- Texte visé : Projet de loi de finances pour 2026, n° 1906
- Stade de lecture : 1ère lecture (1ère assemblée saisie)
- Examiné par : Assemblée nationale (séance publique)
I. – Il est institué, au titre de l’exercice 2026, un prélèvement sur les recettes de l’État au profit des régions d’un montant de 220 200 000 €, réparti comme suit :
| Région | Montant en euros |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 15 676 215 |
| Bourgogne-Franche-Comté | 9 216 670 |
| Bretagne | 10 949 719 |
| Centre-Val-de-Loire | 13 312 968 |
| Corse | 630 200 |
| Grand-Est | 26 074 511 |
| Hauts-de-France | 11 658 694 |
| Île-de-France | 37 418 958 |
| Normandie | 11 028 494 |
| Nouvelle-Aquitaine | 28 831 634 |
| Occitanie | 19 693 739 |
| Pays de la Loire | 13 312 968 |
| Provence-Alpes-Côte-d'Azur | 18 748 440 |
| Guadeloupe | 1 102 849 |
| Guyane | 180 692 |
| Martinique | 866 525 |
| Mayotte | 551 425 |
| La Réunion | 945 299 |
II. – La perte de recettes pour l’État résultant du I est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue par le code des impositions sur les biens et services.
III. – Le présent article entre en vigueur le 1er janvier 2026.
Le présent amendement vise à sécuriser, en 2026, la compensation financière versée aux régions au titre des charges supportées pour les formations sanitaires et sociales, dans le prolongement de la loi de finances pour 2025. La reconduction proposée garantit la stabilité financière des régions face aux dépenses de formation des filières paramédicales et sociales (frais pédagogiques, allocations d’études, soutien aux organismes de formation) et évite des reports de charges susceptibles d’entraver l’organisation des rentrées 2026, dans un contexte d’enjeux d’attractivité et de besoins accrus en personnels.
Cette reconduction s’inscrit dans la mise en œuvre des engagements de renforcement du système de santé issus notamment du Ségur, alors que, depuis 2020, les régions ont augmenté le nombre de places en formation, soutenu la modernisation des établissements et accompagné la montée en charge des filières.
Le I institue, au titre de 2026, un prélèvement sur les recettes de l’État d’un montant de 220 200 000 €, réparti entre les régions selon le tableau figurant dans l’article (dont 37 418 958 € pour l’Île-de-France), afin d’ajuster la compensation aux besoins constatés. Le II assure la neutralité pour l’État par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs à due concurrence. Le III fixe l’entrée en vigueur au 1er janvier 2026, pour une exécution conforme au calendrier budgétaire et une visibilité immédiate des montants pour les collectivités concernées.