1ère séance : Huit accords internationaux; Accord France-Inde : droits de propriété intellectuelle dans les accords d'utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire; Refonte de la carte intercommunale
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Intervention en réunion de commission
Mercredi 8 février 2012 - Séance de 10 h 00
M. Alain Cousin attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la baisse probable du remboursement par la sécurité sociale des appareils de correction auditive. Les finances de notre système de santé sont comme chacun le sait déficitaires et nul ne doit ignorer les efforts importants que les Français doivent et devront encore consentir pour espérer préserver un système qui permet à tous de bénéficier de soins de qualité lorsque cela s'avère nécessaire. Toutefois, la disparité parfois très importante des ressources des Français ne doit pas les pénaliser lorsqu'il s'agit de se doter d'un appareil de correction auditive. Chacun sait que la perte partielle ou totale de l'un des sens est un handicap parfois très lourd qui peut être source d'exclusion. Aussi, il lui demande s'il réfléchit à moduler la baisse annoncée de 65 % à 60 % le montant de remboursement de ces appareils afin de préserver le pouvoir d'achat des plus fragiles.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur les inquiétudes qui se font jour dans le secteur de la lutte contre l'exclusion. Membres de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS), les professionnels bas-normands s'inquiètent de la baisse des crédits alloués en 2011. Cette baisse, estimée à 2,9 % ne permettrait plus aux associations locales de répondre à leurs missions à destination des publics les plus précaires. Soucieux de pouvoir maintenir les services d'accueil et d'orientation (SAO), les ateliers d'adaptation à la vie active (AVA), etc. les associations membres de la FNARS souhaiteraient pouvoir disposer de budgets conformes aux années précédentes. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend prendre des mesures destinées à soutenir le réseau FNARS dans les prochaines semaines.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation sur le statut de l'auto-entrepreneur. Comme souvent lorsqu'une innovation est confrontée à la réalité quotidienne de l'économie, ce nouveau régime voit apparaître, depuis plusieurs mois, certaines dérives. En effet, l'absence d'obligation de s'inscrire au registre des métiers dans le cas d'activités complémentaires, notamment le bâtiment par exemple, a vu apparaître des situations délicates où certains salariés, en dehors de leurs heures de travail, effectuent des travaux sur le secteur géographique de l'entreprise qui les emploie, avec bien évidemment une tentation « d'utiliser » le fichier client de leur employeur. Le texte actuel prévoit bien des règles de respect de la concurrence en suggérant fortement d'informer son patron, mais faire appliquer ces consignes s'avère à l'usage très difficile dans la mesure où leur mise en oeuvre concrète repose sur l'interprétation souveraine des tribunaux. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour mieux encadrer ce statut.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de M. le ministre auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports, sur le projet de mise en place d'un système de réservation obligatoire des places sur la ligne Paris-Caen-Cherbourg par la SNCF. Si la direction de l'entreprise de chemin de fer a décidé, sous la pression des élus locaux, de reporter ce projet, il reste néanmoins un objectif à moyen terme pour la SNCF. Si cette décision était finalement prise, elle aurait nécessairement des répercussions sur la fréquentation de cette ligne, déjà très affectée par des retards et les difficultés techniques récurrentes. Ligne bénéficiaire, considérée comme prioritaire par le Gouvernement, le « Paris-Caen-Cherbourg » mérite plus de considération de la part de l'opérateur historique. Depuis plusieurs mois maintenant, les clients de cette ligne « malade », relayés par les quinze élus du groupe UMP-centriste au conseil régional de Basse-Normandie, souhaitent que les conditions de trafic soient la priorité des priorités pour la SNCF. Le règlement des retards des trains de cette ligne n'étant en aucun cas lié à des problématiques d'embarquement de passagers, il apparaît évident que la mise en place d'une réservation obligatoire pour accéder aux trains est une solution inadaptée. Aussi, il lui demande de bien vouloir faire le nécessaire pour que la SNCF considère l'avis de ses clients avant de lui imposer des contraintes supplémentaires pour voyager à bord de ses trains.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les gares SNCF non agrémentées « accessibles » en France et plus particulièrement en Basse-Normandie. Dans un souci de contribuer au développement durable mais aussi avec l'augmentation importante du coût du carburant ces dernières semaines, de nombreux Français modifient leurs modes de déplacement et utilisent de plus en plus les transports en commun, au premier rang desquels figure le train. Or les personnes handicapées rencontrent davantage de difficultés que les autres pour voyager parce qu'un nombre trop faible de gares sont « agrémentées accessibles ». C'est une curiosité puisque de nombreuses gares disposent désormais d'ascenseurs et que seuls les accès aux trains nécessitent cette labellisation qui répond, semble-t-il, à une réglementation très stricte. Sur la ligne TER Caen-Rennes par exemple, la gare de Coutances (accessible) ne dispose pas d'agrément. Les passagers à mobilité réduite sont donc dans l'obligation de parcourir plus de 40 kilomètres par la route pour enfin pouvoir être pris en charge dans une gare labellisée ! Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend agir afin de permettre aux clients handicapés de bénéficier d'un traitement égal à celui des autres usagers du train.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de Mme la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur le dispositif NACRE. Mis place en 2009 par le Gouvernement et la Caisse des dépôts, le dispositif NACRE, destiné à soutenir les demandeurs d'emplois souhaitant créer leur entreprise serait, à ce jour, menacé. Dans sa conception, ce dispositif a démontré qu'il permettait à la fois aux chômeurs de s'en sortir (pérennisation importante des emplois) et de créer des richesses supplémentaires pour le pays. Avec un coût global estimé à 2 000 euros par emploi, le dispositif a permis de créer plus de 35 000 emplois. Pour autant, le prêt support du dispositif NACRE, accordé par la Caisse des dépôts et garanti par le Fonds de cohésion sociale à 100 % risque d'être très prochainement bloqué. En effet, la dotation inscrite dans le budget de l'État pour 2011 sera totalement engagée à la fin de ce mois de juillet, ce qui pourrait avoir des conséquences lourdes sur le dispositif. Aussi, il lui demande si elle entend proposer une solution pour permettre au dispositif NACRE de fonctionner jusqu'à la fin de l'année.
Voir la réponseIntervention en réunion de commission
Mercredi 23 novembre 2011 - Séance de 17 h 30
Intervention en réunion de commission
Mercredi 16 novembre 2011 - Séance de 9 h 45
Pouvoirs publics : information pédagogique relative aux compétences du mandat dans lequel s'inscrit l'élection
Voir le document Voir le dossier législatifM. Alain Cousin attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services et de la consommation sur le statut de l'auto-entrepreneur. Bien que rencontrant un très fort succès depuis sa création, la mise en place de ce nouveau régime voit apparaître certaines difficultés inattendues. En effet, les textes obligent les artisans du bâtiment à souscrire au minimum une assurance responsabilité civile professionnelle et une assurance décennale. Or il semblerait que ce ne soit pas le cas pour les auto-entrepreneurs. Par ailleurs, aucun contrôle ne semble être réalisé concernant la qualification professionnelle des auto-entrepreneurs qui s'inscrivent par le biais d'Internet. Si tel est le cas, ces deux situations constituent un risque très important pour les consommateurs qui ne bénéficient ainsi d'aucune garantie ni sur la qualité du travail effectué, ni sur le bon déroulement et l'achèvement des travaux. Il lui demande donc quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour mieux contrôler et encadrer ce nouveau statut et permettre ainsi au consommateur de bénéficier des prestations et des garanties identiques quel que soit le prestataire auquel il fait appel.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur le plan écoles numériques rurales. Lancée par le Gouvernement en 2009, cette initiative sans précédent et répondant parfaitement aux attentes des populations des territoires ruraux, a suscité un enthousiasme allant au-delà de ce qui était attendu. Depuis quelques semaines, de nombreux élus de communes de moins de 2 000 habitants ont fait part de leur souhait de voir la mise en oeuvre d'un nouveau plan écoles numériques rurales. Cette attente s'inscrit alors là même que le Gouvernement a lancé, en parallèle un plan national « très haut débit » d'une grande ampleur pour le développement du numérique sur l'ensemble du territoire. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend relancer un plan écoles numériques rurales dans les prochains mois.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur l'accès au logement ainsi que les conditions de sortie des locataires. Alors que les locataires du secteur privé ont le taux d'effort le plus important pour se loger (23 % contre 20 % pour les accédants à la propriété et 18 % pour le logement social), l'UFC-Que Choisir de la Manche a publié une enquête intéressante. Cette dernière visait à connaître les modalités pratiques d'accès à la location, vérifier la conformité des agences à leurs obligations légales, et apprécier le service offert au candidat à la location. Ses conclusions sont parfois étonnantes. En matière d'information, les agences ne jouent toujours pas le jeu de la transparence. Bien qu'obligatoires, de nombreuses informations ne sont pas toujours affichées par les agences. Selon l'UFC, dans 40 % des cas, les honoraires n'étaient pas ou peu visibles de l'extérieur. De plus, dans 75 % des cas où l'enquête a pu être menée jusqu'au bout, les agences ont parfois demandé - pour la constitution du dossier - des documents interdits : l'attestation de l'employeur dès lors que peuvent être fournis le contrat de travail et les derniers bulletins de paie (pour la moitié des agences), l'attestation du précédent bailleur dès lors que peuvent être fournies des quittances, une photographie de la personne, un chèque de réservation de logement... Enfin, alors que l'essentiel des services proposés par l'agence sont principalement au profit du bailleur, les honoraires acquittés par les locataires sont trop souvent onéreux (un mois de loyer). Au-delà de l'accès, le logement locatif pose également problème aux locataires principalement en raison des conditions d'élaboration des états des lieux et bien évidemment des conditions de restitution du dépôt de garantie. Au vu de ce constat, il semble opportun que des mesures législatives et réglementaires simplifient l'accès au logement ainsi que les conditions de sortie des locataires, notamment via une limitation des honoraires des agences immobilières pour les locataires à la seule rédaction du bail, une meilleure information sur les états des lieux, ainsi que le placement sur un fonds des dépôts de garantie pour dégager des intérêts servant à la solidarité nationale en matière de logement. Aussi, il lui demande les mesures qu'il entend mettre en oeuvre pour remédier aux dysfonctionnements constatés mais également les initiatives que le Gouvernement entend prendre pour simplifier l'accès au logement et les conditions de sortie des locataires.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de M. le ministre auprès du ministre d'État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes, sur le plan européen d'aide aux plus démunis (PEAD) qui pourrait être annulé sur demande de notre partenaire allemand. Initié en 1986 par le Gouvernement et mis en place en 1987, ce programme avait pour double objectif de favoriser l'écoulement des stocks mais surtout de soulager les plus démunis. Malheureusement, 25 ans plus tard, son utilité n'est plus à démontrer. Sa gestion rigoureuse réalisée par les associations françaises a été reconnue efficace par les organismes de contrôle. Toutefois, ce plan européen d'aide aux plus démunis (PEAD) est aujourd'hui menacé. En effet, l'Allemagne a demandé à la Cour européenne d'annuler le PEAD au prétexte que la Commission avait été au-delà de l'application du règlement qui ne l'autorise qu'à utiliser des stocks d'intervention pour alimenter le PEAD. Le 13 avril 2011, la Cour de justice a répondu favorablement à la demande de l'Allemagne et a interdit à la Commission européenne de compléter par une allocation financière le PEAD lorsque les stocks sont insuffisants. Cette décision va, vous l'avez compris, avoir des conséquences graves à un moment où les stocks européens sont au plus bas. Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend agir pour proposer une réforme du programme permettant de répondre durablement à l'objectif de sécurité alimentaire des populations européennes.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de M. le ministre de la défense et des anciens combattants sur le montant de l'aide accordée aux conjoints survivants. Les 11 et 12 mai 2011, s'est tenue la réunion du comité national de la fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie. La FNACA est une association ayant pour mission, notamment, la défense des droits matériels et moraux des anciens combattants. Il y a quelques semaines, le comité national de la FNACA a exprimé sa volonté de voir l'indice de la retraite du combattant fixé à 48 points et l'aide différentielle de solidarité en faveur des conjoints survivants être portée au niveau du seuil de pauvreté, c'est-à-dire à 949 euros. Si chacun est pleinement conscient des efforts déjà réalisés par le Gouvernement pour revaloriser les pensions de nos anciens combattants, il n'apparaît pas disproportionné d'envisager une nouvelle augmentation en début d'année prochaine. En effet, l'augmentation du prix des matières premières que notre pays connaît depuis plusieurs mois grève le budget des anciens combattants qui ne disposent pas de ressources importantes pour vivre. Aussi, il lui demande s'il entend étudier une nouvelle augmentation de la pension de nos anciens combattants dans les mois à venir.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée des affaires étrangères et des droits de l'homme sur le statut un peu particulier des travailleurs humanitaires qui se retrouvent parfois, lorsque leur contrat s'achève, sans aucune couverture sociale ni allocation chômage. C'est une situation vécue difficilement par ces personnels qui accomplissent le plus souvent des missions difficiles dans des zones où leur implication et leur dévouement sont unanimement appréciés et reconnus. Souvent rétribués modestement, ces travailleurs humanitaires ne sont également pas toujours en mesure de régler une cotisation à la Caisse pour les Français de l'étranger (CFE). En outre, travaillant pour des ONG le plus souvent étrangères, les travailleurs ne parviennent pas à payer de cotisation de retraite dont les montants sont là encore trop importants pour qu'ils en assument le paiement. Ces personnels humanitaires vivent mal cette situation et souhaiteraient disposer d'un statut leur permettant d'assurer leurs missions pleinement. Aussi, Il lui demande si le Gouvernement envisage la mise en oeuvre d'un statut particulier permettant aux travailleurs humanitaires de bénéficier d'une couverture sociale dont les cotisations resteraient, à l'image de leurs salaires, relativement modestes pour eux, dans la mesure où les ONG employeurs seraient dans l'obligation de payer leur contribution.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé, sur le montant des dépassements d'honoraires pratiqués par les professionnels de santé. L'union nationale des indépendants retraités du commerce (UNIRC), association ayant pour objet la défense des droits sociaux des retraités commerçants et collaborant étroitement à l'administration du régime social des indépendants, a récemment fait part de ses inquiétudes concernant les possibilités d'accès aux soins des retraités les plus démunis, parmi lesquels les veuves avec une pension de réversion et les retraités titulaires de l'ASPA. L'UNIRC pointe les difficultés engendrées par d'importants dépassements d'honoraires dont le système d'assurance maladie ne permettrait pas la prise en charge. Si le Gouvernement a récemment mis en oeuvre une réforme de grande ampleur visant à assurer la pérennité de nos systèmes de retraite et à garantir à nos aînés le maintien d'un certain niveau de prestations, il apparaît également nécessaire d'encadrer le coût de certains services afin que les retraités puissent continuer à bénéficier de la meilleure offre de soins possible. Aussi, il lui demande si le Gouvernement envisage d'adopter des mesures complémentaires destinées à limiter les dépassements d'honoraires pratiqués par les professionnels de santé.
Voir la questionM. Alain Cousin attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les dysfonctionnements récurrents observés quotidiennement sur les deux lignes corail reliant Paris à la Basse-Normandie. Depuis plus de dix ans, seule la ligne reliant Paris à Granville connaissait des problèmes de fiabilité dus, en partie, à un matériel inadapté. Reconnue comme « ligne la plus difficile » de France par la direction de la SNCF, le « Paris-Granville » n'a jamais figuré dans les « lignes » à moderniser par les dirigeants de l'entreprise publique. Depuis quelques mois, la ligne Paris-Caen-Cherbourg, qui - faute d'être rapide - demeurait fiable, a vu sa qualité de service se dégrader de façon préoccupante. À l'image du Paris-Granville, l'exactitude est devenue, sur cette ligne, l'exception et les retards une marque de fabrique. Depuis de nombreuses années, les contribuables bas-normands ont largement investi pour garantir une desserte ferroviaire de qualité entre la capitale et leur région. Compte tenu de ces éléments, il lui demande si le Gouvernement entend agir fortement auprès de la SNCF et RFF pour que les deux lignes corail bas-normandes puissent enfin disposer d'un niveau de service conforme aux attentes des clients et contributeurs.
Voir la réponse publiée le 02 février 2011M. Alain Cousin attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la surmortalité des huîtres juvéniles qui touche une grande partie du littoral français et plus particulièrement la Basse-Normandie depuis plusieurs années maintenant. Les pertes des conchyliculteurs atteignent cette année 75 % des parcs. Loin de se régler malgré le travail colossal des experts d'IFREMER et des scientifiques de l'université de Caen, la crise de mortalité des naissains d'huîtres des deux années précédentes se poursuit et l'inquiétude se renforce dans le monde ostréicole. Aussi il lui demande si des mesures d'accompagnement seront mises en place par le Gouvernement afin de soulager les trésoreries des entreprises bas-normandes dans l'attente de solutions « scientifiques » pour toute la filière.
Voir la réponseM. Alain Cousin attire l'attention de M. le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'État sur les difficultés que rencontrent les pêcheurs à pied professionnels dans l'exercice de leur métier et plus particulièrement dans le règlement de leurs cotisations MSA qui sont, dans la majorité des cas, en complet décalage avec leur chiffre d'affaires. Selon les textes en vigueur, ces professionnels de la mer un peu « inclassables » (ils sont pêcheurs mais dépendent du régime agricole) seraient soumis à une assiette de cotisation « minimum » qui n'est que trop rarement en rapport avec leurs revenus réels. À titre d'exemple, deux pêcheurs à pied professionnels de la côte ouest du Cotentin, déclarant à l'euro près les mêmes revenus, se sont vus facturer des cotisations distinctes. C'est une curiosité qui n'est pas la seule dans ce métier qui regroupe 2 000 personnes et qui connaît, à l'instar du monde de la pêche « classique », des difficultés liées à la crise. En effet, si l'on se penche sur leurs cotisations, on s'aperçoit qu'elles ont augmenté de plus de 110 % sur cinq ans et représentent près de 70 % de leurs revenus annuels. Compte tenu de ces éléments, il lui demande si le Gouvernement peut envisager une solution qui permette à ces pêcheurs à pied professionnels, à l'instar de ce qui se pratique pour les auto-entrepreneurs, de régler un montant de cotisations qui soit calculé en fonction de leurs revenus réels.
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