divergence de lectures entre fournisseurs et distributeurs, ce qui est inacceptable ; car, si rien n'est fait, des PME voient leur existence menacée par le rapport de force déséquilibré qui demeure en faveur de la distribution. Il en va ainsi, notamment dans l'industrie alimentaire, où force est de constater que la liberté tarifaire des fournisseurs dans ce secteur est loin d'être réalité ! Premier secteur industriel français, deuxième employeur industriel de France, l'industrie alimentaire transforme 70 % de la production agricole française, et requiert à cet égard l'attention des pouvoirs publics. Prise en étau entre la subordination tarifaire que les grandes enseignes (secteur hautement concentré) entretiennent, la volatilité du prix des matières premières agricoles et l'augmentation constante des charges contraintes, l'industrie alimentaire est aujourd'hui en sursis ; en témoignent la stagnation des salaires, la fragilisation de nombreux emplois, et surtout, l'important recul des investissements depuis trois ans ! Ce constat est alarmant, mais réel. Voilà pourquoi il est essentiel que le Gouvernement veille à activer le volet dissuasif de la loi qui avait été, sur le papier, décidé en contrepartie de la liberté donnée au client (la grande distribution) de refuser d'appliquer le tarif fournisseur, qui lui, donc, subit une atteinte ! L'accord initial n'a pas été respecté ! Les engagements pris sont restés lettre morte. Il en va pourtant de la survivance de nombreuses entreprises, et de la pérennité de tout un secteur économique. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quelles mesures elle compte prendre afin d'améliorer la prise en compte des fournisseurs de l'industrie alimentaire dans les négociations commerciales que celle-ci a à conduire avec la grande distribution.
Voir la réponseM. Dominique Baert attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le dispositif d'allocation transitoire de solidarité (ATS) dans le cadre du rétablissement de l'allocation équivalent retraite (AER). D'après les organisations syndicales, moins de 10 000 demandeurs d'emploi pourraient y prétendre d'ici à 2014, alors que le dispositif AER supprimé en 2010 couvrait plus de 60 000 demandeurs d'emploi par an, et ce jusqu'à l'âge de leur départ en retraite. Par ailleurs, le caractère restrictif de l'ATS n'est pas exempt de critiques : alors qu'il suffisait auparavant aux demandeurs d'emploi, quel que soit leur âge, de justifier de 160 trimestres cotisés ou validés pour bénéficier de l'AER, le nouveau dispositif s'adressera dorénavant uniquement aux demandeurs d'emploi nés entre juillet 1951 et décembre 1953 lesquels devront, en outre, justifier de 164 trimestres uniquement cotisés (et non validés). Ainsi les femmes élevant des enfants, les salariés arrêtés (arrêt maladie, arrêt de travail) ou en invalidité seront particulièrement pénalisés. C'est pourquoi il estime qu'il est faux de dire que l'ATS remplace effectivement l'AER, car on en est loin du point de vue du périmètre et des publics concernés. Ce qu'il faut, c'est rétablir effectivement l'AER pour l'ensemble des demandeurs d'emplois âgés jusqu'au moment de l'ouverture des droits à la retraite. Il lui demande si le Gouvernement peut envisager rapidement d'élargir la portée et le contenu de l'ATS pour éviter de laisser trop de demandeurs d'emploi âgés au bord du chemin.
Voir la réponseM. Dominique Baert attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur la situation en Syrie. Depuis le début de l'année, ce pays connaît de nombreuses manifestations émaillées de lourds incidents, responsables de près de 850 victimes, plus de 8 000 arrestations, et plusieurs milliers de réfugiés dans un climat quasi-insurrectionnel. L'attitude répressive du président Bachir al Assad est inacceptable pour tout homme épris de paix et de justice. Elle est de surcroît en totale contradiction avec les déclarations d'apaisement prononcées à plusieurs reprises par le dirigeant syrien. Cette situation inquiétante s'aggrave de jour en jour, et laisse planer l'ombre de l'influence de l'Iran dans le durcissement autoritaire du régime syrien. En s'en prenant à sa population, ce régime perd toute légitimité et se prive des moyens démocratiques à même de répondre aux aspirations légitimes de son peuple. Il lui demande en conséquence de bien vouloir lui indiquer les sanctions que la France entend entreprendre contre le pouvoir en place, et notamment afin de protéger les populations locales.
Voir la réponseM. Dominique Baert attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur la question de la prise en charge de l'autisme et l'accompagnement des familles. L'autisme demeure malheureusement une pathologie difficile à appréhender en raison de l'expression variée de ses symptômes et surtout de son manque de structures d'accueil dédiées. La prise en charge des enfants autistes est aujourd'hui loin d'être parfaite. En effet, trois choix s'imposent aux familles : la prise en charge classique exclusivement psychiatrique dominée par la psychanalyse (en hôpital de jour puis en hôpital psychiatrique pour les adultes) ; la prise en charge tournée vers des méthodes éducatives telle l'admission en SESSAD (service d'éducation spécialisée et de soins à domicile) tout en sachant que celle-ci n'est pas exclusivement adaptée aux enfants autistes ; la technique ABA applied behavior analysis, technique développée pour les autistes mais non remboursée. Si cette technique présente des résultats très satisfaisants, elle est extrêmement contraignante pour la famille, laquelle doit énormément s'investir dans le suivi de son enfant (arrêt du travail, accompagnement par une AVS, un psychologue, une éducatrice, etc.). Une personne autiste a effectivement besoin d'un accompagnement tout au long de sa vie, et la prise en charge requise est avant tout éducative et pédagogique - à rebours d'une approche psychiatrique souvent lourdement médicalisée. Sachant qu'il est avéré que les enfants autistes gagnent en autonomie lorsque leur intégration sociale est réussie (approches adoptées dans les pays anglo-saxons entre autres, où elles sont financées par les pouvoirs publics), il lui demande s'il est possible d'envisager une politique enfin ambitieuse en faveur de la prise en charge, idéalement dans le cadre de la grande cause nationale pour l'année qui s'annonce.
Voir la questionM. Dominique Baert alerte M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le devenir des réseaux d'aides spécialisés aux élèves en difficulté (RASED). Les RASED, créés en 1990, ont pour objectif de fournir des aides spécialisées à des élèves en grande difficulté scolaire dans les classes des écoles primaires, à la demande des enseignants. Ils regroupent deux types d'enseignants spécialisés: les maîtres E, chargés des aides à dominante pédagogique (difficulté d'apprentissage) et les maîtres G, chargés des aides à dominante rééducative (difficulté d'adaptation à l'école). Or depuis plusieurs années de manière satisfaisante, les RASED subissent des pertes d'effectifs, et leurs moyens sont devenus bien insuffisants pour couvrir les besoins. Cette logique comptable nuit aux parcours scolaires, et donc à l'avenir des enfants. Pis, à la rentrée 2012, est annoncée la suppression de 5 700 postes dans le premier degré, a priori sans fermeture de classes. La situation en France et dans le Nord devenue intenable, va être ingérable ! Les inspecteurs d'académie ne pourront trouver de nouveaux postes sans augmenter le seuil du nombre d'élèves par classe ou en supprimant des postes de remplaçants, de RASED, de conseillers pédagogiques ou d'assistants de langues vivantes, autant de personnels pourtant indispensables au bon fonctionnement de notre école publique. Alors que depuis 2007, 4 900 élèves supplémentaires sont entrés dans le système scolaire, ce sont 66 000 postes qui ont été supprimés au sein de l'éducation nationale et 1 500 classes fermées lors de la dernière rentrée 2011. Dans l'académie de Lille, ce sont près de 1 020 suppressions de postes qui sont envisagées en 2012 dans nos établissements scolaires ! Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer s'il entend prendre des mesures pour maintenir et développer les RASED.
Voir la questionM. Dominique Baert attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les revendications exprimées par les salariés du notariat au sujet du projet de décret portant application au notariat de certaines dispositions de la loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites. Principal objet de leur mécontentement, les conditions d'application du recul progressif de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans. En effet, ce texte (soumis pour avis à la caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires) opère une modification de l'âge de la retraite pour les clercs et employés de notaire, avant même l'expiration de la période transitoire de recul de l'âge de la retraite fixée au 1er janvier 2018. Dans le cadre de la réforme des régimes spéciaux de 2008, le décret du 15 février 2008 relevait en effet à 60 ans l'âge de départ à la retraite avec un étalement de la mise en oeuvre sur cinq générations (salariés nés entre 1953 et 1958). Mais si le projet de décret en cours d'élaboration était publié en l'état, les assurés nés en 1955 (lesquels pouvaient partir en retraite à partir du 1er janvier 2012) rentreraient dans le champ d'application de la nouvelle réforme, et subiraient à nouveau un report de l'âge de départ. Les salariés concernés estiment donc que l'engagement n° 13 du document d'orientation de la réforme des retraites de 2010 (consistant à inscrire les évolutions propres aux régimes spéciaux dans le calendrier de mise en oeuvre de la réforme de 2008) n'est pas respecté. Cette décision pénaliserait de surcroît les salariés du notariat par rapport à ceux d'autres régimes spéciaux. Par conséquent il lui demande d'expliciter les raisons de ce brutal changement de position, et si, conformément à ses engagements antérieurs, le Gouvernement peut envisager de reconsidérer les termes de ce projet de décret.
Voir la réponseM. Dominique Baert interroge M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'inacceptable dégradation des moyens de prise en charge des personnes âgées au centre hospitalier de Roubaix. Celles-ci, leurs soignants et surtout les familles, à juste raison, souffrent des restrictions de moyens humains qui rendent parfois indigne l'accompagnement des personnes âgées en long séjour dans les trois résidences (Fraternité, Vert pré, Isabeau de Roubaix) du service gériatrique. Ainsi, à Isabeau, par exemple la présence humaine se limite à quatre aide-soignants, pour trente résidents, le matin (pour les toilettes, le petit déjeuner, le nettoyage de la chambre, le déjeuner, la vaisselle), et à peine deux aides-soignants l'après-midi, pour des personnes souvent assez ou très dépendantes ; c'est dire si, quand la personne est en fin de vie, l'accompagnement devient très insuffisant. L'humain est trop souvent négligé : avec la surcharge, les personnels n'ont pas la disponibilité pour prendre en compte l'écoute, l'appui personnel, humain, digne de ce qu'en ce début de XXIe siècle nous devons à nos aînés. Est en cause la recherche drastique d'économies par le centre hospitalier, qui a conduit à la suppression d'une équipe de remplaçants (environ 15 personnes) en 2012, celle de 15 aides-soignants en 2011, et l'annonce d'une troisième tranche de suppression de même ampleur en 2012. Alors que le centre hospitalier de Roubaix attend impatiemment - et enfin - le déblocage de la 2e tranche de plan Hôpital 2012 pour reconstruire sa maternité pour des raisons d'urgente sécurité (dont, au demeurant, il serait aimable de préciser le calendrier), sa gériatrie ne peut supporter ces amputations à répétition de moyens, et attend du Gouvernement l'assurance de dotations budgétaires renforcées : il y a, d'évidence, trop peu de lits en ULSD (unité de soins longue durée), 120 à peine sur les 384 du centre hospitalier.
Voir la réponse publiée le 07 décembre 2011Intervention en réunion de commission
Mercredi 23 novembre 2011 - Séance de 10 heures 45
M. Dominique Baert alerte M. le ministre de la fonction publique sur l'incohérence que peut provoquer l'absence de prise en considération par la CNRACL (Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales) des périodes de chômage pour la validation des droits à retraite. En effet, en la matière, la position de la CNRACL diffère de celle du régime général. Ainsi, un de ses concitoyens après avoir réalisé un stage étudiant en milieu hospitalier (dont il a pu valider les trimestres), a effectué son service militaire, connu ensuite une période de chômage (deux mois), avant d'être pour le reste de sa carrière, assimilé puis fonctionnaire territorial, ne parvient pas à faire valider par la CNRACL la phase de chômage, ce qui réduit d'autant ses droits. La réponse qui lui est adressée par la CNRACL est que « la réglementation de la Caisse ne prévoit pas la validation de périodes de chômage », et s'énonce « dépourvue de moyens de droit pour apporter une suite favorable » à la demande ! Pourtant, et là l'incohérence se transforme en injustice, si l'essentiel de la carrière de cette personne dépendait du régime général CRAM, ce dernier aurait validé la dite période de chômage. Dès lors, puisqu'aux dires de la CNRACL, la question posée est une question de « droit », il lui demande d'examiner cette difficulté, et après consultation des partenaires sociaux, de faire évoluer ce point de droit ! Alors même que de plus en plus de retraités sont polypensionnés, en ayant connu des carrières auprès de plusieurs employeurs, voire donc des affiliations à des régimes de retraite différents, la question n'est pas anodine.
Voir la questionM. Dominique Baert attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur des incohérences de dispositifs régissant l'exercice de la profession de pédicure-podologue. En effet, cette profession est dotée d'un code de déontologie, applicable à tous les professionnels depuis sa parution au Journal officiel en date du 28 octobre 2007, via le décret n° 2007-1541 du 26 octobre 2007 portant code de déontologie des pédicures-podologues, modifiant le code de la santé publique. Celui-ci stipule qu'un podologue ne peut théoriquement posséder qu'un seul cabinet (article R. 4322-79), sauf en cas de dérogation (article R. 4322-79-80-81). Ainsi les cabinets existant avant la parution du code de déontologie (et donc du 28 octobre 2007) ont bénéficié d'une dérogation d'une durée incompressible de trois ans. Depuis le 15 mars 2011, toute reconduction de dérogation se fera dans le cadre de l'article 81, c'est-à-dire que l'autorisation pourra être retirée à tout moment par l'autorité qui l'a accordée. Il en résulte une précarisation de l'exercice de l'activité du praticien qui peut à la fois, d'une part remettre en cause des investissements antérieurement réalisés (tant pour l'acquisition du cabinet que pour le développement de la clientèle) et d'autre part, paraître incohérente au regard de la présence utile sur le territoire, dans certaines villes ou dans certains quartiers, de tels cabinets (alors même qu'ils se justifient pleinement dans l'offre de soins nécessaire pour répondre à la demande de la population). Or si l'on comprend bien la volonté des autorités, et notamment des autorités ordinales, de réguler les implantations, notamment pour éviter les ouvertures d'opportunité, il ne faudrait pas que le mieux soit l'ennemi du bien. Et que soient remis en cause des implantations et des fonctionnements de cabinets qui ont leur utilité sociale. De fait, il n'est guère compréhensible que ces nouvelles dispositions qui conduisent à l'obtention d'une dérogation à titre précaire aient à s'appliquer aux praticiens déjà implantés. Voilà pourquoi il lui demande si le Gouvernement est en mesure de veiller à ce que ce dispositif sécurise davantage l'exploitation des cabinets de pédicures-podologues, ce qui suppose a minima de revenir sur la soumission des cabinets existants (à la date d'entrée en vigueur du décret) au régime d'autorisation, et surtout sur le caractère précaire de ces autorisations.
Voir la questionM. Dominique Baert attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la situation du groupe Camaïeu et de ses salariés. Même si le groupe Camaïeu affiche 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, et près de 1 000 magasins, la carte d'identité sociale de cette entreprise n'est pas sans taches, comme le dénoncent les organisations syndicales. Il en va ainsi de la politique salariale où nombreux sont les salariés à temps plein qui, en dépit d'une ancienneté déjà avancée, sont des « travailleurs pauvres », dont la rémunération ne dépasse que de peu 1 000 euros et qui est complétée par le RSA. Pourtant, l'ancien président du groupe a été classé n° 1 des revenus des patrons français (cf. Capital en novembre 2009) avec 23,1 millions d'euros perçus, tandis que les actionnaires auront bénéficié de 390 millions d'euros de dividendes depuis 2007. Aujourd'hui propriété du fonds anglais Cinven, par-delà sa réussite économique, l'entreprise a pour « face cachée » une rigueur salariale sévère, où le partage de la valeur ajoutée est outrageusement déséquilibré au profit du capital et au détriment des travailleurs, et ceci alors même que cette rentabilité se nourrit des allègements d'État de cotisations sociales sur les bas salaires ! L'État a-t-il pour ambition, en réduisant le coût du travail, de contribuer à aider une entreprise à maintenir un bas niveau de salaires, pour faciliter des bénéfices prohibitifs ? Le Gouvernement ne devrait-il pas utiliser des moyens de contrôle, et de pression (car il y a eu, et il y a encore usage d'aides publiques) pour inciter l'entreprise à une plus juste rémunération du travail accompli par les salariés ? Et, à cet égard, il lui demande s'il n'y aurait pas lieu, pour éviter ce type de dérives inacceptables, de réviser la convention collective des industries de l'habillement datant, semble-t-il, de 1972.
Voir la réponse publiée le 30 mars 2011Assemblée nationale
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