Mercredi 11 janvier 2012 - Séance de 17 heures
- - Table ronde rassemblant les associations d'usagers
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Essonne (7ème circonscription)
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Mercredi 11 janvier 2012 - Séance de 17 heures
Mme Françoise Briand appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la situation du secteur des accueils collectifs de mineurs (ACM) face à l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) du 14 octobre 2010. Aujourd'hui, près de sept millions d'enfants, d'adolescents, de personnes en situation de handicap partent en colonies, en mini-camps ou en séjours de vacances adaptés grâce à l'engagement éducatif de près de cinq cent mille jeunes qui les encadrent. Le législateur a reconnu le caractère éducatif des ACM en 2003 et a instauré en 2006 le contrat d'engagement éducatif, reconnaissant ainsi la singularité de l'animation volontaire occasionnelle. Cependant, la CJUE, tout en confirmant la validité du contrat d'engagement éducatif, a considéré que l'organisation des ACM n'est pas conforme à la législation européenne du travail dans la mesure où elle ne prévoit pas de repos quotidien ou de périodes équivalentes de repos compensateur. Face aux menaces d'augmentation des coûts des séjours et de la baisse de la fréquentation qui en résulterait, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les dispositions que le Gouvernement pourrait prendre au regard de l'évolution du contrat d'engagement éducatif en ACM.
Voir la réponseMme Françoise Briand appelle l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l'application de la loi sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Le planning familial de l'Essonne s'alarme de la situation du département au regard de l'accès à ce droit. En effet, le Centre hospitalier du sud francilien ne ferait plus d'interruption de grossesse depuis le départ du seul médecin qui en pratiquait et l'hôpital de Dourdan n'en ferait plus depuis le décès du seul médecin qui en pratiquait. Par ailleurs, le service hospitalier de Corbeil et l'hôpital de Longjumeau, services publics qui assurent la majeure partie des interruptions de grossesse du département, sont en situation tendue et ne pourraient plus assurer que la moitié des demandes qui leur sont faites. Ainsi, ils sont obligés de faire subir aux femmes des délais d'attente importants, créant, dans certains cas, des situations d'urgence. Les centres de planification et d'éducation familiale (CPEF) du département seraient contraints d'orienter un grand nombre de femmes vers les hôpitaux de Paris, le plus souvent saturés, ou des établissements privés. Or ces derniers n'acceptent ni le tiers payant pour les assurées sociales ni la prise en charge pour les mineures ayant besoin de garder le secret. Par conséquent, elle demande que soient recrutés des médecins pratiquant l'IVG dans les centres hospitaliers de l'Essonne, permettant de remplir la mission de service public dans ce domaine.
Voir la réponseMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur la situation des consommateurs au regard de la qualité de l'air intérieur de l'habitat. Alors que la loi fixe l'obligation pour les propriétaires de joindre au bail de location un diagnostic technique de l'état du logement au regard de la performance énergétique, du risque d'exposition au plomb et des risques naturels et technologiques le cas échéant, la législation actuelle ne prévoit pas de diagnostic du taux de moisissures des logements. Pourtant, les moisissures sont la cause principale de la pollution intérieure, à l'origine de diverses pathologies et notamment des allergies respiratoires, dont souffre plus d'un Français sur quatre. La corrélation entre l'augmentation des maladies respiratoires et la présence d'humidité et de moisissures dans les logements a été rappelée par l'ensemble des contributeurs du livre blanc « L'Air c'est la vie : un enjeu sanitaire majeur », à l'occasion de sa remise à l'Assemblée nationale le 17 février 2011. Ce livre blanc, coordonné par la Fédération française des tuiles et briques, insiste sur la nécessité de préserver la qualité de l'air intérieur. Ainsi, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement compte mettre en place des mesures qui permettent d'évaluer la qualité de l'air intérieur de l'habitat et de limiter ainsi la propagation des moisissures.
Voir la réponseMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de la défense et des anciens combattants sur les conditions d'attribution de la carte du combattant pour les militaires français ayant servi dans la guerre d'Algérie. La loi a donné la qualité de combattant aux personnes ayant participé à la guerre d'Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 2 juillet 1962, veille de l'indépendance de l'Algérie. Dans la mesure où le titre de reconnaissance de la Nation et la médaille commémorative sont attribués aux soldats présents sur ce théâtre d'opérations jusqu'au 1er juillet 1964, les associations d'anciens combattants souhaiteraient que la carte du combattant puisse être attribuée aux militaires français ayant participé à la guerre d'Algérie entre le 31 octobre 1954 et le 1er juillet 1964, dans les conditions de durée définies par la loi n° 2003-1311 du 30 décembre 2003. Ainsi, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer les conclusions de la réflexion menée par les services du ministère en août 2008 concernant la qualification des évènements postérieurs au 2 juillet 1962.
Voir la questionIntervention en séance publique
Mme Françoise Briand appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les conditions régissant la nouvelle formation en alternance master 1 « Enseigner en école maternelle et élémentaire ». Les étudiants s'y sont inscrits sur la base des critères annoncés au moment de la pré-inscription en juin 2011, à savoir dix mois de stage dit « filé », c'est-à-dire en responsabilité dans une classe à raison d'un jour par semaine et une rémunération d'environ 600 euros bruts par mois. Or, un mois après le début des cours, les étudiants ont pu découvrir qu'ils n'auront pas le statut d'étudiants en alternance mais de contractuels de l'éducation nationale, que la rémunération avait été revue à 495,44 euros bruts par mois et que les dix journées de stage de septembre ne leur seraient pas rémunérées. Leurs contrats n'étaient toujours pas signés à la mi-octobre. Ainsi, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement au regard de cette formation.
Voir la questionMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur l'interdiction faite aux exposants français de présenter et de faire déguster du foie gras ou de communiquer sur le foie gras à l'occasion du principal salon alimentaire d'Allemagne, l'ANUGA, qui aura lieu du 8 au 12 octobre 2011 à Cologne. L'ensemble des producteurs et transformateurs contestent cette prise de position allemande contre le foie gras, mets emblématique de la gastronomie française, inscrite au patrimoine de l'UNESCO. Ainsi, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer les mesures envisagées pour mettre un terme à cette situation qui va pénaliser les exportations de la filière foie gras.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mardi 27 septembre 2011 - Séance de 17 heures
Mme Françoise Briand appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les difficultés que rencontrent certaines personnes nées à partir de juillet 1951 et qui ont travaillé avant l'âge de 18 ans pour obtenir de la part de la CNAV la confirmation qu'elles pourront partir à la retraite à 60 ans. La réforme des retraites fixe à 60 ans l'âge de départ à la retraite anticipée pour les personnes nées à compter du 1er juillet 1951 et qui ont commencé leur activité avant 18 ans. Alors que certaines personnes nées en juillet 1951 et qui doivent à leur employeur un préavis de trois mois sont à quelques semaines de la date limite pour faire part de leur intention à leur employeur, elles ne parviennent pas à obtenir de la CNAV un formulaire de demande d'attestation pour départ anticipé, pièce indispensable au dossier. En effet, la CNAV leur indique ne pouvoir donner de confirmation à ce jour. Ainsi, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer les moyens mis à la disposition de la CNAV pour que les citoyens puissent avoir une vision claire de la date de leur départ en retraite.
Voir la réponseMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la formation initiale des orthophonistes dans le cadre du modèle européen des diplômes édicté par la charte de Bologne de 1999, soit licence-master-doctorat (LMD). Alors que le champ d'intervention de la profession a été élargi par le décret n° 2002-721 du 2 mai 2002 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'orthophoniste et que le ministère de l'enseignement supérieur a attribué à la formation initiale des orthophonistes le niveau de master, la profession rappelle que seule une formation initiale au niveau du master peut répondre aux compétences définies par le ministère de la santé pour exercer la profession d'orthophoniste. Or ce dernier, co-signataire du diplôme, n'a toujours pas donné sa position sur ce sujet. Aussi, elle le remercie de bien vouloir lui faire connaître sa position sur cette question.
Voir la réponseMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, sur le non-renouvellement de l'agrément « consommation » de la Confédération nationale du logement. Alors que cette association traite de nombreux dossiers individuels et collectifs pour la défense des consommateurs au regard de l'habitat, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer les raisons qui ont conduit à cette décision.
Voir la réponseMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les inquiétudes des kinésithérapeutes quant à l'avenir de leur profession. Les kinésithérapeutes français souhaiteraient que soient prises des mesures concrètes en termes de revalorisation tarifaire, de mise en place d'un tarif unique de reconnaissance de leur profession avec autonomie et consultation en première intervention, la protection de leur diplôme d'État contre les pratiques illégales et l'amélioration du cursus des étudiants masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs avec un diplôme master validant leur formation. S'agissant d'une profession qui répond aux besoins de patients de plus en plus nombreux, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer la position du Gouvernement sur cette question et les mesures qui pourront être prises pour répondre à ses attentes.
Voir la questionMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur la reconnaissance des maladies professionnelles des militaires et anciens militaires, notamment suite à l'exposition à l'amiante. Contrairement aux ressortissants des autres régimes de protection sociale, les militaires, régis par le code des pensions militaires d'invalidité et soumis à l'imputabilité par preuve, ne peuvent faire reconnaître les maladies contractées en service au titre de « maladies professionnelles ». Plus particulièrement, leur exposition à l'amiante, admise en cas de maladie imputable au service, ne leur est pas reconnue pour bénéficier du dispositif de l'allocation de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante (ACAATA). Alors que la chambre sociale de la Cour de cassation, dans un arrêt du 11 mai 2010, a accordé au personnel civil le « préjudice moral d'anxiété », les militaires revendiquent l'égalité de traitement avec les autres citoyens. Ainsi, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la réponseMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, sur les déclarations de son ministère visant à une éventuelle suppression de la démarche individuelle comme mode d'adoption internationale en France. Aujourd'hui près de 37 % des adoptions en France ont été réalisées grâce à cette procédure, ce qui la place au deuxième rang après les organismes autorisés pour l'adoption (OAA) et devant l'Agence française de l'adoption (AFA). En effet, les OAA ainsi que l'AFA ne peuvent répondre aux demandes des nombreuses familles, les obligeant à avoir recours à la démarche individuelle, la seule qui leur reste accessible. Dans l'objectif de permettre aux familles françaises de disposer des meilleures chances de pouvoir accueillir un enfant dans leur foyer, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la réponseMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur les déclarations de son ministère visant à une éventuelle suppression de la démarche individuelle comme mode d'adoption internationale en France. Aujourd'hui près de 37 % des adoptions en France ont été réalisées grâce à cette procédure, ce qui la place au deuxième rang après les organismes autorisés pour l'adoption (OAA) et devant l'Agence française de l'adoption (AFA). En effet, les OAA ainsi que l'AFA ne peuvent répondre aux demandes des nombreuses familles, les obligeant d'avoir recours à la démarche individuelle, la seule qui leur reste accessible. Dans l'objectif de permettre aux familles françaises de disposer des meilleures chances de pouvoir accueillir un enfant dans leur foyer, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en la matière.
Voir la réponseMme Françoise Briand alerte M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur un projet de relocalisation de dépôts d'hydrocarbures de Villeneuve-le-Roi et de Vitry-sur-Seine vers le site de la SMCA, classé Seveso, à Athis-Mons, au bord de la plateforme aéroportuaire d'Orly. Ce projet, échafaudé par un établissement public dans le but de valoriser le département du Val-de-Marne, prévoit l'implantation de nouvelles cuves derrière les cuves actuelles du site SMCA, dont la capacité totale de stockage atteindrait 240 000 m3 d'hydrocarbures, soit quatre fois plus qu'actuellement. Il ne peut y avoir de doute que le quadruplement de la quantité d'hydrocarbures stockés comporte des risques supplémentaires pour la sécurité des habitants de ce bassin très urbain, d'autant qu'il aura comme conséquence l'augmentation dans les mêmes proportions du transport de pétrole sur les routes traversant les communes de sa circonscription. Elle appelle également son attention sur le risque supplémentaire encouru par les nombreux passagers transitant par l'aéroport international Paris-Orly. Par conséquent, elle le remercie de bien vouloir lui indiquer ses positions sur ce dossier important et sensible.
Voir la réponse publiée le 24 février 2010Mme Françoise Briand appelle l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation sur les difficultés de trésorerie des entreprises individuelles relevant du régime fiscal « micro-BNC » (bénéfices non commerciaux) au regard des appels de cotisation forfaitaires des organismes sociaux. En effet, il semble que, parfois, les cotisations sociales sur la base de forfaits soient supérieures aux revenus des entreprises individuelles et les modalités de remboursement du trop-perçu pas toujours explicité. Étant donné que la trésorerie est la première cause de faillite des petites entreprises, elle le prie de bien vouloir lui indiquer s'il est prévu d'harmoniser les modalités et la mise en oeuvre des appels de cotisations entre les organismes sociaux et les services fiscaux de sorte que les organismes sociaux, à l'instar des services fiscaux, appellent les cotisations effectivement dues, sur la base d'une déclaration annuelle.
Voir la questionMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation sur les difficultés de trésorerie des entreprises individuelles relevant du régime fiscal « micro BNC » (bénéfices non commerciaux) au regard des exemptions des taxes au titre de la première année d'exercice. En effet, la taxe professionnelle minimum est très lourde pour la trésorerie des toutes petites entreprises (TPE). Ainsi, son exonération au titre de la première année d'exercice est très importante pour ces petites structures. Or elle paraît inéquitable car valable pour l'année civile plutôt que pour les douze premiers mois d'activité. Par conséquent, son importance dépend de la date de début d'activité. Elle lui serait reconnaissante de bien vouloir lui indiquer s'il était prévu que le nouveau dispositif remplaçant la taxe professionnelle soit proratisé pour la deuxième année d'exercice en fonction du nombre des mois restant à courir depuis le début de l'activité, de sorte que l'exonération de la taxe couvre effectivement les douze premiers mois d'activité des TPE.
Voir la questionMme Françoise Briand appelle l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur l'arrêté du 28 septembre 2009 fixant les tarifs plafonds pour les établissements et services d'aide par le travail (ESAT), organismes médico-sociaux chargés de la mise au travail, accompagnée d'un soutien médical et social, des personnes handicapées dans l'impossibilité de travailler dans un autre cadre. Cet arrêté fixe le tarif plafond annuel de référence, correspondant au coût de fonctionnement net, à 12 840 euros par place autorisée. Il fixe également le tarif plafond dans les ESAT accueillant au moins 70 % de personnes handicapées atteintes de certains syndromes spécifiés (autisme, infirmité motrice cérébrale, handicaps résultant d'un traumatisme crânien ou handicaps physiques) à un montant par place autorisée jusqu'à 25 % supérieur au tarif de référence. L'Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH) de l'Essonne s'émeut de ces tarifs spécifiques qu'elle considère comme une mesure discriminatoire ne tenant pas compte des besoins réels des établissements. Elle craint que certains établissements ne se retrouvent dans l'obligation de réduire leurs effectifs de personnel d'encadrement ou de baisser le niveau de qualification professionnelle par mesure d'économie avec pour résultat une détérioration de la qualité de la prise en charge ou, au pire, que certains établissements ne soient obligés de fermer leurs portes, avec des résultats dramatiques pour la population concernée. Aussi lui demande-t-elle de bien vouloir lui faire part de ses intentions sur l'évolution des ESAT.
Voir la questionAssemblée nationale
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(la zone en rouge situe le banc)