- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi de Mme Julie Laernoes et plusieurs de ses collègues visant à instaurer de nouveaux objectifs de programmation énergétique pour répondre concrètement à l'urgence climatique (2228)., n° 2409-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
À l’alinéa 6, substituer au taux :
« 50 % »
le taux :
« 55 % ».
Par cet amendement de repli, le groupe LFI-NUPES souhaite fixer un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030 aligné sur l'objectif européen de la directive relative à l'efficacité énergétique.
Si la cible de la neutralité carbone n'est pas totalement satisfaisante et qu'il faudrait lui préférer celle de zéro émission nette, l'inscription dans ce cadre implique au minimum la fixation d'un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (EGES) la plus élevée possible.
Chaque molécule de CO2 supplémentaire accumulée dans l'atmosphère contribue à un réchauffement climatique plus élevé et porteur d'effets dramatiques pour l'humanité et la planète.
Il faudrait idéalement viser une réduction des EGES nettes d'approximativement 65% en 2030 et la neutralité carbone pour 2040, comme le suggère une étude de l'institut Climate Analytics.
À défaut de pouvoir emporter un consensus sur ce niveau de réduction des EGES, nous souhaitons donc limiter autant que possible le réchauffement climatique en rétablissant un objectif de - 55%. Il ne s'agit pas ici de minorer le rôle des puits de carbone mais simplement de se fixer la cible la plus ambitieuse et qui se rapproche d'une compatibilité avec un monde vivable.
Afin de prévenir la catastrophe climatique, nous proposons ainsi d'adopter un objectif de réduction des EGES de 55% d'ici à 2030.