- Texte visé : Projet de loi relatif à l'accompagnement des malades et de la fin de vie, n° 2462
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Commission spéciale pour l’examen du projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie
Supprimer cet article.
Au regard des trois types de carences du présent article, cet amendement a pour objectif de supprimer l’article 8.
Tout d’abord, concernant le manque de garanties médicale, la consultation d’un unique médecin afin d’évaluer la demande de suicide assisté ou d’euthanasie peut être insuffisante et difficile pour le médecin dans la mesure où ce dernier cherche à garantir une prise de décision respectant l’éthique et l’information de la personne. Toute erreur d’appréciation, tout jugement ou toute pression interne peuvent influencer la décision du médecin.
Ensuite, le recours à des professionnels qui n’ont pas été formées au suicide assisté et à l’euthanasie présente une difficulté importante, à savoir la difficulté d’évaluer correctement les implications médicales et éthiques du choix de la personne.
Enfin, le délai de 15 jours donné au médecin pour rendre la décision concernant le suicide assisté ou l’euthanasie pourrait sembler courte. En effet, le choix d’une telle décision devrait être plus long, notamment en cas de pathologies lourdes dont divers avis devraient être écoutés.