Commission des affaires culturelles : PPL relative à la responsabilité civile des sportifs
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Dordogne (3ème circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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Travaux récents
Mme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la programmation du fonds européen de développement régional (FEDER) en Aquitaine et plus précisément sur la réaffectation de crédits décidée par l'État. Une nouvelle mesure vient en effet d'être intégrée au programme opérationnel pour le financement du centre culturel du vin de Bordeaux. Ce projet va consommer des crédits programmés depuis 2007 sur d'autres mesures et ainsi condamner certaines actions. Par exemple, le centre permanent d'initiatives pour l'environnement (CPIE) de Varaignes a appris des services préfectoraux du département de la Dordogne que les crédits qui devaient lui être affectés notamment au titre de la mesure 3-2-2-1 : meilleure connaissance scientifique et « grand public » des milieux naturels et de ses enjeux, seraient consommés par cette nouvelle opération et qu'en conséquent, ses demandes de financement déposées pour 2012 et 2013 ne seraient pas instruites. Pour cette association, le soutien du FEDER représente une enveloppe de 175 000 euros pour les deux années à venir. Ce désengagement entraînerait la suppression de trois postes dès la fin 2012. La réaffectation de ces crédits européens va à contresens d'une politique territoriale équilibrée au sein de la région Aquitaine. Une nouvelle fois, ce sont les départements ruraux qui sont pénalisés au profit de la métropole régionale. Dans un souci d'équité territoriale mais aussi de maintien de l'emploi, devenu grande priorité du Gouvernement, elle lui demande que les engagements financiers pris par l'État dans le cadre du FEDER soient respectés et que les actions prévues en début de programmation soient soutenues.
Voir la questionMme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique, sur la gestion technique du réseau public de transport de l'électricité. Les élus du comité central d'entreprise de RTE sont en effet inquiets par la politique menée par la direction de leur établissement. Le réseau haute tension (HT) est géré grâce à des équipements dits de « contrôle commande » qui sont le coeur de l'ensemble du système de sécurité du réseau public de transport d'électricité. Or une réorganisation des services chargés de la maintenance et de l'exploitation de ces équipements a été présentée dernièrement au dernier comité central d'entreprise. Ce projet prévoit le transfert à la sous-traitance des contrôles de conformité des équipements (CMEE), ainsi que l'abandon d'une grande partie de la maintenance préventive. Les élus du comité central d'entreprise estiment que la sûreté du réseau haute tension est mise à mal par ces choix contraires à leurs missions de service public. En effet, les contrôles de conformité permettent de s'assurer du bon fonctionnement des équipements avant de les connecter au réseau HT. Quant à la maintenance préventive, elle permet non seulement la formation permanente du personnel, mais aussi la prévention du vieillissement des matériels. L'abandon de la maintenance préventive au profit de la maintenance curative qui se fait donc après défaillance et le transfert des contrôles de conformité à la sous-traitance sont les fruits d'une politique de gestion du risque, mise en place par la direction de RTE, pour qui « ça coûte moins cher de payer de temps en temps les usagers lésés, plutôt que de faire en sorte qu'ils ne le soient pas ». L'expertise indépendante commanditée par les élus du comité central d'entreprise a conclu à la nocivité de cette réforme et a mis en exergue les dangers qu'elle recèle pour l'avenir du réseau de transport d'électricité. Mais, il semble que la direction de RTE a décidé d'ignorer les résultats de l'expertise et de poursuivre sa politique, en dépit des alertes des élus du comité central d'entreprise. C'est pourquoi elle lui demande de bien vouloir, en tant qu'autorité de tutelle chargée de la bonne conduite des missions de service public de RTE, lui indiquer s'il entend veiller à ce que RTE revoie son projet industriel pour le recentrer sur ses missions de service public.
Voir la questionIntervention en séance publique
Mme Colette Langlade interroge M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur le statut du travailleur à domicile salarié d'une entreprise dépendant de la convention collective de l'industrie de l'habillement. Elle aimerait connaître les modalités de calcul de la rémunération de ces salariés ainsi que les modalités de calcul de leur temps de travail. Elle souhaiterait également savoir si le temps de travail passé dans l'entreprise pour des tâches de réparation par exemple est rémunéré ou non. Elle lui demande de bien vouloir apporter des réponses à ces différents points.
Voir la questionIntervention en réunion de commission
Mardi 31 janvier 2012 - Séance de 16 heures 30
Mme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires. L'association des vétérans des essais nucléaires a formulé un certain nombre de revendications suite à cette loi et au décret d'application du 11 juin 2010. Elle demande la création d'un fonds d'indemnisation autonome ayant la forme d'un établissement public, l'élargissement de la liste actuelle des maladies radio induites, la redéfinition des zones géographiques des sites polynésiens et algériens et le suivi médical indépendant des personnes ayant séjourné sur les sites des essais. Enfin, elle souhaite une reconnaissance officielle de la Nation sur les risques encourus qui ne soit pas démentie par un système d'indemnisation rejetant le bénéfice du principe de présomption d'imputabilité. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement sur ce sujet et les mesures qu'il entend prendre afin qu'enfin ces revendications soient prises en considération.
Voir la questionMme Colette Langlade attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la nécessité de voir appliquer le volet « relations commerciales » de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 dite de modernisation de l'économie (LME). Ainsi, un rapport d'information a été récemment présenté ; il s'attelle notamment à l'évaluation des relations et des négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs, et pointe la persistante de préoccupants déséquilibres. Il souligne ainsi les trop nombreuses difficultés de mise en oeuvre de la LME en raison de divergence de lectures entre fournisseurs et distributeurs, ce qui est inacceptable ; car, si rien n'est fait, des PME voient leur existence menacée par le rapport de force déséquilibré qui demeure en faveur de la distribution. Il en va ainsi, notamment dans l'industrie alimentaire, où force est de constater que la liberté tarifaire des fournisseurs dans ce secteur est loin d'être réalité ! Premier secteur industriel français, deuxième employeur industriel de France, l'industrie alimentaire transforme 70 % de la production agricole française, et requiert à cet égard l'attention des pouvoirs publics. Prise en étau entre la subordination tarifaire que les grandes enseignes (secteur hautement concentré) entretiennent, la volatilité du prix des matières premières agricoles et l'augmentation constante des charges contraintes, l'industrie alimentaire est aujourd'hui en sursis ; en témoignent la stagnation des salaires, la fragilisation de nombreux emplois, et surtout, l'important recul des investissements depuis trois ans ! Ce constat est alarmant, mais réel. Voilà pourquoi il est essentiel que le Gouvernement veille à activer le volet dissuasif de la loi qui avait été, sur le papier, décidé en contrepartie de la liberté donnée au client (la grande distribution) de refuser d'appliquer le tarif fournisseur, qui lui, donc, subit une atteinte ! L'accord initial n'a pas été respecté ! Les engagements pris sont restés lettre morte. Il en va pourtant de la survivance de nombreuses entreprises, et de la pérennité de tout un secteur économique. Elle lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quelles mesures elle compte prendre afin d'améliorer la prise en compte des fournisseurs de l'industrie alimentaire dans les négociations commerciales que celle-ci a à conduire avec la grande distribution.
Voir la réponseMme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur le statut des sapeurs-pompiers volontaires. Jusqu'alors, selon l'article 11 de la loi du 3 mai 1996, les vacations perçues par les sapeurs-pompiers volontaires étaient cumulables avec tout revenu ou prestation sociale. Or le décret n° 2009-404 du 15 avril 2009, modifiant l'article R. 262-6 du code de l'action sociale, inclut l'ensemble des ressources, de quelque nature qu'elles soient pour la détermination du montant du revenu de solidarité active (RSA). Il est à rappeler que le décret n° 88-1111 du 12 décembre 1988 ne prévoyait pas la prise en compte des vacations perçues par les sapeurs-pompiers volontaires pour la détermination du revenu minimum d'insertion (RMI). En conséquence, le remboursement du RMI perçu par des sapeurs-pompiers volontaires pourrait être demandé par les commissions départementales d'aide sociale. Elle souhaiterait que toutes les actions soient mises en oeuvre afin de renforcer l'attractivité du statut des sapeurs-pompiers volontaires et que ce changement de législation ne soit pas préjudiciable à ces derniers.
Voir la réponseMme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'apprentissage de la natation au collège. La circulaire n°2004-139 du 13 juillet 2004 indique que le « savoir nager » est inscrit dans le domaine de compétence « autonomie et initiative » du socle commun de connaissances et de compétences. Elle précise également que la fréquence et la durée des séances sont des éléments déterminants pour assurer la qualité des apprentissages. Dans les textes, l'apprentissage de la natation apparaît donc comme une priorité. Toutefois, le ministère n'attribue pas de crédits spécifiques à cet enseignement. Les établissements et les professeurs d'EPS sont confrontés à de lourdes difficultés financières pour appliquer les programmes de l'inspection pédagogique et assumer les coûts de transport très élevés quand la piscine est située à plusieurs dizaines de kilomètres de l'établissement, comme c'est souvent le cas dans le nord de la Dordogne. Grâce à des aides de collectivités ou d'associations, dont ce n'est pas la compétence ou la mission, certains collèges parviennent à mettre en place une partie du programme d'apprentissage mais cela reste insuffisant. Par ailleurs, les disparités entre les établissements ne garantissent pas un égal accès à cet enseignement à chaque collégien. L'Institut de veille sanitaire dénombre 1 366 noyades accidentelles entre le 1er juin et le 30 septembre 2009, dont 476 (plus du tiers) concernent des jeunes de moins de 19 ans. La natation est une activité dangereuse et son apprentissage est indispensable pendant la scolarité. Aussi, elle lui demande de lui préciser les moyens que le Gouvernement entend mettre en oeuvre pour pallier à cette carence.
Voir la réponseMme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur l'accès au troisième cycle des études médicales. Le décret n° 2011-954 du 10 août 2011 modifiant certaines dispositions relatives au troisième cycle des études médicales a en effet avancé la date de validation du deuxième cycle, qui doit être effectuée avant la présentation aux épreuves classantes nationales (ECN). Le dernier stage hospitalier qui se déroule après la présentation aux ECN, durant l'été, n'est par conséquent plus inclus dans le second cycle. Se pose donc la question du statut de l'étudiant pendant cette période de stage. En effet, ayant validé son deuxième cycle, il n'est plus externe hospitalier mais ne peut pas encore prétendre au statut d'interne, accordé qu'à partir du mois de novembre. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quelles mesures sont envisagées pour clarifier cette situation et accorder un réel statut aux étudiants durant cette période de stage estival entre deux cycles.
Voir la questionMme Colette Langlade attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le coût du travail en France. Le rapport remis au Gouvernement le 20 janvier 2011 par le « Centre d'observation économique et de recherche pour l'expansion de l'économie et le développement des entreprises » faisait apparaître un coût du travail français nettement plus élevé que celui des allemands. Mais il a été réalisé à partir de données erronées qui depuis ont été corrigées par l'INSEE ; il apparaît en fait qu'en 2008, le coût horaire du travail n'est pas supérieur à celui de l'Allemagne, voire même légèrement inférieur et il convient à cette occasion de saluer la bonne productivité horaire des salariés français. Face à ce constat, elle lui demande de lui préciser si le Gouvernement entend accorder la priorité à l'industrie en lui permettant de développer une politique d'innovation et de formation en vue d'améliorer sa compétitivité.
Voir la réponseMme Colette Langlade attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur les recommandations de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) sur l'étiquetage de précaution. Dans son rapport sur la prévention des allergies alimentaires au moyen de l'étiquetage de précaution - c'est-à-dire la mention de la présence possible et fortuite d'allergènes liés aux processus de fabrication d'une denrée alimentaire -, l'AFSSA rappelle qu'aucune disposition réglementaire n'encadre actuellement le contenu de ce type d'étiquette. C'est la raison pour laquelle l'AFSSA émet plusieurs recommandations dont : harmoniser les mentions figurant sur l'étiquetage, quantifier le risque associé afin de permettre au consommateur d'évaluer pertinemment le risque pris en consommant le produit, préciser si l'allégation "garanti sans" signifie "sans présence fortuite" ou bien "sans ingrédient allergène", préciser davantage la mention explicite d'un allergène, que sa présence soit fortuite ou non, par exemple dans les cas du lait (type de lait) ou de l'huile (type d'huile). Elle lui demande de bien vouloir l'informer des modalités et de l'échéancier par lesquels elle entend tenir compte de ces recommandations.
Voir la réponseMme Colette Langlade attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les frais liés à l'utilisation des cartes bancaires. Selon le GHIE cartes bancaires, 59,5 millions de cartes bancaires étaient en circulation à la fin de l'année 2010. Las tarifs sont élevés, puisque chaque consommateur acquitte en moyenne 47,80 euros de cotisation annuelle pour une carte bancaire, soit, pour les banques, une recette de 2,8 milliards d'euros, ce qui représente près du tiers de ce que nos concitoyens ont payé en frais bancaires en 2010 d'après les estimations du rapport sur la tarification des services bancaires paru en juillet 2010. Elle lui demande si le Gouvernement considère ces frais conséquents ou non et, si oui, quelles mesures elle envisage de prendre en vue de faire diminuer ces frais bancaires jugés trop élevés par nos concitoyens.
Voir la réponseMme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les résultats obtenus par les élèves français lors de la grande enquête internationale de l'OCDE portant sur les performances de quelque 470 000 élèves de 65 pays. Baptisée Pisa, cette étude mondiale, menée tous les trois ans, évalue les élèves à 15 ans sur leurs compétences dans trois domaines : lecture-compréhension de l'écrit, mathématiques et culture scientifique. À travers les résultats des élèves, c'est de la performance des systèmes scolaires de chacun des pays participants qui sont jugés. Avec un score de 496 points, la France se situe dans la moyenne des pays évalués (avec 493 points) et au même point qu'en 2000. Aussi lui demande-t-elle si le manque de moyens, dénoncé par les syndicats enseignants et de nombreux parents d'élèves depuis de nombreuses années, n'est pas à ses yeux responsable de cette évaluation très moyenne des élèves français.
Voir la réponseMme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur l'adoption par le Sénat, lors de sa séance du 1er décembre 2010, d'un amendement qui autorise le transfert de 4 millions d'euros de programmes de l'enseignement public vers les établissements privés sous contrat. Alors que le service public d'éducation rencontre de sérieuses difficultés du fait notamment des nombreuses suppressions de postes et des coupes budgétaires toujours plus importantes, la majorité présidentielle a voté une mesure qui affecte des fonds au secteur privé, alors que l'enseignement public et laïc aurait besoin de cette somme. Il est tout à fait illégitime, illogique et sans fondement de réduire les fonds de l'enseignement public au profit de l'enseignement privé. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend faire réaffecter ces fonds au service public, qui doit être prioritaire en matière d'éducation.
Voir la réponseMme Colette Langlade attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur es conditions dans lesquelles les personnes atteintes d'une maladie grave peuvent avoir accès au crédit bancaire, notamment pour accéder à la propriété. La loi du 31 janvier 2007 relative à l'accès au crédit des personnes présentant un risque aggravé de santé avait pour ambition d'améliorer l'accès à l'assurance et à l'emprunt des personnes malades ou présentant un risque de santé. Elle consacrait dans la loi les principes de la convention dite Aeras « s'assurer et emprunter avec un risque aggravée de santé ». Cependant l'application de cette convention semble insuffisante pour garantir l'accès de tous au crédit dans des conditions satisfaisantes. Ainsi, malgré l'application de l'abattement sur la surprime, le coût de l'assurance emprunteur reste dissuasif. C'est pourquoi elle lui demande de bien vouloir faire connaître les dispositions que compte prendre le Gouvernement pour améliorer la convention Aeras et compléter la législation afin de remédier à ce qui est vécu par les personnes malades comme une injustice supplémentaire.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mardi 20 décembre 2011 - Séance de 17 heures
Mme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la conformité des devis fournis par les prestataires d'opérations funéraires. En effet, l'UFC-Que choisir de Périgueux vient de rendre publics les résultats d'une enquête menée dans huit magasins funéraires du département de la Dordogne sur la bonne application des obligations légales par les professionnels. Malgré la réforme de 2008 qui renforce l'information du consommateur et la mise en place d'un modèle de devis obligatoire (arrêté du 23 août 2010), les magasins funéraires ne se plient pas toujours aux règles de la transparence. Ainsi, dans deux cas sur huit, aucun devis n'est communiqué aux familles et seuls 17 % des devis récoltés respectent les modèles de devis obligatoires. Cette opacité empêche la comparaison des prestations par les familles et favorise la hausse des prix. Dans la zone enquêtée, le coût total pour des obsèques, hors caveau et concession, s'établit à 3 028 euros en moyenne, contre 3 100 euros au niveau national. Mais d'un opérateur à l'autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier : de 2 413 euros pour le plus économique à 3 870 euros pour le plus onéreux. Ces différences sont liées à un grand nombre de prestations non obligatoires, mais aussi à des opérations surfacturées. C'est le cas, par exemple, des formalités administratives, dont le coût se situe dans une fourchette de 190 euros à 448 euros alors qu'il s'agit d'opérations standardisées. Au vu de ces pratiques, il y a urgence à mieux encadrer le marché. En premier lieu, il conviendrait de prévoir des sanctions contre les professionnels n'utilisant pas le modèle de devis obligatoire. Il serait également opportun d'élaborer dans ce cadre un livret d'information sur les obsèques qui serait mis à disposition des familles dans les mairies et en établissements de soins. La direction générale des collectivités locales pourrait fort bien établir un tel livret après consultation du Conseil national des opérations funéraires. Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin de remédier aux dysfonctionnements constatés.
Voir la questionMme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les conséquences pour les entreprises du bâtiment de la mise en œuvre de la réduction des délais de paiement imposée par la loi de modernisation de l'économie (LME) du 4 août 2008. En effet, les entreprises du bâtiment pâtissent d'un déséquilibre grandissant entre d'un côté des délais de fournisseurs plus courts et de l'autre des délais clients qui, eux, demeurent inchangés voire au contraire augmentent. Cette situation a pour conséquence directe un essoufflement des trésoreries dans une période où l'appareil de production est déjà extrêmement fragilisé. Les rapports remis par l'Observatoire des délais de paiement ont confirmé en 2009 et en 2010 que le secteur du bâtiment était l'un des secteurs perdants de la loi LME. Deux évolutions seraient souhaitables pour limiter cet impact négatif sur ce secteur. La première viserait à imposer le paiement des acomptes mensuels et du solde dans un délai maximum de 30 jours comptés à partir de l'émission de chaque demande de paiement. La seconde concernerait la sanction des retards de paiement. Il s'agirait de donner à l'entrepreneur le droit de suspendre l'exécution de ses travaux après une mise en demeure restée infructueuse mais aussi d'imposer au client le versement d'intérêts moratoires à un taux réellement dissuasif. Aussi, elle souhaiterait connaître ses intentions pour remédier à cette situation et savoir s'il entend prendre en considération les demandes d'évolution de la LME.
Voir la questionMme Colette Langlade attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE) dans les établissements de santé. La décision des services de l'État de ne pas renouveler ces contrats dans les établissements de santé, mais aussi dans les collectivités territoriales, dans l'éducation nationale et au sein du secteur associatif, a de lourdes conséquences. Les salariés, déjà en situation difficile, se sont retrouvés brutalement sans emploi. Les structures employeurs sont sans personnel pour assurer les conditions d'accueil et de confort des patients et résidents et connaissent d'importants dysfonctionnements dus à la surcharge de travail. Les pensionnaires, âgés et dépendants, en subissent les effets tant pour l'accompagnement pour les gestes du quotidien que pour les soins. Ces conséquences sont d'ores et déjà visibles à l'hôpital de Nontron, qui perd 7 % de son effectif, ou à la maison de retraite de Thiviers. A cela, se rajoutent les effets budgétaires des mesures du PLF 2011, notamment à son article 90. Cela augure mal de la réforme de la dépendance annoncée par le Chef de l'État. Elle lui demande quelles mesures envisage le Gouvernement pour pallier le manque qu'il a contribué à créer.
Voir la réponse publiée le 10 décembre 2010Assemblée nationale
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Numéro de la place occupée : 639
(la zone en rouge situe le banc)