- Texte visé : Texte de la commission sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, relatif à la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (n°1033)., n° 1234-A0 rectifié
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
Compléter l’alinéa 9 par la phrase suivante :
« L’opération Sentinelle devra être réévaluée afin de transmettre progressivement son commandement aux forces de sécurité intérieure, conformément aux recommandations du rapport de la Cour des comptes du 12 septembre 2022 sur le sujet. »
Cet amendement vise à préciser le futur de l'opération sentinelle. L'évolution de la menace terroriste en France nous force à repenser la lutte contre cette menace. De fait, le coût de l'opération sentinelle estimé approximativement à 3 milliards d'euros ainsi que les moyens inadaptés de la force militaire à une telle mission sur le territoire nationale impose un transfert du pilotage de cette mission afin de favoriser des économies ainsi que l'entraiment opérationnelle. Dans le contexte d'une préparation à un conflit de haute intensité, l'opération sentinelle est une mission chronophage qui se fait au détriment de l'entrainement des troupes alors même que les soldats utilisent des matériels de plus en plus techniques et qui ont recours à des savoir-faire nécessitant de plus en plus d'expertise.
En définitif, par cet amendement, nous souhaitons que le commandement de l'opération soit transmis progressivement aux forces de sécurité intérieure, conformément aux recommandations de la Cour des comptes, en tenant compte évidemment du calendrier sécuritaire liés aux Jeux Olympiques de 2024 afin de libérer des crédits ainsi que du temps pour que nos soldats puissent s'entrainer.