Commission d'enquête sur les produits financiers : audition de M. Augustin de Romanet (DG de la CDC)
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Seine-Saint-Denis (6ème circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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M. Claude Bartolone attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la pénurie de recrutement que connaît le Conseil général de la Seine-Saint-Denis dans les métiers de la filière médico-sociale (auxiliaires de puériculture, puéricultrices, sages-femmes, infirmiers et médecins). Cette situation est d'autant plus préjudiciable que les services publics départements de la protection maternelle et infantile (PMI), des centres départements de dépistage, de prévention et de santé ainsi que les crèches départementales sont souvent le seul recours d'une population particulièrement affectée par la dégradation de la situation économique. Cette situation préoccupante s'explique d'abord par la pénurie de professionnels médicaux et péri-médicaux et le nombre insuffisant de places offertes aux concours territoriaux. Mais le département de la Seine-Saint-Denis subit en outre de plein fouet la concurrence de la collectivité voisine de Paris, qui bénéficie d'un statut dérogatoire en matière de recrutement des professionnels de la santé et de la petite enfance. Chaque année, de nombreux professionnels non titulaires quittent ainsi la Seine-Saint-Denis afin d'être titularisés par un recrutement sur titre par la ville et le département de Paris. La loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 reconnaît en effet un statut particulier à cette dernière, l'autorisant à pratiquer des modalités de recrutement dérogatoires au statut de la fonction publique territoriale. Le décret n° 94-415 « portant dispositions statutaires relatives aux personnels des administrations parisiennes » précise ces modalités, autorisant de fait la collectivité unique de Paris à recruter des auxiliaires de puériculture, des infirmiers, des médecins, des éducateurs de jeunes enfants et des puéricultrices dans le cadre de concours sur titre. Alors que la pénurie de recrutements pourrait mettre en péril l'efficience des dispositifs médico-sociaux mis en place par le département de la Seine-Saint-Denis, il lui demande par conséquent si le Gouvernement entend reconnaître à chaque collectivité territoriale la faculté d'organiser ses propres concours sur titre pour les métiers de la petite enfance, médicaux et paramédicaux.
Voir la questionM. Claude Bartolone attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur le projet de centre de tri-méthanisation à Romainville. Ce centre, s'il voit le jour, serait conçu pour recevoir 322 500 tonnes d'ordures ménagères par an collectées par les communes adhérentes du syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères (Syctom) de l'agglomération parisienne. 40 tonnes par heure de déchets seraient ainsi traitées par tri mécano-biologique et méthanisation dans les six digesteurs du centre. Or, dans le cas de l'usine du quartier Garosud à Montpellier, d'une capacité prévue à l'origine de 203 000 tonnes par an et réduite suite à des dysfonctionnements, les secteurs environnants sont la proie d'odeurs pestilentielles dues aux phases amont et aval de la méthanisation. Outre une recrudescence de la présence de rats, une pullulation d'insectes s'est aussi faite jour, obligeant les autorités à utiliser à fréquence régulière des insecticides nocifs pour les jeunes populations souffrant de pathologies ORL. Les parlementaires du département, comme les élus locaux, font part de nuisances persistantes, malgré de lourds investissements supplémentaires de la communauté d'agglomération et de l'exploitant. Un rapport de la chambre régionale des comptes de septembre 2011 pointe de très importantes nuisances olfactives, un pullulement de mouches et dénonce un gouffre financier. Il lui demande donc si elle est en mesure de garantir aux riverains de la future usine de Romainville l'absence de nuisances et aux élus locaux la pertinence économique et environnementale du projet.
Voir la questionM. Claude Bartolone attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la conformité des devis fournis par les prestataires d'opérations funéraires. En effet, l'UFC-Que choisir de Seine-Saint-Denis vient de rendre publics les résultats d'une enquête menée dans sept magasins funéraires du département de la Seine-Saint-Denis, sur la bonne application de leurs obligations légales par les professionnels. Malgré la réforme de 2008 qui renforce l'information du consommateur et la mise en place par l'arrêté du 23 août 2010 d'un modèle de devis obligatoire, les magasins funéraires ne se plient pas toujours aux règles de la transparence. Ainsi, dans cinq cas sur sept, aucun devis n'est communiqué aux familles, et seul un des devis récoltés respecte les modèles de devis obligatoires. Cette opacité empêche la comparaison des prestations par les familles et favorise la hausse des prix. Dans la zone enquêtée, le coût total pour des obsèques, hors caveau et concession, s'établit à 2 509 euros en moyenne, contre 3 100 euros au niveau national. Mais d'un opérateur à l'autre, pour une demande similaire, la facture totale peut considérablement varier : de 2 020 euros pour le plus économique à 2 998 euros pour le plus onéreux. Ces différences sont liées à un grand nombre de prestations « non obligatoires », mais aussi à des opérations surfacturées : c'est le cas par exemple des formalités administratives, dont le coût se situe dans une fourchette de 122 à 135 euros alors qu'il s'agit d'opérations standardisées. Au vu de ces pratiques, il y a urgence à mieux encadrer le marché. En premier lieu, il conviendrait de prévoir des sanctions contre les professionnels n'utilisant pas le modèle de devis obligatoire. Il serait également opportun d'élaborer dans ce cadre un livret d'informations sur les obsèques qui serait mis à la disposition des familles dans les mairies et les établissements de soins. La direction générale des collectivités locales (DGCL) pourrait très bien établir un tel livret après consultation du conseil national des opérations funéraires. Il lui demande quelles suites le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin de remédier aux dysfonctionnements constatés.
Voir la questionM. Claude Bartolone attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur la mise en oeuvre en Île-de-France de la loi du 5 mars 2007 dite loi Dalo. Le comité de suivi du Dalo constate, dans son dernier rapport annuel, que 62 % des 6 000 recours effectués par mois au titre du Dalo le sont en Île-de-France. 85 % des 27 500 décisions non mises en oeuvre dans les délais concernent des Franciliens. Alors que 12 000 ménages sont désignés prioritaires annuellement, plus de 4 000 désignés prioritaires en 2008 attendent encore dans cette région leur relogement. Le rythme des relogements en Île-de-France ayant baissé en 2011, le nombre des condamnations de l'État par le tribunal administratif pour non-mise en oeuvre des décisions de logement ou d'hébergement, conformément à l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles, s'établit à 5 776 sur les douze derniers mois. La plupart des injonctions du tribunal administratif sont assorties d'astreintes, dont le montant cumulé depuis 2008 s'élève à 16,5 millions d'euros, l'État continuant ainsi de payer des astreintes pour des décisions de 2008 qu'il n'a toujours pas mis en oeuvre. Pour la seule Seine-Saint-Denis, le nombre de décisions favorables à fin septembre 2010 (recours hébergement et réorientations) s'élevait à 808, alors que le total d'offres au 31 décembre 2010 était de 293. À la suite de ce constat, le comité de suivi formule plusieurs propositions pour une bonne orientation des ménages prioritaires. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser les suites que le Gouvernement compte réserver à ces recommandations.
Voir la questionM. Claude Bartolone attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur l'inquiétante situation de l'enseignement de l'histoire et de la géographie dans le second degré de l'enseignement scolaire. En effet, à la rentrée scolaire 2012, les lycéens en terminales scientifiques, qui représentent plus de la moitié des élèves en terminale, ne suivront plus d'enseignement obligatoire dans cette discipline. Lors des consultations préalables à la réforme du lycée en 2009, les professeurs d'histoire et géographie s'étaient pourtant vus assurer par le cabinet du ministre de l'éducation nationale de l'ouverture aux élèves de terminales scientifiques d'une option d'un enseignement de la matière de deux heures. Or, selon l'association des professeurs d'histoire et de géographie (APHG), cette option ne sera offerte que dans peu d'établissements. Conséquence de cette réforme, la mise en application des programmes de la discipline en classe de première est enfin rendue impossible, puisque ceux-ci concentrent en une année des contenus répartis auparavant sur deux années. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour revaloriser dans les lycées l'enseignement de l'histoire et de la géographie, matières fondamentales dans la formation du futur citoyen.
Voir la questionM. Claude Bartolone interroge M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les conséquences de la suppression de 5 700 postes dans le premier degré pour le budget 2012. Les réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED), constitués d'enseignants spécialisés et de psychologues déjà fragilisés par les précédentes vagues de suppression de postes, vont désormais disparaître dans la majorité des établissements avec cette mesure. En Seine-Saint-Denis, ce sont 140 postes de maîtres E et G qui ont été supprimés ces trois dernières années. Pourtant, ce dispositif est un élément de réponse indispensable à la situation des élèves ayant besoin d'aide et de soutien. L'aide personnalisée, présentée comme un dispositif de remplacement lors de sa mise en place, s'avère totalement inadaptée aux problématiques posées par les grandes difficultés d'apprentissage et d'adaptation à l'école de certains élèves. Les enseignants assurant cette aide ne bénéficient d'aucune formation spécifique. De plus, ces heures, souvent sur le temps de la pause méridienne, s'ajoutent à l'emploi du temps déjà chargé des élèves. La dernière enquête PISA (Programme international du suivi des acquis des élèves) révèle l'augmentation du nombre d'élèves en échec scolaire en France ces dernières années passant de 15 % à 20 %. Aussi, il souhaite connaître les intentions du Gouvernement quant à la pérennité des RASED et les mesures qu'il entend prendre pour leur donner les moyens de poursuivre leurs indispensables actions en Seine-Saint-Denis.
Voir la questionM. Claude Bartolone attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la situation des psychologues. Cette profession fait en effet part de son fort mécontentement suite à la publication de plusieurs textes réglementaires affectant leur profession et reconnaissant notamment le titre de psychothérapeute au mépris de celui de psychologue. Dans la pratique, les institutions de soins demandent continuellement aux psychologues de prendre en charge des patients en psychothérapie. La reconnaissance du titre de psychothérapeute par le décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 va dès lors obliger les psychologues à en demander le titre, ce qui les contraint à suivre une formation complémentaire. Les organisations professionnelles des psychologues demandent donc que ce décret soit réécrit afin que ceux d'entre eux qui ont acquis les prérequis en psychopathologie et en psychothérapie obtiennent prode droit le titre de psychothérapeute. Dans la fonction publique hospitalière, la circulaire DGOS/RH4 n° 2010-142 du 4 mai 2010 qui précise le décret n°91-129 du 31 janvier 1991 modifié portant statut des psychologues de la fonction publique hospitalière, introduit un traitement discriminatoire entre les professionnels psychologues selon leur statut de titulaire ou de contractuel quant à la possibilité de bénéficier de temps pour exercer leur fonction de formation d'information et de recherche (FIR). Quant à l'obligation réglementaire d'employer des titulaires, elle est souvent ignorée. Il lui demande par conséquent quelles mesures urgentes le Gouvernement compte prendre pour répondre au malaise grandissant d'une profession pourtant de plus en plus reconnue par les citoyens.
Voir la réponseM. Claude Bartolone attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la solidarité sur les difficultés rencontrées par les familles d'adultes handicapés pour la prise en charge des frais de transport en véhicule sanitaire léger entre l'établissement et le domicile, lors d'une permission de sortie. En effet, depuis le 1er janvier 2009, la sécurité sociale ne prend plus en charge à 100 % le remboursement des frais de transport des adultes handicapés qui fréquentent des établissements ou services spécialisés lors de déplacements n'ayant pas pour but de leur permettre de recevoir des soins ou de subir des examens. Pourtant, le retour régulier des personnes handicapées dans leurs familles est nécessaire à leur équilibre et fait partie intégrante du projet de soin. Désormais, les CPAM suggèrent aux personnes concernées de s'adresser aux maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) pour demander une prise en charge au titre de la prestation de compensation du handicap (PCH). Or cette prise en charge, contrairement à celle de l'assurance maladie, est plafonnée à 12 000 euros pour une période de cinq ans (soit 200 euros par mois) ; elle est donc bien inférieure aux frais réellement encourus, qui peuvent, dans certains cas, atteindre 1 500 euros par mois. Enfin, les mutuelles refusent de prendre en charge ces frais supplémentaires. Ce sont donc les familles, seules, qui doivent assumer ces nouvelles dépenses. En avril dernier, elle indiquait qu'avant le 30 juin 2009, « un dispositif rénové et pérenne d'organisation des transports et de prise en charge des frais afférents, qui permette de prendre en compte la totalité et la diversité des situations vécues par les familles et les personnes handicapées » serait proposé. Aussi, il lui demande, à l'approche de cette date, quelles mesures elle entend prendre pour permettre la prise en charge de ces frais.
Voir la réponseM. Claude Bartolone alerte M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le manque criant de médecins scolaires en Seine-Saint-Denis. Déjà en 2008, il lui indiquait que 11 postes étaient vacants sur une cinquantaine prévus pour le département. Lors de la dernière rentrée scolaire, la situation s'est encore aggravée puisque seuls 29 postes sont pourvus pour plus de 290 000 élèves. Dans ces conditions, chaque médecin a désormais la charge de plus de 10 000 enfants. Cette pénurie est inquiétante au regard du rôle majeur de prévention joué par la médecine scolaire dans un département où certains enfants n'ont jamais consulté un médecin avant la visite médicale obligatoire en classe de sixième. Or la Seine-Saint-Denis a plus que jamais besoin de professionnels de santé. Malgré les efforts du conseil général en matière de vaccination et de dépistage, la persistance de la tuberculose dans le département, comme en témoignent les cas récemment détectés à Clichy-sous-Bois, souligne la nécessité d'un service public de la santé efficace. Face à cette situation dramatique, l'inquiétude de la communauté éducative est forte, et la FCPE-93 a récemment sollicité l'ONU pour demander une aide humanitaire. Pourtant, en octobre 2010, un avis de la commission des affaires culturelles et de l'éducation sur le projet de loi de finances pour 2011 soulignait déjà que la grille salariale des médecins de l'éducation nationale, la plus basse de tous les médecins de la fonction publique, était un obstacle au recrutement de ces praticiens et recommandait donc vivement sa revalorisation. Aussi, il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer quand le Gouvernement entend effectivement prendre toutes les mesures nécessaires afin que les 21 postes de médecins scolaires vacants en Seine-Saint-Denis soient pourvus, tout comme ceux encore inoccupés sur le reste du territoire national.
Voir la réponseM. Claude Bartolone attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur les risques pour les droits et libertés fondamentaux qu'engendrent les textes relatifs aux prélèvements génétiques et au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Les articles L. 706-54 à L. 706-56 du code de procédure pénale permettent à un officier de police judiciaire de soumettre d'office une personne à un prélèvement d'empreintes génétiques, dès lors qu'il existe à l'encontre de celle-ci des indices suffisants pour la présumer coupable d'une infraction. Cette disposition législative constitue une atteinte aux droits à la présomption d'innocence et à la vie privée protégés par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme, d'autant que ces prélèvements ADN s'effectuent le plus souvent sans l'autorisation effective ni le contrôle d'un magistrat. Cette situation peut conduire à de nombreux abus, comme en témoignent les demandes de prélèvements génétiques de plus en plus fréquentes dans des cas de simple contrôle d'identité. En outre, les lois récentes étendent toujours un peu plus le domaine des infractions visées par l'article L. 706-55, ce qui présente une menace évidente pour le respect des libertés fondamentales de nos concitoyens. C'est pourquoi il lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mieux encadrer l'utilisation du fichier national automatisé des empreintes génétiques.
Voir la réponseM. Claude Bartolone attire l'attention de M. le ministre de la fonction publique sur la situation des agents non-titulaires de la Fonction publique. Près d'un million d'agents sont aujourd'hui employés sous ce statut et dans des conditions d'une grande précarité. Ils sont en effet privés des droits et garanties statutaires et ne bénéficient pas non plus de la plupart des dispositions du Code du travail et du régime des conventions collectives. Cette insécurité juridique permet à certains employeurs de pratiquer des abus en matière de durée de contrat et de rémunération. De même, les non-titulaires peuvent être utilisés comme variable d'ajustement budgétaire. Alors qu'un projet de loi de « sécurisation des contractuels de la Fonction publique » excluant près de 80 % des non-titulaires du bénéfice de la titularisation vient d'être présenté en Conseil des ministres, il le prie de bien vouloir lui indiquer quelles mesures il entend prendre afin d'empêcher le recours abusif à l'emploi précaire tout en garantissant aux non-titulaires des droits salariaux équitables.
Voir la réponseM. Claude Bartolone attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les conséquences des suppressions de postes dans l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis. Avec la récente annonce de 40 suppressions de postes, la Seine-Saint-Denis sera en effet le seul département de l'académie de Créteil à perdre des postes dans ses collèges à la rentrée 2011. Cette décision est à rebours du fort dynamisme démographique de ce territoire : les effectifs augmenteront de quelques 3 500 élèves d'ici à 2013 dans les collèges. Dans l'enseignement primaire, dans lequel une vingtaine de postes devrait également être supprimés, les mobilisations de parents et les occupations d'école se multiplient pour dénoncer le non-remplacement des professeurs absents, conséquence directe des suppressions de postes. En juin dernier, 100 familles de Pantin et du Pré Saint-Gervais ont déposé des recours contre l'État pour discontinuité du service public de l'éducation. Les inquiétudes portent sur une dégradation des conditions d'apprentissage, alors que les classes sont déjà trop chargées, les professeurs absents mal remplacés et les réseaux d'aide aux enfants en difficulté quasi anéantis. Une récente note du Centre d'analyse stratégique (CAS), organisme rattaché au Premier ministre, souligne d'ailleurs que notre pays est parmi ceux qui possèdent le plus faible nombre de professeurs par élève parmi les 34 membres de l'OCDE. En Seine-Saint-Denis, les conséquences du non-remplacement d'un professeur sur deux partant à la retraite sont d'autant plus désastreuses que ce département connaît des difficultés sociales et économiques extrêmement fortes. Alors que le désengagement de l'État est évident, les collectivités territoriales continuent d'investir, elles, dans l'école publique malgré un contexte budgétaire contraint. Le Conseil général de Seine-Saint-Denis a ainsi adopté un plan exceptionnel d'investissement de 723 millions d'euros en faveur des collèges sur la période 2010-2015 qui concernera 21 opérations, dont 17 constructions neuves (11 reconstructions et 6 nouveaux collèges) et 4 opérations de restructuration. Il lui demande, dans ces conditions, comment le Gouvernement compte assurer à la rentrée prochaine l'égalité d'accès des enfants à l'école publique et républicaine ainsi que la continuité du service public de l'éducation dans ce département.
Voir la réponseM. Claude Bartolone interpelle à M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur le délai anormalement long de traitement des litiges devant les conseils de prud'hommes. Le Syndicat des avocats de France s'inquiète notamment des dysfonctionnements constatés à Bobigny, où trente-deux mois sont nécessaires à la tenue des audiences présidées par le juge départiteur, alors que l'article L. 1454-2 du code du travail prévoit, en pareille hypothèse, un délai d'un mois. De même, à Nanterre, les salariés ne peuvent espérer obtenir gain de cause devant le conseil de prud'hommes qu'à l'issue d'une procédure de deux ans. À Nanterre toujours, au mépris du délai légal d'un mois, plus d'une année d'attente est imposée au salarié sollicitant la requalification de son contrat de travail à durée déterminée. Devant les conseils de prud'hommes de Longjumeau et Melun, le délai de renvoi des affaires devant le bureau de jugement dépasse, désormais, treize mois. À Meaux, il est constaté un délai de près de dix mois entre l'audience de plaidoirie et le prononcé du jugement. L'extrême lenteur de la procédure est également dénoncée devant les conseils de prud'hommes de Creil, Paris et Pau. Ce dysfonctionnement de la justice civile impacte, aujourd'hui, certaines chambres sociales de cours d'appel. Il est banal que la durée de la procédure devant la cour d'appel de Paris dépasse vingt-et-un mois. À Versailles, compte tenu de l'encombrement de la juridiction d'appel, un salarié est parfois contraint d'attendre sept mois pour connaître le délibéré dans son affaire. Face à cette situation alarmante, le Syndicat des avocats de France rappelle que le droit pour tout justiciable de voir statuer sur ses prétentions dans un délai raisonnable est un droit fondamental, reconnu par la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et la loi française. L'exigence de célérité est d'autant plus essentielle devant les juridictions du travail que celles-ci statuent sur des litiges dont le jugement impacte la vie quotidienne des salariés. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour que le droit républicain d'obtenir une décision de justice dans un délai raisonnable soit effectivement garanti devant l'ensemble des conseils de prud'hommes.
Voir la réponseM. Claude Bartolone attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur les modalités de mise en oeuvre, dans le cadre d'un contrôle sur pièces, de la procédure d'informations via la formulaire n° 754 « demande de renseignements non contraignante ». Dans ce document, l'administration fiscale s'engage à répondre dans un délai maximum de 60 jours à compter de la réception des renseignements demandés. En l'absence de retour de l'administration dans ce délai, la procédure de contrôle sur pièce est réputée terminée. Or, dans les faits, l'administration envoie fréquemment une lettre d'attente rédigée dans des termes généraux dans le but de proroger indéfiniment le délai sans en préciser l'effet sur l'état de la procédure d'examen. L'administration n'est alors plus tenue de respecter le délai de 60 jours. Il lui demande donc de bien vouloir préciser l'étendue et la portée de cette lettre type, source d'une grande insécurité juridique pour les contribuables contrôlés.
Voir la réponseM. Claude Bartolone attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les conditions d'enseignement des langues vivantes dans les écoles élémentaires. Les programmes officiels prévoient que, dès le cours préparatoire, les élèves puissent recevoir une première sensibilisation à une langue vivante. Il est par ailleurs précisé qu'à partir du CE2, les activités orales de compréhension et d'expression sont une priorité, l'objectif étant que les élèves aient acquis, en fin de CM2, les compétences nécessaires à la communication élémentaire telle qu'elle est définie par le niveau A1 du cadre européen commun de référence pour les langues. En France, les moyens mis en oeuvre par le ministère ne permettent pas la réalisation de cet objectif. En Seine-Saint-Denis, de nombreux élèves n'ont toujours pas reçu, plusieurs semaines après la rentrée scolaire, le moindre enseignement en langue vivante, faute d'enseignant qualifié pour les assurer. Pourtant, à de précédentes questions écrites sur ce même sujet, il avait été répondu en août 2009 que « les IA-DSDEN (inspecteur d'académie-directeurs des services départementaux de l'éducation nationale) disposaient [...] d'un financement leur permettant de recruter des intervenants habilités pour cet enseignement lorsque les ressources en enseignants du premier degré se révèlent localement insuffisants ». Il lui demande donc les raisons des absences d'heures de sensibilisation aux langues vivantes dans de nombreuses écoles élémentaires de Seine-Saint-Denis et les modalités que le Gouvernement entend prendre pour assurer ces enseignements.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Intervention en réunion de commission
Mercredi 30 novembre 2011 - Séance de 17 heures
Intervention en réunion de commission
Mercredi 2 novembre 2011 - Séance de 17 heures
M. Claude Bartolone attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur les conséquences des suppressions de postes dans l'éducation nationale en Seine-Saint-Denis. À la rentrée 2011, la Seine-Saint-Denis sera le seul département de l'académie de Créteil à perdre des postes dans ses collèges (40 postes). Son évolution démographique devrait déjà conduire à l'ouverture immédiate d'un établissement de plus et, en 2013, les collèges devront accueillir 3 500 élèves supplémentaires. Dans l'enseignement primaire, les mobilisations de parents et les occupations d'écoles se multiplient pour dénoncer le non-remplacement des professeurs absents, conséquence directe des suppressions de postes. En juin dernier, 100 familles de Pantin et du Pré Saint-Gervais ont déposé des recours contre l'État pour discontinuité du service public de l'éducation. Dans ce département aux difficultés sociales et économiques extrêmement fortes, les inquiétudes portent sur une dégradation des conditions d'apprentissage, alors que les classes sont déjà trop chargées, les professeurs absents mal remplacés et les réseaux d'aide aux enfants en difficulté quasi anéantis. Alors que le désengagement de l'État est évident, les collectivités territoriales continuent d'investir, elles, dans l'école publique malgré un contexte budgétaire contraint. Le conseil général de Seine-Saint-Denis a ainsi adopté un plan exceptionnel d'investissement de 723 millions d'euros en faveur des collèges sur la période 2010-2015 qui concernera 21 opérations, dont 17 constructions neuves (11 reconstructions et 6 nouveaux collèges) et 4 opérations de restructuration. Il lui demande donc comment le Gouvernement compte assurer à la rentrée prochaine l'égalité d'accès des enfants à l'école publique et républicaine ainsi que la continuité du service public de l'éducation dans ce département.
M. Claude Bartolone attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l'évolution inquiétante de la démographie médicale dans le département de la Seine-Saint-Denis, alors qu'elle a annoncé le 8 avril 2010 l'installation d'une mission de l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur la réduction des inégalités sociales de santé en France. La densité en médecins s'avère un cinquième plus faible en Seine-Saint-Denis que sur le territoire national. La densité en généralistes libéraux « de premier recours » est notamment la plus faible de France avec 63,2 médecins pour 100 000 habitants. Avec une densité de moins de 6,8 pour 10 000 habitants, les communes de Clichy-sous-Bois, Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Marne, Le Pré-Saint-Gervais et Tremblay ont une densité particulièrement faible de médecins généralistes « en ville ». Pour ce qui concerne les médecins spécialistes, la densité s'avère 2 à 4 fois plus faible suivant les spécialités par rapport aux moyennes franciliennes. La Seine-Saint-Denis, avec 40 infirmiers libéraux de proximité pour 100 000 habitants, a également la plus faible densité nationale. Les centres de santé, malgré les efforts consentis et les incertitudes budgétaires qui les touchent, ne peuvent compenser ces déficits d'effectifs : des patients sont régulièrement diagnostiqués tardivement pour des pathologies sévères. La mortalité masculine consécutive à un cancer est ainsi 30 % supérieure à celle de Paris et 9 % à celle de la France entière. Par ailleurs, l'offre de soins destinée aux femmes enceintes et aux enfants de moins de 6 ans connaît de fortes carences. Coubron, Dugny, La Courneuve, Île-Saint-Denis, Vaujours, Villemomble et Villetaneuse n'ont même pas de pédiatre « en ville ». La situation est identique pour les gynécologues-obstétriciens : 8 communes - Le Bourget, Coubron, Dugny, Gournay-sur-Marne, Le Pré Saint-Gervais, L'Île Saint-Denis, Vaujours et Villetaneuse - n'ont pas de gynécologue. Les services départementaux de protection maternelle et infantile (PMI), dont le réseau est particulièrement développé avec 118 centres, subissent de ce fait une pression d'autant plus grande que les dispositifs de santé scolaire s'affaiblissent d'année en année. La pyramide des âges laisse entrevoir des difficultés à court terme sur l'ensemble du département. Le système en place de limitation d'accès aux études médicales et le grand nombre de départs à la retraite dans les prochaines années rendent l'avenir incertain. Le Président de la République s'est récemment engagé à Livry-Gargan à valoriser les soins de proximité, notamment dans les zones urbaines et périurbaines. D'une part, alors que le financement de la PMI pourrait être remis en cause, il lui demande quels moyens le Gouvernement compte mobiliser pour l'agence régionale de santé et la caisse primaire d'assurance maladie afin que le conseil général de la Seine-Saint-Denis puisse continuer à assurer son action. D'autre part, il souhaite savoir quelles mesures il entend prendre pour mettre fin à la situation de grave inégalité sociale et territoriale que connaît le département en matière de santé.
Voir la réponse publiée le 12 mai 2010Assemblée nationale
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Numéro de la place occupée : 525
(la zone en rouge situe le banc)