- Texte visé : Texte de la commission sur la proposition de loi de M. Damien Adam et plusieurs de ses collègues visant à accélérer et contrôler le verdissement des flottes automobiles (2126)., n° 2452-A0
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
À l’alinéa 5, substituer au taux :
« 0,1 % »
le taux :
« 10 % ».
Par cet amendement, le groupe LFI-NUPES entend garantir une transparence totale des entreprises concernées par l'application de quotas de renouvellement des flottes automobiles.
En l’état actuel de la rédaction, la non-transmission du reporting à l’administration compétente entraînerait une amende d'un montant maximal de 0,1% du chiffre d'affaires de l'entreprise coupable de l'infraction. Il s'agit d'un montant dérisoire si l'on considère l'étendue des flottes concernées, certaines entreprises de leasing ou location longue durée possédant des parcs de plusieurs centaines de milliers de véhicules et réalisant par conséquent des bénéfices particulièrement élevés.
Ces structures disposent largement des capacités organisationnelles et financières pour assurer l'établissement et la transmission de ces informations à l'autorité administrative. En réalité, ce manquement relève d'une stratégie d'évitement. Elles privent la puissance publique de données précieuses permettant d'assurer le suivi du renouvellement des flottes automobiles afin de ne pas être sanctionnées.
En l'état, il est bien plus avantageux pour une entreprise de ne pas transmettre les données en question et de s'acquitter d'une faible amende de 0,1% d'un chiffre d'affaire, reposant sur une activité faisant la part belle aux véhicules thermiques et dans le non respect de ses obligations de renouvellement, plutôt que de devoir contribuer à hauteur de plusieurs milliers d'euros par véhicule manquant. L'obligation de transmission d'information proposée à cet article ne serait, si elle demeurait à un niveau si faible, qu'un objectif de principe.
Le groupe LFI-NUPES propose donc la fixation d'un plafond de 10% du chiffre d'affaires pour cette amende. Le but n'étant pas de distribuer ces amendements mais bien de garantir que les entreprises considèrent cette obligation de reporting comme ne pouvant pas être ignorée.