1ère séance : questions orales sans débat
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Aude (2ème circonscription)
Mandat en cours

Socialiste, radical, citoyen et divers gauche
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M. Jacques Bascou attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la situation des salariés de l'Ordre national des infirmiers. Cette institution compte environ 150 salariés qui exécutent des tâches autrefois confiées aux directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS). Ces missions, comme le suivi de la démographie ou l'enregistrement des diplômes des infirmiers, ont été transférées à cet Ordre dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Ces transferts de charges du public vers le privé reviennent en fait à les faire supporter en majorité aux infirmiers salariés qui représentent 80 % de la profession. Ces derniers refusent massivement de verser des cotisations à cet Ordre, lequel serait en situation financière très déséquilibrée, avec de grandes incertitudes sur l'avenir de ses salariés. Il lui demande quelles mesures il entend mettre en oeuvre pour assurer l'avenir de ces salariés.
Voir la réponseM. Jacques Bascou appelle l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la part grandissante des dépenses de santé laissées à la charge des particuliers. Cette évolution éloigne de plus en plus du principe fondateur de l'assurance maladie où chacun paie selon ses moyens mais est remboursé en fonction de ses besoins. Les Français sont donc de plus en plus inégalement protégés, tous ne pouvant acquérir une couverture complémentaire santé. La Fédération nationale de la mutualité française préconise la création d'un crédit d'impôt garantissant l'équité des aides fiscales et sociales entre les contrats collectifs et individuels, entre les actifs et les inactifs (retraités et chômeurs). Elle souhaite également que le Gouvernement mette à l'étude une mesure d'incitation fiscale pour les personnes qui souscrivent un contrat de dépendance, ce qui constituerait pour eux un encouragement et un allègement conséquent pour l'État et les Conseils Généraux dans le versement de l'aide personnalisée à l'autonomie (APA). Il lui demande quelles suites le Gouvernement envisage de donner à ces propositions.
Voir la réponseM. Jacques Bascou attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur l'harmonisation européenne du cadre législatif des experts judiciaires. Ces collaborateurs occasionnels du service public de la justice sont notamment régis par la loi n° 71-498 du 29 juin 1971 modifiée relative aux experts judiciaires et le décret n° 2004-1463 du 23 décembre 2004. Ils doivent être inscrits sur une liste nationale dressée par le bureau de la Cour de cassation, ou sur une liste dressée par chaque cour d'appel. Il semble que la réglementation française, et en particulier le principe même des listes d'experts, soit interpellée par la Cour de justice de l'Union européenne dans son arrêt rendu le 17 mars 2011 sur le dossier Penarroja (C-6372/09 et C-373/09). De telles listes pourraient être de nature, selon certains professionnels, à créer une éventuelle discrimination à l'égard des professionnels des autres États membres de l'Union. Il lui demande quelles conséquences le Gouvernement entend tirer de cet arrêt et s'il envisage une réforme du cadre législatif de l'expertise en justice, dans le sens d'une harmonisation européenne qui permettrait notamment à des experts de toute l'Union européenne d'exercer plus aisément sur notre territoire.
Voir la questionM. Jacques Bascou attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes, sur la protection des données personnelles et de la vie privée des citoyens au niveau européen. Le développement d'internet, des réseaux sociaux, de la vidéoprotection, et l'apparition de nouvelles technologies (biométrie, géolocalisation...) ont rendu nécessaire la révision de la directive européenne n° 95/46 CE pour mieux garantir la protection des données personnelles. Selon la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), il est nécessaire que l'Europe impose son droit aux entreprises dont l'activité est tournée vers les Européens. Par ailleurs, ce droit doit être harmonisé mais vers le haut. La profonde réforme de l'applicabilité du droit en Europe, envisagée par la Commission de Bruxelles, viserait à n'appliquer qu'un seul droit national à une entreprise établie dans plusieurs États membres. Il s'agirait ainsi de simplifier et d'harmoniser les règles existantes et d'éviter, autant que possible, l'application de 27 droits nationaux différents, source de complexité et d'insécurité juridique. La CNIL attire cependant l'attention sur les risques de voir ainsi certaines entreprises et acteurs de l'internet être tentés de s'implanter dans les pays de l'Union offrant un niveau de protection plus faible. Cette situation ferait dès lors peser un risque réel sur la souveraineté économique et les ressources fiscales des États ainsi que sur la protection des droits des citoyens. Il lui demande quelles suites le Gouvernement envisage de donner à ces recommandations de la CNIL.
Voir la questionM. Jacques Bascou attire l'attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur la requête en reconnaissance des appelés qui ont servi dans les dernières bases militaires françaises en Algérie entre le 1er juillet 1964 et le 31 décembre 1967. Dans les circonstances de l'époque, après sept années de guerre, les soldats français, non seulement n'étaient pas les bienvenus, mais, de nombreux autochtones nourrissaient des sentiments malveillants créant ainsi un climat délétère, incluant un risque permanent pour la vie des militaires français chargés d'assurer la fin du désengagement de la France. Les soldats stationnés entre le 1er juillet 1962 et le 1er juillet 1964 ont obtenu la reconnaissance des services rendus par l'attribution du « Titre de reconnaissance de la Nation » (décret n° 2001-2362 du 25 avril 2001). Il lui demande si le Gouvernement envisage d'étendre cette mesure aux soldats qui - dans des circonstances similaires - ont servi la France en Algérie de juillet 1964 à décembre 1967.
Voir la questionM. Jacques Bascou attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur l'inquiétante dégradation de la sécurité dans les transports en commun. Malgré le « plan national de sécurisation des transports » lancé en grande pompe l'an dernier, la multiplication des agressions contre les personnels et les usagers des transports collectifs n'a cessé d'augmenter. Chauffeur de bus molesté à Orléans, conducteur de tram menacé avec un sabre à Nice, agression de contrôleurs à Montpellier, bus vandalisés à Dammartin-en-Goële, Tremblay, Marseille, contrôleur SNCF poignardé sur la ligne ferroviaire Lyon-Strasbourg. Pour le seul réseau ferré d'Île-de-France les vols avec violence ont augmenté de 39,3 % l'an dernier. La délinquance violente progresse alors que les effectifs de police et de gendarmerie diminuent. La délinquance spécifique aux transports en commun menace à la fois les personnes, les biens, mais aussi la viabilité économique et sociale de services publics indispensables à l'économie et à la protection de l'environnement. Les transports en commun doivent être particulièrement protégés dans l'intérêt général, y compris de ceux qui ne les utilisent pas. Ils sont seuls à même d'offrir une alternative aux transports individuels, à leur coût énergétique et à leurs nuisances environnementales de plus en plus insupportables. Les solutions techniques comme la vidéosurveillance montrent leur limite. Elles ne suffisent manifestement pas à remplacer la présence humaine pour la prévention et la répression. Ainsi le voyageur sans billet qui a poignardé un contrôleur SNCF n'aurait pu accéder au train si, sur le quai de la gare, il avait existé encore des contrôleurs pour lui réclamer son titre de transport. Il lui demande si le Gouvernement envisage d'affecter de réels moyens humains, pour lutter contre le vandalisme et les faits de violence dans les transports en commun.
Voir la questionM. Jacques Bascou attire l'attention de M. le Premier ministre sur les retards dans la mise en oeuvre de la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, concernant l'initiative référendaire. La possibilité d'exercer le droit partagé au référendum d'initiative parlementaire et populaire est très attendue par les citoyens. Trois ans après la réforme constitutionnelle qui l'a institué, ce droit est resté virtuel, inutilisable. En octobre 2009, la proposition de résolution estimant urgente la mise en oeuvre de l'article 11 de la Constitution sur l'extension du référendum (n° 1895 rectifié) déposée par le groupe socialiste a été repoussée par la majorité parlementaire à l'Assemblée nationale. Mais le principal obstacle à la mise en oeuvre de ce droit semble l'absence d'empressement du Gouvernement à rendre ce droit utilisable. Il faut pour cela une loi organique. Alors que de nombreux projets de loi ont fait l'objet de la procédure d'urgence, il a fallu attendre plus de deux ans de plus avant que le projet de loi organique portant application de l'article 11 de la Constitution, n° 3072, ne soit déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale le 22 décembre 2010. Depuis, il n'a toujours pas été inscrit à l'ordre du jour pour être débattu. Il lui demande à quelle échéance le Gouvernement envisage de rendre effectif le droit à l'initiative référendaire ouvert par le volet citoyen de la réforme constitutionnelle de 2008.
Voir la questionM. Jacques Bascou attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les conséquences, pour les victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles, de la décision n° 2010-8 du 18 juin 2010 du Conseil constitutionnel, en cas de faute inexcusable de l'employeur. Le Conseil constitutionnel saisi, le 10 mai 2010, par la Cour de cassation, d'une question prioritaire de constitutionnalité a rendu une décision ouvrant sur la nécessité d'une réforme du régime d'indemnisation des accidents du travail et maladies professionnelles, à partir du cas de faute inexcusable de l'employeur. Le Conseil constitutionnel a considéré en effet que dans ce cas, la loi a écarté certains préjudices de toute indemnisation. Or, dans un tel cas de faute inexcusable, et en l'absence de tout régime légal d'indemnisation, tout préjudice - a-t-il considéré - doit ouvrir droit à la victime d'en demander réparation à l'employeur. Le Conseil constitutionnel a donc formulé une réserve relative à l'article L. 452-3 du code de la sécurité sociale en affirmant que celui-ci ne peut faire obstacle à ce que les victimes puissent demander à l'employeur, devant les juridictions de la sécurité sociale, réparation de l'ensemble des dommages non couverts par le livre IV du code de la sécurité sociale. Il appartiendra, au cas par cas, à ces juridictions de vérifier si les préjudices subis par une victime sont ainsi réparés. Cette réserve est d'application immédiate à toutes les affaires non jugées définitivement à la date de la décision du Conseil constitutionnel. Elle a créé un véritable espoir de réforme chez les représentants des victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles qui réclament depuis des années une modification du droit afin de permettre une réparation intégrale de l'ensemble des frais occasionnés par le préjudice subi. Il lui demande quelles suites le Gouvernement entend donner à cette décision du Conseil constitutionnel et à la proposition de loi n° 3792 déposée par le groupe socialiste, radical et citoyen sur ce sujet.
Voir la questionM. Jacques Bascou attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur les conditions de départ à la retraite des salariés du notariat affiliés à la caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires (CRPCEN). Pour tenir compte de la réforme récente des régimes spéciaux de sécurité sociale et de retraite en 2007 le Gouvernement s'était engagé à ce que ces régimes bénéficient par décrets d'un décalage du calendrier de relèvement progressif de deux ans de l'âge légal de la retraite, prévu par la loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010. Si des décrets conformes à cet engagement ont été publiés pour les principaux régimes spéciaux, de la SNCF, de la RATP et des IEG, le projet de décret transmis à la CRPCEN fait exception. Il avancerait de cinq ans, de 2017 à 2012, le calendrier de relèvement de deux ans de l'âge de la retraite des salariés du notariat, âge déjà relevé à 60 ans par décret du 15 février 2008 qui prévoyait une mise en oeuvre progressive pour les cinq générations nées de 1953 à 1958. Il lui demande si le Gouvernement envisage un réexamen de son projet de décret pour tenir ses engagements concernant le calendrier de relèvement progressif de l'âge de départ à la retraite du régime spécial des salariés du notariat.
Voir la questionM. Jacques Bascou attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur l'échec de la mise en place de l'Ordre national des infirmiers. Cet échec a été notamment constaté par le Conseil départemental de l'Ordre des infirmiers de l'Aude. En effet suite à une situation financière jugée très délicate un plan de restructuration a été voté à l'unanimité par le Conseil national qui a obligé les membres du bureau du Conseil départemental de l'Aude à fermer ses locaux; à licencier son personnel; et à démissionner de leurs fonctions. Au point de vue national, le Conseil départemental de l'Ordre des infirmiers de l'Aude a également constaté un ensemble de faits témoignant d'un échec généralisé de cet ordre : la régionalisation de tous les conseils départementaux dans un seul pôle régional ; le licenciement de 76 assistants à temps plein ; le transfert des inscriptions sur le régional qui en pratique sera dans la majorité des cas impossible ; les difficultés à répertorier les membres de la profession infirmière ; de même que l'absence de positionnement et de soutien du ministère de tutelle, l'inscription à cet ordre n'étant toujours pas rendu obligatoire, face surtout la résistance massive des infirmiers qui dans leur très grande majorité ne souhaitent pas s'inscrire à cet ordre. Il lui demande quelles conséquences le Gouvernement envisage de tirer de l'échec de la mise en place de cet ordre national.
Voir la questionM. Jacques Bascou attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la cohésion sociale sur la remise en cause de la progressivité des allocations familiales au détriment des familles de plus de deux enfants. Dans le cadre de la précédente campagne présidentielle M. Nicolas Sarkozy, alors candidat, avait déclaré à Maisons-Alfort le 2 février 2007 « j'allouerai des allocations familiales dès le premier enfant ». Ainsi formulée, cette promesse a pu apparaître comme un réel progrès aux familles attendant leur premier enfant, alors que les allocations familiales ne sont versées qu'à partir du deuxième enfant. Quatre ans plus tard, cette réforme dont le coût a été évalué à plus de 20 % des dépenses totales d'allocations familiales n'a pas été réalisée. Elle a par contre été récemment réactivée par certains parlementaires de la majorité. Selon leurs propositions, à budget global inchangé en matière d'allocations familiales, le progrès social pour le premier enfant serait en fait financé par la suppression de la progressivité des allocations à partir de deux enfants. Toutes les familles de plus de deux enfants verraient ainsi leurs allocations familiales réduites à proportion. Une telle réforme pourrait avoir une incidence négative sur la démographie nationale tout en cumulant les injustices sociales. Elle pénaliserait particulièrement les familles nombreuses aux revenus modestes, les mères de jumeaux, triplés ou plus, mais aussi les femmes qui arriveront à l'âge de la retraite avec des carrières incomplètes pour avoir interrompu leur vie professionnelle afin de s'occuper de leurs jeunes enfants au-delà du deuxième. Il lui demande si le Gouvernement envisage de mettre en oeuvre une telle réforme des allocations familiales au détriment des familles de plus de deux enfants.
Voir la questionM. Jacques Bascou attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur les effets de la taxe sur les actes judiciaires sur le droit de la consommation. L'article 54 de la loi n° 2011-900 du 29 juillet 2011 de finances rectificative pour 2011 crée une contribution d'un montant de 35 euros par instance introduite en matière civile, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale devant une juridiction judiciaire ou par instance introduite devant une juridiction administrative. Cette contribution adresse un signal très négatif pour les justiciables, en érigeant un obstacle supplémentaire à l'accès au juge. En raison du faible montant de certains litiges de consommation, cette contribution risque de dissuader un grand nombre de plaignants. Elle pourrait a contrario encourager le développement de pratiques abusives chez certains professionnels, puisque leurs clients seront dissuadés d'agir en justice. C'est pourquoi les associations de consommateurs demandent une exonération de cette contribution pour les particuliers agissant en justice contre des professionnels. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement sur ce sujet.
Voir la questionM. Jacques Bascou attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la situation des élus locaux souhaitant continuer à exercer leur mandat électif pendant leurs congés maladie. Notre démocratie a besoin de femmes et d'hommes qui se consacrent à l'intérêt général mais, faute d'un véritable statut de l'élu qui reste encore à définir, nombre de nos concitoyens hésitent encore à s'engager au service de la collectivité. Leur métier peut ne pas leur en laisser le temps, leur carrière peut en souffrir. Un certain nombre de dispositions législatives existent pourtant qui visent à concilier l'exercice des mandats électifs, avec une carrière professionnelle dans le secteur privé ou public. Les activités liées aux mandats électifs locaux sont ainsi différenciées des activités professionnelles, privées ou publiques, avec qui elles peuvent éventuellement rentrer en concurrence. Cela peut être le cas pour un élu bénéficiant d'un arrêt maladie dans le cadre de sa profession mais qui souhaite néanmoins continuer à rester, autant qu'il le peut, au service de ses concitoyens. Cet élu sera absent de son emploi mais pourra éventuellement participer à une réunion d'intérêt local ou signer des documents administratifs à la mairie de sa commune. Ce type d'activité, dans la mesure où elle reste ponctuelle, non régulière, et surtout publique, ne devrait pas s'apparenter à une volonté de fraude, d'autant plus quand le corps médical, dans un but thérapeutique, encourage l'élu à ne pas abandonner ses activités sociales. Pourtant du point de vue de l'assurance maladie il peut alors y avoir suspicion de fraude et un élu local peut se voir reprocher l'exercice de son mandat électif comme une activité s'apparentant à du travail dissimulé et être, de ce fait, privé d'indemnités journalières. Il lui demande si une telle situation ne devrait pas faire l'objet d'une clarification réglementaire, afin de garantit aux élus locaux en congés maladie, de pouvoir continuer, à titre exceptionnel et ponctuellement, à exercer leur mandat, dans la mesure où leurs activités électives restent conciliables avec le repos nécessaire au rétablissement de leur santé.
Voir la questionM. Olivier Dosne interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, et des libertés sur les difficultés rencontrées par les élus locaux dans l'installation, sur leur territoire, de structure de suivi d'anciens détenus qui sont en semi-liberté, en liberté conditionnelle, ou sous surveillance électronique. Il souhaite attirer l'attention toute particulière de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, et des libertés sur l'association ARAPEJ 94 qui s'est installée à Joinville-le-Pont depuis la mi-novembre. Cette association s'occupe d'accueil et de réinsertion de détenus bénéficiant de remises de peine ou de personnes sortant de détention. Un bon nombre d'entre eux est en grande difficulté sociale, souffre d'addictions sévères et est atteint de pathologies graves. Certains peuvent même être auteurs d'agressions sexuelles. Même si cette association n'organise pas d'hébergement sur place, il s'interroge sur la pertinence de l'installation de l'établissement à proximité directe avec des jeunes scolarisés au lycée Robert Schuman, établissement d'enseignement professionnel technologique et même post-bac. Si l'installation de ce type d'établissement est un rouage reconnu dans la réinsertion sociale d'anciens délinquants, il est tout à fait anormal qu'il puisse s'installer sur un territoire sans aucune concertation. Il souhaiterait donc savoir si le Gouvernement entend mener une réflexion rapide sur ce sujet en demandant une reconsidération de cette implantation totalement inopportune voire dangereuse à côté d'un établissement scolaire dont il souhaite protéger les élèves.
Voir la réponse publiée le 07 décembre 2011Intervention en séance publique
M. Jacques Bascou attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur l'efficacité des cellules de reclassement professionnel. Ces cellules de reclassement se sont multipliées depuis 2008 avec la dégradation de la situation économique et l'augmentation du nombre de plans sociaux. Elles sont présentes dans la plupart des plans de sauvegarde de l'emploi comme outil d'accompagnement des salariés licenciés pour motif économique, mais avec des résultats à la fois très variables mais aussi difficiles à évaluer. Leur efficacité fait l'objet d'une étude publiée le 12 janvier 2010 par le Conseil économique, social et environnemental. Il lui demande si le Gouvernement entend donner une suite aux propositions de cette étude pour mieux sécuriser les parcours professionnels des salariés.
Voir la réponseM. Jacques Bascou attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la nécessité de prévoir, dès la prochaine rentrée scolaire, la continuité de l'accompagnement des élèves handicapés par les mêmes auxiliaires de vie scolaire individuels (AVS-i) auxquels ils sont habitués. Cette continuité n'est pas possible aujourd'hui en raison de la précarité du cadre d'emploi des AVS-i, dont le contrat initial de trois ans ne peut être renouvelé qu'une fois. Au mépris de l'expérience précieuse accumulée pendant six ans, les AVS-i sont invités à quitter leur travail et l'enfant ou les enfants qu'ils ont appris à connaître. Cette situation est également pénalisante pour les enfants handicapés accompagnés par le même AVS-i depuis le début de leur scolarité et qui vont rentrer en classe de 6e à la rentrée 2009-2010. Ils risquent de devoir affronter l'épreuve d'un double changement. Celui de leurs habitudes scolaires, lié au passage en secondaire, mais aussi celui de leurs repères intimes, avec la perte d'une personne avec qui ils avaient pu nouer des rapports de confiance. Le handicap de l'enfant serait au contraire matériellement et moralement allégé par le maintien en fonction de la personne qui sait comment bien le porter dans ses bras, notamment pour l'aider aux gestes d'hygiène. Ce double choc pour des enfants particulièrement fragiles aurait pu être évité avec une meilleure attention portée à leurs handicaps mais aussi à leurs AVS-i. Faute d'autoriser la prolongation des contrats d'AVS-i, ou mieux d'envisager une véritable professionnalisation de leurs emplois pourtant d'intérêt public, le Gouvernement a préféré dans l'urgence improviser une solution alternative privée. Le 2 juillet 2009 un amendement de dernière minute au projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique a permis ainsi d'ajouter un alinéa à l'article L. 351-3 du code de l'éducation. « Alternativement », l'aide individuelle pourra être assurée par une association ou un groupement d'associations ayant fait l'objet d'un agrément et ayant conclu une convention avec le ministère de l'éducation nationale, après accord entre l'inspecteur d'académie et la famille de l'élève. Cette possibilité de privatisation de l'aide publique à la scolarisation des enfants handicapés pose beaucoup de questions, dont celle de son financement. Cette possibilité restera ainsi théorique tant que ne sera pas paru le décret d'application. Il lui demande si toutes les mesures nécessaires seront prises pour la rentrée prochaine en septembre afin que des enfants handicapés ne subissent pas les conséquences d'une regrettable impréparation.
Voir la réponseM. Jacques Bascou interroge M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur les conséquences de la dispense de recherche d'emploi des demandeurs d'emploi âgés de 58 ans et plus pour leurs futurs droits à la retraite. Malgré les intentions affirmées par le Gouvernement de permettre aux salariés les plus âgés de travailler plus longtemps, la récession économique aggrave le chômage de masse et pénalise particulièrement les demandeurs d'emploi seniors. La dispense de recherche d'emploi à l'approche de l'âge légal de la retraite a été réduite avant d'être supprimée. Suite à la loi n° 2008-758 du 1er août 2008 relative aux droits et aux devoirs des demandeurs d'emploi, cette possibilité a été limitée aux seuls seniors âgés de 58 ans et plus en 2009 inscrits comme demandeurs d'emplois et devrait disparaître au 1er janvier 2012. Deux catégories de demandeurs d'emploi âgés sont encore concernées par la dispense de recherche d'emploi : ceux qui seront indemnisées et ceux qui ne le seront plus au moment de la liquidation de leurs retraites. Il lui demande quelles sont les conséquences d'une demande de dispense de recherche d'emploi sur les droits à la retraite pour ces deux catégories de chômeurs âgés de 58 ans et plus.
Voir la réponseM. Jacques Bascou appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur l'avenir de l'escadron de gendarmerie mobile de Narbonne. La menace de sa dissolution, révélée cet été, laisse dans l'inquiétude plus de cent familles de militaires. La réduction des effectifs de la gendarmerie mobile a été annoncée à l'automne 2009. Elle prévoit la fermeture, sur deux ans, d'une quinzaine d'escadrons sur les cent vingt-trois existants. En 2010, huit casernes ont déjà été fermées selon trois grands critères : opérationnel, immobilier et territorial. Narbonne ne figurait pas sur cette première liste. La fermeture de sept autres casernes est prévue en 2011. Narbonne ne devrait pas, logiquement, y figurer. La caserne de Narbonne offre en effet plusieurs avantages majeurs. Immobilier : c'est une caserne récemment construite et qui a, de plus, fait l'objet en 2009, de travaux importants de rénovation. Opérationnel : c'est une caserne très bien située par rapport aux besoins de déplacement rapide des gendarmes mobiles. Narbonne, c'est le carrefour du Sud, proche de plusieurs grands aéroports. Dissoudre l'escadron de Narbonne et abandonner sa caserne alors que des millions d'euros viennent d'y être investis irait à l'inverse des objectifs d'économie qui motivent la réduction des coûts de la gendarmerie mobile. Cette fermeture aurait enfin un grave impact territorial. Notre région subit particulièrement la crise économique, et la régression des services publics : départ de la recette des finances, de la Banque de France, de l'Onivins, forte diminution des effectifs de la base aérienne ou de la SNCF. Il lui demande quelle décision a été prise quant à l'avenir de la caserne de Narbonne.
Voir la réponse publiée le 10 décembre 2010M. Jacques Bascou appelle l'attention de M. le ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique sur le développement de la mobilité des fonctionnaires pour cause de réorganisations dans la fonction publique d'État. La mobilité professionnelle peut être soit volontaire, soit contrainte. La loi n° 2009-972 du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique a créé les conditions d'un alignement de la gestion des ressources humaines de la fonction publique d'État sur celle du secteur privé, notamment pour les fonctionnaires de l'État confrontés à la réorganisation de leur service. L'expérience montre que les restructurations et la mobilité contrainte sont utilisées dans le secteur privé pour inciter des salariés au départ de l'entreprise. Les syndicats de fonctionnaires craignent donc que le développement de la mobilité dans la fonction publique d'État ne serve surtout la priorité gouvernementale de réductions massives d'emplois de fonctionnaires, en plus du non-remplacement d'un agent sur deux partant à la retraite. Cette inquiétude syndicale paraît d'autant plus légitime que le Gouvernement ne semble guère préoccupé par ailleurs par l'impact des suppressions de postes sur la qualité du service rendu et la vie quotidienne des usagers de ses administrations, ni par les transferts de charges non financées aux collectivités territoriales. Il lui demande si le Gouvernement envisage plus de concertation, tant avec les fonctionnaires et leurs syndicats qu'avec les élus locaux concernés par des réorganisations d'administrations d'État, avant de mettre en oeuvre des procédures de mobilité contrainte.
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